Présentation de l’Autriche

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Autriche
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : Alexander VAN DER BELLEN (depuis le 26 janvier 2017, pour 6 ans)
Chancelier (chef de gouvernement) : Christian KERN (depuis le 17 mai 2016)

Données géographiques

Superficie : 83 859 km²
Capitale : Vienne
Villes principales : Graz (capitale de la Styrie), Linz (capitale de la Haute-Autriche), Salzbourg (capitale du land de Salzbourg), Innsbruck (capitale du Tyrol)
Langue officielle : allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 26 octobre

Données démographiques

Population : 8,6 millions (2017)
Croissance démographique : + 0,53 % par an (2017)
Espérance de vie : hommes 78,3 ans, femmes 83,9 ans
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholiques 73,6 %, musulmans 5 %, protestants 4,7 %, orthodoxes 2,2 %, bouddhistes 0,1 %, juifs 0,1 %, autres 3 % (données officielles)
Minorités reconnues : Slovènes, Croates, Tchèques, Hongrois, Slovaques, Roms
Indice de développement humain (2017) : 0,955

Données économiques

PIB (2017) : 401 Md€
PIB par habitant (2017) : 38.4 €
Taux de croissance (2017) : 1 %
Taux de chômage (2016) : 6 %
Taux d’inflation (2017) : 1,8 %
Déficit public (2017) : -1,3% du PIB
Dette publique (2016) : 83,7% PIB
Principaux clients (2016) : Allemagne, Etats-Unis , Italie, Suisse, France.
Principaux fournisseurs (2016) : Allemagne, Italie, Chine, Suisse République tchèque
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture : 1,4 %
  • industrie (y compris construction) : 28,3 %
  • services : 70,4 %
    Exportations de la France vers l’Autriche (2016) : 3,6 Mds €
    Importations françaises de l’Autriche (2016) : 4,7 Mds €
    Balance commerciale (positive pour l’Autriche) : 1,1 Mds € (2016)

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/autriche

Composition du gouvernement

Président fédéral, M. Alexander VAN DER BELLEN (depuis le 26 janvier 2017, pour six ans)

Gouvernement fédéral : (suite aux élections législatives du 29 septembre 2013 et au remaniement ministériel du 18 mai 2016)

L’équipe gouvernementale comprend 8 sociaux-démocrates et 8 conservateurs :

Chancelier fédéral, M. Christian KERN, SPÖ (depuis le 17 mai 2016)

M. Wolfgang Brandstetter, vice-chancelier, ministre de la justice (sans étiquette, nommé par l’ÖVP)
M. Thomas Drozda, ministre des arts et de la culture, des affaires constitutionnelles et des médias (SPÖ)
M. Sebastian Kurz, ministre de l’europe, de l’intégration et des affaires étrangères (ÖVP)
M. Alois Stöger , ministre du travail, des affaires sociales et de la protection des consommateurs (SPÖ)
Mme Sonja Hammerschmidt , ministre de l’éducation (SPÖ)
Mme Sophie Karmasin, ministre de la famille et de la jeunesse (sans étiquette, nommée par l’ÖVP)
M. Johann Georg Schelling, ministre des finances (ÖVP)
Mme Joy Pamela Rendi-Wagner, ministre de la santé et des femmes (SPÖ)
M. Wolfgang Sobotka, ministre de l’intérieur (ÖVP)
M. Harald Mahrer, ministre des sciences, de la recherche et de l’économie (ÖVP)
M. Hans Peter Doskozil , ministre de la défense nationale et des sports (SPÖ)
M. Andrä Rupprechter, ministre de l’agriculture, des forêts, de l’environnement et des eaux (ÖVP)
M. Jörg Leichfried, ministre des transports, de l’innovation et de la technologie (SPÖ)

Mme Muna Duzdar, secrétaire d’État auprès de la Chancellerie, chargée de l’administration, de la fonction publique et du numérique (SPÖ)
Harald Mahrer, secrétaire d’État auprès du ministère des sciences, de la recherche et de l’économie (ÖVP)

