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Présentation du Bénin

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Bénin
Nature du régime : République
Chef de l’Etat et du Gouvernement : Président Thomas Boni Yayi (réélu en 2011)

Données géographiques

Superficie : 112 622 km²
Capitale : Porto-Novo
Villes principales : Cotonou, Djougou, Parakou, Abomey
Langue (s) officielle (s) : Français
Langue (s) courante (s) : Français, Fon, Yoruba
Monnaie : Franc CFA (100 FCFA = 0,15 euro)
Fête nationale : 1er août (proclamation de l’indépendance en 1960)

Données démographiques

Population : 10 592 millions d’habitants (2014 FMI)
Densité : 92 hab/km² (2013 Banque Mondiale)
Croissance démographique : 2,7 % (2013 Banque Mondiale)
Espérance de vie : 59 ans (2012, Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation des adultes (15 ans et plus) : 42,4% (2012, PNUD)
Religion (s) : Vaudou, catholicisme, islam, protestantisme, autres
Indice de développement humain : 165ème sur 187 pays (2014,PNUD)

Données économiques

PIB : 8,7 Mds$(2014, FMI)
PIB par habitant : 822 $ (2014, FMI)
Taux de croissance : 5% (estimation 2015, Banque Mondiale)
Taux de chômage : aucune donnée récente n’est disponible, toutefois African Economic Outlook 2012 relève que le chômage et le sous-emploi demeurent préoccupants et sont deux fois plus élevés chez les jeunes.
Taux d’inflation -1,1% (2014 FMI)

Principaux clients : Nigeria (48,5%), Chine (11,7%), Union européenne (7,2%), inde (5,2%) Tchad (4,1%). (2013, OMC)
Principaux fournisseurs : Union européenne (41,2%), Chine (12,6%), Togo (10,9%), Malaisie (4,-%), Nigeria (3,8%) (2013, OMC)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (estimation 2014, CIA) :

  • agriculture : 31,8% ;
  • industrie : 12,3% ;
  • services : 55,9%.

Exportations de la France vers le Bénin : 263 702 138 Euros en 2014 (DGT)
Importations françaises depuis le Bénin : 4 982 136 Euros en 2014 (DGT)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/benin

Autres données

Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine : 18ème sur 52 (2014)
Classement Doing Business : 151ème sur 189 (2015)
Transparency International : 80ème sur 175 (2013)
Consulat de France : Cotonou
Communauté française au Bénin : 3 791 (dont 44,1% de binationaux) inscrits au registre des Français établis au Bénin, au 31 décembre 2014. Le nombre des non-inscrits est estimé à 1.100
Communauté béninoise en France : Environ 7.000 personnes

Politique intérieure

Après une première victoire au scrutin présidentiel de 2006, le chef de l’Etat a obtenu aux élections législatives de mars 2007 la majorité absolue grâce aux ralliements de députés de l’opposition à son groupe majoritaire. Cependant, le Président a perdu au printemps 2008 l’appui de ces députés ralliés et par là-même la majorité au Parlement.

Par ailleurs, si les élections locales du 20 avril 2008 ont vu une victoire relative de la mouvance présidentielle au niveau national, l’opposition s’est maintenue dans les grandes villes, dont Cotonou. Les tensions croissantes avec l’opposition et l’absence de consensus à l’Assemblée nationale ont entrainé une situation de blocage politique qui a perduré jusqu’au scrutin présidentiel de mars 2011.

Le « bras de fer » entre l’Assemblée Nationale et la Cour constitutionnelle proche de la mouvance présidentielle s’est traduit par une absence d’accord sur les lois électorales devant encadrer l’élection présidentielle de 2011.

Après un premier tour qui s’est déroulé dans le calme et la sérénité, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a proclamé les résultats provisoires le 18 mars. Le Président Boni Yayi est arrivé en tête du scrutin avec 53,2% des suffrages. Il a devancé son principal adversaire Adrien Houngbédji, du parti « l’Union fait la Nation » constitué en 2009, qui a obtenu 35,7% des voix.

La CEDEAO, le secrétaire général de l’ONU et l’Union africaine ont salué le bon déroulement du scrutin bien qu’un des candidats, Adrien Houngbeji, ait immédiatement dénoncé des fraudes et revendiqué la victoire. La contestation des résultats par l’opposition a emprunté la voie légale et la Cour constitutionnelle béninoise a, le 30 mars, confirmé la réélection du Président Boni Yayi. La cérémonie d’investiture du Président Boni Yayi a eu lieu le 6 avril 2011. La France y était représentée par le ministre chargé de la coopération, M. Henri de Raincourt.

