Présentation

Relations politiques

Les relations politiques sont étroites et denses.
Le président de la République s’est entretenu avec le prince héritier Mohammed Ben Nayef le 21 septembre 2016, en marge de l’assemblée générale des Nations unies.

La visite du vice-prince héritier Mohammed Ben Salman, à Paris les 27 et 28 juin 2016 a permis de faire le point sur les principaux dossiers régionaux et bilatéraux.
Le président de la République a reçu le 4 mars 2016 Mohamed bin Nayef, Prince héritier, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur du Royaume. Ils ont abordé ensemble les principales questions régionales, dont la crise syrienne, et souligné la nécessité pour nos deux pays de développer leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme.

Le ministre des affaires étrangères et du développement international s’est rendu à Riyad le 19 janvier 2016 pour discuter avec les autorités saoudiennes des principaux dossiers régionaux et bilatéraux.

Le Premier ministre s’est rendu à Riyad le 13 octobre 2015. Cette visite a été l’occasion de confirmer la force du partenariat franco-saoudien ainsi que la convergence de vues entre nos deux pays sur les principaux dossiers régionaux. La 2ème commission mixte franco-saoudienne, co-présidée par le ministre et le prince Mohamed bin Salman, ministre de la Défense et chef du pôle économique saoudien, a débouché sur la signature de contrats pour un montant de près de 10 milliards d’euro (dont 3 milliards dans l’immédiat), en particulier dans les domaines militaire, financier et de l’agroalimentaire.

Le vice-Prince héritier, Mohamed bin Salman, a effectué une visite à Paris le 24 juin 2015 pour co-présider avec le ministre la première réunion de la commission conjointe franco-saoudienne et signer des accords dans de nombreux domaines de coopération.

Le président de la République s’est rendu à Riyad les 4 et 5 mai 2015. A cette occasion, il s’est entretenu avec le Roi Salman et a été invité d’honneur au Sommet des chefs d’Etat du CCEAG. Cette visite s’est déroulée dans une atmosphère de confiance et de volonté de renforcement de la coopération bilatérale. L’Arabie saoudite s’est proposée d’effectuer des investissements importants en France dans les mois à venir.

Relations économiques

L’Arabie est notre premier partenaire commercial dans le Golfe avec 10 milliards d’euros en 2014 et 8,5 milliards d’euros d’échanges en 2015 (la différence s’explique par la baisse de nos importations en hydrocarbures). Le Royaume constitue un marché porteur pour nos entreprises dans la plupart des secteurs. Elles y ont exporté 3,1 milliards d’euros en 2015 (soit une augmentation de 6% par rapport à 2014). Notre solde commercial s’est donc largement amélioré avec un déficit de 2,1 milliards d’euros en 2015, soit une réduction de 47,5% par rapport à 2014.

Pour la France, au-delà des opportunités dans le secteur pétrolier et parapétrolier, les principales perspectives se situent dans les secteurs des transports ferroviaires urbains et à grande vitesse, le nucléaire civil et la défense (premier client de la France dans ce secteur et l’un des principaux acheteurs mondiaux d’armement). Par ailleurs, de nombreux secteurs peuvent intéresser les PME, tout particulièrement les biens de consommation (luxe, cosmétiques), l’agro-alimentaire et les équipements de télécommunication.

Les investissements français en Arabie saoudite sont également significatifs : la France est ainsi le 3e investisseur étranger en Arabie saoudite après les Etats-Unis et le Koweït avec un stock estimé à 15,3 milliards de dollars.

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/arabie-saoudite

Coopération culturelle, scientifique et technique

Sur les plans culturel et technique, nous menons en Arabie saoudite une coopération dynamique, qui s’articule autour de trois axes :

  • Formation universitaire, professionnelle et en matière de santé.
  • Amélioration de la gouvernance dans la perspective de la mise en place progressive d’un Etat de droit.
  • Renforcement de l’influence de la France à travers la coopération éducative, linguistique et culturelle.

Depuis l’accession au trône du Roi Abdallah, le budget consacré à l’enseignement secondaire et universitaire représente un quart des dépenses publiques. La prédominance anglo-saxonne est massive, mais la France est désormais un partenaire reconnu et notre coopération monte progressivement en puissance comme en témoigne la signature de nombreux accords de coopération universitaire depuis 2008.

