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Présentation

Un dialogue politique renforcé

Relancé en 2008/2011 (déplacement du Président Sarkozy puis visite du Président Zuma), le partenariat stratégique franco-sud-africain comporte plusieurs enceintes consacrées notamment aux enjeux globaux (climat, questions financières internationales) et aux crises africaines.

La visite du Président Hollande (14 – 15 octobre 2013) a marqué le resserrement de ces liens. L’Afrique du Sud était le dernier Etat membre des BRICS où se rendait le chef de l’Etat. Le Président de la République et le Ministre des affaires étrangères ont également assisté aux obsèques de Nelson Mandela le 10 décembre 2013. Parallèlement, les Présidents de la République se rencontrent régulièrement en marge des grands sommets internationaux.

Le Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur s’est rendu en Afrique du Sud les 7 et 8 avril 2015, puis le Ministre des Affaires étrangères et du développement international le 21 novembre 2015, en amont de la COP 21.

Une coopération en voie de redéfinition

Le réseau de coopération français en Afrique du Sud couvre tous les secteurs-clef de notre influence en matière culturelle, scientifique, recherche, santé, universitaire ou linguistique. L’appui à la construction des capacités demeure un axe structurant pour la coopération française, compte tenu des besoins immenses en formation auxquels continue de faire face l’Afrique du Sud.

Rappel sur le dispositif du réseau de coopération et d’action culturelle en Afrique du Sud

Hors AFD, le réseau de coopération français en Afrique du Sud est animé par une trentaine d’agents expatriés du MAEDI (et une quinzaine d’agents de droit local rattachés à l’EAF) et dispose d’une enveloppe d’environ 1,7 million d’euros sur le programme 185 pour l’année 2015. Structuré autour du SCAC à l’ambassade (Pretoria) et de l’Institut français d’Afrique du Sud (IFAS) à Johannesburg, ce réseau est composé de :

  • 6 Attachés de coopération couvrant les secteurs de la culture, de la science et de la technologie, de la langue française, du livre, de l’audiovisuel et de la santé (conseiller), ces deux derniers ayant une compétence étendue aux pays de la région d’Afrique australe.
  • 14 Alliances françaises dont les principales, situées dans les 6 plus grandes villes d’Afrique du Sud (Pretoria, Johannesburg, Le Cap, Durban, Port-Elisabeth) et du Lesotho (Maseru) disposent d’un directeur mis à disposition par le MAEDI et bénéficient de subventions régulières du SCAC. Le directeur de l’Alliance française de Johannesburg est également Délégué général de l’Alliance (DGAF) pour la région Afrique australe ;
  • 6 experts techniques internationaux (ETI) mis à disposition par le MAEDI au sein du NEPAD (x2), d’universités et centres de recherche sud-africains (x3 dont un en charge de la coopération technologique et de l’innovation) et au Ministère des affaires étrangères (DIRCO) pour la diffusion du français aux diplomates sud-africains. Le réseau français comptait également un ETI pour la coopération policière jusqu’à la clôture du FSP Police Enhlangano fin 2013 ;
  • l’IFAS-recherche, Institut français de recherche à l’étranger (IFRE) pour l’Afrique du Sud et la sous-région, mène ses propres programmes de recherche et anime la relation bilatérale dans le domaine des sciences humaines et sociales ;
  • Une présence importante des organismes publics de recherche français, comptant un bureau de représentation commune IRD/CNRS/CIRAD à Pretoria et la présence d’une vingtaine de chercheurs de ces organismes en affectation ou en mission longue durée ;
  • un Fonds d’appui à la société civile (FASCS) : enveloppe de 500 000 € attribuée par le MAEDI en 2014 pour une période de trois ans, en soutien à des ONG spécialisées dans les secteurs de la bonne gouvernance locale, des droits de l’Homme, de genre et LGBT. Le réseau compte également 2 lycées français en gestion directe AEFE totalisant près de 1500 élèves sur 3 sites à Johannesburg, Pretoria et le Cap.

Par ailleurs, l’AFD dispose d’un bureau régional à Johannesburg couvrant 7 pays de la SADC. Dans le cadre du Document Cadre de Partenariat 2011-2014, l’AFD a ciblé trois secteurs d’intervention prioritaires : le développement des infrastructures (eau, transport, énergie), la promotion d’un développement urbain durable et intégré, et la promotion des biens publics mondiaux (efficacité énergétique, développement des énergies renouvelables) et a engagé 415 millions euros en prêt non-souverain. L’Agence travaille à présent sur sa stratégie pays 2015-2018 dont les finalités resteront l’appui à une croissance verte et la réduction des inégalités. En 2015, ses opérations ont atteint 300 M EUR dont la moitié garantie par l’Etat sud-Africain.

