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Présentation

Données générales

Nom officiel : État plurinational de Bolivie (depuis mars 2009)
Nature du régime : démocratie
Chef de l’État : M. Evo MORALES AYMA

Données géographiques
Superficie : 1 098 580 km²
Capitale(s) :

  • La Paz (3 640 m. d’altitude ; 850 000 habitants et 1,8 M. avec El Alto) : capitale administrative (siège des pouvoirs exécutif et législatif) ;
  • Sucre (285 000 habitants) : capitale constitutionnelle Villes principales : Santa Cruz de la Sierra (1,6 M.), capitale économique ; El Alto (950 000), Cochabamba (620 000), Oruro (215 000), Tarija (195 000), Potosí (150 000). Langues officielles : espagnol + 36 langues indiennes (art. 5 de la Constitution) Monnaie : le boliviano 1 € = 7,78 BOL au 25.04.15 Fête nationale : 6 août (déclaration d’Indépendance, en 1825)

Données démographiques (2015)

Population : 11 M. hab.
Densité : 9,9 hab./km²
Croissance démographique : 1,64%
Espérance de vie : 68 ans
Mortalité infantile : 39,3/1000
Taux d’alphabétisation : 94,9%
Religions : catholicisme (95 %), églises protestantes
Indice de développement humain (PNUD) : 120e (développement humain moyen)

Données économiques (2015)

PIB : 30 Mds USD
PIB/hab. : 3 000 USD
Taux de croissance : +4%
Taux de pauvreté (2014) : 43 % (< 4 USD par jour, Banque mondiale)
Taux d’extrême pauvreté (2014) : 21 %
Taux d’inflation : 4 %
Taux de chômage : 3 %
Dette publique : 11% du PIB
Exportations : 55 Mds USD
Importations : 93 Mds USD
Principaux clients : Brésil (31%), Argentine (17%), États-Unis (15%), Pérou (5%)
Principaux fournisseurs : Brésil (18%), Argentine (13%), Chine (13%), États-Unis (11%)
Stock français d’IDE : 500 M USD
Exportations françaises vers la Bolivie (2015) : 55 M€
Importations françaises depuis la Bolivie (2015) : 93 M€
Solde commercial bilatéral (2014) : - 38 M€

Consulat(s) de France : section consulaire de l’Ambassade à La Paz ; consulats honoraires à Cochabamba, Santa Cruz, Sucre et Tarija.
Communauté française en Bolivie : 1 527 immatriculés, dont 8 00 double nationaux ; environ 30 000 touristes français/an, soit l’un des plus grands contingents de touristes européens dans le pays.

Politique intérieure

Institutions

Longtemps connue pour son instabilité politique (160 coups d’État depuis l’indépendance en 1825), la Bolivie ne connaît véritablement la démocratie que depuis 1982.

Constitution
La nouvelle Constitution a été approuvée par référendum au mois de janvier 2009.

Pouvoir exécutif
Le président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, dès le premier tour s’il obtient 40 % des suffrages et 10 % d’avance sur son principal concurrent. Il forme le Gouvernement et ne peut être réélu consécutivement qu’une seule fois.

Pouvoir législatif
La Chambre des députés est composée de 130 membres, élus pour cinq ans ; une moitié est élue au scrutin majoritaire, l’autre à la proportionnelle. Sept députés sont élus dans le cadre de circonscriptions indigènes. Le Sénat compte 36 membres, élus pour cinq ans sur une base départementale (chacun des 9 départements élit 4 sénateurs).

Justice
L’Autorité judiciaire a été réformée en 2010. Sa plus haute instance est le Tribunal suprême de Justice, dont les neuf juges sont élus au suffrage universel direct dans des circonscriptions régionales, après présélection des candidats par le Parlement. Le Tribunal constitutionnel est composé de sept magistrats élus au suffrage universel direct dans une circonscription nationale unique. La première élection des hauts magistrats a eu lieu en octobre 2011.

