Présentation de l’Argentine

Présentation

Données générales

Carte de l'Argentine

Présentation du pays

Nom officiel : République argentine
Chef de l’Etat : Président de la Nation argentine, M. Mauricio Macri (depuis le 10 décembre 2015)

Données géographiques

Population : 43,4 millions
Espérance de vie : 76,3 ans
Taux d’alphabétisation : 97,9%
Religion (s) : catholique romaine 88%, protestante 7%, juive 2%, autres 3%
Indice de développement humain (PNUD 2015) : 45/188 (0,827) (deuxième rang d’Amérique latine)

Données démographiques

Population : 43,4 millions
Espérance de vie : 76,3 ans
Taux d’alphabétisation : 97,9%
Religion (s) : catholique romaine 88%, protestante 7%, juive 2%, autres 3%
Indice de développement humain (PNUD 2015) : 45/188 (0,827) (deuxième rang d’Amérique latine)

Données économiques

PIB (2015) : 583 Mds USD (3ème d’Amérique latine)
PIB/hab (2015) : 13 432USD
Taux de croissance PIB (2016) : -2.3 % (chiffres officiels)
Taux de chômage (2016) : 9,3 %
Taux d’inflation (2016) : 39,4% (FMI)
Balance commerciale (2015) : - 3 Mds USD
Solde budgétaire (2016) : -7,12 % du PIB (FMI)
Dette publique (2016) : 55% du PIB
Excédent commercial français (2016) : + 738,8 M€
Exportations françaises vers l’Argentine (2016) : 1,19 Mds€
Importations françaises d’Argentine (2016) : 447 M€
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/argentine

Composition du gouvernement
(depuis le 3 janvier 2017)

Président de la Nation : M. Mauricio MACRI
Vice-présidente : Mme Gabriela MICHETTI

Chef du cabinet des ministres : M. Marcos PEÑA
Ministre de l’intérieur : M. Rogelio FRIGERIO
Ministre des transports : M. Guillermo DIETRICH
Ministre des relations extérieures : Mme Susana MALCORRA
Ministre de la défense : M. Oscar AGUAD
Ministre de la sécurité : Mme Patricia BULLRICH
Ministre de l’économie : M. Nicolas DUJOVNE
Ministre des finances : M. Luis CAPUTO
Ministre de la production : M. Francisco CABRERA
Ministre de l’énergie et des mines : M. Juan José ARANGUREN
Ministre de la justice et des droits de l’homme : M. German GARAVANO
Ministre de l’éducation : M. Alejandro FINOCCHIARO
Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche : M. Ricardo BURYAILE
Ministre de la science et de la technologie : M. Lino BARAÑAO
Ministre du travail : M. Jorge TRIACA
Ministre de la santé : M. Jorge LEMUS
Ministre du tourisme : M. Gustavo SANTOS
Ministre du développement social : Mme Carolina STANLEY
Ministre de l’environnement : M. Sergio BERGMAN
Ministre de la culture : M. Pablo AVELLUTO
Ministre de la modernisation : M. Andres IBARRA

Secrétaire général de la Présidence : M. Fernando DE ANDREIS
Secrétaire en charge des médias publics : M. Hernan LOMBARDI

Présence française

Dispositif diplomatique et consulaire français en Argentine : Ambassade de France et Consulat général à Buenos Aires.

Communauté française : 12 921 inscrits au registre des Français établis hors de France (dont 66% de binationaux). 17 000 touristes français ont visité l’Argentine en 2013.

Mobilité étudiante : 803 étudiants argentins en France en 2015, plaçant la France qu 4ème rang des pays d’accueil (contre 618 en 2014, soit une augmentation de 30%)

