Présentation

Données générales

pays-algerie

Nom officiel : République Algérienne Démocratique et Populaire
Nature du régime : Présidentiel
Chef de l’Etat : Abdelaziz Bouteflika (depuis 1999)
Chef du Gouvernement : Abdelmalek Sellal (depuis septembre 2012)

Données géographiques

Superficie : 2 381 741 km², dont 85% de désert
Capitale : Alger (4,4 millions d’habitants pour le Grand Alger)
Villes principales :, Oran, Constantine, Annaba, Tlemcen, Sétif
Langue (s) officielle (s) : Arabe classique, Tamazight (langue nationale)
Langue (s) courante (s) : Arabe dialectal, français, langues berbères
Monnaie : Dinar Algérien (DA) (1 € = 120 DA au taux officiel au T3 2015)
Fête nationale : 1er novembre (anniversaire du début de la guerre d’Indépendance)

Données démographiques

Population : 40,4 millions d’habitants (01/01/2016)
Densité : 15,88 hab/km² ; 56 % de la population sur 3% du territoire
Croissance démographique : 2,03 %
Espérance de vie : 77,2 ans
Alphabétisation : 77,9 %
Religion : islam sunnite, minorité mozabite
IDH : 93ème rang mondial – Indice 0,717
sources : PNUD, ONS

Données économiques (2014)
(chiffres 2015 selon le FMI)

PIB : $214 Mds (environ 188 Mds €)
PIB/hab. : $5.361 (environ 4.711 €)
Taux de croissance : 3,7%, (5% hors hydrocarbures)
Taux de chômage : 10,6% de la population active (29,9 % des jeunes)
Taux d’inflation : 4,8%
Dette publique : 8,8%
Dette extérieure : 1,9% PIB
Balance commerciale - 13,7 Mds €
Hydrocarbures : 28% PIB ; 95% des exportations ; 60% des recettes de l’Etat

Partenaires :
La France est devenue le 2nd partenaire de l’Algérie avec 10,9% de part de marché (12,08% en
2012) derrière la Chine (14,1%) et devant l’Italie (8,5%). La France est le 1er investisseur en
Algérie hors hydrocarbures et le 2nd tous secteurs confondus (1,69Mds € de stock d’IDE, 450
entreprises, 40.000 emplois directs et 100.000 emplois indirects).

(DGTPE, FMI, Banque Mondiale, CIA World Factbook)

http://www.tresor.economie.gouv.fr

Consulats de France : Alger, Annaba, Oran
Communauté française en Algérie : 34 400 français inscrits au 31 décembre 2015
Communauté algérienne en France : Proche de 582.000 Algériens titulaires d’un permis de séjour français au 31 décembre 2015

Politique intérieure

Abdelaziz Bouteflika a été réélu en 2014 à la présidence de la République algérienne démocratique et populaire pour un quatrième mandat, avec 81,5% des suffrages exprimés contre 12% pour son concurrent Ali Benflis. Le scrutin s’est déroulé dans le calme, sauf en Kabylie où des incidents ont eu lieu. Le président algérien a prêté serment le 28 avril de cette même année. Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a été reconduit dans ses fonctions.

La réforme constitutionnelle a vu le jour, sans apporter de changement majeur. Suite aux consultations de juin 2014, menées sous l’égide d’Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), mais rejetées par les partis d’opposition, le projet porté par le gouvernement d’Abdelmalek Sellal et a été validé par le Parlement le 7 février 2016. Ce texte marque certaines avancées, dont la reconnaissance du tamazight comme langue officielle, mais maintient l’essentiel des larges prérogatives présidentielles. En septembre 2015 le général Mohamed Médiène dit Toufik, chef du département du renseignement de la sécurité (DRS) a été mis à la retraite et le DRS dissous en janvier 2016 pour être remplacé par la Coordination des services de sécurité, directement rattachée à la présidence.

