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L’Union européenne et l’Algérie

Les relations avec l’UE sont encadrées par un accord d’association signé en 2005. La négociation d’un plan d’action Algérie dans le cadre de la Politique européenne de voisinage est toujours en cours, les processus électoraux et la situation des droits de l’Homme en Algérie subissent des critiques européennes. A son tour, l’Algérie juge que les bénéfices de l’accord d’association ne lui profitent pas autant qu’à l’UE. Il en était question dans la lettre du ministre algérien des Affaires étrangères à la HR-VP Mogherini, le 31 août, laquelle demandait une évaluation de l’accord. Une telle évaluation mettra sous condition les relations entre l’UE et l’Algérie pour les mois prochains.

Sur la base de cet accord, le dialogue est structuré autour de réunions informelles et techniques (huit sous-comités et le comité d’association) et de réunions de niveau ministériel (le conseil d’association) :

  • Un comité d’association UE-Algérie s’était ainsi tenu le 19 mars dernier. Les représentants algériens ont plaidé pour une reconnaissance par l’UE de la « spécificité algérienne », tant sur la question des réformes que sur les questions commerciales ;
  • Un Conseil d’association UE-Algérie avait eu lieu à Bruxelles, le 19 mai dernier. La France était représentée par le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Harlem Désir. La Commission a salué l’ébauche de réformes engagées en 2011 (suppression de l’état d’urgence) mais a également insisté sur les progrès qui restaient à accomplir : effort sur l’inclusivité du processus politique, le rôle de la société civile et la protection des groupes les plus vulnérables (femmes, jeunesse). L’objectif global de cet accord est de créer une zone de libre-échange Algérie-UE d’ici à 2017.

En renouvelant l’appui de l’UE à l’accession de l’Algérie à l’OMC, la Commission a insisté sur la nécessité de développer à cet égard une meilleure intégration régionale. Elle a enfin appelé à la mise en œuvre de l’accord en matière de coopération scientifique, technologique et d’innovation ainsi que du MoU signé en 2013 dans le domaine de l’énergie et a proposé la mise en place d’un dialogue de haut niveau sur cette question, sur une base annuelle.

Si elle en est un partenaire exigeant, notamment sur le démantèlement tarifaire dont elle a repoussé le calendrier, elle a aussi multiplié les signes de rapprochement, avec une implication accrue dans l’Union pour la Méditerranée, décidant en 2013 de contribuer financièrement au budget de son secrétariat général. L’UE est le premier partenaire commercial de l’Algérie qui réalise chaque année plus de 50% de ses échanges avec l’Union.

L’Algérie prend part aux échanges dans le cadre de la politique européenne de voisinage. L’UE soutien son partenaire et débloque des fonds en ce sens. Pour la période 2014-2020, les crédits IEV devraient s’élever entre 221 à 270 M€, dont 121 à 148 M€ pour la période 2014-2017. L’essentiel de ces crédits (60%) devrait être consacré à des programmes socio-économiques : réforme du marché du travail et création d’emplois, soutien à la gestion et diversification de l’économie. En 2014, l’UE et l’Algérie ont également signé un protocole permettant à l’Algérie de participer aux programmes des agences européennes et Une mission d’expertise électorale de l’UE a été déployée à Alger lors de l’élection présidentielle du 17 avril dernier.

Mise à jour : 12.10.15

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