Principaux groupements et partis politiques

MAS (Movimiento Al Socialismo)
Parti du président Morales. Créé en 1997, il fédère différents mouvements sociaux et syndicaux. Il est aujourd’hui la première force politique du pays avec plus de deux tiers des sièges au Parlement (26 sur 36 au Sénat ; 88 sur 130 à l’Assemblée). Le MAS est à la tête de cinq départements sur neuf, et de deux des dix principales villes du pays (Cochabamba, Potosi). Il a perdu 2 départements et une ville lors des dernières élections départementales de mars 2015.

PPB-CN (Convergencia Nacional)
Parti d’opposition (droite conservatrice) apparu sur la scène politique en 2008 pour porter la candidature présidentielle de Manfred Reyes (ex préfet de Cochabamba, aujourd’hui en exil aux États-Unis). CN a fédéré des tendances diverses et rassemblé un quart des suffrages aux élections législatives de décembre 2009. Le parti compte aujourd’hui moins d’un tiers des parlementaires (37 députés et 10 sénateurs).

MSM (Movimiento Sin Miedo)
Fondé en 2009, tendance centre-gauche, cet ancien allié du MAS a choisi de s’émanciper et s’est présenté seul aux élections locales d’avril 2010. Il rejette non pas le « processus de changement » lancé par Evo Morales, mais les méthodes utilisées. Le MSM détient depuis 2004 la mairie de La Paz, où se concentre son électorat. Son chef, Juan del Granado, s’est présenté à l’élection présidentielle de 2014.

UN (Unidad Nacional)
Créé en 2004 par Samuel Doria Medina (ancien militant de gauche devenu un homme d’affaires prospère), il rassemble diverses forces de centre-droit. Après avoir été la 3e force législative du pays, il n’a plus que trois députés.

MDS (Movimiento Democrata Social)
Fondé le 15 décembre 2013 à Cochabamba, est un groupement d’organisation régionales, issues principalement de la droite autonomiste. Il est dirigé par Ruben Costas, gouverneur de l’Etat de Santa Cruz, qui a été candidat lors de la dernière élection présidentielle en 2014.

SOL.bo (Soberanía y Libertad para Bolivia)
Parti d’opposition crée en 2014 par Luis Revilla Herrero, actuel maire de La Paz, afin de pallier la disparition du MNS (Moviento Sin Miedo), qui a perdu sa personnalité juridique suite à des résultats trop faibles lors des élections générales de 2014 (moins de 3% des suffrages). Le parti, présent uniquement dans le département de La Paz (gouvernorat départemental, mairie de La Paz, plusieurs petites mairies), gagne progressivement en popularité.

Évolution politique

Elu en décembre 2005, Evo Morales a lancé une « révolution pacifique, démocratique et culturelle », visant à réduire les injustices sociales, communautaires et géographiques par l’introduction de politiques sociales et la réhabilitation des cultures traditionnelles. Une nouvelle Constitution garantissant notamment de nouveaux droits (officialisation des régions, reconnaissance de la justice traditionnelle, régularité des élections y compris des juges, nationalisation des ressources naturelles stratégiques, etc.) a été adoptée par référendum, en janvier 2009, avec 61% des voix. Le premier mandat d’Evo Morales a cependant été marqué par divers épisodes de contestation, notamment dans les départements de l’Est (media-luna), les plus rétifs au changement. Ce qui n’a pas empêché Evo Morales d’être réélu le 6 décembre 2009 dès le premier tour avec près de 63 % des suffrages, face à une opposition fragmentée (l’ancien préfet du département de Cochabamba, Manfred Reyes est arrivé en 2e position avec 27 % des voix). Le MAS remportait le même jour les deux tiers des sièges au Congrès. En outre, 7 des 9 préfets élus appartiennent au MAS (seuls les préfets de Santa Cruz et du Beni sont dans l’opposition). Le gouvernement dispose donc d’une solide assise politique, même s’il pâtit d’une administration mal formée, insuffisamment structurée et souvent corrompue.

