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Présentation

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Relations politiques

La France et la Bolivie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1845 bonnes mais traditionnellement peu substantielles. Deux Présidents français se sont rendus en Bolivie : le Général de Gaulle en 1964 et le Président Chirac en 1997.

Le Président Morales a été reçu en France en qualité de Président élu dès janvier 2006. Il y est revenu en visite officielle, en mai 2006 et en février 2009. Il a effectué une visite de travail dans notre pays les 12 et 13 mars 2013, au cours de laquelle il a eu un entretien avec le Président de la République. Cette rencontre a permis de confirmer le caractère amical de la relation. Elle a été l’occasion pour le Président de la République de faire part de son souhait d’approfondir le dialogue politique et la coopération bilatérale avec la Bolivie.

De fait, notre relation politique a depuis lors gagné en densité,. Les deux chefs d’Etat se sont entretenus le 24 septembre 2013 à New York, en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Ils se sont à nouveau rencontrés en marge de la 69ème AGNU le 25 septembre 2014 pour un entretien bilatéral. Le Vice-président bolivien, M. Alvaro GARCIA-LINERA a été reçu à Paris en mai 2014 par le Président du Sénat.

Le Ministre des Relations extérieures, M. David Choquehuanca, s’est rendu en France à plusieurs reprises : janvier et juillet 2008, janvier 2011, 17 octobre 2012 et 13 novembre 2013. Lors de ces deux derniers voyages, il a été reçu par le Ministre des Affaires étrangères.

Le Ministre de l’économie sociale et solidaire, M. Benoit Hamon, s’est rendu en Bolivie le 19 janvier 2014, accompagné d’une délégation de chefs d’entreprises.

Depuis 2009, les relations bilatérales sont rythmées par des consultations politiques au niveau des hauts fonctionnaires. Les dernières se sont tenues à Paris le 13 novembre 2013.

Relations économiques et commerciales

Le commerce entre la Bolivie et la France est de volume modeste (0,02% de nos échanges), mais connaît une amélioration régulière depuis 5 ans. L’éloignement, la faible diversification de l’économie bolivienne et le cadre juridique souvent peu propice aux investissements dissuadent nombre de nos entreprises (une dizaine d’entreprises françaises implantées ou représentées en Bolivie). Seuls les investissements réalisés par Total dans le secteur du gaz s’avèrent significatifs. En avril 2011, l’entreprise a conclu un contrat suite à la découverte de champs gaziers permettant à la Bolivie d’augmenter ses réserves prouvées d’environ 30%. Le groupe a ainsi annoncé la poursuite de ses investissements, qui atteignent désormais près d’un milliard d’USD.

Nos achats de produits boliviens ont fortement augmenté en 2013, provoquant une forte hausse de nos échanges globaux et portant notre déficit structurel à 46 M€ (achats soutenus de produits miniers). Ce marché, dépend presque entièrement des pays frontaliers pour son commerce extérieur (Chili, Pérou et Brésil). Certains produits ou équipements français sont donc importés via des pays tiers et n’apparaissent pas dans les statistiques bilatérales.

Nos exportations ont fortement progressé et se sont élevées à 36 MUSD en 2013, soit une hausse de près de 30% par rapport à 2012. Elles ont dépassé leur niveau de 2009. Nos ventes directes restent donc, à la fois, faibles et stables avec une moyenne annuelle de 25,5 MUSD depuis 2009. La Bolivie se situe au 154e rang de nos clients. La part de marché de la France est de 0,7%. Les principales catégories de produits exportés sont, par ordre d’importance, les machines industrielles et agricoles, les produits chimiques, parfums et cosmétiques (26% du total, -7%) et les produits pharmaceutiques (15,5% du total, +31%). Nos importations de plomb, zinc et étain se maintiennent (+3,3%) mais restent toujours importantes (5,4 M€, soit 6% du total).

Les importations en provenance de Bolivie se sont stabilisées depuis 2012 et s’élèvent à à 82,3 M€. Elles ont connu une forte hausse en 5 ans (seulement 53 M€ en 2011) notamment en raison de la reprise de nos achats de produits miniers (+130%), de produits chimiques organiques (+194%) et de céréales (+17%). La Bolivie est notre 113ème fournisseur en 2013 et représente toujours moins de 0,016% du total de nos importations. Trois catégories de produits se partagent à eux seuls les trois quarts du total des importations de produits boliviens en France : les minerais métalliques (60% du total, 50,5 M€), les produits chimiques (13% du total, 11 M€) et les céréales (10% du total, 8 M€ - principalement le quinoa).

En l’absence de réforme favorable du régime juridique applicable aux investissements étrangers, nos IDE en Bolivie ne devraient pas augmenter sensiblement à brève échéance (hors secteur du gaz). Notre Accord de Protection des Investissements (API), signé en 1989 et entré en vigueur en 1996, a été dénoncé début mai 2013, la nouvelle Constitution interdisant toute possibilité de recours à l’arbitrage international. La « Loi sur les investissements », censée assurer désormais les intérêts des investisseurs étrangers, est en cours de débat et devrait être promulguée à la fin de l’année 2014.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération française au développement s’inscrit dans le cadre d’un « Contrat de Désendettement Développement » (C2D) délimité par l’annulation de la dette publique de la Bolivie à l’égard de la France, dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) de la Banque Mondiale (16,9 M€). Les priorités en sont : santé et gestion publique - ont été identifiées en concertation avec le gouvernement bolivien, conformément au Plan National de Développement.

Dans le domaine de la santé, le C2D a permis depuis 2003 de construire et d’équiper un hôpital et un laboratoire à Santa Cruz ainsi qu’un centre materno-infantile à Guayaramerin, et de renforcer les réseaux de santé et l’accès des populations aux soins. Pour la gouvernance, les fonds du C2D ont été employés depuis 2009 pour soutenir le développement de l’Ecole de Gestion Publique Plurinationale (EGPP), en renforçant notamment la formation continue des fonctionnaires de l’État et des Collectivités territoriales et en encourageant les activités de recherche liées à la gouvernance et à la gestion publique.

Notre coopération policière s’exerce dans les secteurs de la police judiciaire, de la sûreté aéroportuaire, de la lutte contre le trafic de drogue et dans le domaine pénitentiaire (des formations de policiers, douaniers et magistrats boliviens sont régulièrement organisées).

La coopération culturelle s’appuie sur le Lycée franco-bolivien de La Paz (environ 1 000 élèves), l’Ecole française de Santa Cruz (450 élèves, en expansion continue), cinq Alliances Françaises (La Paz, Cochabamba, Santa Cruz, Sucre et Tarija, soit près de 3 000 étudiants dont la moitié à La Paz).

Dans le domaine scientifique, une antenne de l’Institut français d’études andines (IFEA, dont le siège est à Lima), ainsi qu’une antenne de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), forte d’une trentaine de chercheurs (qui travaillent notamment sur la problématique du changement climatique et la fonte des glaciers).

Ce réseau assure la promotion de la langue française, de l’enseignement français (primaire, secondaire mais également supérieur à travers l’agence Campus France), de la pensée et de l’expertise scientifique françaises et de nos industries culturelles. L’Université de tous les savoirs (UTLS) y contribue également, au travers de conférences régulières.

En outre, il existe 18 partenariats et accords-cadres de coopération universitaire entre établissements français et boliviens. Une réflexion est en cours avec nos partenaires boliviens pour dynamiser les échanges d’étudiants. Ceux-ci concernent essentiellement des formations liées à la santé et à l’architecture. La France accueille actuellement chaque année environ 250 étudiants boliviens.

Mise à jour : 07.10.14

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