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Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Bahreïn
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Sa Majesté Cheikh Hamad bin Issa AL KHALIFA

Données géographiques

Superficie : 760 km² répartis sur 33 îles, dont certaines inhabitées
Capitale : Manama
Villes principales : Muharraq, Riffa, Jidhafs, Hamad Town, Isa Town
Langue officielle : arabe
Monnaie : dinar bahreïnien
Fête nationale : 16 décembre

Données démographiques
(Sources : PNUD )

Données démographiques (2015)
Population : 1,30 million d’habitants
Densité : 1851 hab/km²
Croissance démographique : 2%
Espérance de vie : 77 ans
Taux d’alphabétisation : il n’existe pas de données de la Banque mondiale au-delà de 2010 (93 % (H) 90 % (F)).
Religions : islam, christianisme (nombreuses congrégations pour la population immigrée)
Indice de développement humain (2014) : 0,82 (45ème rang)

Données économiques
PIB nominal : 30,4 milliards de dollars
PIB par habitant : 23.392 dollars
Taux de croissance : 3,2 %
Taux de chômage 3,2 %
Taux d’inflation : 1,8 %
Solde budgétaire : -15,1 % du PIB
Dette publique : 63,3 % du PIB
Part du secteur hydrocarbures : 25 % du PIB
En 2015, nos exportations s’établissent à 130 millions d’euros. Les importations bahreïniennes s’élèvent à 88 millions d’euros.

(Sources : FMI, direction générale du Trésor, direction générale des Douanes)

Pour plus d’informations sur les relations économiques franco-bahreïniennes : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/bahrein

Section consulaire de France : Manama
Communauté française au Bahreïn (juin 2016) : 1200 Français inscrits

Politique intérieure

Bahreïn connaît depuis longtemps des tensions politiques et sociales, qui recoupent assez nettement le clivage entre sunnites et chiites. Frontalier de la région du Hassa en Arabie où se trouve l’essentiel de la minorité chiite saoudienne (environ 15 % de la population), le royaume a engagé depuis plus d’une décennie un processus d’ouverture démocratique visant à mieux intégrer les chiites dans le jeu politique (adoption par référendum en 2001 d’une charte nationale, mise en place en 2002 d’un conseil consultatif et d’une chambre des députés élue au suffrage universel). Les chiites continuent cependant de dénoncer des actes de discrimination (chômage important, difficultés à l’embauche dans l’administration, restrictions pour l’accès au logement) et jugent les réformes insuffisantes (découpage défavorable des circonscriptions, faibles prérogatives de la chambre des députés).

La crise que connaît Bahreïn depuis le 14 février 2011 s’est développée en trois temps : d’abord une forte mobilisation de l’opposition chiite entre le 1er février et le 14 mars 2011, suivie d’une violente répression à partir du 14 mars 2011 (Bahreïn a même reçu des renforts militaires des pays du conseil de coopération des États arabes du golfe Arabique – CCEAG - et mené une vaste campagne d’arrestations d’opposants) et enfin plusieurs tentatives, successivement avortées, de reprise d’un dialogue politique depuis l’été 2011. A l’automne 2011, une commission d’enquête indépendante (« Bassiouni ») (qui a pris fin en mai 2016) a été mandatée par le Roi afin de déterminer la nature des violations survenues et d’en désigner les responsables. En novembre 2011, elle a remis des recommandations (programme de « réconciliation nationale », identification et sanctions des personnels de sécurité coupables de violations des droits de l’Homme, réintégration des travailleurs licenciés, refonte de la loi sur la presse et les médias, etc.) qui devaient constituer la base des négociation en cours entre le régime et les partis d’opposition. Le dialogue national demeure toutefois dans l’impasse, comme l’a montré le boycott par les formations de l’opposition des élections générales des 22 et 29 novembre 2014 et la dissolution du principal mouvement politique d’opposition Al Wefaq en juillet 2016.