Site de l’ambassade de France en Argentine
http://www.embafrancia-argentina.org/

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Institutions

  • Constitution : l’Argentine est une République fédérale. Son régime politique est un régime présidentiel. La Constitution date de 1853 et a été révisée en 1860, 1866, 1898, 1957 et 1994.
  • Pouvoir exécutif : le président est élu pour quatre ans au suffrage universel direct. Son mandat est renouvelable une fois. Le candidat qui obtient au premier tour plus de 40% des voix, avec une marge de plus de 10% sur son principal rival, ou 45 %, est déclaré élu, selon l’article 98 de la Constitution.
  • Pouvoir législatif : le Congrès bicaméral est composé d’une Chambre des députés de 257 membres, renouvelée par moitié tous les deux ans, et d’un Sénat, renouvelé par tiers tous les 2 ans, de 72 membres élus dans chaque province (trois sièges dont un réservé au parti arrivé second à l’élection).
  • Système fédéral : les 23 provinces et la capitale fédérale de Buenos Aires sont dirigées par un exécutif, élu pour quatre ans au suffrage universel direct (le Gouverneur et le Vice-Gouverneur) et des assemblées régionales. La Constitution réserve au pouvoir central les compétences régaliennes (affaires extérieures, défense, monnaie, crédit). L’essentiel des impôts est recouvré par le pouvoir central et redistribué aux provinces et aux municipalités.
  • La Cour suprême coiffe l’ensemble du système judiciaire. Ses membres, nommés par le chef de l’Etat, sont confirmés par un vote du Sénat aux deux tiers.

Principaux groupements et partis politiques

  • Mouvement National Justicialiste, ou Péroniste. Principal mouvement de masse argentin, créé autour de Juan Perón en 1946. Il regroupe plusieurs tendances qui couvrent un large spectre politique allant de la droite conservatrice jusqu’à la gauche. La coalition de l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner, le « Front pour la victoire », est principalement armée par le péronisme. Ce parti détient aujourd’hui la majorité des sièges au Sénat et une minorité de blocage à la Chambre des députés. Il a perdu les élections présidentielles en novembre 2015.
  • Propuesta Republicana (PRO) est une coalition de partis de centre droit, fondée en mai 2005 et principalement implantée dans la capitale. Le PRO est dirigé par Mauricio Macri, ancien maire de Buenos Aires et nouveau président élu en 2015.
  • Parti Radical, ou Union Civique Radicale. Parti centriste fondé en 1891, il regroupe des libéraux centristes et des sociaux-démocrates. Il a donné plusieurs présidents à la République argentine, dont Raúl Alfonsín (1983-1991). Le parti radical s’est allié avec le PRO de Mauricio Macri au sein de Cambiemos.
  • Parti socialiste (PS) : il est traditionnellement faible à l’échelle nationale en raison de l’omniprésence historique des partis péroniste et radical.

Politique intérieure

Au sortir de la crise profondément traumatique des années 2001-2002, Nestor Kirchner (de 2003 à 2007) puis Cristina Kirchner (2007-2015) se sont attachés à redresser le pays. Le « modèle K », mis en place sous leurs présidences s’est caractérisé par un fort interventionnisme de l’Etat notamment dans le domaine économique (accroissement de l’investissement public, étatisation d’entreprises privées) et une politique d’inclusion sociale volontariste permise par les redistributions de la manne agricole. L’action gouvernementale a obtenu des résultats significatifs en matière de réduction de la pauvreté ou du chômage.

Dans un pays marqué par la période de la dictature (1976-1983), les droits de l’Homme et le travail de mémoire ont aussi été au cœur du projet de société promu par les époux Kirchner. L’implication personnelle de Nestor Kirchner a été décisive pour faire abroger les lois d’amnistie en 2003. Depuis la réouverture des procès en novembre 2009, plusieurs centaines de responsables de crimes commis pendant la dictature ont été condamnés. Des lois en matière sociétale ont également été adoptées : fin de vie, identité de genre, mariage homosexuel.

Toutefois, les mesures protectionnistes (licences d’importation, limitation de l’accès aux dollars) ont cristallisé le mécontentement d’une partie de la population, notamment des classes moyennes urbaines. Réélue en 2011 pour un second mandat dès le premier tour (53% des voix), Mme Kirchner ne pouvait se représenter aux élections présidentielles en 2015.

A l’issue d’un second tour le 22 novembre 2015, inédit dans l’histoire de l’Argentine, les Argentins se sont prononcés en faveur de Mauricio Macri. L’opposant de centre-droit au péronisme avec son alliance Cambiemos (regroupant son parti Propuesta republicana et les radicaux) a remporté les élections présidentielles avec 51,34% des suffrages contre 48,66% pour Daniel Scioli, candidat péroniste de centre-gauche soutenu par le parti Frente para la Victoria.

Le nouveau président élu a pris officiellement ses fonctions le 10 décembre 2015. Le Congrès a été également renouvelé le 25 octobre, pour moitié à la Chambre des Députés et pour un tiers au Sénat. Le Frente para la victoria conserve, avec ses alliés, la majorité au Sénat (42 sièges sur 72) et demeurera la première minorité à la Chambre (117 sièges sur 257). Les élections législatives de mi-mandat (renouvellement de la moitié de la Chambre des députés et du tiers du Sénat) auront lieu en octobre 2017.

