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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Botswana
Superficie : 581 730 km²
Population : 2,22 millions (Banque mondiale, 2014)
Capitale : Gaborone (231 592 habitants)
Villes principales : Francistown (98 961), Molepolole (67 598), Mogoditshane (57 637), Maun (55 784), Selebi-Phikwe (49 411)
Langues : anglais (langue officielle, mais langue maternelle de seulement 2% de la population), setswana (79 %)
Fête nationale : 30 septembre
Monnaie : Botswana Pula (BWP) ; 1 euro = 12,3 Pula (au 24 février 2016)

Données démographiques

Croissance démographique : 2%
Population vivant sous le seuil de pauvreté : 18.4 % en 2013 (53 % en 1986)
Taux de prévalence du VIH : 25,2% des 15/ 49 ans. 320 000 séropositifs.
Espérance de vie : 47 ans (BM)
Taux d’alphabétisation : 85%
Indice de développement humain (PNUD, 2014) : 106ème sur 188 (3ème en Afrique subsaharienne après Maurice et les Seychelles)

Religions
Chrétiens en majorité (environ 72 %) : Anglicans et Protestants (Méthodistes, Membres de la « United Congregational Church of Southern Africa », Luthériens), Catholiques romains, Catholiques orthodoxes.
Les adeptes des mouvements dits évangéliques ou pentecôtistes, issus du protestantisme, sont en forte augmentation (notamment la « Zion Christian Church »). Plusieurs mouvements à caractère sectaire se sont implantés, de la Scientologie aux Témoins de Jéhovah ; 6 % de la population environ continueraient à suivre le culte de la religion locale « badimo ».

Le Botswana compte également d’autres petites communautés : musulmane (originaire d’Asie du Sud-est essentiellement), hindouiste, bouddhiste La liberté de religion est totale et protégée par la loi (elle peut théoriquement être suspendue pour des raisons de sécurité ou d’ordre public, mais ce n’est jamais arrivé). Comme toute organisation, les groupes religieux doivent être enregistrés. Environ 1000 « religions » auraient ainsi été déclarées.

Données économiques

PIB (2014, BM) : 16,07 Mds USD
PIB par habitant (2014, BM) : 7 240 USD (le double en parité de pouvoir d’achat)
Taux de croissance (2015, Ministère des Finances botswanais) : 4,2 % (prévisions à 4,2% en 2016 et 4,3 % en 2017)
Taux de chômage (2015 BM) : 17,8 % (officiellement – probablement supérieur)
Taux d’inflation (2015 Banque centrale) : 3,1 %
Classement Doing Business de la Banque mondiale (2016) : 72ème sur 185 pays.
Classement selon l’indice de la perception de la corruption de Transparency International (2015) : 28ème sur 168 pays.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • Agriculture : 2,4 %
  • Industrie et mines : 39,2 % (dont mines 35% environ)
  • Services : 58,4 % (dont 18% gouvernement - 40% des actifs sont fonctionnaires).

Exportations de la France vers le Botswana (2014) : 5,82 M€
Importations françaises du Botswana (2014) : 0,16 M€
(source : douanes françaises. Ces chiffres sont minorés par le fait qu’une partie importante du commerce bilatéral transite par l’Afrique du Sud)

Communauté française :

Consulat de France : Ambassade de France à Gaborone
Communauté française au Botswana : 126 inscrits (mai 2015)
Environ 8000 touristes français par an.

Politique intérieure

Ancien protectorat britannique du Bechuanaland, le Botswana a accédé pacifiquement à l’indépendance le 30 septembre 1966. Il dispose d’atouts sans équivalent en Afrique subsaharienne (stabilité politique, bonne gouvernance, politique sociale ambitieuse).

Le Botswana est une démocratie parlementaire, les élections y sont libres et transparentes. La presse est libre, la justice indépendante. Toutefois, le pays n’a pas encore connu d’alternance. Le pays est gouverné par le Botswana Democratic Party (BDP) depuis l’indépendance. Il n’a connu que quatre présidents en plus de quatre décennies : le Président Seretse Khama, fondateur du parti et « père de l’indépendance », démocratiquement élu en 1966, qui a gouverné le pays jusqu’à son décès en 1980 ; le président Masire, co-fondateur du BDP, qui a dirigé le pays de 1980 à 1998, le président Mogae (1998-2008) et le général Seretse Khama Ian Khama, ancien chef de l’armée et fils du fondateur du pays, en fonction depuis le 1er avril 2008. Les longs mandats des deux premiers présidents ont conduit à une révision de la Constitution, qui limite désormais la fonction présidentielle à deux mandats de cinq ans.

