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Présentation de l’Autriche

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Autriche
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : Heinz FISCHER (depuis 2004, réélu en 2010)
Chancelier (chef de gouvernement) : Werner FAYMANN (depuis 2008)

Données géographiques

Superficie : 83 859 km²
Capitale : Vienne
Villes principales : Graz (capitale de la Styrie), Linz (capitale de la Haute-Autriche), Salzbourg (capitale du land de Salzbourg), Innsbruck (capitale du Tyrol)
Langue officielle : allemand
Monnaie : euro
Fête nationale : 26 octobre

Données démographiques

Population : 8,507 millions (janvier 2014)
Croissance démographique : + 0,53 % par an (2013)
Espérance de vie : hommes 78,3 ans, femmes 83,9 ans
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : catholiques 73,6 %, musulmans 5 %, protestants 4,7 %, orthodoxes 2,2 %, bouddhistes 0,1 %, juifs 0,1 %, autres 3 % (données officielles)
Minorités reconnues : Slovènes, Croates, Tchèques, Hongrois, Slovaques, Roms
Indice de développement humain (2014) : 0,881 (21ème)

Données économiques

PIB (2013) : 329,6 Md€
PIB par habitant (2013) : 38610 €

Taux de croissance (2014) : 0,4 %
Taux de chômage (2014) : 5,1 %
Taux d’inflation (2014) : 1,5 %

Déficit public (2013) : -2,9 % du PIB
Dette publique (2013) : 86,8% PIB

Principaux clients (2013) : Allemagne, Italie, Etats-Unis, Suisse, France.
Principaux fournisseurs (2013) : Allemagne, Italie, Suisse, Chine, République tchèque

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 1,4 %
  • industrie : 30,4 %
  • services : 68,2 %

Exportations de la France vers l’Autriche (2013) : 3,6 Mds €
Importations françaises de l’Autriche (2013) : 5,8 Mds €
Balance commerciale (en notre défaveur) : -2,2 Mds €

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/autriche

Consulats : 6 consulats honoraires à Bregenz, Graz, Innsbruck, Klagenfurt, Linz et Salzbourg
Communauté française en Autriche : 8 668 personnes inscrites au Registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2013. Environ 2 500 non inscrits
Communauté autrichienne en France : environ 20 000 personnes

L’Autriche et l’UE

Relations financières entre l’UE et l’Autriche en 2014 :
Total des dépenses de l’UE en Autriche : 1,86 Md€
Contribution totale de l’Autriche au budget de l’UE : 3,03 Mds€

Nombre de députés au Parlement européen : 18/ 751
Nombre de voix au Conseil de l’UE (pondération, Traité de Nice) : 10 / 345 soit 2,9%
Nombre de voix au Conseil de l’UE (critère démographique, Traité de Lisbonne) : 1,65% (-1,35%, soit la plus importante perte après la Hongrie et la République tchèque).
Commissaire européen : Johannes Hahn (PPE), chargé de l’élargissement et des relations avec les voisins de l’Union européenne.
Présidence du Conseil : L’Autriche a assumé la présidence tournante du Conseil de l’UE à deux reprises, en 1998 et 2006. La prochaine présidence aura lieu de janvier à juin 2019.

Politique intérieure

La République d’Autriche est un État fédéral doté d’un régime parlementaire
­- Le Nationalrat (chambre basse) comprend 183 députés élus pour 5 ans au suffrage universel direct selon une formule de représentation proportionnelle.
­- Le Bundesrat (chambre haute) comprend 58 sénateurs élus par les Parlements des Länder.
­- Le chancelier fédéral est nommé par le président et confirmé par le Nationalrat. Il est responsable de la coordination interministérielle mais ne dispose pas d’un pouvoir de directive sur ses ministres (Ressortprinzip).
­- Le président fédéral, élu au suffrage direct pour un mandat de 6 ans renouvelable une fois, a surtout des fonctions de représentation.
­- Les principaux partis politiques sont le Parti social-démocrate de Werner Faymann (SPÖ), le Parti du peuple de Reinhold Mitterlehner (ÖVP, droite conservatrice), le Parti de la liberté de Heinz-Christian Strache (FPÖ, droite populiste).

Le pays a été gouverné le plus souvent par des coalitions SPÖ-ÖVP

La majorité des gouvernements autrichiens, depuis 1945, ont été des «  grandes coalitions  ». Cette tradition n’a été rompue que sous les Chanceliers Kreisky (1970-1983), Sinowatz (1983-1986), Vranitzky (1986) et Schüssel (2000-2006). Elle s’inscrit dans une culture du consensus qu’illustre aussi la pratique du Proporz (répartition des emplois entre adhérents des deux partis).