Le Président Morales s’est fixé un « Agenda Patriotique » pour 2025 (bicentenaire de l’Indépendance) comportant 13 objectifs, dont les grands axes sont l’éradication de l’extrême pauvreté, l’accès à la santé et à l’éducation, la - souveraineté - scientifique, technologique financière, énergétique, environnementale, et l’accès à la mer. Cette conjonction de réalisme, non dénué d’idéologie, et d’idéalisme traduit assez fidèlement l’état d’esprit des autorités. Pour atteindre ces objectifs, le Président entend donner la priorité à trois domaines d’ici à la fin de son mandat (octobre 2014) : l’industrialisation des hydrocarbures, la mise en œuvre des autonomies (départementales et municipales) et la souveraineté alimentaire.

En août 2011, plusieurs centaines d’indigènes d’Amazonie ont entrepris une marche de 600 km vers la Paz, pour contraindre les autorités à abandonner un projet de construction de route devant traverser une zone écologiquement sensible (parc naturel du Tipnis). Ce conflit a donné lieu à une forte répression policière. De nouvelles grèves ont éclaté en 2012, toujours dans les mêmes secteurs (mines, médecine, transport, police…) ainsi qu’au printemps 2013.

Lors des dernières élections générales du 12 octobre 2014, l’opposition (UN, MSM et MDS) avait cherché à se rassembler au sein d’un Frente Amplio inspiré de l’expérience d’Enrique Capriles au Venezuela. Cette tentative n’aura duré que quelques semaines, en raison des rivalités persistantes entre ses principaux dirigeants : Samuel Doria Medina pour l’UN, Juan Del Granada pour le MSM et Ruben Costas pour le MDS se sont présentés seuls avec des discours contradictoires. Evo Morales a été réélu pour un 3ème mandat avec plus de 61% des voix et confirme sa forte popularité. Son parti, le MAS obtient plus des deux tiers des sièges à l’Assemblée législative plurinationale (113 sur 166), ce qui laisse au Président la majorité nécessaire pour modifier la Constitution de 2009 (levant ainsi la limite du nombre de mandats présidentiels successifs).

Son aura, et plus particulièrement la confiance en son parti, le MAS, s’est toutefois quelque peu affaiblie notamment à trois occasions. D’une part, lors des dernières élections locales (élection des préfets de département et des maires, et referendum sur l’autonomie des départements, le 29 mars 2015), la population bolivienne n’a pas soutenu dans sa majorité le parti présidentiel. En particulier, pour les élections des préfets des départements, même s’il reste majoritaire, le MAS a connu des revers. Sur les neuf départements du pays, quatre seulement restent entre les mains du MAS : Oruro et Potosi, Cochabamba, et Pando. Le MAS subit notamment une lourde défaite dans le département de La Paz, au profit d’un ancien ministre dissident (élu avec près de 60% des voix). D’autre part, les électeurs, convoqués pour le referendum organisé le 20 septembre 2015 dans cinq des neuf départements boliviens, dont celui de La Paz, ont rejeté la proposition gouvernementale de leur accorder plus d’autonomie. Avec un taux de participation compris entre 60 et 70%, le Non l’a emporté notamment à La Paz, siège du gouvernement, avec 72% des suffrages exprimés. Enfin, le Congrès a voté le samedi 26 septembre 2015 une réforme de la Constitution pour permettre au Président Evo Morales de briguer un nouveau mandat. Cette réforme, soumise à référendum le 21 février 2016, a vu le non l’emporter avec 51,3% des suffrages. Evo Morales conservera cependant son mandat jusqu’en décembre 2019, date des prochaines élections générales.

Situation économique

En matière économique, le Président Morales a fait le choix dès 2006 du souverainisme : étatisation des hydrocarbures et du secteur de l’électricité, retrait en 2007 du Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), renégociation des accords bilatéraux de protection des investissements. Cette dynamique n’a pas favorisé la confiance des investisseurs. A titre d’illustration, le flux d’IDE capté par la Bolivie en 2015 n’a été que de 503 MUS$, l’un des plus faibles de la région avec le Paraguay (283 MUS$).

