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Amérique latine

Brève

Secrétariat général ibéro-américain - Élection de Rebeca Grynspan (1er avril 2014)

Cette organisation internationale, auprès de laquelle la France bénéficie depuis 2010 du statut d’observateur associé, réunit l’ensemble des pays de langues espagnole et portugaise d’Amérique latine et de la péninsule ibérique.

La France et l’Amérique latine

Depuis un quart de siècle, l’Amérique latine latine a connu de nombreux bouleversements politiques et économiques. Après la décennie des démocratisations, celle des années 80, sont venues les grandes réformes économiques, les privatisations, l’ouverture aux investissements étrangers et à la compétition mondiale, avec parfois des conséquences sociales non négligeables. L’Amérique latine est aujourd’hui dans la décennie où arrivent au pouvoir, par les urnes, des dirigeants prenant davantage en compte les aspirations sociales des populations. En développant des modèles originaux de gouvernance, les peuples latino-américains semblent se réapproprier leur Histoire. En dépit d’une redistribution des richesses parmi les plus inégalitaires au monde, de systèmes de santé publique encore défaillants, d’une corruption et d’une violence encore chroniques malgré la mobilisation de pans entiers des sociétés latino-américaines, les peuples d’Amérique latine sont connus pour leur confiance dans l’avenir et leur dynamisme à toute épreuve. La France souhaite accompagner cet ensemble en mouvement, au nom de l’histoire qui les unit et qui se lit dans la densité du réseau diplomatique et culturel français.

Les départements français d’Amérique participent pleinement à l’identité nationale française. C’est avec un pays latino-américain, le Brésil ; que la France partage en Guyane sa plus longue frontière terrestre. La France, membre observateur de l’Organisation des Etats américains est aussi une puissance américaine dont les intérêts lui commandent d’être présente parmi ses voisins latino-américains, là où la performance économique côtoie l’ancrage dans la Démocratie.

La France et l’Amérique latine - aux références philosophiques, politiques et culturelles voisines - entretiennent une relation ancienne et privilégiée fondée sur une forte convergence de valeurs communes et une préférence pour une organisation multipolaire du monde. Bien que les intérêts français y soient considérables, certains parlent d’un désengagement de la France et d’un recul de notre présence dans l’ensemble de la région.

L’évolution des relations entre la France et l’Amérique latine jusqu’à nous jours illustre combien la présence française, l’intérêt politique, économique et culturel que notre pays porte à l’Amérique latine reste une réalité forte. Les intérêts de la France lui commandent de préserver son influence dans une région qui est appelée à peser de plus en plus sur la scène internationale.

Une relation d’amitié au long cours fondée sur une culture et une histoire partagées

Forte prégnance de la pensée française en Amérique latine

La matrice européenne, qui fonde une partie de l’identité démographique, culturelle et politique de l’Amérique latine, est fortement imprégnée des idéaux qu’a apportés la révolution française et ce formidable mouvement de réflexion et d’émancipation qu’elle a véhiculé. L’histoire des processus d’indépendance des colonies espagnoles s’y rattache : l’idéal de l’émancipation, a également été par des Français qui se sont engagés aux confins du monde aux cotés des libertadores au nom des idéaux des Lumières et de la Révolution, comme l’ont fait les ex-généraux de Napoléon se joignant à l’armée des Andes. Le nom de Napoléon résonne d’ailleurs partout en Amérique latine, comme une source d’inspiration profonde qui a laissé des traces dans les systèmes juridiques et institutionnels des jeunes nations latino-américaines.

Des relations qui gagnent en intensité au cours du XXe siècle

Après avoir été unies par un même combat pour la liberté au XIXe siècle, la France et l’Amérique latine ont vu leurs liens se resserrer au siècle dernier, notamment à travers un important essor des échanges intellectuels, culturels et artistiques. La France a longtemps bénéficié, et bénéficie encore, auprès des élites latino-américaines, d’un indéniable attrait qui trouve son pendant dans l’immense curiosité des intellectuels, savants, scientifiques du XVIIIème et XIXème siècle qui ont sillonné l’Amérique latine et essaimé écoles, facultés et instituts qui portent encore leur nom.

