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Géographie et histoire

Géographie

D’une superficie d’1 246 700 km², l’Angola a pour pays limitrophes la République du Congo au nord, la République démocratique du Congo au nord-est, la Zambie au sud-est et la Namibie au sud. L’enclave de Cabinda, territoire de 7 300 km² pour environ 600 000 habitants, est quant à elle située entre la République du Congo et la République démocratique du Congo, avec une façade maritime de 60 km.

L’Angola se distingue par sa forte amplitude thermique d’une région à l’autre (l’Angola compte 18 provinces au total). Si le Nord (notamment Cabinda) connaît de fortes précipitations interrompues par une saison sèche qui s’étend de juin à septembre, les régions du Sud sont majoritairement sèches voire désertiques, à l’exception du plateau de Huambo.

Histoire

La découverte de l’Angola par les Européens est attribuée à l’explorateur portugais Diego Cão qui atteint le Cap du Loup en 1482, à l’embouchure du fleuve Congo. Les Portugais nouent des relations avec les Bakongos, les incitant à capturer des esclaves en échange d‘armes à feu ou de produits manufacturés. Plusieurs comptoirs négriers sont créés, notamment à Luanda et Benguela. Après une période de domination espagnole à partir de 1618, puis hollandaise à partir de 1630, les Portugais parviennent à affirmer de nouveau leur souveraineté sur les côtes angolaises en 1650.

Revendiqué officiellement comme une colonie portugaise en 1886, l’Angola devient en 1951 une province d’outre-mer du Portugal. L’indépendance n’est obtenue qu’en 1975, à l’issue de la « Révolution des œillets » au Portugal. La lutte pour l’indépendance, à partir de 1961, avait donné naissance à trois mouvements principaux en désaccord sur le partage du pouvoir : le MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l’Angola – 1956) d’António Agostinho Neto, l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola – 1966) de Jonas Savimbi, et le FNLA (Front national pour la libération de l’Angola – 1962) de Holden Roberto.

En dépit des accords d’Alvor prévoyant la mise en place d’un gouvernement quadripartite (Portugal, MPLA, UNITA, FNLA), la transition de l’Angola vers l’indépendance est rapidement minée par des rivalités entre mouvements d’opposition. Durant l’été 1975, le MPLA expulse les deux autres mouvements de la capitale et des principales villes. Tandis que les colons repartent vers Lisbonne, António Agostinho Neto proclame l’indépendance de la République populaire d’Angola le 11 novembre 1975. Il obtient la reconnaissance internationale et l’Angola est admis aux Nations Unies.

L’Angola s’enfonce aussitôt dans une première guerre civile, opposant les partisans du MPLA (soutenu par l’URSS et Cuba) à ceux de l’UNITA (soutenue par l’Afrique du Sud, les Etats-Unis et le Royaume-Uni). A la mort d’António Agostinho Neto en 1979, les fonctions de chef d’Etat reviennent au numéro deux du MPLA, José Eduardo dos Santos. En décembre 1988, au quartier général de l’ONU à New York, l’Afrique du Sud, l’Angola et Cuba signent le traité de New York. Cet accord prévoit le retrait des troupes cubaines en échange de l’indépendance de la Namibie.

Des accords de paix (Estoril, Bicesse) sont finalement signés entre le MPLA et l’UNITA en 1991, après l’abandon de la doctrine marxiste par le MPLA et la promesse d’élections libres. Cependant, les élections nationales de 1992, favorables au MPLA de dos Santos, sont contestées par Jonas Savimbi, leader de l’UNITA, qui décide de reprendre la lutte armée.

En février 2002, Jonas Savimbi est tué lors d’une offensive menée par les forces gouvernementales. Profondément affaiblie, tant par la mort de son leader que par les sanctions décrétées par l’ONU, l’UNITA négocie les conditions d’un règlement. Un accord de cessez-le-feu est ainsi signé à Luanda le 4 avril 2002, entre l’armée gouvernementale et les forces de l’UNITA, mettant fin à 27 ans de guerre civile (1975-2002).

Dès 2002, l’Etat angolais lance un vaste programme de reconstruction des infrastructures (routes, ponts, aéroports, chemins de fer). Grâce notamment à ses exportations d’hydrocarbures, l’Angola connaît un véritable essor économique qui lui permet de tourner définitivement la page des années de guerre civile.

Mise à jour : 12.07.16

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