SPÖ : parti social-démocrate autrichien
ÖVP : parti conservateur autrichien

Présence française

La France a une ambassade bilatérale à Vienne et des représentations permanentes auprès de l’ONU et de l’OSCE.
Site Internet de notre ambassade : http://www.ambafrance-at.org/

Consulats : 6 consulats honoraires à Bregenz, Graz, Innsbruck, Klagenfurt, Linz et Salzbourg
Communauté française en Autriche : 8 668 personnes inscrites au Registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2013. Environ 2 500 non–inscrits.
Communauté autrichienne en France : environ 20 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

La République d’Autriche est un État fédéral doté d’un régime parlementaire

  • ­Le Nationalrat (chambre basse) comprend 183 députés élus pour 5 ans au suffrage universel direct selon une formule de représentation proportionnelle.
  • Le Bundesrat (chambre haute) comprend 58 sénateurs élus par les Parlements des 9 Länder.
  • Le chancelier fédéral est nommé par le président et confirmé par le Nationalrat. Il est responsable de la coordination interministérielle mais ne dispose pas d’un pouvoir de directive sur ses ministres (Ressortprinzip).
  • Le président fédéral, élu au suffrage direct pour un mandat de 6 ans renouvelable une fois, a surtout des fonctions de représentation.
  • Les principaux partis politiques sont le Parti social-démocrate de Christian Kern (SPÖ), le Parti du peuple de Sebastian Kurz (ÖVP, droite conservatrice), le Parti de la liberté de Heinz-Christian Strache (FPÖ, droite populiste).

Le pays a été gouverné le plus souvent par des coalitions SPÖ-ÖVP

La majorité des gouvernements autrichiens, depuis 1945, ont été des « grandes coalitions ». Cette tradition n’a été rompue que sous les Chanceliers Kreisky (1970-1983), Sinowatz (1983-1986), Vranitzky (1986) et Schüssel (2000-2006). Elle s’inscrit dans une culture du consensus qu’illustre aussi la pratique du Proporz (répartition des emplois entre adhérents des deux partis). Les dernières élections législatives, qui se sont tenues le 29 septembre 2013, ont conduit les deux grands partis, sociaux-démocrates du SPÖ et conservateurs de l’ÖVP, disposant d’une courte majorité (27,1 % pour le SPÖ et 23,8 % pour l’ÖVP) à conclure un accord de coalition mené par le chancelier Werner Faymann jusqu’en mai 2016. Ce dernier a démissionné à la suite du très bon score réalisé par le candidat du parti populiste d’extrême droite (FPÖ), Norbert Hofer (45 ans) au premier tour des élections présidentielles, le 24 avril 2016 et de l’absence de candidat des partis de la coalition au second tour du scrutin. Il a cédé la place à M. Christian Kern qui tente de mener à bien les réformes pour lesquelles il s’est engagé (« plan A » pour l’Autriche) dans un contexte de fortes turbulences politiques : les élections présidentielles de 2016, pourtant liées à un poste honorifique, se sont jouées en « trois tours » à la suite de l’invalidation par la cour constitutionnelle du second tour des élections présidentielles du 22 mai. Elles ont confirmé la victoire du candidat pro européen, ancien chef des Verts, Alexander Van der Bellen, le 4 décembre 2016 (avec 53,8 % des voix contre 46,2 % pour le candidat FPÖ, Nobert Hofer). Suite à la démission le 10 mai 2017 du vice-chancelier autrichien, Reinhold Mitterlehner, également chef du parti conservateur ÖVP, le jeune ministre de l’Europe, de l’Intégration et des Affaires étrangères, Sebastian Kurz a pris sa succession à la tête du parti moyennant un certain nombre de conditions pour pouvoir mener des changements profonds au sein du parti. Le poste de vice-chancelier a été attribué au ministre de la Justice, Wolfgang Brandstetter, tandis que le poste de ministre de l’Économie revient au Secrétaire d’État Harald Mahrer. Des élections législatives anticipées se tiendront le 15 octobre 2017.