Lors des élections législatives du 29 septembre 2013, le SPÖ (sociaux-démocrates) est arrivé en tête, avec 27,1 % (-2,2 points par rapport à 2008), soit 52 sièges, suivi de l’ÖVP (conservateurs) avec 23,8 % (-2,2 points par rapport à 2008) et 47 sièges. Parmi les autres partis, le FPÖ (droite populiste) est arrivé en 3ème position avec 21,4 % (+3,9 points par rapport à 2008), soit 40 sièges, suivis des Verts avec 11,5% (+1 point par rapport à 2008), soit 24 sièges. Team Stronach (populiste, nouveau parti) a réalisé 5,8 %, soit 11 sièges, suivi des Neos (libéraux) avec 4,8%, soit 9 sièges.

A la suite des élections, le SPÖ et l’ÖVP ont conclu un accord de coalition. Il a été rendu public le 13 décembre, et le nouveau gouvernement a été investi le 16 décembre. Un remaniement partiel est intervenu le 1er septembre 2014, à la suite de la démission du Vice-chancelier et ministre des Finances, Michael Spindelegger, en raison notamment de désaccords sur la réforme fiscale et de contestations au sein de son parti. Le ministre des Sciences, de la Recherche et de l’Économie Reinhold Mitterlehner est devenu Vice-chancelier et chef du parti conservateur, tandis qu’Hans Jörg Schelling a remplacé Michael Spindelegger au poste de ministre des Finances.

Situation économique et commerciale

L’Autriche connaît l’un des plus faibles taux de chômage de l’Union européenne (5,1%), le deuxième PIB/habitant en parité de pouvoir d’achat et une industrie parmi les plus performantes de l’Union européenne (30% du PIB). Le succès du «  modèle autrichien  » s’explique notamment par le dynamisme de ses PME, très orientées vers l’exportation, la qualité du système de formation et d’apprentissage, et l’efficacité du partenariat social. Le niveau élevé des dépenses de recherche et développement (3,05% du PIB en 2014) traduit la volonté d’inscrire l’innovation et la compétitivité au cœur de la stratégie économique autrichienne. Le modèle social autrichien est souvent considéré en exemple, du fait de la longue tradition de partenariat social et du dialogue institutionnalisé avec le gouvernement.
Cependant, l’économie autrichienne connaît depuis deux une situation de quasi-stagnation (croissance de 0,3% en 2013 et 2014). La Commission européenne, dans ses prévisions de printemps, a souligné l’atonie de la croissance autrichienne en 2015 (+0,8 %) avant une amélioration limitée pour 2016 (1,5 %). Dans ces circonstances, le taux de chômage pourrait croître jusqu’à 5,7 % de la population. Le secteur financier, en particulier du secteur bancaire nationalisé, et à plus long terme, le financement des retraites, constituent des vulnérabilités de l’économie autrichienne.

En 2014, le déficit commercial de l’Autriche a baissé de plus de 50 %, pour atteindre 1,8 Mds€ (contre 4,9 Mds€ en 2013), grâce à une nouvelle augmentation des exportations (+1,7%) et une diminution des importations (-0,8%). Le commerce avec les pays limitrophes joue un rôle particulièrement important. L’Autriche réalise environ 80 % de son commerce extérieur avec ses partenaires en Europe et presque 70 % avec les pays membres de l’UE, 9,5 % avec l’Asie et 8,6 % avec les Amériques. L’Allemagne et l’Italie sont restées les premiers partenaires du pays mais les échanges s’inscrivent en repli. Alors que la France était le septième fournisseur de l’Autriche fin 2013, elle est maintenant supplantée par la Hongrie. S’agissant des clients les plus importants de l’Autriche, la France occupe la cinquième position après l’Allemagne, l’Italie, les Etats-Unis, la Suisse et devant la République tchèque, la Hongrie, le Royaume-Uni, la Pologne et la Chine.
Le solde du commerce avec les pays tiers est positif. Parmi les clients préférés des produits autrichiens, on trouve, comme au cours de l’année passée, les pays tiers suivants : les Etats-Unis (+10,1 % à 7,78 Mds€), la Suisse (+5,5 % à 6,69 Mds€) et la Chine (+7,8 % à 3,38 Mds€).

L’Autriche compte parmi les trois premiers investisseurs dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) et occupe la 1ère place dans les Balkans. Les banques autrichiennes sont également les premiers acteurs financiers dans les PECO et les Balkans.

Politique extérieure

Politique européenne

Le pays a adhéré à l’Union européenne le 1er janvier 1995. Il a rejoint l’espace Schengen le 28 avril 1995 et l’Union économique et monétaire le 1er janvier 1999. L’Autriche a exercé, au premier semestre 2006, la Présidence du Conseil des ministres de l’Union européenne.