Paris a été, pour beaucoup de grandes figures du monde culturel latino-américain, un point de passage obligé et un creuset de fertilisation mutuelle. Dans le domaine des sciences humaines et sociales, Fernand Braudel et Claude Lévi-Strauss ont, par exemple, œuvré à tisser les liens universitaires forts qui existent entre la France et le Brésil. Aujourd’hui, Alain Touraine ou Edgar Morin sont considérés comme des membres de la famille latino-américaine et continuent à créer, à travers leurs écoles, des liens avec les universitaires d’Amérique latine.

Le temps des dictatures

La succession de coups d’Etat orchestrés par des militaires dès les années 1960 a poussé de nombreux latino-américains à l’exil politique forcé. La France a été pour eux, avec d’autres pays européens, une terre d’accueil. Jusqu’alors minoritaire, la communauté chilienne commença de se renforcer pour devenir la plus importante dans les années 1980, suivie par les communautés brésilienne, argentine et mexicaine.

Les immigrés du Cône Sud bénéficièrent immédiatement d’une forte visibilité dans l’espace public français et d’une intégration facilitée par la mobilisation du monde associatif, institutionnel et académique, de groupes politiques, tous à l’unisson. Cette solidarité du peuple français avec les peuples latino-américains a transcendé en France les clivages politiques, au nom des valeurs humanistes et de solidarité qui les rassemblent. La France condamnera ainsi fermement le durcissement politique qui avait cours en Amérique latine. L’installation de régimes autoritaires s’ensuivra d’un retrait temporaire de la France de la région, sans pour autant mettre à mal les solides réseaux d’amitié avec les anicens exilés qui se poursuivent aujourd’hui à travers leurs enfants qui ont souvent grandi en France.

Proximité politique et économique

Notre influence culturelle en Amérique latine nous a permis d’établir un dialogue politique fructueux, pilier central du partenariat que nous entretenons de longue date avec les différents pays latino-américains. La visite du Général de Gaulle en 1964, appelant à « un resserrement des rapports entre l’Amérique latine et la France pour aider le monde à s’établir dans le progrès, l’équilibre et la paix », est encore présente dans les esprits.

Sur le plan économique et commercial, la France entretient également avec l’Amérique latine une relation ancienne, dont témoignent notamment les investissements industriels du début du XXème siècle au Brésil. La crise de la dette des années 1980 entraînera un certain repli des entreprises françaises dans la région, mais dès les années 90 les flux d’investissements directs, tout comme nos échanges avec les différents pays du continent, connaîtront un essor considérable.

Des ressources françaises protéiformes en Amérique latine

Alors que la France n’a pas eu de passé colonial ni d’implantation de fortes communautés d’émigrants en Amérique latine, on peut parler d’une ‘exception latino-américaine’ caractérisée par une francophilie et une francophonie vivaces, alors même que la plupart des Etats ont renoncé à donner un statut obligatoire au français dans l’enseignement. L’Amérique latine, en bloc, a soutenu l’adoption de la convention sur la diversité culturelle à l’UNESCO.

Une présence diplomatique, consulaire et culturelle étendue

24 ambassades bilatérales, une représentation permanente auprès de l’Organisation des Etats Américains (OEA) et 5 consulats généraux concourent aujourd’hui à nourrir les relations politiques avec les différents pays latino-américains. De même, l’ensemble latino-américain compte le réseau le plus ancien et le plus important d’Alliances françaises : 250 Alliances enseignent le français à 140000 élèves, dont le nombre est en progression régulière. Les 36 lycées français présents dans la quasi-totalité des pays de la zone, sont partout reconnus comme des établissements d’excellence. Désormais totalement ouverts aux nationaux, ce sont de véritables viviers du biculturalisme.

