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Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Belgique
Nature du régime : État fédéral – monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Sa Majesté le Roi Philippe Ier (depuis le 21 juillet 2013)
Chef du gouvernement : M. Elio di Rupo (PS – Parti socialiste francophone) depuis le 6 décembre 2011


Données géographiques

Superficie : 30.528 km2
Capitale : Bruxelles (171.459 hab. au 1er août 2013 ; 1.119.088 pour la région Bruxelles Capitale au 1er janvier 2011)
Villes principales : Anvers (493.517 hab.), Gand (247.486 hab.), Charleroi (203.464 hab.), Liège (194.715 hab.)
Langue (s) officielle (s) : néerlandais, français, allemand
Monnaie : Euro
Fête nationale : 21 juillet


Données démographiques

Population : 11.150.516 (1er janvier 2014)
Densité : 365,6 hab./km2
Croissance démographique : 0,5% en 2013
Espérance de vie (2012) : 77,6 ans pour les hommes et 82,8 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholiques (81%), musulmans (400.000 fidèles), protestants (250.000 fidèles) et juifs (12.000 fidèles).
Indice de développement humain : 0,897 ; 17ème rang (rapport PNUD 2012)


Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD, Banque nationale de Belgique)

PIB (2013) : 381,4 Mds d’euros
PIB par habitant (2013) : 34.300 euros

Taux de croissance (2013) : 0,2 % (1,4% en 2014 - prévisions Commission européenne)
Taux de chômage (mail 2014) : 8,5 %
Taux d’inflation (mai 2014) : 1,1 %Solde budgétaire (2013) : - 2,6 % du P.I.B. –(prévisions 2014 : -2,6%)

Dette (mai 2013) : 101,5% du PIB
Solde commercial (2013) :14,1 Mds d’euros

Principaux clients (2013) : Allemagne (16,9%), France (15,6%), Pays-Bas (12,3%), Royaume-Uni (7,5%), États-Unis (5,1%), Italie (4,4%)
Principaux fournisseurs (2013) : Pays-Bas (20,5%), Allemagne (13,5%), France (10,6%), Etats-Unis (7%), Royaume-Uni (5,3%), Chine (3,8%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 0,7 %
  • industrie : 21,7 %
  • services : 76,7 %

Exportations de la France vers la Belgique : 32,8 Mds euros
Importations françaises depuis la Belgique : 39,5 Mds Euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat général de France : Bruxelles
Communauté française en Belgique : 115.888 inscrits (décembre 2013)
Communauté belge en France : 65.000 personnes (estimation)


Politique intérieure

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le 21 juillet 2013, à l’occasion de la Fête nationale, le Roi Albert II a abdiqué en faveur de son fils Philippe, devenant le premier Roi de Belges à renoncer à l’exercice de ses fonctions de son vivant. Philippe, épaulé par la très populaire Reine Mathilde, s’efforce de moderniser l’image de l’institution royale et de conquérir son peuple, particulièrement en Flandre où plusieurs partis politiques souhaitent réduire le rôle du souverain à une simple fonction protocolaire. Un an après son accession au trône, Philippe Ier a vu sa côte de popularité augmenter de 15% en Flandre. Si la Reine jouit toujours d’une popularité plus élevée que son mari (72%), 64% des Belges font confiance au nouveau souverain. Réputé plus proche de la population que son père, il encadre bien la formation du nouveau gouvernement selon une majorité des Belges.

Le Roi des Belges, qui symbolise l’unité de la Belgique, joue un rôle important dans la vie politique belge, notamment en signant les lois votées par le Parlement afin qu’elles puissent entrer en vigueur et en désignant le formateur du gouvernement à l’issue des élections.

Les négociations en vue de la formation d’un nouvel exécutif fédéral se poursuivent. Après que Bart de Wever, leader de la N-VA, parti séparatiste arrivé en tête du scrutin en Flandre, a échoué dans sa mission d’informateur, le Roi a désigné le 27 juin Charles Michel, président du parti libéral francophone MR, pour lui succéder. Ce dernier a été nommé le 23 juillet « coformateur », en compagnie de Kris Peeters, président des chrétiens-démocrates flamands. Les deux hommes sont chargés de travailler à la formation d’une coalition dite « suédoise » ou « kamikaze » associant un seul parti francophone, le MR, à trois partis néerlandophones (séparatistes de la N-VA, chrétiens-démocrates et libéraux).