Il demeure que les indicateurs macro-économiques sont satisfaisants et la gestion du pays a reçu les encouragements du FMI, avec, comme en 2012, 2013 et 2014 un taux de croissance dépassant les 5% et un des plus forts de la région en 2015, plus de 4%. Le pays détient les 2e réserves de gaz du sous-continent, derrière le Venezuela, les premières réserves de lithium du monde (35%), d’importantes ressources minières (fer, cuivre, étain, etc.). La Bolivie profite depuis plusieurs années du cours favorable des matières premières. Le solde budgétaire est positif, les réserves de change sont importantes (14 Mds USD en 2015 soit près de la moitié du PIB). La faible intégration du pays sur les marchés financiers internationaux l’a protégé de la crise de 2008, même s’il a subi l’onde de choc qui a suivi (chute des cours des matières premières, diminution des transferts des émigrés – 800 000 pour la seule Argentine -, réduction de l’aide financière accordée par le Venezuela, etc.).

En outre, la dette publique du pays est faible (15% du PIB). Les agences de notation comme Fitch ont donc relevé la note de risque de la Bolivie en juillet 2015, laquelle est passée à BB, correspondant à une économie stable et non vulnérable à court terme, sur laquelle pèsent néanmoins des incertitudes quant au climat des affaires et à la compétitivité de l’économie. En novembre 2012, la Bolivie a émis un emprunt international de 500 MUSD, suivi d’un second de 500 MUSD en 2013, ce qu’elle n’avait pas fait depuis de longues années. Cette opération a été un succès (couvert plus de huit fois).

En dépit de ces indicateurs favorables et de l’apparition d’une classe moyenne, la Bolivie, avec un PIB par habitant autour de 3 000 USD, demeure l’un des pays les plus pauvres de la région : 1/5e de la population vit encore dans l’extrême pauvreté, malgré des avancées notables dues à la politique de redistribution mise en place par le président Morales (aides en faveur de la scolarisation, des personnes âgées, des femmes enceintes, etc.). Ses principaux handicaps sont structurels (l’économie informelle représente 50% du PIB et 84% de l’emploi).

Politique extérieure

La création, en 2005, par le Venezuela et Cuba, de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) a conduit la Bolivie à radicaliser son discours, désormais imprégné d’anti-occidentalisme, notamment d’anti-américanisme : critique acerbe de l’OEA, présentée comme un instrument de l’impérialisme ; positions complaisantes à l’égard de l’Iran (avec lequel la Bolivie a établi des relations diplomatiques en 2007) ou de la Syrie, etc. La Bolivie a ainsi rompu ses relations avec Israël en 2009, pour protester contre l’offensive à Gaza, et reconnu l’État palestinien en décembre 2010.

Depuis 2006, les relations avec les États-Unis sont tendues. En 2008, suite aux révélations de Wikileaks, la Bolivie a expulsé l’Ambassadeur américain, avant de faire de même avec les Services de la DEA (Drug Enforcement Administration). En retour, les États-Unis ont retiré à la Bolivie les bénéfices accordés en échange d’efforts en matière de lutte contre le narcotrafic. Les deux pays ont néanmoins signé en novembre 2011 un accord-cadre de coopération bilatérale, ouvrant la perspective d’une normalisation des relations, mais qui n’a toutefois pas empêché l’expulsion de l’Agence USAID en mai 2013.

Au niveau régional, les liens sont chaleureux avec les partenaires de l’ALBA. La relation en revanche avec le Chili reste tendue en raison du traumatisme causé par la perte du littoral à la suite de la guerre du Pacifique (1879-1884). Les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1978. Le gouvernement du président Morales a déposé en 2013 un mémoire portant ce différend devant la CIJ. Le 24 septembre 2015, la CIJ a fait droit à l’argumentation de la partie bolivienne pour se déclarer compétente. La relation avec le Brésil, traditionnellement bonne, s’est dégradée conjoncturellement en 2012 en raison de divers irritants, désormais dépassés. Avec l’Argentine du nouveau président Macri les convergences politiques et économiques (exportations de gaz, forte communauté bolivienne, soutien sur les Malouines) sont recherchées alors que les relations avec le Pérou sont rares et peu substantielles. Lima s’est néanmoins engagé à ne pas faire obstacle à un règlement boliviano-chilien concernant l’accès au littoral.