Relations culturelles, universitaires et scientifiques entre la France et l’Afrique du Sud

  • Dans le domaine culturel, l’IFAS demeure un partenaire privilégié et reconnu des principaux festivals sud-africains (danse, arts plastiques, musique, livre, cinéma, etc…). Conjointement avec les Alliances françaises, sa programmation jalonne l’année d’événements culturels divers qui ont impact sensible dans le pays. L’IFAS organise annuellement un événement culturel phare en partenariat avec un réseau d’entreprises partenaires (Total, Standard bank, etc.), comme le ballet Preljocaj en 2014. En 2016, une ambitieuse exposition Matisse en Afrique du Sud est ainsi prévue. Les Saisons croisées France/Afrique du Sud en 2012 et 2013, temps fort de la relation bilatérale (et premier exercice du genre, pour la France, avec un Etat africain), ont permis d’organiser près de 30 expositions, 75 ateliers pour des créations artistiques, 50 projections de films, 100 concerts, 250 représentations de théâtre et de danse. La clôture de la Saison sud-africaine en France fin 2013 a été l’occasion pour la France de rendre hommage à Nelson Mandela, dont le décès était intervenu quelques jours auparavant.
  • Dans le domaine scientifique, la France est devenue le 4ème partenaire de l’Afrique du Sud, avec plus de 650 articles co-signés en 2013 par des scientifiques des deux pays. Ce chiffre, en croissance annuelle moyenne de 20%, illustre le dynamisme de cette collaboration qui couvre tous les domaines scientifiques. Les projets en collaboration ont une dimension régionale croissante, tant en Europe qu’en Afrique, sous l’impulsion notamment des financements de l’Union Européenne. Cette collaboration est cadrée par un accord inter-gouvernement signé le 28 Février 2008. En revanche, la France ne se classe encore qu’au 9ème rang pour l’accueil d’étudiants sud-africains. De manière générale, la mobilité étudiante sud-africaine à l’étranger reste très faible par rapport à d’autres pays émergents ou africains (moins de 6500 par an, dont 140 en France).
  • L’appui à la formation et au développement des capacités sud-africaines demeure un axe structurant de la coopération française, répondant à la fois aux besoins sud-africains (qui sont immenses) et aux priorités de notre politique d’attractivité. Elle s’articule autour de trois centres de formations et de recherche dans le domaine des sciences de l’ingénieur, notamment l’institut franco-sud-africain pour la technologie (F’SATI, avec deux antennes au Cap et à Pretoria). Ces centres bénéficient de la présence permanente d’experts français et sont implantées dans des universités technologiques anciennement défavorisées. Deux de ces centres sont en partenariat avec des entreprises françaises, Schneider Electric et Dassault Systèmes, et bénéficient de l’appui du Ministère français de l’Éducation nationale.

Au plan multilatéral, la France contribue à hauteur de 12 % (55,7 millions de dollars sur 2014 - 2016) aux crédits du fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme consacrés à l’Afrique du Sud (464,8 millions de dollars).

Une relation économique bilatérale satisfaisante fondée sur un partenariat « équilibré »

Les exportations françaises en Afrique du Sud se sont élevées à 1804Millions d’Euros en 2015 et les exportations sud-africaines en France à 841 millions d’ Euros à la même période.

Avec ainsi un excédent commercial de près d’1 Md € en faveur de la France, l’Afrique du Sud constitue un partenaire de premier rang. Si la part de marché de la France se réduit tendanciellement, elle reste significative, à 2,3 % du marché, le pays restant le 4ème fournisseur européen de l’Afrique du Sud.

La relation bilatérale tire en outre profit de l’implantation de plus de 300 entreprises françaises, dont 29 sociétés du CAC40, couvrant la quasi-totalité des secteurs industriels et de services et respectant pleinement les règles locales imposées par les autorités en matière de contenu local (65 % à titre illustratif dans le secteur des transports) et de discrimination positive (emploi, formation). A ce titre, les entreprises contribuent activement à l’industrialisation du pays, permettant à l’Afrique du Sud de monter progressivement en gamme en dépit de ses contraintes structurelles toujours fortes (à commencer par la faiblesse du système éducatif).

La France est ainsi le 13ème investisseur étranger en Afrique du Sud avec un stock légèrement inférieur à 1 Md €, mais qui devrait croître à moyen terme en lien notamment au contrat historique signé en automne 2013 entre Alstom et PRASA (agence publique de transport de passagers) pour un montant de 4 Mds € (dont 400 M € de part française) pour la fourniture de 3600 wagons à horizon 2025.

Avec une aide de 301 M USD de versements en 2013, la France fait partie des principaux bailleurs bilatéraux derrière les Etats-Unis (479 M USD). Avec des engagements cumulés de l’ordre de 1,2 Md € sur les 5 dernières années, l’Afrique du Sud est l’un des premiers pays d’intervention de l’AFD. La perspective d’ouverture d’une succursale « africaine » de la future banque de développement des BRICS pourrait s’accompagner de nouvelles opportunités de financements croisés en particulier en ciblant l’Afrique sub-saharienne. A noter que l’Afrique du Sud est membre du BASIC sur les sujets climatiques, ce qui en fait un interlocuteur naturel de la France dans le cadre de la préparation de la COP21. Enfin, l’Afrique du Sud représentait fin septembre 2014 un encours Coface en assurance-crédit de moyen et long terme de 1499,2 M €.

Mise à jour : 12.04.16

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