Les élections du 24 octobre 2014 constituent un avertissement pour le parti au pouvoir. Si le scrutin majoritaire uninominal à un tour et une bonne implantation rurale lui ont permis de remporter 37 des 57 sièges face à une opposition divisée, son score (46 %) est pour la première fois inférieur à la somme des suffrages des partis d’opposition – à savoir la coalition Umbrella for Democratic Change (UDC, 30 %, 17 sièges), soutenue par les syndicats, et le Botswana Congress Party (BPC, 20 %, 3 sièges). Le régime paie notamment sa gestion autoritaire de la longue grève des fonctionnaires de 2011 (2000 licenciements). Le Président Khama exerce son dernier mandat (2014 – 2019) face à une opposition renforcée et la perspective d’une alternance à l’horizon 2019 n’est pas exclue.

La culture démocratique du Botswana est inspirée du système parlementaire britannique et du système de consultation populaire des « kgotla » (chefferies traditionnelles). A l’Assemblée Nationale (61 membres) s’ajoute une « House of Chiefs » de 35 membres aux pouvoirs consultatifs.

L’Etat est, depuis l’indépendance, détenteur des droits sur les ressources minières. Les revenus du diamant, dont le Botswana est le 1er producteur mondial en valeur, financent plus du tiers des dépenses publiques (dont la moitié vont au secteur social). Des fragilités subsistent cependant : un cinquième de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, et 25 % des Botswanais entre 15 et 49 ans sont séropositifs. La gratuité des traitements antirétroviraux, ainsi qu’un dépistage généralisé sont instaurés depuis les années 2000.

Le Botswana ne respecte pas totalement les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme puisque la peine capitale y est toujours appliquée (2 exécutions par pendaison en 2013, 47 exécutions depuis l’indépendance).

Situation économique

Le Botswana est le pays qui a connu la plus forte croissance au monde entre 1966 et 1999 (9% en moyenne annuelle), principalement grâce à l’exploitation du diamant, découvert en 1971, dont il est le premier exportateur mondial en valeur (28% du total mondial, 87% des recettes d’exportation du pays et 45% des revenus de l’Etat). C’est le seul pays d’Afrique et de l’océan Indien, avec Maurice, à être passé, en 1994, du statut de « pays moins avancé » à celui de « pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ». Le revenu par habitant, qui avoisinait les 70 dollars (USD) en 1966, s’élève à 7240 USD aujourd’hui (et au double en parité de pouvoir d’achat).

Les atouts du Botswana sont sa stabilité politique, qui favorise la continuité des politiques économiques, son secteur financier robuste, une bonne gouvernance et ses abondantes ressources minérales.

Les ressources minérales (diamants, cuivre, nickel, charbon, cendres de soude et sel) restent l’épine dorsale de l’économie. Alors que la production diamantifère (% du PIB) devrait diminuer à l’horizon 2020, les perspectives sont très favorables pour d’autres minéraux. Le Botswana s’efforce de développer de nouvelles activités, notamment à haute valeur ajoutée, autour du diamant. Il a ainsi passé un accord de 10 ans avec la société De Beers (déjà en joint-venture avec le gouvernement pour l’exploitation et la vente des diamants botswanais) à la suite duquel ont été délocalisées en décembre 2013, de Londres à Gaborone, certaines activités de la Diamond Trading Company (filiale de la De Beers) : tri, polissage et surtout vente des diamants en provenance des mines du Botswana, de Namibie, d’Afrique du Sud et du Canada (6 milliards de dollars par an de chiffre d’affaires).

Le charbon constitue une importante source d’énergie potentielle, susceptible de faire à terme du Botswana un exportateur d’électricité en Afrique australe. A ce jour, le pays reste très dépendant de l’Afrique du Sud pour son approvisionnement en énergie. Avec des taux d’ensoleillement exceptionnels, l’énergie solaire pourrait se développer et devenir une composante du mix énergétique botswanais.

Le Botswana est régulièrement classé au premier rang des pays africains en matière de gouvernance et de transparence (72ème place sur 185 dans le classement 2016 Ease of doing business de la Banque mondiale ; 28ème sur 168 pays dans le classement 2015 de la perception de la corruption de Transparency International). Le pays bénéficie d’un système judiciaire solide et indépendant, d’une qualité relative de l’administration publique et de la gestion budgétaire, d’un environnement règlementaire et fiscal favorable aux affaires.