L’alternance en Argentine, la crise économique au Venezuela, la mise à l’écart du pouvoir de Dilma Rousseff dans le cadre de la procédure d’impeachment au Brésil, et la reprise des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, isolent le président Morales dans sa « lutte anti-impérialiste ».

Membre fondateur de la Communauté Andine des Nations (CAN) à laquelle l’UE est liée depuis 1998, la Bolivie n’a pas souhaité, à l’inverse de la Colombie et du Pérou, négocier un accord commercial multipartite liant les deux zones. Toutefois, des négociations sont en cours pour un accord d’association UE-Bolivie dans le cadre d’un dialogue de haut niveau. La Bolivie bénéficie depuis 2009 du « SPG+ », ce qui a favorisé ses exportations vers l’UE (échanges commerciaux d’environ 400 M€ par an). Ses droits ont été renouvelés pour la période jusqu’en 2020. La Paz est le 1er bénéficiaire de l’Instrument de financement de la coopération au développement (ICD) en Amérique latine, avec une enveloppe de 241 M€ entre 2007 et 2013, centrée sur trois priorités : augmentation et diversification des exportations ; lutte contre le trafic illicite de drogues ; approvisionnement en eau et assainissement dans les zones périurbaines. Pour la période 2014-2020, une hausse de près de 17% du montant de l’enveloppe de coopération a été confirmée par Bruxelles passant ainsi à 281 M€. La Bolivie devrait devenir membre à part entière du Mercosur à la suite de la signature le 17 juillet 2015 à Brasilia du protocole d’adhésion.

Concernée en premier chef par le changement climatique (fonte des glaciers, augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes naturelles, très fortes pluies), la Bolivie a adopté en octobre 2012, une loi-cadre sur la « Terre-Mère » (Pachamama), faisant du principe de « l’harmonie avec la nature » et des droits « sacrés » de la « terre nourricière », inscrits dans sa nouvelle constitution, l’un des axes de sa diplomatie.
Les négociations climatiques constituent une priorité pour le gouvernement bolivien, qui entend lutter principalement contre la déforestation (qui représente +80% des émissions de gaz à effet de serre pour la Bolivie).
La Bolivie a des positions marquées, qui ont pu être bloquantes sur ce sujet. Elle soutient les thèses maximalistes de l’ALBA et du groupe des LMDC. En décembre 2010, la Bolivie a été le seul pays à ne pas s’associer aux conclusions de Cancun (elle voit toujours dans le concept « d’économie verte » une nouvelle offensive du capitalisme). Toutefois, après avoir assumé en 2014 la présidence annuelle du G77 + Chine et organisé un sommet des Chefs d’Etat en juin 2014 à Santa Cruz de la Sierra, les positions de la Bolivie sont plus modérées. Aux mois de novembre et décembre 2015, lors de la COP21 à Paris-Le Bourget, elle a co-présidé le groupe de travail sur les pertes et dommages, et contribué à l’obtention de l’accord de Paris qu’elle a signé à New York en avril et ratifié en septembre 2016.

La Constitution de 2009 reconnaissant le droit de produire la feuille de coca, la Bolivie, troisième producteur de cocaïne au monde, a dénoncé, en juin 2011, la Convention unique des Nations Unies sur les stupéfiants de 1961. Elle a toutefois demandé à y ré-adhérer en janvier 2013, se réservant le droit d’autoriser sur son territoire la consommation traditionnelle de la feuille de coca. Le seuil d’un tiers d’objections n’ayant pas été atteint, la Bolivie a pu ré-adhérer à la Convention en janvier 2013 en formulant une réserve relative à la mastication de la coca. La France et une trentaine de pays ont objecté à cette réserve au motif qu’elle créait un précédent de nature à fragiliser le régime juridique international.

Mise à jour : 03.11.16


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