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Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Belgique
Nature du régime : État fédéral – monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Sa Majesté le Roi Philippe Ier (21 juillet 2013)
Chef du gouvernement : M. Elio di Rupo (PS – Parti socialiste francophone) depuis le 6 décembre 2011

Données géographiques

Superficie : 30.528 km2
Capitale :Bruxelles (163.464 hab. au 1er janvier 2011 ; 1.119.088 pour la région)
Villes principales : Anvers (493.517 hab.), Gand (247.486 hab.), Charleroi (203.464 hab.), Liège (194.715 hab.)
Langue (s) officielle (s) : néerlandais, français, allemand
Monnaie : Euro
Fête nationale : 21 juillet

Données démographiques

Population : 11.183.350 (1er janvier 2013)
Densité : 366,3 hab./km2
Croissance démographique : 0,79% en 2011
Espérance de vie (2011) : 77,8 ans pour les hommes et 83,2 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholiques (81%), musulmans (400.000 fidèles), protestants (250.000 fidèles) et juifs (12.000 fidèles).
Indice de développement humain : 0,897 ; 17ème rang (rapport PNUD 2012)

Données économiques
(Sources : DGTPE, Commission européenne, PNUD, Banque nationale de Belgique)

PIB (2012) : 376,2 Mds d’euros
PIB par habitant (2012) : 34.000 euros

Taux de croissance (2012) : - 0,2 % (0,0% en 2013 - prévisions Commission européenne)
Taux de chômage (2012) : 7,6 %
Taux d’inflation (janvier 2013) : 1,5 % (BNB)

Solde budgétaire (2012) : - 3,9 % du P.I.B. (-3,7 % du P.I.B. en 2011)
Dette (2012) : 99,6% du PIB (97,8% du PIB en 2011)
Solde commercial (2012) :7,2 Mds d’euros

Principaux clients (2012) : Allemagne (17,4%), France (15,6%), Pays-Bas (12,5%), Royaume-Uni (7,1%), États-Unis (5,9%), Italie (4,3%)
Principaux fournisseurs (2012) : Pays-Bas (20,8%), Allemagne (14,1%), France (10,5%), Etats-Unis (6,3%), Royaume-Uni (5,4%), Irlande (4,4%)4

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 0,7 %
  • industrie : 21,7 %
  • services : 76,7 %

Exportations de la France vers la Belgique : 31,7 Mds euros
Importations françaises depuis la Belgique : 38,9 Mds Euros
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulat général de France : Bruxelles
Communauté française en Belgique : 111.199 inscrits (septembre 2012)
Communauté belge en France : 65.000 personnes (estimation)


Politique intérieure

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire sur laquelle règne actuellement le Roi Philippe, qui a succédé à son père Albert II en juillet dernier.

Initialement fondé en 1830 sur un modèle unitaire et centralisé, le Royaume de Belgique a vu ses structures institutionnelles profondément évoluer dès le début des années soixante jusqu’à devenir, en 1993, suite aux accords de la Saint-Michel, un État fédéral aux structures inédites, comprenant six entités fédérées qui se chevauchent géographiquement :

  • Les trois « Régions » (Flandre, Wallonie, Bruxelles-Capitale) sont compétentes dans les matières liées à l’économie et au territoire (agriculture, politique économique, emploi, pouvoirs locaux, travaux publics, transports régionaux - bus et trams -, environnement).
  • Les trois « Communautés » (flamande, française, germanophone), fondées sur le régime linguistique, sont chargées de la langue, la culture, l’audiovisuel, l’enseignement et des matières dites « personnalisables » (aide sociale, santé, formation professionnelle, protection de la jeunesse, tourisme).

L’Etat fédéral conserve quant à lui principalement les fonctions régaliennes (défense, politique étrangère, justice, fiscalité, sécurité publique, politique économique) et reste compétent pour la sécurité sociale et les pensions. La sixième réforme de l’État, adoptée en novembre 2011 et actuellement en cours de mise en œuvre, renforce les compétences des entités fédérées notamment en matière d’emploi, de soins de santé et d’allocations familiales.

Cette répartition des compétences, toujours évolutive, a pour résultat que chacune des entités fédérées a compétence internationale dans son domaine d’attribution, et que ces compétences sont attribuées en bloc. Ainsi, dès lors qu’une matière est confiée aux entités fédérées, l’échelon fédéral n’a plus à en connaître.

Les six entités fédérées sont dotées d’un exécutif et d’assemblées délibérantes élues au suffrage universel. Il n’existe pas, en Belgique, de circonscription nationale : flamands et wallons votent ainsi pour des partis politiques différents, aux élections régionales comme aux élections fédérales.

