Présentation

Comme l’ensemble des pays des Balkans occidentaux, l’ARYM bénéficie d’une perspective européenne affirmée lors du sommet de Zagreb en novembre 2000, sous Présidence française de l’Union Européenne. Dans ce cadre, elle est le premier pays de la région à avoir signé un Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne en 2001, avant d’obtenir le statut de pays candidat en décembre 2005.

En octobre 2009, au vu des avancées constatées, la Commission a jugé dans son rapport annuel d’évaluation que les conditions étaient réunies pour recommander l’ouverture des négociations d’adhésion, mais le Conseil n’a pas suivi cette recommandation faute de résolution du différend avec la Grèce au sujet du nom. Compte tenu de la profonde crise politique qu’a traversée le pays à la suite des élections législatives d’avril 2014, la Commission a, en 2015 comme en 2016, conditionné l’ouverture des négociations à la mise en œuvre complète des « réformes prioritaires urgentes » (liberté d’expression, réforme de l’administration publique, réforme électorale, renforcement de l’économie de marché et de l’Etat de droit) et des accords de Przino signés en juin et juillet 2015 sous l’égide de la Commission européenne et destinés à organiser la transition politique. La mise en œuvre effective des « réformes prioritaires urgentes » formulées par le rapport Priebe de juin 2015 ainsi que des accords de Przino conditionne toujours l’avancement de l’ARYM dans le processus d’élargissement européen.

Avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Zoran Zaev fin mai 2017, l’ARYM a réaffirmé sa volonté de se rapprocher de l’Union Européenne. Alors que l’ouverture des négociations avec l’ARYM était jusqu’en 2015 bloquée en particulier par les différends avec la Grèce et la Bulgarie, contrevenant aux principes de bon voisinage, le nouveau gouvernement a multiplié les démarches vis-à-vis de ces deux Etats, avec notamment la signature du traité de bon voisinage avec la Bulgarie le 1er août 2017. La question du nom, qui oppose l’ARYM et la Grèce depuis 1991, demeure épineuse malgré les initiatives récentes du nouveau gouvernement pour trouver un compromis.

En tant que pays candidat à l’Union Européenne, l’ARYM bénéficie de financements européens dans le cadre de l’Instrument de Pré-Adhésion (IPA). L’instrument IPA II 2014-2020 prévoit une aide s’élevant à 664 M€ sur l’ensemble de la période, en hausse par rapport à la programmation IPA I précédente (623M€ pour 2007-2014). Ces fonds viendront notamment financer des projets relatifs à la bonne gouvernance et à l’administration, à l’Etat de droit, à l’emploi et à la lutte contre la criminalité organisée.

Mise à jour : 01.08.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE