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Relations politiques et dernières visites

L’Angola et la France entretiennent un dialogue soutenu, notamment sur les questions de sécurité régionale (République centrafricaine, région des Grands Lacs, golfe de Guinée, Guinée-Bissao, Madagascar, Soudans, Sahel). Les deux pays partagent de nombreux intérêts économiques et ont développé une coopération dense, en particulier dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Le ministre Laurent Fabius s’est rendu à Luanda le 31 octobre 2013. Première visite d’un ministre des Affaires étrangères en Angola depuis 2003, elle marquait la volonté de la France d’approfondir son partenariat avec l’Angola. Ce déplacement avait pour objectif d’approfondir la relation bilatérale, par un renforcement du dialogue politique et des relations économiques entre la France et l’Angola, en tenant compte, au-delà du secteur pétrolier et parapétrolier, des nombreuses opportunités qu’offre la politique de diversification de l’économie menée par l’Angola, en particulier dans le secteur du développement durable.
A la suite de ce déplacement, un accord d’exemption de visas sur les passeports diplomatiques a été signé par les deux ministres des affaires étrangères, à l’occasion du Sommet de l’Elysée le 7 décembre à Paris.
Le Président dos Santos est venu en visite officielle en France du 28 au 30 avril 2014. A cette occasion il a rencontré le Président de la République, et participé à un événement économique au Quai d’Orsay, à l’invitation du Ministre. Les deux ministres des affaires étrangères ont également signé, en présence des deux chefs d’Etat, un accord de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Laurent Fabius a reçu son homologue, M. Georges Chikoti, le 18 décembre 2014, pour un entretien suivi de la clôture du Forum d’affaires France-Angola. Organisé par le Quai d’Orsay et Ubifrance, en partenariat avec le Medef international, il a vu la participation de près de 250 représentants d’entreprises et acteurs institutionnels. A cette occasion, les Ministres ont signé un plan d’action pour un partenariat économique renforcé, ainsi qu’un accord de facilitation des visas pour les professionnels et les stagiaires.

Le président François Hollande s’est rendu en visite d’Etat à Luanda les 2 et 3 juillet 2015, permettant un renforcement de la coopération diplomatique et militaire. Cette visite a permis la signature de l’accord Sonangol-Total, et le retour de l’AFD en Angola.

Relations économiques

Le commerce bilatéral entre la France et l’Angola s’est élevé à près de 1,4 Md€ en 2013, en net ralentissement depuis 2008, où il avait atteint le niveau record de 3,2 Md€. En 2014, les échanges commerciaux bilatéraux ont progressé de 69 %.

Après une baisse de 21 % en 2012 et 2013 les exportations françaises à destination de l’Angola sont reparties à la hausse en 2014 pour atteindre 770 M€ (+67 %) Elles se composent essentiellement d’équipements destinés à un usage pétrolier, mais se diversifient (agroalimentaire, santé, automobile, biens de consommation, équipements mécaniques, électriques, électronique et informatique, produits chimiques, parfums et cosmétiques).

Après une contraction de 30% en 2012 et 2013, les importations françaises sont aussi reparties à la hausse en 2014 (1,57 Md€ en 2014, progression de près de 70 %) reflétant notamment l’augmentation de l’achat d’hydrocarbures. 2014, la France est devenue le 9e destinataire des ventes angolaises avec des importations françaises à hauteur de 3,32 % des exportations totales du pays, en progression de 43,8 %.

Environ 70 entreprises françaises sont établies en Angola, principalement dans le secteur pétrolier et parapétrolier. Les investissements français sont principalement le fait de Total (environ 1 MdUSD par an). Total est devenu le premier opérateur du pays, avec une production de 700 000 b/j fin 2014, soit plus du tiers de la production nationale, notamment grâce à l’inauguration en juin 2014 de la plateforme CLOV (capacité de 160 000 barils/jour). Total opère également un bloc en offshore très profond (bloc 32), sur lequel le développement d’un premier pôle de production a été lancé en avril 2014 (projet Kaombo – investissement de 16 Md$, capacité de production estimée à 230 000 b/j, démarrage prévu en 2017). Enfin, le groupe participe activement à l’exploration du domaine minier angolais, en particulier dans le bassin de la Kwanza (recherche d’hydrocarbures sous des couches salines – pré-salifère).

Coopération culturelle, scientifique et technique

Afin de répondre au vaste programme de renforcement de l’enseignement supérieur lancé par le gouvernement angolais, qui a notamment pour objectif de renforcer la qualité de l’offre éducative, le poste a mis en place un important programme de bourses en cofinancement avec l’Angola. Au titre de ce programme, 95 boursiers angolais suivent actuellement un cursus en France dans l’enseignement supérieur. Le 12 décembre 2014, un accord technique entre l’Académie de la Sonangol (compagnie pétrolière nationale) et l’Ambassade de France, a également mis en place un programme de bourses d’études en cofinancement pour des formations d’ingénieur en 5 ans, avec un premier envoi de 50 boursiers dès 2015.

La France apporte un appui aux institutions angolaises avec un poste d’assistant technique couvrant le secteur de l’enseignement supérieur et par le biais de deux projets du Fonds de solidarité prioritaire, achevés en 2012. La signature en avril 2014 d’un accord de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur, et le nouveau projet FSP « Employabilité des jeunes angolais : les partenariats public-privé au service de la formation supérieure », qui débute en 2015, doivent permettre d’approfondir ces acquis.

La coopération linguistique constitue un second axe prioritaire, dans un pays où le français a longtemps été la seule langue étrangère enseignée. Les affinités communautaires, les flux migratoires avec la RDC et le Congo et le retour progressif de réfugiés ont permis que la francophonie survive à l’indépendance : outre la capitale, certaines provinces comptent 25 % de francophones.La France dispose à cet effet d’un réseau de trois Alliances françaises autonomes (Luanda, Lubango, Cabinda).

Mise à jour : 12.07.16

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