La Flandre ayant fusionné ses institutions régionales et communautaires, le simple jeu de l’éclatement des compétences entre régions et communautés a ainsi donné naissance à cinq parlements. Comme s’y ajoute le parlement fédéral lui-même formé de deux chambres, la chambre des représentants et le Sénat, ce sont au total sept assemblées délibérantes qui siègent en Belgique. Le scrutin proportionnel aboutit à tous les échelons à la constitution de gouvernements de coalition.

Sur le plan régional, côté wallon et francophone, c’est, depuis les dernières élections de juin 2009, la coalition de « l’Olivier » qui gouverne. Elle réunit socialistes (PS), chrétiens-démocrates (CDH) et écologistes (Ecolo) francophones. La région wallonne et la « communauté française de Belgique » ont plusieurs ministres en commun, dont le Ministre-président, Rudy Demotte (PS). En Flandre, communauté et région ont fusionné et sont actuellement dirigées par le Ministre-président Kris Peeters (CD&V).

Le gouvernement réunit le CDV (chrétiens-démocrates), la N-VA (parti séparatiste) et le SPA (socialistes flamands). Le gouvernement de la région de Bruxelles-capitale est quant à lui dirigé par Charles Picqué (PS) et celui de la communauté germanophone par Karl Heinz Lambertz (socialiste).

Les élections législatives anticipées du 13 juin 2010 ont été marquées par le score historique du parti indépendantiste flamand mené par Bart de Wever, la NV-A (Nouvelle Alliance flamande), qui arrive largement en tête, avec 27,8 % des voix en Flandre et 17,4 % des voix sur le plan national à la Chambre des représentants, soit 27 sièges (contre 8 sièges dans la précédente formation).

Côté francophone, les socialistes ont rencontré un franc succès avec 37,6 % des voix en Wallonie et 13,7 % des voix sur le plan national à la chambre des représentants, soit 26 sièges (contre 20 dans la précédente formation). Les résultats des libéraux francophones (MR) restent en revanche très inférieurs à ceux de 2007, même si le MR maintient sa deuxième position, tandis que les chrétiens démocrates du cdH et le parti Ecolo égalent leurs scores précédents. Alors que le vote est obligatoire en Belgique, le scrutin du 13 juin 2010 a été marqué par un fort taux d’abstention.

Après plusieurs tentatives infructueuses, les négociations, entamées sous la houlette d’Élio di Rupo ont finalement abouti à la constitution d’un gouvernement de plein exercice le 6 décembre 2011. La coalition regroupe six partis (socialistes, libéraux et chrétiens-démocrates flamands et francophones), les deux partis verts, qui ont souscrit à l’accord institutionnel ont été tenus à l’écart du gouvernement. Les élections législatives se tenant en Belgique tous les quatre ans, le prochain scrutin aura lieu le 25 mai 2014, en même temps que les élections régionales, communautaires et européennes.


Situation économique

Après une croissance négative (-2,7%) en 2009, la Belgique a connu un net regain de croissance au cours de l’année 2010 (2%) puis en 2011 (1,8%). La croissance a été négative en 2012 (-0,2%) et devrait être nulle 2013 d’après les prévisions de la Commission européenne.
La Commission européenne a placé la Belgique parmi les pays sous surveillance macro-économique approfondie (dans le cadre du nouveau mécanisme d’alerte du « Six-pack »).

La Commission s’inquiète de la perte importante de parts de marché à l’exportation, allant de pair avec la détérioration de la balance courante et la dégradation de la compétitivité du pays. Dans le classement comparant la compétitivité des différents pays publié en septembre 2013, la Belgique se trouve au 17ème rang mondial, à la même place que l’année précédente.

La Belgique a échappé le 29 mai dernier à une amende de la part de la Commission européenne pour non-respect des objectifs fixés dans le cadre de la procédure pour déficit excessif. Début octobre, la Belgique a transmis à la Commission son projet de budget pour 2014 qui prévoit un déficit public de 2,15% du PIB, en respect de la trajectoire de retour à l’équilibre. L’effort budgétaire pour 2014 a été fixé à 560 milliards d’euros et le gouvernement a annoncé avoir dégagé 260 millions d’euros de mesures en faveur de la relance de l’économie pour 2014 (baisse de charges pour les PME, renforcement des politiques en matière de formation).

Ces montants s’ajoutent aux 22 milliards d’économies déjà réalisés depuis l’entrée en fonction du gouvernement di Rupo en décembre 2011. La Belgique espère sortir de la procédure pour déficit excessif en 2014.

Le chômage au sens strict harmonisé Eurostat a baissé en 2011 pour atteindre 7,2% (contre 8,3% en 2010) en moyenne annuelle de la population active. Il a légèrement augmenté en 2012 pour se situer à 7,6%. Même si ces résultats sont sensiblement meilleurs que la moyenne dans la zone euro, le chômage de longue durée reste important. Les disparités régionales restent fortes avec des taux de chômage variant en 2012 de 4,3 % pour la Flandre à 9,5 % pour la Wallonie et 17,1 % pour la Région Bruxelles selon le ministère de l’Économie.

