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Présentation de l’Azerbaïdjan

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Azerbaïdjan
Président de la République : Ilham ALIEV
Premier ministre : Artur RASI-ZADE

Données géographiques

Superficie : 86 600 km2
Population (2016) : 9,76 M d’habitants
Capitale : Bakou
Villes principales : Lenkoran, Gandja, Soumgaït
Langue (s) officielle (s) : azéri
Monnaie : Manat
Fête nationale : 28 mai

Données démographiques

Croissance démographique (2014) : 1,2 %
Espérance de vie (2014) : 70,8 ans
Taux d’alphabétisation (adultes de 15 ans et plus) : 100%
Religion (s) : musulmans (94%, dont chiites 70%, sunnites 30%), orthodoxes russes (2,5%), orthodoxes arméniens (2,3%)
Indice de développement humain (Classement ONU 2014) : 78ème

Données économiques

PIB (2014) : 75,2 Md USDPIB par habitant (2014) : 7.985,9 USD
Taux de croissance (2015) : 1,1% (est.)
Taux de chômage (2015) : 5,5% (est.)
Taux d’inflation (2015) : 14,4% (est.)
Déficit budgétaire (2014) : 0,5%
Principaux clients (2014) : Italie, Indonésie, Allemagne
Principaux fournisseurs (2014) : Turquie, Russie, Grande-Bretagne
Exportations de la France vers le pays (2015) : 174M€
Importations françaises en provenance du pays (2015) : 1.129M€

Communauté française en Azerbaïdjan (au 01.01.2016) : 167

Politique intérieure

La constitution azerbaïdjanaise confie l’essentiel des pouvoirs au chef de l’Etat, élu tous les cinq ans au suffrage universel, sans limitation dans le nombre de mandats depuis la réforme constitutionnelle de 2009. Dirigé par un Premier ministre aux pouvoirs limités, le gouvernement est dominé par le parti présidentiel, le « Nouveau parti d’Azerbaïdjan » (YAP), qui contrôle avec ses alliés la grande majorité des sièges au Parlement (le « Milli Majlis ») depuis les élections législatives de novembre 2005. En l’absence de débat public et d’accès aux grands médias, l’opposition, en proie à des dissensions internes, peine à se faire entendre d’une population largement dépolitisée.

Les élections présidentielles du 15 octobre 2008 et du 9 octobre 2013 ont chaque fois vu la réélection d’Ilham Aliev avec 87% puis 84% des suffrages. Le scrutin de 2013 a été évalué comme non-conforme aux principes démocratiques par le BIDDH (OSCE). Organisées alors que ce dernier a dû renoncer à y envoyer une mission d’observation du fait des restrictions imposées par l’Azerbaïdjan, les élections législatives du 1er novembre 2015 ont permis au YAP d’accroître son emprise sur le Parlement, au détriment d’une opposition quasi-absente.

Une réforme constitutionnelle, validée par référendum le 26 septembre 2016, inclut notamment l’allongement du mandat présidentiel de 5 à 7 ans, la création de deux postes de vice-présidents de la République nommés par le président ainsi que la possibilité pour ce dernier de dissoudre le Parlement en cas d’instabilité gouvernementale.

Situation économique

Après plus d’une décennie de très forte croissance portée par la hausse du prix des hydrocarbures (36,5% de croissance en 2006), l’Azerbaïdjan connait depuis le début 2015 un ralentissement de plus en plus marqué, dû aux conséquences de la crise russe et à la baisse du cours du pétrole. Le manat azerbaïdjanais a ainsi été dévalué deux fois en un an face au dollar et l’euro (de 25% le 21 février et de 32% le 21 décembre 2015), tandis que la croissance est passée de 5,8% en 2013 à 1,1% en 2015 et devrait être de 0,8% en 2016. Alors que la production pétrolière a atteint un pic et devrait s’amenuiser les prochaines années et que les exportations de gaz ne prendront la relève qu’à la fin de la décennie, le principal défi de l’Azerbaïdjan dans les prochaines années consistera à diversifier son économie alors qu’il demeure en situation de dépendance quasi-exclusive à l’égard du secteur énergétique.

Politique extérieure

La politique étrangère azerbaïdjanaise est profondément marquée par le conflit du Haut-Karabagh.
Majoritairement peuplée d’Arméniens, la région du Haut-Karabagh avait été sous l’URSS rattachée à l’Azerbaïdjan par Staline et bénéficiait d’un statut d’autonomie, supprimé par Bakou en 1991. Cette décision a provoqué une déclaration d’indépendance unilatérale de la part des Arméniens du Haut-Karabagh en septembre de la même année, suivie d’une guerre qui a fait près de 25 000 victimes et plus d’un million de réfugiés, en majorité azerbaïdjanais. Un cessez-le-feu a été conclu en 1994. Les forces arméniennes contrôlent le Haut-Karabagh et occupent en outre sept districts adjacents (au total, 20% du territoire azerbaïdjanais).