Densité de nos relations humaines dans les domaines universitaire et de la recherche

Cette présence au contact direct des sociétés nourrit l’attrait pour l’enseignement supérieur en France. Le système universitaire français a ainsi accueilli 12 000 étudiants latino-américains au cours de l’année universitaire 2007-2008, parmi lesquels 3 820 Brésiliens, 2 945 Mexicains, 2 549 Colombiens et 1 257 Haïtiens. Le développement croisé des échanges universitaires et la mise en place de doubles diplômes permettent aujourd’hui à l’étudiant de suivre son cursus dans deux pays et de lui ouvrir ainsi les portes de l’Europe. Fort de cette logique de partenariat à l’opposé du « drainage des cerveaux », les autorités françaises ambitionnent d’accueillir encore davantage d’étudiants latino-américains en France.

La France, très présente dans les partenariats de recherche, est ainsi un partenaire scientifique de tout premier plan du Brésil, de l’Argentine et du Chili. Ce sont plus de 1 700 publications scientifiques conjointes qui sont réalisées avec ces pays chaque année., Les instituts de recherche sont très présents, en particulier le CNRS, mais aussi l’IRD et le CIRAD. À Montevideo, en Uruguay, la France avons œuvré à la création de l’Institut Pasteur, plate-forme de technologie avancée de recherche en épidémiologie.

Trois centres de recherche en sciences humaines et sociales à vocation régionale ont été ouverts : le Centre français d’Etudes Mexicaines et Centre-Américaines (CEMCA) à Mexico, l’Institut Français d’Etudes Andines (IFEA) à Lima et le Centre franco-argentin à Buenos Aires pour le Cône Sud. En outre, la création récente d’un Institut des Amériques (IDA), qui vise à mutualiser les efforts en sciences humaines et sociales de plus d’une trentaine d’universités françaises, afin de donner une visibilité internationale à la recherche sur l’Amérique latine, témoigne de la volonté du monde universitaire français d’approfondir sa coopération avec la région. Dès 2009, des antennes de l’IDA s’implanteront en Colombie, au Brésil et en Argentine. Pour les années à venir, les autorités françaises continueront à privilégier un axe prioritaire pour l’Amérique latine qu’est la formation des cadres et le renforcement de la coopération universitaire et de recherche.

Un dialogue politique particulièrement dense

Le dialogue politique entretenu par la France dans la région s’inscrit principalement dans le cadre bilatéral.En 2008, le président colombien Álvaro Uribe s’est rendu en France le 21 janvier dernier, comme la présidente argentine Cristina Kirchner les 6 et 7 avril, le président équatorien Rafael Correa le 13 mai, et plus récemment le président Chavez, avant que ne se tienne à Paris la commission mixte avec le Venezuela (début octobre),un exercice similaire devant être conduit avec la Colombie début 2009. Le président de la République se rendra au Brésil en décembre 2008 pour sceller un partenariat stratégique multiforme à titre bilatéral, avant de se rendre également au Mexique en 2009.

La France entretient également une coopération étroite avec l’Amérique latine dans les enceintes internationales, où elles se retrouvent pour promouvoir le multilatéralisme, les droits de l’Homme, la stabilité régionale et internationale. La France est consciente de la volonté de l’Amérique latine de se projeter toujours plus vers l’extérieur : elle milite pour l’élargissement du Conseil de sécurité des Nations unies et l’entrée du Brésil en son sein comme membre permanent, mais également en faveur de l’intégration de Brasilia à un G8 élargi avec le Mexique.

Des échanges économiques et commerciaux encore modestes mais très dynamiques

Représentant environ 2% de l’ensemble des échanges de la France, les échanges commerciaux avec l’Amérique latine sont en constante progression et s’élèvent à environ 10 milliards euros. Nos exportations à destination de l’Amérique latine ont atteint 5 milliards d’euros au cours des six premiers mois de cette année, principalement dans les secteurs de l’aéronautique civile, de l’automobile, de la pharmacie, de la parfumerie, des équipements mécaniques et de la chimie. Nos importations en provenance d’Amérique latine ont, quant à elles, atteint 4,7 milliards d’euros et ont pour l’essentiel consisté en des produits agricoles et agroalimentaires, ainsi que des métaux et des produits minéraux. Il y a donc encore dans ces domaines de fortes marges de progression.