Situation économique et commerciale

L’économie autrichienne a longtemps fait figure de bon élève de la zone euro avec un des plus faibles taux de chômage de l’Union européenne (5,1% en 2014), un des meilleurs PIB/habitant en parité de pouvoir d’achat (le 2ème jusqu’en 2014) et une industrie parmi les plus performantes de l’Union européenne (près de 30% du PIB, dont le secteur de la construction). Le succès du « modèle autrichien » s’explique notamment par le dynamisme de ses PME, très orientées vers l’exportation, la qualité du système de formation et d’apprentissage, et l’efficacité du dialogue et du partenariat social. Le niveau élevé des dépenses de recherche et développement (3% du PIB depuis 2014) traduit la volonté d’inscrire l’innovation et la compétitivité au cœur de la stratégie économique autrichienne. L’économie autrichienne connaît en revanche depuis deux ans une situation de quasi-stagnation (croissance de 0,8% en 2015). Le taux de chômage a progressé de près de deux points en trois ans (il atteignait 6% à la fin 2016) plaçant l’Autriche en 5ème position. Le secteur financier (en particulier le secteur bancaire nationalisé), le financement des retraites et de la réforme fiscale, les dépenses liées à la crise migratoire et la forte dépendance de l’économie vis-à-vis des exportations constituent des vulnérabilités de l’économie autrichienne.

En 2016, le déficit commercial de l’Autriche poursuit sa diminution, pour atteindre 1,1Mds€ (1,9Mds€ en 2015 et 2,3 Mds€ en 2014). Les exportations de l’Autriche ont connu une nette progression en 2016 (+4,6%) tandis que les importations ont diminué de 12,9%, principalement en raison de la diminution des importations de produits pharmaceutiques. Le commerce avec les pays limitrophes joue un rôle particulièrement important. L’Autriche réalise environ 80 % de son commerce extérieur avec ses partenaires en Europe (70 % avec les pays membres de l’UE), 9,5 % avec l’Asie et 8,6 % avec les Amériques. L’Allemagne et l’Italie sont restées les premiers partenaires du pays mais les échanges s’inscrivent en repli. L’Autriche compte parmi les trois premiers investisseurs dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) et occupe la 1ère place dans les Balkans. Les banques autrichiennes sont également les premiers acteurs financiers dans les PECO et les Balkans.

Le solde du commerce avec les pays tiers est positif. Parmi les clients préférés des produits autrichiens, on trouve les Etats-Unis, la Suisse et la Chine.

Politique étrangère

Politique européenne

Le pays a adhéré à l’Union européenne le 1er janvier 1995. Il a rejoint l’espace Schengen le 28 avril 1995 et l’Union économique et monétaire le 1er janvier 1999. L’Autriche a exercé, au premier semestre 2006, la Présidence du Conseil des ministres de l’Union européenne et l’exercera à nouveau au second semestre 2018.
Le gouvernement Kern met en avant son attachement :
• à la conciliation entre discipline budgétaire et lutte contre le chômage ainsi qu’au renforcement de la coordination des politiques économiques et de la compétitivité de l’économie européenne ;
• à la mise en place de la taxe sur les transactions financières ;
• à la poursuite de l’élargissement aux Balkans occidentaux ;
• à la PAC, en particulier le volet développement rural (refus des OGM) ;
• à la sûreté des centrales nucléaires en Europe : l’opinion autrichienne est farouchement opposée au nucléaire depuis le référendum de 1978 qui a entraîné la fermeture de la centrale de Zwentendorf. Le mix énergétique de l’Autriche se répartit de la manière suivante : 30% d’énergies renouvelables, 67% d’énergies fossiles et absence d’énergie nucléaire ;
• à la préservation des normes et des standards autrichiens dans le cadre des négociations d’accords commerciaux de l’Union européenne (TTIP, CETA) ;
• à la solidarité européenne en matière d’accueil des réfugiés et à la protection efficace des frontières de l’UE (en 2015, l’Autriche a vu transiter 700.000 migrants et enregistré près de 90.000 demandes d’asile, équivalent à 1,05% de sa population, principalement en provenance de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan).