Situation économique

Vingt-unième puissance économique mondiale et troisième d’Amérique latine (après le Brésil et le Mexique), le pays a bénéficié dans les années 2000 d’une croissance forte et stable (7,5% en moyenne par an de 2003 à 2011), soutenue par la demande interne et les exportations de produits agricoles. Après le net ralentissement de ces dernières années (1,5% en 2012 ; 3% en 2013), le pays est rentré en récession en 2014 (-2,5%). Après une hausse en 2015 (+2,5%), puis une récession en 2016 (-2,3%), le FMI anticipe une croissance de 2,5% en 2017.

Désireux de rendre à l’Argentine sa place sur les marchés financiers internationaux, le président Macri a fait du règlement de contentieux avec les fonds spéculatifs dits « fonds vautours », une priorité. Ce litige, qui entravait le retour du pays dans le paysage financier international a été résolu en quelques mois, grâce aux négociations que le nouveau gouvernement a engagées avec les créanciers, dès son arrivée au pouvoir. Un accord a été trouvé le 29 février 2016 avec les quatre principaux fonds, l’Argentine s’engageant à leur rembourser 4,6 Mds USD.

Dans le même temps, l’administration Macri a adopté de nombreuses mesures économiques afin de redresser le pays et de retrouver la confiance des investisseurs étrangers (levée du contrôle des capitaux, remplacement des déclarations préalables d’importations – pour lesquelles l’Argentine a été condamnée par l’OMC - par un système de licences, assouplissement des limitations aux importations).

L’Argentine reste toutefois confrontée à une inflation élevée (autour de 40% en 2016), favorisée par les émissions de monnaie de la Banque centrale et la dévaluation de 30% de janvier 2016. L’objectif affiché par la Casa Rosada est de ramener l’inflation à « un seul chiffre » d’ici la fin du mandat de M. Macri, fin 2019. Les premières mesures prises par la nouvelle administration argentine ont déjà permis de stabiliser la valeur du peso.

Politique étrangère

Historiquement tournée vers l’Europe, l’Argentine a fait depuis 2003 de son rôle en Amérique latine une priorité de politique étrangère. Elle se sent en particulier proche du Brésil, principal partenaire, même si les relations entre les deux grands du sous-continent peuvent parfois se tendre, notamment en matière commerciale. Mme Dilma Rousseff a réservé à Buenos Aires son premier déplacement à l’étranger en février 2011. M. Macri, qui place le renforcement de la relation bilatérale avec son voisin lusophone au rang de priorité, a également effectué sa première visite à l’étranger au Brésil. Les deux pays ont signé des accords de coopération et se sont engagés à maintenir l’Atlantique sud comme zone exempte d’armes nucléaires. Les relations avec l’Uruguay, bien qu’incontournables, ont connu des pics de tension sous les présidences Kirchner (polémique autour des activités d’une usine de pâte à papier). L’Argentine de M. Macri accorde une attention particulière au Mercosur, dont elle est l’un des membres fondateurs avec le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.

Membre du G20 où elle a défendu une conception sociale des relations économiques et promeut la lutte contre les paradis fiscaux, l’Argentine s’était rapprochée des pays émergents dont elle partage certaines préoccupations (meilleure représentation des émergents dans les institutions internationales). L’ex-présidente C. Kirchner soignait les relations de son pays avec la Chine, son deuxième partenaire commercial, et avec la Russie (visites à Buenos Aires des présidents Xi Jinping et Poutine en juillet 2014). La question des Malouines rend plus complexe le rapprochement avec le Royaume-Uni. L’Argentine assurera la présidence du G20 en 2018.

L’arrivée au pouvoir du président Macri a marqué un tournant dans la politique étrangère argentine, désormais sous le signe de la « réouverture ». Au-delà de la résolution de l’affaire des « fonds vautours », le chef d’Etat argentin a relancé le dialogue avec de nombreux dirigeants étrangers, et notamment européens. L’attitude constructive des argentins dans le cadre de la COP 21, l’adhésion du pays à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) – en tant que membre observateur-, la candidature de l’Argentine à l’OCDE, et la présidence du G20 en 2018 sont également les signes d’une normalisation progressive du pays avec la communauté internationale.

Mise à jour : 17.07.17

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