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Dialogue Europe - Asie (ASEM)

Naissance et raison d’être

Le dialogue Europe-Asie dit « ASEM » (Asia Europe Meeting) a été lancé à Bangkok en 1996, à la suite d’une initiative franco-singapourienne. L’idée a d’abord été proposée aux autorités françaises par le Premier ministre de Singapour, en visite à Paris en 1994. Il s’agissait de développer les relations entre l’Europe et l’Asie qui étaient alors à un niveau jugé inférieur à celui des relations entre les Etats-Unis et l’Asie, qui venaient de fonder l’Asia Pacific economic cooperation forum (APEC). M. François-Xavier ORTOLI a été chargé de convaincre les autres pays membres de l’Union européenne de s’associer à ce projet
L’ASEM est un cadre informel de dialogue qui permet d’aborder tous les sujets, sans exclusion a priori. Il s’articule autour de trois « piliers » : i) politique, ii) économique et financier, iii) socio-culturel (éducation, santé, emploi, environnement, science et technologies, culture, contacts entre sociétés civiles). La mise en œuvre de ce troisième pilier est en partie assurée par la Fondation Asie-Europe (ASEF) établie en 1997, dont la France a été à l’origine et reste l’un des principaux contributeurs.

Fonctionnement

Il n’existe pas de statuts officiels de l’ASEM, hormis un texte adopté en 2000 dit « Cadre de coopération Asie Europe » ; de même, il n’existe pas de structure administrative ni de budget pour assurer son fonctionnement.

La vie de l’ASEM s’articule autour des sommets et des réunions ministérielles :

- Un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement se tient tous les deux ans (années paires). La dernière édition s’est tenue à Milan en octobre 2014 et la prochaine aura lieu à Oulan Bator les 15 et 16 juillet 2016. La France y est régulièrement représentée au plus haut niveau.

- Une réunion des ministres des affaires étrangères se tient tenue également tous les deux ans (années impaires). La dernière a eu lieu à Luxembourg en novembre 2015. La France y était représentée par M. Harlem Désir, secrétaire d’état aux affaires européennes.

Les sommets, comme les réunions ministérielles, sont organisés alternativement en Europe et en Asie.En Europe, ces réunions ont lieu soit dans le pays qui exerce la présidence tournante de l’UE, soit à Bruxelles. En Asie, le groupe asiatique se coordonne pour choisir le pays d’accueil.

Les sommets et les réunions ministérielles sont préparés par des réunions de hauts fonctionnaires (SOM – Senior Official Meetings), qui assurent la coordination de l’ensemble des activités de l’ASEM. 

D’autres réunions, ministérielles ou non, dites « thématiques », se tiennent à des intervalles plus ou moins régulier. Les plus récentes sont celles des Ministres du Travail à Sofia (3-4 décembre 2015), des Ministres des Finances à Oulan-Bator (10 juin), des Ministres de la Culture à Gwanjiu (Corée) les 22 et 23 juin.La Corée s’est portée candidate pour organiser une réunion des Ministres de l’Économie.

Les pays partenaires - évolution depuis 20 ans

L’ASEM a débuté avec 25 membres en 1996 et compte 53 partenaires depuis le Sommet de Milan, constitués en deux groupes :

- le groupe européen coordonné par l’UE/SEAE et la Présidence en exercice (en juillet 2016, la Slovaquie). Ce groupe rassemble les 28 pays membres de l’Union européenne, l’Union européenne en tant que telle (représentée par le SEAE lors des ministérielles et les deux présidents du Conseil et de la Commission lors des sommets), la Suisse et la Norvège. Le nombre de partenaires européens est passé de 16 à 31 en 20 ans, essentiellement en raison de l’élargissement de l’UE, chaque nouveau membre rejoignant l’ASEM de façon quasi automatique ;

- le groupe asiatique est actuellement coordonné par la Birmanie et la Nouvelle-Zélande. De 10 membres à l’origine (les 7 pays membres de l’ASEAN à l’époque plus la Chine, le Japon et la Corée), ce groupe est passé à 22 membres aujourd’hui, avec l’adjonction des nouveaux membres de l’ASEAN, de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, de la Russie et du Kazakhstan,.

Actuellement il n’y a aucun candidat à l’adhésion pour le groupe asiatique. Côté européen, trois candidatures ont été déposées par l’Ukraine, la Turquie et la Serbie.

Mise à jour : 24.06.16


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