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L’Union européenne et l’Allemagne

Présentation

Comme le précise le « contrat de coalition », l’Allemagne entretient un lien privilégié avec la France. Elle affirme aussi vouloir promouvoir les intérêts de ses voisins, en particulier de la Pologne (au sein du Triangle de Weimar, avec la France) dans l’UE.

La présidence allemande de l’UE au premier semestre 2007 a été marquée par l’adoption au Conseil européen de juin d’un accord sur le mandat pour la réforme des institutions, qui a abouti au traité de Lisbonne, et des progrès sur les dossiers environnementaux et énergétiques. Le 30 juin 2009, la décision de la Cour constitutionnel de Karlsruhe précédant la ratification du traité de Lisbonne a conduit au vote d’une nouvelle loi d’accompagnement associant plus étroitement encore le Parlement allemand à la gestion des questions européennes (renforcement du principe de subsidiarité) ; dans ce contexte, le Bundestag se montre particulièrement vigilant pour toutes les questions concernant l’euro et l’union économique et monétaire.

Le 29 septembre 2011, le Bundestag, après une nouvelle décision de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe (7 septembre), a adopté un mécanisme contraignant de contrôle de la mise en œuvre du Fonds européen de stabilité financière, qui enjoint au gouvernement fédéral d’obtenir l’agrément préalable du Parlement avant d’engager les finances publiques allemandes dans des mesures de soutien à un pays de la zone euro.

L’élargissement de l’Union, longtemps priorité de Berlin, est désormais vu avec plus de prudence. Sans parler officiellement de « pause », comme le faisait le programme de la CDU aux élections européennes de 2009, l’Allemagne adopte aujourd’hui une attitude beaucoup plus exigeante sur les critères à remplir par les candidats à l’adhésion. L’Allemagne soutient l’élargissement aux Balkans occidentaux et la poursuite des réformes dans les pays qui ont vocation à rejoindre l’UE sur la base des progrès individuels et de l’effectivité des reformes. Alors que le SPD semble plus ouvert sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’Union (de même que les Verts et le FDP), Mme Merkel n’y cache pas son hostilité (de même que la CSU).

Concernant la politique européenne de voisinage, Berlin souhaite lui donner un rôle d’encouragement des valeurs démocratiques. Ses relations étroites avec la Russie (énergie) lui confèrent une influence particulière sur la question du partenariat de l’UE avec Moscou.

Enfin, l’Allemagne participe à la construction de l’Europe de la défense, en liaison étroite avec la France, comme en témoigne la lettre adressée à Mme Ashton le 25 juillet 2013 par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères français et allemands présentant les points de consensus entre les deux Etats sur les volets opérationnels, capacitaires et industriels en vue du Conseil européen de décembre 2013. La nouvelle impulsion donnée à la coopération dans le domaine de la politique extérieure et de défense entre la France et l’Allemagne lors du 16ème CMFA, s’inscrit dans cette logique.


Mise à jour : 09.07.14

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