Situation économique

Comparé aux autres pays du CCEAG, Bahreïn présente des spécificités : une faible part des hydrocarbures dans la formation du PIB (24 %, soit 200.000b/j de pétrole) et une stratégie de diversification dynamique autour de trois priorités : l’aluminium, les services financiers et le tourisme, principalement en provenance d’Arabie saoudite. En effet, conscientes du tarissement de leurs ressources en hydrocarbures, les autorités de Manama ont, dès la décennie 1980, mis en œuvre un plan de diversification de l’économie, dont l’une des pierres angulaires a été le développement d’un centre financier à vocation régionale. De plus en plus concurrencée par l’essor des places financières offshore des pays voisins (Dubaï et, à un degré moindre, au Qatar), la place de Manama a choisi de privilégier deux axes de développement pour se différencier : la finance islamique et un dispositif performant de régulation et de supervision susceptible d’attirer les acteurs internationaux. A la fin de l’année 2014, le secteur financier regroupait 402 institutions, employant 14 000 personnes et représentant un peu moins de 15% du PIB, soit le niveau le plus élevé parmi les pays du Golfe.

Le pays dispose en outre d’un fonds souverain (Mumtalakat) évalué à 7 milliards de dollars environ.

La persistance de tensions politiques non résolues risque toutefois d’affecter la confiance des investisseurs et de faire perdre au royaume son avantage compétitif dans un environnement régional à la fois instable et très concurrentiel.

Politique extérieure

Les relations avec l’Union européenne et les Etats-Unis

Bahreïn entretient des relations privilégiées avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis. La première a exercé son protectorat sur l’archipel jusqu’en 1971 tandis que les seconds lui ont accordé en 2001 le statut d’« allié majeur hors OTAN ». Manama accueille le commandement de la Ve flotte américaine et le commandement central des forces navales (USNAVCENT).

Les relations avec les autres pays du Golfe

Le royaume a noué des liens étroits avec l’Arabie saoudite, à laquelle il est relié par un pont-digue de 25 km. Outre l’aide pétrolière qu’elle lui fournit (représentant près de 25% du PIB de Bahreïn), l’Arabie représente l’essentiel (80%) de ses entrées touristiques, ainsi qu’un débouché substantiel (15%) pour sa production d’aluminium. L’alignement sur les positions saoudiennes est une constante de la politique étrangère bahreïnienne, comme l’illustre le soutien en décembre 2013 de Manama à la proposition de Riyad de faire évoluer le CCEAG vers une union plus intégrée. Les tensions politiques ont en outre renforcé la dépendance de Bahreïn vis-à-vis de l’Arabie saoudite, déjà très forte sur le plan économique et financier.

Les relations entre Doha et Manama (qui exerçait jusqu’à la fin du XIXème siècle sa souveraineté sur le Qatar) demeurent difficiles. Doha refuse de fournir du gaz à son voisin qui se tourne vers la Russie et a suspendu, en juin 2010, le projet de pont-digue devant relier les deux pays. L’arrivée au pouvoir d’un nouvel émir à Doha, en juin 2013, a toutefois fait évoluer ces lignes.

Avec l’Iran, les relations se sont considérablement tendues. La saisie d’une quantité importante d’explosifs le 31 septembre 2015 à Manama a provoqué le rappel de l’ambassadeur bahreïnien à Téhéran le 1er octobre et l’expulsion du chargé d’affaires iranien. En janvier 2016, les autorités de Manama ont suivi Riyad et ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’Iran. Malgré les conclusions du rapport Bassiouni (qui exonère Téhéran de toute responsabilité dans les troubles), les autorités du Golfe et les pays du CCEAG accusent les autorités iraniennes et le Hezbollah d’encourager l’agitation que connaît le pays. En retour, l’Iran critique régulièrement la situation à Bahreïn.

Dossiers régionaux

Aux prises avec ses propres difficultés intérieures, Bahreïn est resté discret dans le dossier syrien, même s’il soutient officiellement les initiatives de ses voisins du Golfe (Arabie saoudite et Qatar).

Bahreïn est engagé dans la lutte contre le terrorisme et membre de la coalition internationale de lutte contre Daech. Le royaume a notamment organisé plusieurs conférences internationales sur les moyens de tarir le financement des organisations terroristes, en 2014 puis en 2015.

Divers

Bahreïn apporte une contribution remarquée aux débats consacrés aux questions de sécurité dans la région du Moyen-Orient en organisant chaque année, depuis 2004, le « Manama Dialogue », un forum très suivi. Le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, a assisté à la dernière édition, en décembre 2016.

Mise à jour : 30.12.16

Informations complémentaires

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