Parmi les priorités du second mandat du président Boni Yayi se trouve la lutte contre la corruption. En 2010, le gouvernement avait été affaibli par diverses « affaires » de corruption dans lesquelles certains de ses membres auraient été impliqué (scandale ICC Services, du nom de l’organisme de crédit ayant trompé des milliers d’épargnants, qui a touché plusieurs personnalités publiques dont le Ministre de l’Intérieur et indirectement le Président Boni Yayi).

Le scrutin législatif de 2011 a permis à la majorité présidentielle de recueillir la majorité absolue au Parlement grâce au ralliement de l’un des principaux partis d’oppositions, la Renaissance du Bénin. Le taux de participation s’est avéré cependant faible ((57% contre 85% pour l’élection présidentielle).

Le scrutin législatif du 26 avril 2015, satisfaisant selon les observateurs, a connu un fort taux de participation (65,92%). Le parti du Président Yayi, les Forces cauris pour un Bénin émergent, a remporté 33 sièges sur 83, perdant la majorité absolue à dix mois de l’élection présidentielle. Les deux principaux partis d’opposition, l’Union fait la Nation et le Parti du renouveau démocratique, comptent respectivement 13 et 10 députés. L’alliance Renaissance du Bénin-Réveil patriotique (RB-RP) détient 7 sièges. Les 20 autres sièges se répartissent entre 6 formations.

Situation économique

La crise économique mondiale a eu impact significatif sur l’économie béninoise dont la croissance est descendue à 2,5% en 2010, taux le plus bas de l’Afrique de l’Ouest. Elle est repartie à la hausse en 2011 (3,8%), 2012 (5.4%), 2013 (5,6%), mais devrait connaître une légère régression en 2014 (estimation 5,2%), 2015 (estimation 5%) et 2016 (estimation 4,7%) (Banque Mondiale)

L’économie béninoise reste dominée par le secteur agricole, en particulier par le coton qui assure directement ou indirectement les revenus d’une grande partie de la population.

Membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont il a pris la présidence depuis le 24 octobre 2013, et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bénin a constitué une « zone de coprospérité » avec le Nigéria et le Togo (février 2007) afin d’accélérer l’intégration régionale. On note cependant peu d’avancées sur ce dossier.

Bénéficiaire de l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), le Bénin en a atteint le point de décision en juillet 2000 et le point d’achèvement en mars 2003. Il a bénéficié d’importantes annulations de dettes dans le cadre des initiatives PPTE et IADM (Initiative d’Allégement de la Dette Multilatérale).

Politique extérieure

Malgré un poids économique modeste au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, le Bénin sait jouer de son image de « bon élève » de l’Afrique de l’Ouest pour peser dans les relations internationales. Il exerce une diplomatie dont la compétence est reconnue et est actif dans les organisations internationales. Le président Boni Yayi a été élu président de l’Union africaine en janvier 2012. Son mandat s’est achevé le 26 janvier 2013. Il est, depuis le 24 octobre 2013, Président de l’UEMOA (reconduit pour un an le 19 janvier 2015)

La stabilité du pays depuis quinze ans, dans une sous-région de l’Afrique de l’Ouest secouée par de graves crises politiques, en fait un médiateur recherché. De plus, le rôle modéré et constructif qu’il a joué comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies dans les années 2004-2005 a été apprécié par l’ensemble de la communauté internationale.

Le Bénin participe à plusieurs opérations de maintien de la paix menées par l’ONU, principalement en Haïti au sein de la Minustah (40 hommes), en RDC au sein de la Monusco (494 hommes), et plus récemment au Mali au sein de la Minusma (250 hommes au 31 janvier 2014). Il est le 22ème contributeur des Nations Unies dans le classement mondial des contributions pour les troupes.

Sur le plan économique, le Bénin s’est fait le porte-parole des pays ouest-africains producteurs de coton avec le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. Après l’échec de la conférence de l’OMC à Cancun, il continue d’être, à Genève, un pays moteur pour la reprise de négociations, dont l’un des objectifs est la disparition des subventions aux agriculteurs européens et américains.

Respectueux du droit international, il s’est conformé à la décision de la Cour internationale de justice attribuant l’île de Lété au Niger (arrêt de la CIJ du 12 juillet 2005). Membre très actif de la Francophonie, dont il a fait l’un des axes de sa politique étrangère, le Bénin a accueilli à Cotonou le Sommet des chefs d’Etat des pays ayant le français en partage en 1995. Il joue un rôle important par l’intermédiaire des programmes de l’AUF et, sur le plan linguistique, par le développement du CEBELAE (centre béninois des langues étrangères) en direction du Nigeria, du Ghana et de la Guinée équatoriale. Plusieurs villes du Bénin sont membres de l’Association internationale des maires francophones (AIMF).

Il convient enfin de rappeler que l’accord de partenariat entre les membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et la Communauté européenne, qui succède à la convention de Lomé IV, a été signé à Cotonou le 23 juin 2000.

Mise à jour : 18.06.15

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