Des relations denses avec le voisinage Est et les Balkans

L’Autriche entretient des relations denses avec l’ensemble de ses voisins notamment la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Slovénie. Pour des raisons historiques, géographiques et économiques, les Balkans occidentaux et leur stabilité sont une priorité de la diplomatie autrichienne. L’Autriche accorde par conséquent une priorité à l’intégration européenne des Balkans occidentaux.
L’Autriche a des relations commerciales dynamiques avec la Turquie (hydrocarbures, hydroélectricité, etc.). Sa population comprend une importante composante turque ou d’origine turque, estimée à environ 200 000 personnes. L’Autriche tient l’une des positions les plus fermes dans l’UE à l’égard de la Turquie, en appelant notamment à la fin du processus de négociation d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Vienne s’est également engagée dès les années 1990 dans le développement de ses relations économiques avec la Russie et les pays de la CEI. La Russie occupe ainsi la dixième place du commerce extérieur autrichien, notamment en raison du volume des importations autrichiennes de gaz russe. Vienne est un partenaire économique important en Russie dans les domaines de la construction et dans le secteur bancaire. En raison des sanctions décidées par la Commission européenne envers la Russie et les contre-sanctions russes, les échanges avec la Russie ont reculé (-28 % à 2,30 Mds€).

Le gouvernement autrichien affirme sa volonté de positionner l’Autriche comme pivot gazier européen et international, grâce notamment aux différents partenariats noués par le groupe pétrolier autrichien ÖMV, notamment avec le russe Gazprom.

Un engagement fort en faveur du multilatéralisme

L’Autriche prône un rôle actif des Nations unies sur la scène internationale. Elle a fourni à l’ONU un Secrétaire général (Kurt Waldheim, 1972-1981) et a occupé un siège de membre non permanent au CSNU en 2009-2010, responsabilité déjà exercée en 1973-1974 et en 1991-1992.

Elle défend le rôle de Vienne comme siège d’organisations internationales consacrées à la sécurité internationale (AIEA, OTICE, ONUDI, ONUDC, OSCE, et Arrangement de Wassenaar, portant sur le contrôle des exportations d’armes conventionnelles et de biens et technologies à double usage). Elle est d’ailleurs membre du conseil des gouverneurs de l’AIEA et du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG) et constitue un point de contact central pour le Code de conduite de La Haye. Un attachement à la neutralité qui n’exclut pas un engagement envers la PSDC et les opérations extérieures de l’ONU.

L’Autriche a proclamé sa neutralité permanente et perpétuelle par la Loi constitutionnelle du 26 octobre 1955, renonçant ainsi à adhérer à toute alliance militaire, à autoriser l’établissement de bases militaires étrangères sur son territoire et à participer à tout conflit armé. L’envoi de troupes à l’étranger ne peut être décidé que dans le cadre de missions placées sous l’égide d’organisations internationales et avec l’accord des députés. La neutralité est un élément constitutif de l’identité nationale.

Il n’en reste pas moins que l’Autriche applique le principe de solidarité européenne et internationale par une participation active aux opérations de maintien de la paix de l’ONU (6ème contributeur européen), et au développement de la PSDC. Environ 1100 Autrichiens sont engagés dans des opérations de l’UE et des Nations unies dans le cadre de la doctrine autrichienne de « neutralité active ». Une présence militaire autrichienne importante est notamment maintenue au Kosovo, en Bosnie et au Liban (dans le cadre de la FINUL).

Mise à jour : 09.08.17

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