Initialement fondé en 1830 sur un modèle unitaire et centralisé, le Royaume de Belgique a vu ses structures institutionnelles profondément évoluer dès le début des années soixante jusqu’à devenir, en 1993, suite aux accords de la Saint-Michel, un État fédéral aux structures inédites, comprenant six entités fédérées qui se chevauchent géographiquement :

  • Les trois « Régions » (Flandre, Wallonie, Bruxelles-Capitale) sont compétentes dans les matières liées à l’économie et au territoire (agriculture, politique économique, emploi, pouvoirs locaux, travaux publics, transports régionaux - bus et trams -, environnement).
  • Les trois « Communautés » (flamande, française, germanophone), fondées sur le régime linguistique, sont chargées de la langue, la culture, l’audiovisuel, l’enseignement et des matières dites « personnalisables » (aide sociale, santé, formation professionnelle, protection de la jeunesse, tourisme).

L’Etat fédéral conserve quant à lui principalement les fonctions régaliennes (défense, politique étrangère, justice, fiscalité, sécurité publique, politique économique) et reste compétent pour la sécurité sociale et les pensions. La sixième réforme de l’État, adoptée en novembre 2011 et actuellement en cours de mise en œuvre, renforce les compétences des entités fédérées notamment en matière d’emploi, de soins de santé et d’allocations familiales, tout en prévoyant des transferts de ressources du niveau fédéral vers les entités fédérées (dès 2015, le budget de la Région flamande devrait dépasser celui de l’Etat belge).

Cette répartition des compétences, toujours évolutive, a pour résultat que chacune des entités fédérées a compétence internationale dans son domaine d’attribution, et que ces compétences sont attribuées en bloc. Ainsi, dès lors qu’une matière est confiée aux entités fédérées, l’échelon fédéral n’a plus à en connaître.

Les six entités fédérées sont dotées d’un exécutif et d’assemblées délibérantes élues au suffrage universel. Il n’existe pas, en Belgique, de circonscription nationale : flamands et wallons votent ainsi pour des partis politiques différents, aux élections régionales comme aux élections fédérales. Le simple jeu de l’éclatement des compétences entre régions et communautés a ainsi donné naissance à cinq parlements. Comme s’y ajoute le parlement fédéral lui-même formé de deux chambres, la chambre des représentants et le Sénat, ce sont au total sept assemblées délibérantes qui siègent en Belgique (la Flandre a fusionné ses institutions régionales et communautaires). Le scrutin proportionnel aboutit à tous les échelons à la constitution de gouvernements de coalition.

Le 25 mai dernier, en même temps que les élections européennes et législatives fédérales, a eu lieu le scrutin régional. Les discussions pour la mise en place des gouvernements régionaux et communautaires se sont déroulées parallèlement aux négociations pour la formation d’un exécutif fédéral.

Le gouvernement de la communauté germanophone est entré en fonction, présidé par Oliver Paasch, du parti Pro-DG qui défend les intérêts des germanophones. Il prend ainsi la succession du socialiste Karl-Heinz Lambertz à la tête d’une coalition reconduite entre le ProDG, les libéraux du PFF et les socialistes germanophones.

En région wallonne et dans la Fédération Wallonie- Bruxelles, les négociations ont abouti à la formation d’un gouvernement de coalition associant le parti socialiste francophone (PS) aux chrétiens-démocrates francophones (cdH). Les socialistes Paul Magnette et Rudy Demotte sont respectivement ministre-président de la région wallonne et ministre-président de la Fédération Wallonie- Bruxelles.

Dans la région Bruxelles-Capitale, le gouvernement associe le PS, le cdH et le FDF (parti défendant les intérêts des francophones dans la région bruxelloise) côté francophone, au parti socialiste (sp.a), aux chrétiens-démocrates (CD&V) et aux libéraux néerlandophones (Open VLD). Le socialiste Rudy Vervoort est reconduit au poste de ministre-président.