Les exportations belges ont amorcé une phase de reprise soutenue en 2010 (augmentation de 11%) après le creux de l’année 2009. Cette reprise s’est poursuivie en 2011 puis en 2012. L’excédent de la balance commerciale pour 2012 est de 7,2 milliards d’€. La reprise s’est poursuivie en 2013 et le solde commercial belge s’est progressivement relevé depuis janvier 2013, la Belgique ayant connu au mois de juillet son plus fort excédent commercial depuis des années.

La dynamique d’endettement public de la Belgique l’a hissée parmi les pays les plus endettés de la zone : la dette est passée de 84% en 2007 à 99,6% en 2012 puis environ 100% en septembre 2013. L’endettement a entamé sa progression avec la mise en œuvre d’un plan de sauvetage pour aider les institutions financières pour un montant total de 21 milliards d’euros (6,3 % du PIB) en 2011. Les quatre principales banques - Fortis, Dexia, KBC et ING - ont fait l’objet d’un plan de restructuration.

En 2008, l’Etat belge a injecté, via la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPI), 2,35 milliards d’euros et pris 25% des parts de la banque Fortis pour lui éviter la faillite. Afin de ramener son taux d’endettement en-dessous du seuil de 100% du PIB, la Belgique a procédé à la vente, le 13 novembre dernier, de sa part à l’actionnaire majoritaire de Fortis, BNP Paribas, pour un montant de 3,25 milliards d’euros. Par cette opération, l’État belge devrait réaliser un gain en capital d’environ 900 millions d’euros.

En mai dernier, le gouvernement avait procédé à la revente du portefeuille d’investissement de Royal Park Investments, la "bad bank" de l’ancienne Banque Fortis pour 1,1 milliard d’euros, ce qui avait permis de mettre un terme anticipé à la garantie de 4,2 milliards d’euros.

Le groupe Dexia fait l’objet d’une intervention combinée des États belge, français et luxembourgeois en octobre 2011 en vue de démanteler l’établissement bancaire et lui éviter ainsi la faillite. La branche belge de la banque a été nationalisée et rebaptisée Belfius. Une garantie temporaire des trois Etats à Dexia SA et à Dexia Crédit Local (DCL) a été approuvée par la Commission pour un montant de 45 milliards d’euros, porté ultérieurement à 55 milliards. La garantie a été reconduite par deux fois (mai puis septembre 2012).

Le plan de restructuration présenté par le groupe Dexia et les garanties accordées par les trois États ont été approuvés par la Commission européenne en janvier 2013. Un rapport de la Cour des comptes française publié en juillet 2013 évalue à 6,6 Mds d’euros chacun le coût du démantèlement de Dexia pour la France et la Belgique.


Politique extérieure

Sur le plan international, la Belgique dispose d’un réseau diplomatique composé de 89 ambassades et 13 représentations permanentes pour un effectif d’environ 400 diplomates. Elle place la coopération au développement au cœur de sa diplomatie bilatérale. Même si sa politique d’aide au développement fait l’objet d’une diversification croissante vers l’Amérique latine et l’Asie, la Belgique consacre encore la majeure partie de ce budget à l’Afrique centrale et reste traditionnellement très active en République démocratique du Congo (ex-Congo belge), au Rwanda et au Burundi (sous mandat belge avant leur accès à l’indépendance).

La Belgique participe activement à plusieurs opérations de maintien de la paix, dans le cadre de l’O.T.A.N., dont elle accueille le siège, comme de la PSDC. La présence belge en Afghanistan, où se trouvaient la moitié de ses troupes en opération extérieure, a été réduite en septembre 2012 avec la fin de mission des quelques 300 militaires qui assuraient depuis 2003 la protection de l’aéroport international de Kaboul (KAIA).

Le retrait de la totalité des troupes belges devrait intervenir au plus tard en 2014 mais le gouvernement n’exclut pas le maintien d’une présence militaire au-delà de cette date pour soutenir la reconstruction civile. La Belgique est également présente au Liban au sein de la FINUL, au Tchad au sein de la mission EUFOR et en République démocratique du Congo, au sein de la MONUC. Elle participe activement à l’opération Atalante qui vise à lutter contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

De mars à septembre 2011, la Belgique, a participé à l’opération « Unified protector » de la coalition en Lybie. La Belgique a également participé à la mission EUTM Mali par l’envoi de soixante-dix personnels et prend part à la MINUSMA.

Sur le plan militaire, la Belgique et ses deux partenaires du Bénélux se sont entendus en avril 2012 pour renforcer leur coopération. Il s’agit avant tout d’un renforcement bilatéral entre la Belgique et les Pays-Bas, le Luxembourg ne disposant que de faibles capacités.


Mise à jour : 10.12.13


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