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La France et l’Arabie Saoudite

Brève

Arabie saoudite - Déplacement de Laurent Fabius (12 avril 2015)

A l’occasion de sa première visite en Arabie saoudite depuis le début du règne du roi Salman, Laurent Fabius a redit son attachement à l’amitié et au partenariat stratégique entre nos deux pays.

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Relations politiques

Relations politiques

Les relations politiques sont étroites et denses.
Le Premier ministre s’est rendu à Riyad le 13 octobre dernier. Cette visite a été l’occasion de confirmer la force du partenariat franco-saoudien ainsi que la convergence de vues entre nos deux pays sur les principaux dossiers régionaux. La 2ème Commission mixte franco-saoudienne, co-présidée par le Ministre et le prince Mohamed bin Salman, ministre de la Défense et chef du pôle économique saoudien, a débouché sur la signature de contrats pour un montant de près de 10 Mds d’euro (dont 3 Mds dans l’immédiat), en particulier dans les domaines militaire, financier et de l’agroalimentaire.

Le Président de la République s’est rendu à Riyad les 4 et 5 mai. A cette occasion, il s’est entretenu avec le Roi Salman et a été invité d’honneur au Sommet des Chefs d’Etat du CCEAG. Cette visite s’est déroulée dans une atmosphère de confiance et de volonté de renforcement de la coopération bilatérale. L’Arabie saoudite s’est proposée d’effectuer des investissements importants en France dans les mois à venir.

Le vice-Prince héritier, Mohamed bin Salman, a effectué une visite à Paris le 24 juin pour co-présider avec le Ministre la première réunion de la commission conjointe franco-saoudienne et signer des accords dans de nombreux domaines de coopération. Le Ministre s’est rendu en visite à Riyad le 12 avril dernier.

Le ministre du Commerce et de l’industrie, M. Al Rabiah, s’est entretenu avec le Ministre et M. Macron le 23 octobre 2014. Le prince Salman Ben Abdulaziz, Prince héritier et ministre de la Défense d’Arabie saoudite, a effectué une visite officielle à Paris du 1er au 4 septembre. Le Prince Mohamed bin Nayef, ministre de l’Intérieur, a été reçu par le Président de la République le 28 mai 2013. Le ministre des Affaires étrangères, Adel Al Jubair, s’entretient régulièrement avec son homologue, M. Fabius. Le prince Mitaeb bin Abdallah, chef de la garde nationale, a été reçu par le Président de la République lors d’une visite en France en juin 2012.

Relations économiques

Sur le plan économique, l’Arabie est notre premier partenaire commercial dans le Golfe et le deuxième au Moyen-Orient (9,4 Mds € en 2013). Le Royaume constitue un marché porteur pour nos entreprises dans la plupart des secteurs. Elles y ont exporté 3,4 Mds € en 2013, ce qui place notre pays au 7e rang des fournisseurs. Notre solde commercial est cependant négatif et s’établit à -2,6 Mds € en 2013 : depuis 2011, les tensions politiques dans la région ont tiré à la hausse le montant de nos importations (pétrole brut) avec un effet « prix », puis un effet « volume », pour compenser l’interruption des livraisons libyennes et iraniennes et la lente remontée en puissance des exportations irakiennes.

Pour la France, au-delà des opportunités dans le secteur pétrolier et parapétrolier, les principales perspectives se situent dans les secteurs des transports ferroviaires urbains et à grande vitesse, le nucléaire civil et la défense (premier client de la France dans ce secteur et l’un des principaux acheteurs mondiaux d’armement). Par ailleurs, de nombreux secteurs peuvent intéresser les PME, tout particulièrement les biens de consommation (luxe, cosmétiques), l’agro-alimentaire et les équipements de télécommunication. A ce stade cependant, les relations économiques franco-saoudiennes sont ainsi davantage marquées par l’importance de nos investissements (la France est le 3e investisseur étranger en Arabie saoudite après les Etats-Unis et le Koweït avec un stock estimé à 15,3 Md USD) que de nos échanges.

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/arabie-saoudite

Coopération culturelle, scientifique et technique

Sur les plans culturel et technique, nous menons en Arabie saoudite une coopération particulièrement dynamique, qui s’efforce de répondre aux priorités du Roi en matière de réforme : l’éducation, la justice, y compris à destination des femmes, et la santé. Elle s’articule autour de trois axes :

  • Formation universitaire, professionnelle et en matière de santé.
  • Amélioration de la gouvernance dans la perspective de la mise en place progressive d’un état de droit.
  • Renforcement de l’influence de la France à travers la coopération éducative, linguistique et culturelle.

Depuis l’accession au trône du Roi Abdallah, le budget consacré à l’enseignement secondaire et universitaire représente un quart des dépenses publiques. La prédominance anglo-saxonne est massive, mais la France est désormais un partenaire reconnu et notre coopération monte progressivement en puissance comme en témoigne la signature de soixante accords de coopération universitaire depuis 2008, notamment dans les secteurs de l’énergie, des nanotechnologies et des biotechnologies.

L’ouverture de l’Université de la Princesse Noura, réservée exclusivement à la formation des femmes, a ouvert la possibilité de nouveaux partenariats, notamment dans le domaine de la formation technique et de l’enseignement professionnel. Des partenariats ont été conclus entre cette Université, le Technical and Vocational Training Center et les universités françaises de Rouen et de Versailles Saint-Quentin dans divers domaines de la formation professionnelle : textile, esthétique, coiffure, photographie, restauration, notamment. Des échanges ont eu lieu avec des IUT, et les enseignements professionnalisant dispensés par l’AFPA.
Les études en France ont une excellente réputation. Actuellement, 1400 étudiants saoudiens suivent des études en France, dans le cadre de l’ambitieux programme de bourses d’études du Roi Abdallah, finançant l’envoi de 130 000 étudiants à l’étranger.
Dans le domaine de la santé, un programme de formation de médecins spécialistes, basé sur un accord intergouvernemental signé en 2011, a permis d’accueillir plusieurs centaines de médecins depuis 2006. Chaque année, 50 médecins sont sélectionnés et suivent une formation linguistique d’un an, avant d’intégrer les CHU français. Près du tiers de ces médecins sont des Saoudiennes.

La justice est l’un des points d’application emblématique de l’effort de réforme engagé par le Roi, dans un secteur sensible, compte tenu de l’influence que continuent d’y exercer les milieux conservateurs. Dans ce contexte, il a été jugé opportun d’engager une coopération dans ce domaine, en signant une déclaration d’intention qui permettrait d’engager des actions de coopération dans les domaines suivants : échanges d’expertise juridique, formation, séminaires, gestion de la magistrature. Ce projet d’accord a été validé côté français par le ministère de la justice et le ministère des Affaires étrangères, la partie saoudienne devant désormais à son tour valider la déclaration d’intention et le programme de coopération.
Un appui aux activités de promotion des droits de l’Homme est assuré. Une attention toute particulière est accordée à la situation des femmes, grâce à une coopération établie en 2010 avec la Princesse Adeelah, fille du Roi, dans les domaines de la santé, du droit et de la participation aux activités municipales, suite à l’éligibilité et au droit de vote des femmes accordés en 2011.
Un accord signé entre l’Institut d’Administration publique et l’ENA en décembre 2010 a déjà permis d’organiser un séminaire et de prévoir la formation de 10 juges administratifs en 2013.

Enseignement du français
L’Alliance française d’Arabie saoudite a été créée en octobre 2010 pour encadrer les trois centres d’enseignement du français qui existent dans le Royaume, à Riyad, Djeddah, et Khobar. Cette nouvelle organisation donne une meilleure visibilité à l’enseignement du français et permet d’accroître le nombre des apprenants. L’enseignement du français est également dispensé dans des écoles privées saoudiennes qui souhaitent faire passer à leurs élèves le baccalauréat français. Notre enseignement est bien représenté avec quatre établissements AEFE et MLF qui regroupent plus de 3000 élèves. Au total, ce sont environ 10 000 saoudiens et étrangers qui apprennent le français dans le royaume en 2012.
La King Abdullah University for Science and Technology KAUST- a décidé de développer un enseignement du français professionnel dans le secteur du tourisme, correspondant dès lors au souhait de notre gouvernement de favoriser la diplomatie économique. Enfin, l’Université privée Al-Faysal, créée par les descendants du roi Faysal, a souhaité introduire l’enseignement du français dans son curriculum, suscitant l’engouement immédiat de 110 étudiants dès la rentrée 2013, et ouvrant d’excellentes perspectives de coopération avec la fondation Al-Faysal et les organismes qui en dépendent.

Rayonnement culturel
Dans le domaine culturel, nos activités sont limitées aux enceintes diplomatiques du fait de la censure et de l’interdiction de donner des concerts publics. Il est possible néanmoins, dans ce cadre contraint, d’offrir une programmation variée : concerts, expositions, conférences.

Nos programmes de préservation et de mise en valeur du patrimoine, notamment à Djeddah et à Riyad contribuent également au renforcement de notre influence.Des formations ont été lancées en janvier 2014 à destination des personnels de la commission nationale du tourisme et des antiquités en partenariat avec l’Institut National du Patrimoine et le Louvre. Il est prévu également que la France réponde à une demande d’expertise de la commission pour l’aider à structurer son administration et à écrire les lois patrimoniales saoudiennes et les procédures de sauvegarde.

Mise à jour : 20.10.15

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