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La France et la Bosnie-Herzégovine

Brève

Serbie/Bosnie-Herzégovine - Conséquences des inondations - Conférence des donateurs (Bruxelles, 16 juillet 2014)

Organisée à la suite de l’entretien du président de la République avec son homologue serbe le 22 mai, cette conférence permettra de réunir les fonds nécessaires aux besoins les plus urgents : reconstruction des logements d’ici l’hiver, infrastructures routières et ferroviaires, énergie, relance de l’économie et appui aux petites et moyennes entreprises.

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Relations politiques

Relations politiques

Le dialogue politique entre la France et la Bosnie-Herzégovine a commencé dès l’indépendance du pays et ne s’est jamais interrompu, même pendant les années de conflit. Durant le conflit en Bosnie-Herzégovine (1992-1995), l’implication politique, diplomatique et militaire de la France a été forte : notamment, première contribution à la FORPRONU (84 soldats français tombés durant les opérations), déploiement dès l’été 1992 des forces françaises dans Sarajevo assiégée, premier Etat à ouvrir une Ambassade à Sarajevo en janvier 1993, création en avril 1994 du Groupe de Contact. Les Accords de paix paraphés à Dayton, qui ont mis un terme au conflit, ont été signés à Paris le 14 décembre 1995. L’engagement de la France s’est poursuivi pendant les années de la reconstruction, notamment au travers de sa participation aux opérations de maintien de la paix. Début 2009, la France a amorcé le retrait, maintenant achevé, de son contingent (85 militaires) déployé en BiH au titre de l’opération EUFOR-Althéa. La France a également joué un rôle actif dans la Mission de police de l’UE (MPUE), aujourd’hui close, avec de 2003 à 2011, la participation de quelque 265 policiers et gendarmes. La France participe au Comité directeur du PIC (Peace Implementation Council – Conseil pour la mise en œuvre de la paix), instance de direction de la tutelle internationale en Bosnie-Herzégovine.

Dialogue politique entre les autorités françaises et bosniennes

Visites en Bosnie-Herzégovine

Dans les dernières années, le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, s’est rendu à Sarajevo les 8 et 9 avril 2009. M. Kouchner s’est également rendu en Bosnie-Herzégovine les 10 et 11 juillet 2010, pour participer à la commémoration de 15 ans du massacre de Srebrenica. M. François Lamy, Ministre délégué auprès de la Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, chargé de la Ville, s’est rendu à Sarajevo en septembre 2012.

Les échanges interparlementaires sont actifs, à travers le groupe d’amitié de l’Assemblée Nationale (qui a effectué des missions en Bosnie-Herzégovine en décembre 2006, juillet 2008 et octobre 2012) et le groupe interparlementaire France - Balkans occidentaux au Sénat, qui a effectué des visites en Bosnie-Herzégovine en avril 2009 et septembre 2012. Le Secrétaire d’Etat aux affaires européennes, M. Harlem Désir s’est rendu à Sarajevo le 28 juin 2014, à l’occasion de la commémoration de l’assassinat le 28 juin 2014 de l’Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône des Habsbourg.

Visites en France

En 2008, le Ministre des Affaires étrangères, M. Sven Alkalaj, a eu un entretien avec Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, en avril, et M. Haris Silajdzic, alors Président en exercice, a été invité à Paris le 13 juillet 2008 pour le sommet fondateur de l’UPM (Union pour la Méditerranée). Il a également rencontré le ministre des Affaires étrangères et européennes en octobre 2008, lors de la conférence des ambassadeurs de Bosnie-Herzégovine tenue à Paris, ainsi que le 30 septembre 2009. M. Sadik Ahmetovic a été reçu le 15 décembre 2010 par la Ministre des affaires étrangères et européennes, Mme Alliot-Marie. M. Zeljko Komsic, Président en exercice, a été reçu le 19 décembre 2007 par le Président Sarkozy. La Présidence collégiale a été reçue le 28 mai 2013 par le Président Hollande.

http://www.ambafrance-ba.org/-Visites-bilaterales-

Relations économiques

Le volume des échanges commerciaux entre la France et la Bosnie-Herzégovine est faible. La Bosnie-Herzégovine commerce essentiellement avec ses voisins proches, hors et dans l’Union européenne (Russie, Croatie, Serbie, Allemagne, Italie, Slovénie, Autriche, Monténégro).

Des échanges modestes

Si l’Union européenne est le principal client (73,6%) et fournisseur (60 %) de la Bosnie-Herzégovine, la France n’est qu’un partenaire économique très modeste de ce pays.

Globalement, la France était le 13ème partenaire commercial de la Bosnie-Herzégovine en 2013 avec une part de marché de 1,7%. En 2013, nos échanges commerciaux avec la Bosnie-Herzégovine représentaient en valeur 145,4 M €. Le solde commercial est devenu déficitaire en 2013 (4,89 M€) après des années de résultats excédentaires en notre faveur. Nos exportations en 2013 s’élevaient à 70,2 M€ (en baisse de 8,5% en GA) tandis que nos importations enregistraient une hausse de 8,7% pour atteindre 75 M€.

Des investissements français très limités

La France est le 11ème investisseur en Bosnie-Herzégovine avec un stock d’IDE de 140 M€ en 2012. Selon la Banque de France, les flux d’IDE français se limitent à 3 M € en 2012 et se concentrent dans l’industrie manufacturière. Des opportunités existent cependant pour nos entreprises, notamment dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie. La Bosnie est le seul pays de la région où aucune banque française n’est présente.

Pour des informations complémentaires, consulter :

Coopération culturelle, scientifique et technique

Notre dispositif de coopération s’appuie sur l’Institut français de Bosnie-Herzégovine (IFBH) installé à Sarajevo et qui dispose de centres régionaux à Mostar et Banja Luka, ainsi que sur le Centre André Malraux, installé à Sarajevo pendant le conflit, qui joue un rôle essentiel de passerelle culturelle et de centre de langues. Ces deux établissements ont fusionné en 2014.

Site de l’Ambassade de France

Autres types de coopération

Un attaché de sécurité intérieure (ASI) en poste à Sarajevo met en œuvre des actions de coopération en matière de police, essentiellement avec les services à vocation centrale (SIPA, police des frontières en particulier) et dont les axes prioritaires sont la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et l’immigration clandestine. Un nouvel accent est mis sur l’aspect de la sécurité civile.

Lien utile : http://www.ambafrance-ba.org/-Cooperation-en-securite-interieure-

Mise à jour : 12.02.15

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