Les études en France ont une bonne réputation, mais le nombre d’étudiants saoudiens en France reste en deça de celui aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Actuellement, 1 400 étudiants saoudiens suivent des études en France, dans le cadre du programme de bourses d’études du Roi Abdallah qui finance l’envoi de 130 000 étudiants à l’étranger.

Dans le domaine de la santé, un programme de formation de médecins spécialistes, basé sur un accord intergouvernemental signé en 2011, a permis d’accueillir plusieurs centaines de médecins depuis 2006. Chaque année, 50 médecins sont sélectionnés et suivent une formation linguistique d’un an, avant d’intégrer les centres hospitaliers universitaires (CHU) français. Près du tiers de ces médecins sont des Saoudiennes.

En matière de recherche, la signature d’un accord de coopération scientifique entre la KACST (à la fois, ministère de la recherche, académie des sciences et agence d’ANR) et le CNRS en 2016 s’est d’ores et déjà traduite par la mise en place de coopérations de haut niveau. Un symposium réunissant une quarantaine de chercheurs des deux pays s’est tenu a à Riyad du 21 au 24 novembre 2016.

Enseignement du français
Notre enseignement est bien représenté avec 3 établissements, celui de Riyad – Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) - et ceux de Djeddah et Khobar – Mission laïque française (MLF). Ils regroupent près de 3 200 élèves.

L’Alliance française d’Arabie saoudite a été créée en octobre 2010 pour encadrer les trois centres d’enseignement du français existant dans le Royaume, à Riyad, Djeddah, et Khobar. L’Alliance française a été reconnue comme centre culturel en 2016 par les autorités saoudiennes : dès lors, elle peut organiser des événements culturels, dans le respect de la non-mixité.
L’enseignement du français est également dispensé dans des écoles privées saoudiennes présentes à Riyad et à Djeddah. Celles-ci peuvent proposer le programme scolaire français (diplômes français passés à l’école française de Riyad ou Djeddah), ou l’enseignement du français comme langue étrangère (DELF ou DALF).

Dans le domaine universitaire, trois universités possèdent des départements de français. King Saud University, Princess Nourah University à Riyad et King Abdulaziz University à Djeddah proposent une licence en langue française et traduction. L’université Al Faïsal et l’université du Prince Sultan, dans la capitale, ont récemment ouvert des sections de français. Près de 1 500 étudiants sont inscrits dans les sections de français dans ces universités. De plus, la King Abdullah University for Science and Technology – KAUST - a décidé de développer un enseignement du français professionnel dans le secteur du tourisme.Au total, près de 15 000 Saoudiens et étrangers apprennent le français dans le Royaume.

Rayonnement culturel et missions françaises d’archéologie en Arabie
Dans le domaine culturel, nos activités sont le plus souvent limitées aux enceintes diplomatiques, compte tenu de la législation locale. La programmation culturelle est variée : concerts, expositions, conférences. Plusieurs grands rendez-vous culturels sont à noter : le mois de la francophonie (mars), le mois de l’Europe (mai) ainsi que la fête nationale. A l’extérieur de l’enceinte diplomatique, des activités culturelles mutualisées (expositions, conférences) se déroulent à Riyadh entre ce poste et des universités (Al-Faisal, Al-Yamamah), la fondation du Roi Faisal, le Musée National ou des galeries privées.

Nos programmes de préservation et de mise en valeur du patrimoine, notamment à Djeddah et à Riyad contribuent également au renforcement de notre influence. Des formations ont été lancées dès janvier 2014 à destination des personnels de la commission nationale du tourisme et des antiquités en partenariat avec l’Institut national du patrimoine et le Louvre.

Sept missions archéologiques sont également présentes sur le territoire saoudien. Elles couvrent toutes les régions saoudiennes à l’exception de Najran (mission relocalisée au Nord Ouest en face du Golfe d’Aqaba) et étudient les sites les plus emblématiques du pays (tombeaux nabatéens de Madâ in Saleh, cité antique de Thaj, oasis de Dumat-Al-Jandal).

Mise à jour : 13.12.16

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