La France figure parmi les premiers investisseurs étrangers dans de nombreux paysde la région :, toutes ses grandes entreprises sont présentes en Amérique latine, dans les domaines de l’infrastructure, de l’énergie, ou de la défense. La France est aujourd’hui le 3ème investisseur étranger en Colombie. Au Brésil, la France occupe la 4ème place avec une part dans les stocks d’investissements étrangers de 7 % (environ 9 Mds€) ; au Venezuela, notre pays est le 2ème investisseur, après les Etats-Unis mais avant l’Espagne, avec un stock estimé à 3,7 Mds€. Là encore, la France fait prévaloir une logique de partenariats au travers de la création fréquente de de joint-ventures

À nouveau contexte géopolitique, nouvelle donne : notre héritage n’est en rien une rente de situation

Aujourd’hui, la plupart des pays d’Amérique latine sont entrés dans des dynamiques politiques et économiques positives et durables. Le pragmatisme a pris le pas sur le volontarisme idéologique en matière de politiques économiques. Avec un taux d’urbanisation de 78%, l’Amérique latine est la région en développement la plus urbanisée au monde. Dans ce nouveau contexte, la France se doit de porter une attention renouvelée à l’Amérique latine.

Depuis le début des années 2000, la démocratie latino-américaine a connu des transformations profondes au fil des scrutins présidentiels

Le renouvellement substantiel des élites politiques est une réalité nouvelle, qui a redonné le goût de la politique à des couches de la population auparavant marginalisées. Il a également permis à des femmes, des dirigeants syndicaux, des métis et autres représentants de catégories de population longtemps exclues de la sphère politique, de porter au sommet de l’Etat les revendications de populations ayant longtemps souffert de leur marginalisation.

Les agendas politiques ont, ce faisant, changé. L’affranchissement d’influences anciennes a débouché sur une plus grande ouverture vers l’environnement international et la mondialisation. C’est le cas par exemple du Chili, cofondateur d’UNITAID , mais également du Mexique, de l’Argentine et plus particulièrement du Brésil, lui aussi co-fondateur d’UNITAID et remarquable épine dorsale de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dont il assure le commandement depuis juin 2004..

Dans le domaine économique, cette ouverture se traduit par l’installation durable de nouveaux acteurs

Attirés par un continent riche en ressources naturelles (énergétiques et minières), le dynamisme du marché de consommation latino-américain, des fondamentaux sains et une transition économique réussie, de nouveaux acteurs s’installent en Amérique latine. La percée asiatique, notamment celle de la Chine et de l’Inde, traduit la concurrence exacerbée que connaissent les échanges commerciaux à l’échelle mondiale. Gage d’opportunités commerciales etde nouveaux débouchés d’exportation pour les économies locales, cette concurrence peut également présenter des risques nouveaux, comme la désindustrialisation et la « re-primarisation », s’ajoutant à la tentation d’un « moins disant social » pour favoriser la compétitivité prix..

La France, puissance européenne et américaine

À travers ses Départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane, la France, « puissance européenne », n’en est pas moins une « puissance américaine ». C’est à se double titre qu’elle se doit de redoubler d’efforts dans sa coopération avec la région.

Soutien au multilatéralisme mondial… et régional

Conjointement avec l’Espagne, la France joue un rôle actif dans le processus de rapprochement entre l’Union européenne et l’Amérique latine. À l’heure où les équilibres mondiaux sont en cours de redéfinition, la présidence française du Conseil de l’Union européenne invite l’Amérique latine à unir ses efforts aux siens afin que puissent être relevés les grands défis posés par la mondialisation. Convaincue de la nécessité de renforcer la gouvernance mondiale par le biais de l’intégration régionale, la France observe avec intérêt les expériences latino-américaines d’unité régionale, auxquelles elle est d’ailleurs parfois associée. Malgré l’affaiblissement de la CAN et les difficultés du MERCOSUR, la France se réjouit que ces institutions résistent et se transforment, comme en témoigne la création de l’UNASUR, qui représente un pas supplémentaire vers la nécessaire intégration latino-américaine.

