L’Antarctique

Economie et recherche scientifique en Antarctique

Activités économiques interdites

Chasse phoquière

La Convention pour la protection des phoques de l’Antarctique (PDF), adoptée à Londres le 1er juin 1972, interdit la chasse des 6 principales espèces de phoques qui ont étaient chassées jusque-là dans l’Océan antarctique.

Chasse baleinière

La création d’une Commission baleinière internationale (lien vers : https://iwc.int/convention-fr) en 1946 et l’adoption par celle-ci d’un moratoire (lien vers :) sur la chasse de ces cétacées en 1982 (en vigueur depuis 1986) ont aujourd’hui limité cette activité à des prélèvements résiduels par des peuples premiers (d’Arctique et des Caraïbes surtout) ainsi que par quelques pays attachés à la chasse. Ce dispositif a été complété en 1994 par un sanctuaire baleinier antarctique (lien vers : https://iwc.int/sanctuaries-fr ) où la chasse commerciale est interdite, à l’exception de prélèvements à but scientifique – une dérogation aujourd’hui utilisée par les derniers Etats chasseurs pour effectuer des prélèvements.

Exploitation des ressources minérales

Le Protocole de Madrid indique que "Toute activité relative aux ressources minérales, autre que la recherche scientifique, est interdite" en Antarctique. Ceci interdit d’exploiter les minerais, le gaz, le pétrole et la glace d’eau douce au sud du 60e parallèle, tant en mer qu’à terre. Adopté le 4 octobre 1991, le Protocole est entré en vigueur le 14 janvier 1998. Cette interdiction a, depuis, toujours été respecté par ses Etats parties et, de manière générale, aucune activité de ce type n’a été observée dans la région.

Activités économiques aujourd’hui pratiquées en Antarctique

Seules la pêche et le tourisme sont aujourd’hui autorisés et pratiqués dans la zone du Traité sur l’Antarctique (sud du 60ème parallèle), malgré l’encadrement strict qui les vise.

Pêche

Cette activité se concentre sur quelques espèces de poisson (légine et poisson des glaces surtout) ainsi que le krill. Elle est encadrée par la CCAMLR (lien vers : http://www.ccamlr.org/fr), qui peut adopter toute mesure relative à la protection des stocks halieutiques (fixation de quotas de captures, règlementation des méthodes de pêche etc.). Les principaux Etats pêcheurs sont la France (pour la légine dans ses ZEE de Kerguelen et de Crozet), la Norvège (1er pêcheur de krill), l’Australie, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, le Chili, la Corée du sud, le Japon, l’Ukraine, la Pologne, l’Espagne, l’Argentine, la Russie, la Chine. La lutte contre la pêche illégale a pris une grande importance dans la région.

Tourisme

Cette activité représente 30 à 35 000 visiteurs par an, pour un marché global qui peut être estimé à environ 110 millions d’euros par an. Ce tourisme se focalise surtout en Péninsule antarctique, plus facile d’accès, et se décline en des activités aériennes (survols de régions antarctique), maritimes (visites de voiliers de particuliers jusqu’à des navires de croisière) et terrestres (débarquements brefs, expéditions de longue durée, sports etc.).

Le tourisme est une source d’inquiétude pour les parties du Traité sur l’Antarctique du fait des risques qu’il implique pour la sûreté des personnes (éloignement des services de secours, couverture radio limitée, climat rude), pour l’environnement (déchets, perturbations des habitats des animaux et plantes, introduction d’espèces non-indigènes) et la recherche scientifique (perturbation du fonctionnement d’appareils scientifiques, actes de malveillance etc.).

La RCTA renforce progressivement la règlementation applicable à des fins de sûreté et protection de l’environnement (ex : interdiction de l’accès aux zones bénéficiant d’une protection renforcée, limitation à 100 du nombre de personnes susceptibles d’être débarquées en même temps, obligation de présence d’un accompagnateur pour 20 touristes etc.).

La recherche scientifique

La recherche scientifique concerne de nombreuses disciplines en sciences de l’univers (astronomie, climatologie, géologie, géomagnétisme, glaciologie, sismologie, volcanologie etc.) et sciences de la vie (biologie, médecine et psychologie humaines, ornithologie, paléontologie etc.).

Les principales études en sciences de l’univers visent à :
améliorer la connaissance du passé climatique de la Terre (forages glaciologique), étudier l’évolution du climat global (relevés météorologiques, analyse de la composition chimique de l’atmosphère, etc.), mieux connaître le champ magnétique de la Terre, réaliser des études astronomiques, étudier la géologie et la sismicité de l’Antarctique etc.

Les études en sciences de la vie portent principalement sur :
l’ornithologie (surtout pour s’assurer du maintien des populations et mieux connaître le fonctionnement des organismes), la biologie (étudier l’impact des activités humaines et espèces invasives) et la médecine et la psychologie (étudier l’impact du froid, de l’isolement, de la nuit polaire, de la promiscuité sur le comportement et le psychisme).

L’Antarctique permet enfin des activités de recherche et développement
(matières permettant de résister au froid, électronique résistant à des conditions extrêmes, prospection biologique pour des applications dans le domaine des médicaments, de la nutrition, des cosmétiques etc.).

Mise à jour : 17.02.16

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