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La France et l’Angola

Brève

Angola - Forum économique France-Angola (Paris, 18 décembre 2014)

MM. Fabius et Chikoti participeront ensuite, au centre de conférence ministériel, à la clôture du forum économique France-Angola organisé par le quai d’Orsay et Ubifrance, en partenariat avec le Medef International. Plus de 250 participants, représentants d’entreprises et acteurs économiques institutionnels y sont attendus

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Présentation

Relations politiques et dernières visites

L’Angola et la France entretiennent un dialogue soutenu, notamment sur les questions de sécurité régionale (République centrafricaine, région des Grands Lacs, golfe de Guinée, Guinée-Bissao, Madagascar, Soudans, Sahel). Les deux pays partagent de nombreux intérêts économiques et ont développé une coopération dense, en particulier dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Nicolas Sarkozy s’est rendu à Luanda le 23 mai 2008. Cette visite a été précédée de celle de M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie le 15 novembre 2007. Placée sous le signe de retour de la confiance mutuelle, la visite présidentielle fut l’occasion d’un entretien approfondi entre les deux chefs d’Etat qui s’étaient engagés à mener des concertations régulières sur les questions internationales, notamment africaines.

En 2009, Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, a participé au premier Forum des affaires franco-angolais, organisé à Luanda du 26 au 28 mai.

Outre la participation de la ministre angolaise de l’Environnement, Mme Fatima Monteiro Jardim, au 6e Forum mondial de l’eau à Marseille (11-17 mars 2012), le ministre des Affaires étrangères angolais, M. Georges Rebelo Pinto Chikoti, est venu en visite à Paris du 21 au 23 mars 2012. Cette visite a permis de consolider la relation entre la France et l’Angola en évoquant de nombreux domaines de partenariat (dialogue politique, coopération économique, affaires consulaires).

Le ministre Laurent Fabius s’est rendu à Luanda le 31 octobre 2013. Première visite d’un ministre des Affaires étrangères en Angola depuis 2003, elle marquait la volonté de la France d’approfondir son partenariat avec l’Angola. Ce déplacement avait pour objectif d’approfondir la relation bilatérale, par un renforcement du dialogue politique et des relations économiques entre la France et l’Angola, en tenant compte, au-delà du secteur pétrolier et parapétrolier, des nombreuses opportunités qu’offre la politique de diversification de l’économie menée par l’Angola, en particulier dans le secteur du développement durable.

A la suite de ce déplacement, un accord d’exemption de visas sur les passeports diplomatiques a été signé par les deux ministres des affaires étrangères, à l’occasion du Sommet de l’Elysée le 7 décembre à Paris.

Le Président dos Santos est venu en visite officielle en France du 28 au 30 avril 2014. A cette occasion il a rencontré le Président de la République, et participé à un événement économique au Quai d’Orsay, à l’invitation du Ministre. Les deux ministres des affaires étrangères ont également signé, en présence des deux chefs d’Etat, un accord de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Laurent Fabius a reçu son homologue, M. Georges Chikoti, le 18 décembre 2014, pour un entretien suivi de la clôture du Forum d’affaires France-Angola. Organisé par le Quai d’Orsay et Ubifrance, en partenariat avec le Medef international, il a vu la participation de près de 250 représentants d’entreprises et acteurs institutionnels. A cette occasion, les Ministres ont signé un plan d’action pour un partenariat économique renforcé, ainsi qu’un accord de facilitation des visas pour les professionnels et les stagiaires.


Relations économiques

Le commerce bilatéral entre la France et l’Angola s’est élevé à près de 1,4 Md€ en 2013, en net ralentissement depuis 2008, où il avait atteint le niveau record de 3,2 Md€. En 2014, les échanges commerciaux bilatéraux ont progressé de 69%.

Après une baisse de 21% en 2012 et 2013 les exportations françaises à destination de l’Angola sont reparties à la hausse en 2014 pour atteindre 770 M€ (+67%) Elles se composent essentiellement d’équipements destinés à un usage pétrolier, mais se diversifient (agroalimentaire, santé, automobile, biens de consommation, équipements mécaniques, électriques, électronique et informatique, produits chimiques, parfums et cosmétiques).

Après une contraction de 30% en 2012 et 2013, les importations françaises sont également reparties à la hausse en 2014, reflétant notamment l’augmentation de l’achat d’hydrocarbures. L’Angola est désormais le 4e fournisseur de pétrole de la France en Afrique subsaharienne, juste derrière le Nigéria.

Environ 70 entreprises françaises sont établies en Angola, principalement dans le secteur pétrolier et parapétrolier. Total est devenu le premier opérateur du pays, avec une production de 700 000 b/j fin 2014, soit environ le tiers de la production nationale. Les investissements français sont principalement le fait de Total (environ 1 MdUSD par an). La plateforme CLOV, inaugurée en juin 2014, devrait augmenter encore significativement la production de Total en Angola (capacité de 160 000 barils/jour).


Coopération culturelle, scientifique et technique

La France apporte un appui aux institutions angolaises avec un poste d’assistant technique couvrant le secteur de l’enseignement supérieur.

En marge de la visite présidentielle du 23 mai 2008, deux accords bilatéraux de coopération dans les domaines de l’eau et de la santé ont été signés, ainsi que les conventions de financement pour deux importants projets en Fonds de solidarité prioritaire (FSP), terminés en 2012. L’un concernait un projet d’appui au développement de l’enseignement de la langue française (ADELFA), pour un montant 840 000 euros. L’autre FSP était un projet d’appui à la structuration et à la création des formations technologiques dans l’enseignement supérieur public angolais (ANGOSUP), à hauteur d’1,7 M€. Celui-ci a permis notamment la création d’un Institut supérieur de technologie alimentaire à Malanje.

Ces acquis seront approfondis dans le cadre d’un nouveau projet FSP de 600 000€, lancé en 2014, et intitulé « Employabilité des jeunes angolais : les partenariats public-privé au service de la formation supérieure ». Ce projet, centré sur le renforcement de la relation université/entreprises, vise à faire progresser l’employabilité des étudiants angolais, l’élaboration d’un cadre national d’évaluation et d’accréditation des formations, le soutien au réseau des Ecoles supérieures polytechniques et la création de formations dans le domaine des sciences de l’ingénieur.

Afin de répondre au vaste programme de renforcement de l’enseignement supérieur lancé par le gouvernement angolais, qui a notamment pour objectif de renforcer la qualité de l’offre éducative, le poste a mis en place un important programme de bourses en cofinancement avec l’Angola. Au titre de ce programme, 95 boursiers angolais suivent actuellement un cursus en France dans l’enseignement supérieur. Le 12 décembre 2014, un accord technique entre l’Académie de la Sonangol (compagnie pétrolière nationale) et l’Ambassade de France, a également mis en place un programme de bourses d’études en cofinancement pour des formations d’ingénieur en 5 ans, avec un premier envoi de 50 boursiers dès 2015.

Par ailleurs, en mars et avril 2012, deux conventions « Quai d’Orsay – entreprises » ont été respectivement signées avec les groupes Total et Schlumberger. Ces conventions ont permis à onze étudiants de bénéficier d’une bourse d’études dans un IUT français, pour une durée de deux ans.

La France dispose en Angola d’un réseau de trois Alliances françaises autonomes (Luanda, Lubango, Cabinda).

Mise à jour : 10.06.15

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