Présentation

Données générales

Nom officiel : la Barbade
Nature du régime : régime parlementaire doté d’un système bicaméral comprenant un Sénat (21 membres nommés par le Gouverneur Général) et une Assemblée (30 membres élus pour 5 ans au suffrage universel direct)
Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par le Gouverneur général, Sir Elliott Belgrave, depuis le 31 octobre 2011.

Le premier ministre barbadien a annoncé en mars 2015 qu’il conduirait une transformation du régime en république, avant la fin de son mandat.


Données géographiques

Superficie : 430 km²
Capitale : Bridgetown
Villes principales : Holetown, Speightstown.
Langue officielle : anglais
Langues courantes : anglais, bajan (créole afro-anglais)
Monnaie : Dollar barbadien (BBD) avec un taux de change fixe 1US$ = 2 BB$ depuis 1967 et 1 BBD = 0,471 € à compter du 01/12/2016
Fête de l’indépendance : 30 novembre (1966)


Données démographiques

Population : 284 215habitants (2015, Banque mondiale)
Densité : 661 habitants/km2
Croissance démographique : 0,5 %
Espérance de vie : 75,6 ans (2014, PNUD)
Taux d’alphabétisation (CEPAL) : 99,8 %
Religions : protestants 67 % (en majorité anglicans), catholiques 4 %, communautés hindouiste, musulmane et juive
Indice de développement humain : 0,79 -57ème rang- (2014, PNUD)


Données économiques

PIB : 4,451 Mds US$ (2015, Banque mondiale)
PIB par habitant : 15 660 US$ (2015, Banque mondiale)
Taux de croissance : 0,99 % (2015, Banque mondiale)
Taux de chômage : 12,16 % (2015, FMI)
Taux d’inflation : -1,06 % (2015, Banque mondiale)
Dette publique : 75,42 % du PIB (2015, FMI)
Solde budgétaire : - 7,65 % du PIB (2015, FMI)
Principaux clients (2013, UE) : Trinité-et-Tobago 20,6 %, Etats-Unis 11,2 %, Sainte-Lucie 9,6 %, UE 8,4 %
Principaux fournisseurs (2013, UE) : Trinité-et-Tobago 35 % ; Etats-Unis 24,6 %, UE 8,4 %
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (2012, Banque mondiale) :

  • agriculture et pêche : 1,5 %
  • industrie : 15,7%
  • services : 82,9 %
    Exportations de la France vers la Barbade : 23,9 M€ (2015, DGT)
    Importations françaises depuis la Barbade : 6,26 M€ (2015, DGT)

Communauté française : 230 inscrits (2014)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/barbade


Politique intérieure

Le parti majoritaire est actuellement le Democratic Labour Party (DLP) qui occupe 16 sièges à l’Assemblée nationale. L’opposition, le Barbados Labour Party (BLP), y dispose de 14 sièges.

Depuis l’indépendance, le DLP et le BLP alternent au pouvoir. M. Owen ARTHUR, leader du BLP, a été Premier Ministre de 1994 à 2008. Se prévalant d’une réussite indéniable sur le plan macro-économique, qui distingue la Barbade des pays de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECO), le BLP a connu de nettes victoires aux élections de 1999 et de 2003. Lors des élections de janvier 2008, le DLP a mis fin à cette longue domination et l’a emporté. Son dirigeant, M. David THOMPSON, est devenu Premier ministre, jusqu’à son décès en octobre 2010. M. Freundel STUART l’a remplacé à la tête du parti et du gouvernement. A la suite de la courte victoire du DLP lors des élections du 21 février 2013, M. Freundel STUART a été reconduit comme Premier ministre.


Situation économique

La Barbade est l’île la plus prospère des caraïbes orientales. Du XVIIème siècle à l’indépendance en 1966, le développement du pays s’est appuyé sur l’industrie de la canne à sucre. La fin des préférences tarifaires européennes a contraint le pays à réorienter et diversifier son économie en s’ouvrant à l’industrie légère, au tourisme et au secteur financier. Aujourd’hui, ces activités dominent largement.

L’économie de la Barbade a été fragilisée par la crise internationale de 2008-2009, avec une récession (-0,2 % en 2008 et -4,2 % en 2009) suivie d’une croissance atone (0,2 % en 2014 et 0,8 % en 2015) en dessous du niveau des années précédentes (3,5 % du PIB en moyenne sur 2002-2007). Les secteurs financiers et bancaires off-shore ont également souffert de l’impact des faillites des consortia trinidadiens et barbadiens CLICO et BAICO sur la Barbade (4,5 % du PIB). Néanmoins, ils représentent toujours la seconde source d’activités du pays (21 % du PIB). Cette faible croissance s’est accompagnée d’un creusement du chômage, de l’ordre de 11,3% en 2015. Le déficit public a atteint 6,9 % du PIB en 2015, et la dette représente désormais 103% du PIB.. Le déficit de la balance des paiements courants est passé de 4 % en 2008 à 7,2 % du PIB en 2012015. Les ’investissements directs étrangers représentent 5,7% du PIB en 2015.. Le financement bilatéral de l’UE au titre du XIème FED (2014-2020), s’élève à 3,5 M euros pour le développement de l’énergie durable.

Le gouvernement barbadien s’attache à se mettre en conformité avec les normes internationales en matière de transparence fiscale, de supervision financière et de lutte contre le blanchiment d’argent pour en faire un avantage comparatif.


Politique extérieure

Le pays, membre de la CARICOM, est également membre de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), de l’Organisation des Etats Américains et du Commonwealth.

Compte-tenu de l’importance économique du tourisme et de l’existence d’importantes diasporas, les liens avec les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni constituent la première priorité de la diplomatie barbadienne. Ce tropisme n’empêche pas un renforcement de la coopération avec Cuba, notamment en matière de santé publique. La Banque Mondiale estimait en 2010 que 105 200 Barbadiens avaient émigré, soient 42 % de la population de l’époque, principalement vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, mais aussi Trinité-et-Tobago, les Antilles néerlandaises, la Jamaïque, Antigua-et-Barbuda, la Dominique, ou bien encore vers l’Allemagne ou l’Australie. Le taux d’émigration est, comme dans la plupart des pays de la région, particulièrement élevé dans la tranche de population ayant suivi des études universitaires. A l’inverse, la Barbade est également un pays d’immigration, avec à la fois une population venant des pays de l’OCDE (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada) et une partie provenant de pays de la région (Guyana) ou d’ailleurs (Inde).

La diplomatie barbadienne s’inscrit également dans le cadre de l’intégration régionale au sein de la CARICOM. La Barbade a rejoint le Caribbean Single Market and Economy (CSME) dès janvier 2006, mais a refusé d’adhérer à l’initiative Petrocaribe.


Mise à jour : 19.12.16

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