Aujourd’hui, le conflit du Haut-Karabagh n’est toujours pas réglé et des incidents armés se produisent régulièrement sur la ligne de cessez-le-feu, malgré une médiation assurée depuis 1997 par la coprésidence tripartite du « Groupe de Minsk » de l’OSCE (France, Etats-Unis, Russie). Les trois ambassadeurs ad hoc coprésidents du Groupe de Minsk ont soumis en 2007 comme base d’un règlement du conflit les « Principes de Madrid », résumés en six propositions rendues publiques dans une déclaration conjointe des présidents Obama, Medvedev et Sarkozy à Muskoka en juillet 2010 : le retour sous contrôle azerbaïdjanais des territoires entourant le Haut-Karabagh ; un statut intérimaire pour le Haut-Karabagh prévoyant des garanties en matière de sécurité et d’administration autonome ; un corridor reliant l’Arménie au Haut-Karabagh ; la définition future du statut juridique final du Haut-Karabagh dans le cadre d’un processus d’expression de la volonté juridiquement contraignant ; le droit de toutes les personnes déplacées et des réfugiés à retourner dans leurs anciens lieux de résidence ; des garanties de sécurité internationales qui incluraient une opération de maintien de la paix.

Du 2 au 5 avril 2016, de violents affrontements armés sont survenus entre les armées arménienne et azerbaïdjanaise le long de la ligne de contact. A la suite de cette « guerre des quatre jours », qui a vu l’Azerbaïdjan prendre aux forces arméniennes le contrôle de quelques hectares de territoire, les présidents Aliev et Sarkissian se sont retrouvés à Vienne le 16 mai pour une réunion en format 3+2 (co-présidents du Groupe de Minsk et parties au conflit), puis le 20 juin à Saint-Pétersbourg pour un sommet organisé par le président russe. Au terme de ces réunions, les deux présidents ont réitéré leur attachement au respect du cessez-le-feu et accepté de soutenir la mise en place de mesures de confiance (renforcement de la mission du représentant personnel de la présidence en exercice de l’OSCE sur le terrain), ainsi que de reprendre des négociations sur le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Malgré 150 ans d’histoire commune et des intérêts économiques entremêlés, les relations entre l’Azerbaïdjan et la Russie restent marquées par une certaine réserve du côté azerbaïdjanais, soucieux de maintenir son indépendance notamment pour la vente de ses hydrocarbures. Les nombreuses rencontres à haut niveau, même si elles sont autant d’occasions de réaffirmer des relations de bon voisinage, d’amitié et de partenariat stratégique entre les deux pays, peinent parfois à aller au-delà de l’affichage de bonnes dispositions de l’Azerbaïdjan à l’égard de son voisin russe. Malgré la visite du président Poutine à Bakou en août 2013 qui a permis une amélioration des relations russo-azerbaïdjanaises, l’Azerbaïdjan a soutenu l’intégrité territoriale de l’Ukraine et ne reconnaît pas l’annexion de la Crimée par la Russie. Vladimir Poutine s’est de nouveau rendu à Bakou en juin 2015 (à l’occasion de l’ouverture des Jeux européens), puis en août 2016 (pour un sommet avec ses homologues azerbaïdjanais et iranien).

Les relations sont très bonnes avec la Turquie du fait des affinités existant entre les deux pays (proximité linguistique et culturelle symbolisée par la devise « Deux Etats, une nation », difficultés avec l’Arménie). Les contacts politiques au plus haut niveau sont fréquents et les deux pays participent à plusieurs formats trilatéraux (avec la Géorgie, l’Iran et plus récemment le Turkménistan). La Turquie est également l’un des principaux partenaires économiques et le principal allié militaire de l’Azerbaïdjan.

Les relations avec l’Iran sont compliquées par la présence dans ce pays d’une importante minorité azérie (18 à 30 M de personnes) et le désaccord des deux capitales sur la définition des eaux territoriales de la mer Caspienne. En 2011, les relations se sont fortement dégradées sur fond de questions religieuses et l’assassinat à la fin novembre d’un journaliste critique envers l’Iran. L’élection de Hassan Rohani à la présidence iranienne en 2014 a permis une amélioration significative des relations bilatérales, marquée notamment par la visite du Président Aliev à Téhéran en février 2014. Néanmoins, les modèles radicalement différents que ces deux pays chiites suivent sur les plans politique et social ainsi que les doutes que suscitent à Téhéran les les bonnes relations israélo-azerbaïdjanaises (achat d’armements et exportations d’hydrocarbures), constituent de fortes causes de suspicion réciproque.

La Géorgie reste un partenaire essentiel de l’Azerbaïdjan dans la région. Tbilissi est le 3ème partenaire commercial de Bakou dans l’espace post-soviétique. L’Azerbaïdjan apporte un soutien discret à la Géorgie, et celle-ci constitue un allié dans les enceintes internationales pour soutenir l’intégralité territoriale de l’Azerbaïdjan. La Géorgie et la Turquie offrent à l’Azerbaïdjan ses principales voies d’exportation d’hydrocarbures et de marchandises vers l’Occident (oléoduc BTC, gazoducs BTE et TANAP, voie ferrée Bakou-Tbilissi-Kars).

Mise à jour : 10.10.16

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