Focus sur les défis dans l’Arctique

Focus sur les défis dans l’Arctique

L’Arctique est une zone témoin et sentinelle du changement climatique qui sévit à l’échelle globale. L’une des manifestations les plus spectaculaires de l’évolution actuelle du climat est la diminution importante de l’étendue de la banquise arctique en fin d’été. Si cette manifestation est la plus impressionnante, de nombreux autres défis touchent cet espace, à la fois lointain et proche de la France.

Le pergélisol : une bombe climatique à retardement

Le pergélisol ou sol gelé de la zone Arctique est le plus gros réservoir continental de carbone de la planète. En libérant de grandes quantités de gaz à effet de serre, la fonte du pergélisol pourrait avoir des conséquences dramatiques sur le changement climatique.

Les poissons d’eaux tempérés migrent vers le nord

Le réchauffement global est à l’origine d’une migration de tous les écosystèmes marins vers des latitudes plus élevées, et notamment des espèces de poissons de l’Atlantique Nord qui pénètrent dans le bassin arctique pour trouver des eaux plus fraiches.

Banquise arctique, une peau de chagrin

La diminution de l’étendue de la banquise arctique en fin d’été est l’une des manifestations les plus spectaculaires de l’évolution actuelle du climat boréal. Depuis la fin des années 1980, le volume total des glaces de mer arctiques aurait diminué de 75 %. A ce train-là, l’océan Arctique devrait être libéré des glaces pendant la saison d’été au cours des prochaines décennies.

La route maritime du Nord

La route maritime du Nord qui sinue le long de la Sibérie arctique (en vert) permet une réduction de 40 % de la distance entre Rotterdam et Yokohama par rapport à la route passant par le canal de Suez. L’augmentation du trafic maritime dans cette voie navigable pendant une partie de l’été devrait toutefois rester marginale jusqu’en 2030 au moins.

L’Arctique, un espace de manœuvre pour la France

Du fait de son appartenance à l’Union européenne et à l’OTAN, la France pourrait être amenée à contribuer au maintien de la stabilité dans cette région située entre 2500 et 5000 km des côtes françaises, puisqu’elle appartient au petit nombre des États capables d’intervenir avec des moyens significatifs à de telles distances.

Présence scientifique permanente de la France dans l’Arctique

La France a été le premier pays à installer, dès 1963, une base de recherche scientifique dans l’archipel arctique du Svalbard où elle partage une base permanente avec l’Allemagne dans le village scientifique international de Ny-Ålesund, la base AWIPEV, dotée d’un laboratoire de géophysique, de biologie et de chimie, pouvant accueillir jusqu’à 16 chercheurs.

Elle dispose également d’une base annexe, la base Jean Corbel, située à 5 km de Ny-Ålesund, spécialisée dans les mesures de physico-chimie, de l’atmosphère et de glaciologie, pouvant accueillir en été 8 personnes.

La France, un acteur éco-responsable dans l’Arctique

La sécurité maritime (sécurité des personnes et prévention de la pollution par les navires) dans les eaux polaires qui sont éloignées, vulnérables et peuvent être inhospitalières, est un défi qui engage la responsabilité de tous les utilisateurs potentiels de l’océan Arctique.

La sensibilité de l’environnement et la faible résilience des écosystèmes marins arctiques aux activités humaines (navigation commerciale, extraction d’hydrocarbures, tourisme de croisière…) sont un défi qui engage également la responsabilité de tous les acteurs économiques potentiels.

L’Arctique, une zone d’intérêt scientifique mondial

L’intérêt scientifique pour les zones polaires s’est considérablement accru avec la reconnaissance récente des rôles témoin, acteur et sentinelle des régions de hautes latitudes dans les équilibres naturels de notre planète, en particulier dans le contexte du dérèglement climatique. L’Arctique et l’Antarctique sont identifiés par la communauté scientifique internationale comme des laboratoires naturels majeurs pour l’étude du changement climatique au niveau global et revêtent de ce fait, un intérêt scientifique pour l’humanité tout entière.

La sécurité maritime (sécurité des personnes et prévention de la pollution par les navires) dans les eaux polaires qui sont éloignées, vulnérables et peuvent être inhospitalières, est un défi qui engage la responsabilité de tous les utilisateurs potentiels de l’océan Arctique. La sensibilité de l’environnement et la faible résilience des écosystèmes marins arctiques aux activités humaines (navigation commerciale, extraction d’hydrocarbures, tourisme de croisière…) sont un défi qui engage également la responsabilité de tous les acteurs économiques potentiels.

Un code pour la navigation dans les eaux polaires

La France a soutenu l’élaboration d’un « recueil de règles obligatoires pour les navires exploitées dans les eaux polaires » (ou code polaire) au sein de l’Organisation maritime internationale. Ce code qui vise à renforcer la sécurité de l’exploitation des navires et à atténuer son impact sur les gens et l’environnement dans les eaux polaires qui sont éloignées, vulnérables et peuvent être inhospitalières entrera en vigueur au début de l’année prochaine.

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