Le gouvernement Faymann met en particulier en avant son attachement :

  • à la conciliation entre discipline budgétaire, et lutte contre le chômage ainsi qu’au renforcement de la coordination des politiques économiques et de la compétitivité de l’économie européenne ;
  • à la mise en place de la taxe sur les transactions financières ;
  • à la poursuite de l’élargissement aux Balkans occidentaux, (proposition de « communauté turco-européenne sur mesure ») ;
  • à la PAC, en particulier le volet développement rural (refus des OGM) ;
  • à la sûreté des centrales nucléaires en Europe : l’opinion autrichienne est farouchement opposée au nucléaire depuis le référendum de 1978 qui a entraîné la fermeture de la centrale de Zwentendorf. Le mix énergétique de l’Autriche se répartit de la manière suivante : 30% d’énergies renouvelables, 67% d’énergies fossiles et absence d’énergie nucléaire.

Des relations très denses avec les pays d’Europe centrale et orientale

L’Autriche entretient des relations denses avec l’ensemble de ses voisins, ainsi qu’avec les pays anciennement communistes, notamment la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Slovénie.

Pour des raisons historiques, géographiques et économiques, les Balkans occidentaux sont une priorité de la diplomatie autrichienne. Vienne a réaffirmé son souhait de voir les Balkans occidentaux adhérer à l’UE à l’horizon 2020 et y contribue activement (organisation d’une conférence régionale le 27 aout 2015 ; actions à l’égard de la société civile). L’Autriche a une relation forte avec la Croatie (minorité au Burgenland, nombreux émigrés croates à Vienne et firmes autrichiennes en Croatie) et a appuyé vivement son adhésion à l’UE, effective depuis le 1er juillet 2013.

Une présence économique importante en Turquie et dans les pays de la CEI

L’Autriche a des relations commerciales dynamiques avec la Turquie (hydrocarbures, hydroélectricité, etc.). Sa population comprend une importante composante turque ou d’origine turque, estimée à environ 200 000 personnes. Pour Vienne, les négociations ne devraient pas forcément aboutir à l’adhésion. Vienne adopte une position souple concernant l’ouverture des chapitres de négociation tout en prévoyant in fine de soumettre une adhésion à referendum (rejet attendu à 70 ou 80 %).

Vienne s’est également engagée dès les années 1990 dans le développement de ses relations économiques avec la Russie et les pays de la CEI. La Russie occupe ainsi la dixième place du commerce extérieur autrichien, notamment en raison du volume des importations autrichiennes de gaz russe. Vienne est un partenaire économique important en Russie dans les domaines de la construction et dans le secteur bancaire. En raison des sanctions décidées par la Commission européenne envers la Russie et les contre-sanctions russes, les échanges avec la Russie ont reculé (-28 % à 2,30 Mds€). Le volume des exportations concerné par les sanctions et contre-sanctions s’élève à 478 M€.

S’agissant de ses approvisionnements énergétiques, le groupe autrichien ÖMV est chef de file dans le projet de gazoduc « Nabucco ». Le gouvernement autrichien affirme sa volonté de positionner l’Autriche comme pivot gazier européen et international, grâce notamment aux différents partenariats noués par ÖMV. Elle était d’ailleurs associée au projet russe « Southstream », dont l’annulation par le président russe, prive l’Autriche de sa position stratégique au profit de la Turquie.

Un engagement fort en faveur du multilatéralisme

L’Autriche prône un rôle actif des Nations Unies sur la scène internationale. Elle a fourni à l’ONU un Secrétaire général (Kurt Waldheim, 1972-1981) et a occupé un siège de membre non permanent au CSNU en 2009-2010, responsabilités déjà exercées en 1973-1974 et en 1991-1992.

Elle défend le rôle de Vienne comme siège d’organisations internationales consacrées à la sécurité internationale (AIEA, OTICE, ONUDI, ONUDC, OSCE, et Arrangement de Wassenaar, portant sur le contrôle des exportations d’armes conventionnelles et de biens et technologies à double usage). Elle est d’ailleurs membre du conseil des gouverneurs de l’AIEA et du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG) et constitue un point de contact central pour le Code de conduite de La Haye.

Un attachement à la neutralité qui n’exclut pas un engagement envers la PSDC et les opérations extérieures de l’ONU

L’Autriche a proclamé sa neutralité permanente et perpétuelle par la Loi constitutionnelle du 26 octobre 1955, renonçant ainsi à adhérer à toute alliance militaire, à autoriser l’établissement de bases militaires étrangères sur son territoire et à participer à tout conflit armé. L’envoi de troupes à l’étranger ne peut être décidé que dans le cadre de missions placées sous l’égide d’organisations internationales et avec l’accord des députés. La neutralité est un élément constitutif de l’identité nationale.

Il n’en reste pas moins que l’Autriche applique le principe de solidarité européenne et internationale par une participation active aux opérations de maintien de la paix de l’ONU (6ème contributeur européen), au développement de la PSDC. Environ 900 Autrichiens sont engagés dans des opérations de l’UE et des Nations Unies. Une présence militaire autrichienne importante est notamment maintenue au Kosovo, en Bosnie et au Liban (dans le cadre de la FINUL).

Mise à jour : juin 2015

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