L’Union européenne et l’Albanie

L’Albanie bénéficie depuis 2000 d’une perspective européenne (sommet de Zagreb), qui se développe dans le cadre du processus de stabilisation et d’association (PSA). Fonctionnant sur le principe de la conditionnalité, le PSA exige en particulier le respect des critères de Copenhague et pose une obligation de coopération régionale et de relations de bon voisinage. L’Accord de stabilisation et d’association (ASA), première relation contractuelle entre l’Albanie et l’Union, est entré en vigueur le 1er avril 2009.

Le Conseil européen du 27 juin 2014 a accordé le statut de candidat officiel à l’Albanie.
Toutefois, l’ensemble des Etats membres a considéré qu’il fallait continuer à aider l’Albanie à mettre en œuvre les réformes nécessaires. Un mécanisme de suivi renforcé a donc été instauré dans les domaines du renforcement de l’Etat de droit, de la lutte contre la criminalité organisée, la culture des drogues et la corruption.

La France soutient la perspective d’adhésion de ce pays à l’UE et fournit un appui au gouvernement albanais afin qu’il puisse effectivement mettre en œuvre les réformes attendues.

Concernant les obligations relatives aux visas, l’Albanie bénéficie depuis 2010 d’une libéralisation du régime de visas de court séjour à destination de l’espace Schengen. Cette mesure ne permet pas aux ressortissants albanais de travailler ou d’étudier dans l’espace Schengen, mais contribue aux échanges avec l’UE et constitue une marque tangible du rapprochement européen du pays.
Dans son rapport relatif à l’élargissement publié en novembre 2016, la Commission européenne constate que « l’Albanie a continué à progresser sur les cinq priorités-clés pour l’ouverture des négociations d’adhésion. Des amendements constitutionnels essentiels ont été adoptés unanimement en juillet 2016, donnant le coup d’envoi à un processus de réforme approfondi et global du système judiciaire. Ce processus comprend une réévaluation en profondeur des juges et des procureurs. La réforme de l’administration publique a continué à être mise en œuvre. Les travaux visant à l’établissement d’un registre de suivi solide des enquêtes proactives, des poursuites et des condamnations dans les domaines de la lutte contre la corruption et du crime organisé ont continué. Les droits fondamentaux continuent à être généralement respectés dans le pays ».

Au vu des progrès réalisés, la Commission recommande l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Albanie, conditionnée à des progrès crédibles et tangibles dans la mise en œuvre de la réforme de la justice, en particulier en ce qui concerne la réévaluation des juges et des procureurs (vetting).

Dans la déclaration de la Présidence adoptée le 13 décembre 2016, le Conseil a pris bonne note de la recommandation de la Commission, ajoutant que la mise en œuvre « durable, complète et inclusive » des cinq priorités restait la condition pour l’ouverture des négociations. Le Conseil reviendra vers l’Albanie une fois les progrès réalisés.

Mise à jour : 18.04.17

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