Le FLN domine l’Assemblée populaire nationale (APN) depuis les dernières élections législatives en mai 2012 (207 sièges sur 462) suivi du rassemblement national démocratique (RND, 70 sièges). L’alliance Algérie verte, crée à l’occasion de ces élections et qui rassemble les trois partis islamistes : mouvements de la société pour la paix (MSP), el-Islah et Ennahda, a obtenu 49 sièges à l’APN. C’est la première fois, depuis l’ouverture démocratique de 1989, que des formations islamistes contractent une alliance dans un but électoral.

Au sein du FLN, le SG Amar Saâdani a démissionné et a été remplacé le 22 octobre par Djamel Ould Abbès, moins controversé et proche de Bouteflika.

Le Conseil de la nation (équivalent du Sénat) est dominé par le RND. M. Abdelkader Bensalah a été reconduit à la tête du Conseil de la nation suite aux dernières élections du 29 décembre 2015. Il est le deuxième personnage de l’État.

Les prochaines élections législatives sont prévues pour le 4 mai 2017.

Le contexte sécuritaire s’est sensiblement amélioré depuis la mise en œuvre de la politique de concorde civile, matérialisée notamment par l’adoption par référendum de la « charte pour la paix et la réconciliation nationale » en 2005. Le terrorisme a reculé à un niveau sans commune mesure avec celui des années 1992-1998. Toutefois, le GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) rebaptisé AQMI (al-Qaïda au Maghreb islamique) en 2007, le MUJAO, ainsi que des groupes dissidents de ses deux mouvements, continuent d’opérer de manière ponctuelle sur le territoire algérien (assassinat d’un policier à Constantine le 28 octobre 2016).

L’attentat terroriste sur le site gazier de Tinguentourine (In Amenas) en janvier 2013 (67 morts dont 37 étrangers), réalisé par un commando venu de Libye et composé de terroristes de différentes nationalités, a rappelé de manière tragique que le phénomène du terrorisme avait pris une dimension régionale. Une branche d’AQMI a par ailleurs quitté l’organisation pour prêter allégeance à Daech en septembre 2014 et se fait appeler Jound Al-Khilafa. C’est ce groupuscule qui a enlevé et assassiné Hervé Gourdel fin septembre 2014. Les principaux membres du groupe ont depuis été arrêtés ou éliminés par l’armée algérienne.

Situation économique

Les deux derniers plans quinquennaux (2004-2009 et 2009-2014) ont permis une politique de modernisation des infrastructures et des mesures pour encourager l’investissement privé. Dans les années 2000, des efforts ont été entrepris pour ouvrir l’économie algérienne à l’international (entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’UE en 2005, adhésion à la zone arabe de libre échange en 2009, négociations d’adhésion à l’OMC).

Cependant, l’économie du pays reste dépendante de la rente pétrolière. Or, l’Algérie fait face, depuis l’été 2014, à la faiblesse durable du prix des hydrocarbures. Malgré une légère remontée autour de 47-48 USD, suite à la réunion de l’OPEP à Alger le 28 septembre 2016, le prix du baril reste bien en-deçà du point d’équilibre pour les finances publiques algériennes. Si le pays dispose de réserves en devises confortables (environ deux années d’importations) et un taux d’endettement extérieur quasi nul, la diversification et l’émergence d’un secteur privé dynamique semblent nécessaires au développement du pays et à l’épanouissement de la classe moyenne algérienne. Pour la première fois depuis une décennie, le pays a fait appel à un prêt de 900 M d’euros auprès de la Banque africaine de développement. Le pays s’attèle également à juguler le chômage qui touche 9,7% de la population active et 24,3 % des jeunes selon les chiffres du bureau international du travail.

La loi de finances de 2017 a été adoptée à l’Assemblée populaire nationale (22 novembre). Pour limiter à moyen terme le déficit public (15,6% du PIB en 2016) et le déficit de la balance commerciale (15,8 Mds d’euros) ce projet prévoit la baisse des investissements (-12,6 Mds $), des importations et engage à la recherche de nouveaux financements, notamment pour les collectivités territoriales (création de taxes). Le budget de la défense est néanmoins maintenu (10,2 Mds$ soit 6% du PIB).