Parce qu’elle s’accorde avec elle sur de nombreux thèmes, tels que la diversité culturelle, la lutte contre la pauvreté, la protection de l’environnement ou la lutte contre le crime organisé, les trafics de drogue et la corruption, qui mine administrations et élites, la France encourage fortement l’Amérique latine à s’ériger en un pôle de stabilité et de croissance de taille pour élever une voix forte et unique au sein des organisations internationales.

Soutien au dialogue entre l’Europe et l’Amérique latine

C’est sur cette base que la présidence française du Conseil de l’Union européenne abordera le Sommet UE-Brésil, qui se tiendra le 22 décembre 2008 au Brésil, avec parmi les principaux objectifs affichés celui de promouvoir un multilatéralisme efficace et le développement d’un dialogue politique avec l’Amérique latine sur les enjeux mondiaux. L’Union européenne devrait également proposer dans les semaines qui viennent le lancement d’un Partenariat stratégique avec le Mexique afin de renforcer notre coopération dans le but de mieux défendre dans les institutions internationales les valeurs et principes que nous partageons.

L’Union européenne est le principal donateur d’aide au développement en faveur de la régionavec un budget consacré à l’Amérique latine d’environ 500 millions d’euros/an depuis 1996. La région bénéficiera ainsi de 2,6 milliards d’euros pour la période 2007-2013. Les Etats de la Caraïbe recevront, pour leur part, plus de 130 millions d’euros. Or, la France finance, via le budget de l’Union européenne, plus de 16% de ces sommes qui visent, pour la plupart, à intégrer l’environnement dans le développement des pays.

Dans le contexte de la présidence du Conseil de l’Union européenne, la France s’est fixé quatre priorités : le développement durable, via la mise en œuvre d’une politique énergétique soucieuse de l’environnement et de la nouvelle donne climatique ; une politique migratoire novatrice ; les questions de défense et de sécurité et la politique agricole commune.

Les axes privilégiés de la politique latino américaine de la France : développement durable et cohésion sociale

En Amérique latine, la France inscrit son action dans le droit fil des principes de la Déclaration du Sommet de Lima des 17 et 18 mai 2008. A cet effet, deux axes privilégiés de coopération sont envisagés :

- le développement durable, qui tend à accroître de 20% à l’horizon 2020 la part d’énergie renouvelable dans notre bouquet énergétique. La France est très active dans le domaine de l’environnement en Amérique latine. De nombreux partenariats existent par exemple dans le domaine de la gestion de l’eau. Le programme européen EUrocLIMA, d’inspiration française, doté de 5 millions d’euros, permettra de financer des actions de recherche et de transfert d’expérience dans la lutte contre le changement climatique en faveur des pays latino-américains.

- la lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion., qui menacent non seulement d’hypothéquer la stabilité politique de la région, mais également ses perspectives de croissance. Malgré des résultats macroéconomiques impressionnants, la concentration de la richesse reste forte en Amérique latine et exclut près d’un tiers des 40millions d’Argentins, un tiers des 190 millions de Brésiliens, 60% des Colombiens et 70% des Haïtiens. Alors que la violence politique est partout en déclin, des expressions hétérogènes et variées de violences s’y développe par ailleurs.

La France fait un effort particulier en faveur d’Haïti, auquel elle est particulièrement liée par l’Histoire en tant qu’ancienne puissance coloniale et dont elle est voisine par ses Départements d’Amérique. Outre l’aide bilatérale française qui s’élève à 30millions d’euros par an, notre pays a récemment porté son aide alimentaire à 5,8 millions d’euros pour 2008 afin que la pauvreté, les inégalités et l’exclusion ne poussent pas des populations désespérées à se jeter aveuglément dans la voie de l’immigration clandestine.

Mise à jour : 15.10.08.

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