En Flandre, le parti séparatiste (nouvelle alliance flamande N-VA), les chrétiens-démocrates (CD&V) et les libéraux (Open VLD) ont formé un gouvernement autour de Geert Bourgeois, membre de la N-VA.


Situation économique

Après une croissance négative (-2,7%) en 2009, la Belgique a connu un net regain de croissance au cours de l’année 2010 (2%) puis en 2011 (1,8%) mais la croissance a cependant été négative en 2012 (-0,2%). L’économie belge montre cependant des signes de reprises, le taux de croissance ayant été très faiblement positif en 2013 (0,2%).

Selon les prévisions économiques de printemps de la Commission européenne, la croissance atteindra 1,4% en Belgique en 2014. Le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit quant à lui une évolution positive du PIB de 1,2% pour la Belgique tant en 2014 qu’en 2015. La Commission, qui s’attend à une accélération de la croissance en 2015 à 1,6% en Belgique, s’est félicitée des indices favorables de sentiment économique, ainsi que des "modestes gains de compétitivité".

Toutefois, le taux de chômage devrait continuer de croître en 2014, passant à 8,5% (en hausse de 0,1% par rapport à 2013). Le FMI prévoit que ce taux passera de 8,4% en 2013 à 9,1% en 2014 puis 8,9% en 2015. Les disparités régionales en la matière restent fortes avec des taux variant en 2012 de 4,3 % pour la Flandre à 9,5 % pour la Wallonie et 17,1 % pour la Région Bruxelles selon le ministère de l’Économie.

Le 20 juin 2014, l’Union européenne a mis un terme à la procédure pour déficit excessif engagée à l’encontre de la Belgique en 2009. Le pays a clôturé l’année 2013 avec un déficit public de 2,6%, quelque peu supérieur au programme de stabilité (2,5%) mais inférieur à la limite des 3% imposée par la Commission européenne. L’entité I (autorité fédérale et Sécurité sociale) a terminé 2013 avec un déficit de 2,5% conforme au programme de stabilité tandis que l’entité II (entités fédérées et pouvoirs locaux) est en-dessous des prévisions (déficit de 0,2%).

La Commission estime que le déficit belge atteindra 2,6% du PIB en 2014, faute d’économies supplémentaires, pour un objectif de 2,15% dans le programme de stabilité. Ainsi, bien que la croissance en 2014 doive être légèrement supérieure aux hypothèses sur lesquelles le gouvernement s’est appuyé pour élaborer le budget, le ministre du Budget, Olivier Chastel, a indiqué en avril que l’Etat fédéral devrait consentir à un effort de 45 millions d’euros pour 2014 afin de respecter son objectif.

La dynamique d’endettement public de la Belgique l’a hissée parmi les pays les plus endettés de la zone (101% au début de l’année 2014). L’endettement a entamé sa progression avec la mise en œuvre d’un plan de sauvetage pour aider les institutions financières pour un montant total de 21 milliards d’euros (6,3 % du PIB) en 2011. Les quatre principales banques - Fortis, Dexia, KBC et ING - ont fait l’objet d’un plan de restructuration. La Belgique s’est engagée à ramener la dette globale à 98% du PIB fin 2014. Pour ce faire, il n’est pas exclu que le gouvernement poursuivre la vente d’actifs. Le 13 novembre 2013, la Belgique a procédé à la vente de sa part à l’actionnaire majoritaire de Fortis, BNP Paribas, pour un montant de 3,25 milliards d’euros. L’Etat belge détient encore des parts majoritaires dans l’opérateur télécom Belgacom, ainsi que la totalité de la banque Belfius.


Dexia

Le groupe Dexia a fait l’objet d’une intervention combinée des États belge, français et luxembourgeois en octobre 2011 en vue de démanteler l’établissement bancaire et lui éviter ainsi la faillite. La branche belge de la banque a été nationalisée et rebaptisée Belfius. Une garantie temporaire des trois Etats à Dexia SA et à Dexia Crédit Local (DCL) a été approuvée par la Commission pour un montant de 45 milliards d’euros, porté ultérieurement à 55 milliards.