Cette situation rend nécessaire et difficile à la fois la diversification de l’économie algérienne. Les projets de partenariats industriels qui se sont développés notamment avec les entreprises françaises (Renault, Sanofi, Alstom) vont en ce sens mais ne suffiront pas à endiguer la hausse du chômage liée à une démographie dynamique et à la faiblesse du secteur productif formel.

Politique extérieure

Le retour de l’Algérie sur la scène internationale après la « décennie noire » a été l’une des ambitions principales du président Bouteflika lors de son accession au pouvoir : messages d’ouverture à l’endroit des États-Unis et de la France, annonce d’un réexamen des relations avec le Maroc, relance des relations avec la Russie, reprise des liens avec les pays arabes et africains, ouverture vers l’Asie en général et la Chine en particulier. L’Algérie est aujourd’hui un acteur régional majeur et cherche à s’affirmer face à ses partenaires occidentaux comme un pôle de stabilité dans le monde arabe et africain.

Sur le plan bilatéral, l’Algérie s’est rapprochée durant les années 2000 de certains pays avec lesquels elle n’entretenait pas de relations étroites. Les relations avec la Chine se sont développées au point que les Chinois, souvent employés sur les grands projets d’infrastructures, constituent aujourd’hui la première communauté expatriée en Algérie (environ 70 000), dépassant de quelques centaines la communauté française inscrite. La Chine a également accordé un prêt concessionnel de 7Mds USD en janvier 2016 dans le cadre de la construction du port en eaux profondes de Cherchell. L’Algérie a également développé des liens à dominante commerciale avec l’Espagne et l’Italie et une coopération sécuritaire avec les États-Unis. Par ailleurs, l’Algérie a relancé les relations privilégiées qu’elle entretenait avec des pays tels que la France et la Russie. La Russie compte sur son partenariat stratégique ancien avec les Algériens (armement, énergie).

La situation en Libye inquiète particulièrement l’Algérie. Les forces armées algériennes ont ainsi renforcé leur dispositif à la frontière orientale. Souhaitant s’inspirer de son succès malien, l’Algérie tente d’être également médiatrice entre les factions libyennes et accueille régulièrement des acteurs locaux, tout en soutenant le processus sous l’égide des Nations Unies.
Les relations se sont améliorées avec l’Égypte dont le président Al-Sissi s’est rendu à Alger en juin 2014 pour sa première visite à l’étranger en tant que chef d’État.

Depuis juillet 2014, l’Algérie poursuit son rôle de médiateur dans les négociations inter-maliennes. L’objectif des consultations entre le gouvernement et les groupes du Nord a été atteint avec l’obtention d’un compromis sur la mise en œuvre de l’accord de paix inter malien conclu le 5 juin 2015 à Alger, de même qu’un nouvel accord de cessez-le feu pour la zone de Ménaka. L’Algérie continue à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de cet accord aux côtés des Nations Unies. La première réunion du groupe de suivi a été organisée à Alger le 18 janvier 2016. La dernière réunion du groupe de suivi s’est tenue le 21 septembre à Bamako. Les 3 et 4 novembre Alger a signé 13 accords de coopération à la commission mixte algéro-malienne.

Sur le plan multilatéral, la diplomatie algérienne est active pour faire entendre la voix de l’Algérie au sein des instances internationales, notamment sur les questions arabes, africaines et internationales (réforme de l’OCI, NEPAD, conférence du désarmement, changement climatique, etc.). Alger conserve un rôle prédominant au sein de l’Union africaine et porte la réflexion de l’UA sur la mise en place d’une Capacité africaine de réaction immédiate aux crises (CARIC). La question de la construction maghrébine est toujours en suspens, bloquée par l’épineux dossier du Sahara occidental et sujette à l’évolution de la relation algéro-marocaine. Elle est également engagée dans le dialogue en Méditerranée occidentale (« 5 + 5 »), dont elle préside, en 2016, les travaux dans le domaine de la défense.

Le dynamisme de la diplomatie algérienne, guidée par Ramtane Lamamra, s’illustre également par une multiplication depuis début 2015 des visites de dirigeants africains à Alger ainsi que de représentants occidentaux.

Mise à jour : 05.01.17

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