La croissance reste relativement forte pour un pays à revenu intermédiaire. Frappée depuis 2008 par la baisse de la demande européenne et asiatique et par la décélération de l’économie sud-africaine, l’économie botswanaise maintient un rythme de croissance de 4 à 5 % par an, qui devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Les finances publiques botswanaises, globalement équilibrées, sont affectées par le ralentissement conjoncturel : le déficit budgétaire était de 2,8 % du PIB en 2015 et est annoncé à 3,8 % en 2016-17, à la faveur d’un plan de relance économique (Economic Stimulus Programme - ESP) visant à relancer la construction d’infrastructures (stations de police, routes, écoles, systèmes d’irrigations) et étendre l’électrification en zones rurales. La dette publique du Botswana (17,3 en 2014) reste soutenable, alors que le volume des dépenses du secteur public (environ 40 % du PIB) est l’un des plus élevés d’Afrique, avec un Etat providence très impliqué dans l’économie (dépenses d’infrastructures, subventions de l’eau et de l’électricité, prise en charge de nombreuses dépenses d’éducation et de santé…).

Le développement et la diversification de l’économie, qui font l’objet d’une politique volontaire en prévision de « l’après-diamant », se heurtent à l’enclavement et à la faible densité du pays (près de 3 habitants au kilomètre carré). En dépit d’importants investissements publics dans les infrastructures scolaires (25 % des dépenses budgétaires), la qualification de la main d’œuvre reste insuffisante, entraînant un chômage de masse (17,8%) et un recours à la main d’œuvre étrangère qualifiée.

Politique extérieure

La diplomatie botswanaise entretient, contrairement aux autres pays de la « ligne de front », de bonnes relations avec le monde occidental.

La relation avec le Royaume-Uni demeure étroite et confiante dans tous les domaines : politique, stratégique, économique et humain. Le Président Khama est un ancien élève de l’école d’officier de Sandhurst.

Des rapports privilégiés ont également été noués avec les Etats-Unis depuis la guerre froide. Les Présidents Clinton et Bush, ainsi que Michelle Obama (juin 2011), se sont rendus au Botswana. L’aide américaine au Botswana est principalement orientée vers la lutte contre le sida. Les Etats-Unis accueillent également 50 officiers par an en formation. Les pays de la région, notamment l’Afrique du Sud, ont vivement réagi au projet, un temps envisagé, d’accueillir à Gaborone une base militaire américaine d’Africom.

La coopération de l’Union Européenne est importante, notamment dans le secteur de l’éducation. Le dialogue politique, qui peut être parfois difficile sur des sujets comme la peine de mort, est poursuivi alors même que le volume des programmes de coopération du 11ème FED a été très sensiblement réduit, du fait du statut de pays à revenu intermédiaire supérieur du Botswana (33 M€, contre 85 M€ lors du 10ème FED).

Le Botswana a coordonné au sein de la SADC les négociations d’un Accord de Partenariat Economique signé avec l’UE le 15 juillet 2014, permettant le maintien de l’accès en franchise de droits et sans contingent des produits botswanais au marché européen. Des négociations sur les services doivent toutefois se poursuivre.

Le Botswana entretient d’étroites relations avec l’Afrique du Sud, pour des raisons historiques, géographiques (enclavement) et économiques (dépendance industrielle, énergétique). L’Afrique du Sud est de très loin son premier partenaire commercial (77 % du marché) et le premier investisseur étranger (80% du stock).

Le poids du voisin sud-africain a incité le Botswana à s’impliquer dans l’intégration régionale. Gaborone accueille ainsi le siège de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le pays n’a plus de contentieux territorial majeur avec ses voisins depuis l’arrêt, rendu en 1999, de la Cour internationale de justice sur la bande de Caprivi disputée avec la Namibie.

Les « printemps arabes » ont été l’occasion pour le Botswana de réitérer ses convictions démocratiques. Gaborone a rompu ses relations diplomatiques avec la Libye dès février 2011 et dénonce les exactions du régime Assad en Syrie. Ces convictions peuvent l’écarter du consensus au sein de la SADC ou de l’Union Africaine, par exemple à propos du Zimbabwe (élections de juillet 2013) ou de la Cour pénale internationale (affaire Kenyatta). Le Botswana a été le premier pays africain à signer l’amendement de Kampala de la CPI à l’occasion d’une conférence internationale accueillie à Gaborone.

Le Botswana renforce ses liens avec les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Russie), qui disposent chacun d’une représentation diplomatique à Gaborone. Une relation se maintient avec Cuba depuis l’apartheid (coopération dans le domaine médical).

Mise à jour : 24.02.16


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