La garantie a été reconduite par deux fois (mai puis septembre 2012). Le plan de restructuration présenté par le groupe Dexia et les garanties accordées par les trois États ont été approuvés par la Commission européenne en janvier 2013. Un rapport de la Cour des comptes française publié en juillet 2013 évalue à 6,6 Mds d’euros chacun le coût du démantèlement de Dexia pour la France et la Belgique.


Politique extérieure

Sur le plan international, la Belgique dispose d’un réseau diplomatique composé de 89 ambassades et 13 représentations permanentes, pour un effectif d’environ 400 diplomates. Elle place la coopération au développement au cœur de sa diplomatie bilatérale et y consacre 0,45% de son RNB. Même si sa politique d’aide au développement fait l’objet d’une diversification croissante vers l’Amérique latine et l’Asie, la Belgique destine encore la majeure partie de ce budget à l’Afrique centrale et reste traditionnellement très active en République démocratique du Congo (ex-Congo belge), au Rwanda et au Burundi (sous mandat belge avant leur accès à l’indépendance).

La Belgique participe activement à plusieurs opérations de maintien de la paix, dans le cadre de l’OTAN, dont elle accueille le siège, comme de la PSDC. La présence belge en Afghanistan, où se trouvaient la moitié de ses troupes en opération extérieure, a été réduite en septembre 2012 avec la fin de mission des quelques 300 militaires qui assuraient depuis 2003 la protection de l’aéroport international de Kaboul (KAIA).

Le retrait de la totalité des troupes belges devrait intervenir au plus tard en 2014 mais le gouvernement n’exclut pas le maintien d’une présence militaire au-delà de cette date pour soutenir la reconstruction civile. Il reviendra au gouvernement issu des élections du 25 mai prochain de définir la forme de la participation belge. La Belgique est également présente au Liban au sein de la FINUL, au Tchad au sein de la mission EUFOR et en République démocratique du Congo, au sein de la MONUC. Elle participe activement à l’opération Atalante qui vise à lutter contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

De mars à septembre 2011, la Belgique, a participé à l’opération « Unified protector » de la coalition en Lybie. La Belgique a également participé à la mission EUTM Mali par l’envoi de soixante-dix personnels et prend part à la MINUSMA. En raison d’importantes contraintes budgétaires, la Belgique ne prendra pas part à l’opération EUFOR en République centrafricaine. N’ayant pu obtenir de financements européens et se refusant à abonder le budget du ministère de la Défense, qui a subi d’importantes coupes depuis plusieurs années, le gouvernement belge a ainsi renoncé, pour la première fois, à participer à une opération européenne.


Coopération au sein du Benelux

Une déclaration pays du Benelux, signée le 18 avril 2012, a formalisé le renforcement d’une coopération militaire entre les trois pays. Au-delà des intérêts objectifs des trois pays à une mise en commun de leurs ressources, il s’agit avant toute chose d’un renforcement bilatéral entre la Belgique et les Pays-Bas, le Luxembourg ne disposant que de faibles capacités.

Lors du "sommet social Benelux" le 13 février 2014 à Bruxelles, les premiers ministres des trois pays du Benelux ont annoncé leur volonté de faire avancer le combat contre le dumping social et la concurrence déloyale, même en l’absence de progrès au niveau européen et signé une déclaration commune en ce sens.

Le 21 février 2014, les trois ministres des Affaires étrangères ont signé à La Haye un nouveau traité sur la coopération transfrontalière entre les trois pays et adopté le plan d’action 2014 du Benelux qui met l’accent sur les thématiques de la mobilité professionnelle transfrontalière, de la logistique et des transports et de la lutte contre la fraude. Ce nouveau traité, qui renouvelle des procédures existant depuis 1986 et offre un cadre juridique renforcé à la coopération transfrontalière, ouvre la porte à des coopérations avec l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.


Mise à jour : 25.07.14


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