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Carte des victoires militaires de la coalition internationale contre daech (février 2016)

En réaction à la progression de daech en Irak et en Syrie, et considérant que ce groupe terroriste représente une menace pour la sécurité internationale, une coalition réunissant 65 États et organisations internationales a été formée en septembre 2014.

La Coalition internationale contre daech vise à détruire les capacités de l’organisation terroriste, et à terme, à l’éradiquer.

Cette carte décrit quelques-unes des principales victoires remportées par la Coalition et les forces locales qu’elle soutient.

La carte

Les enjeux stratégiques, ville par ville

1. Kobané

Janvier 2015 : les forces kurdes et des groupes d’opposition soutenus par la Coalition reprennent Kobané aux djihadistes de daech.

Enjeu stratégique  : le groupe terroriste est privé du contrôle d’un point de passage critique entre territoires turc et syrien.

Cette ville du gouvernorat d’Alep, au Nord de la Syrie, était occupée par les terroristes depuis octobre 2014. Hautement symbolique, la première défaite infligée par la Coalition à daech est aussi stratégique : le groupe terroriste a été privé du contrôle d’un point de passage critique entre territoires turc et syrien et contraint au repli de ses forces à l’est de la Syrie. Les djihadistes lanceront une contre-attaque en juin 2015, mais seront de nouveau mis en échec.

2. Tikrit

Avril 2015  : avec l’appui aérien de la Coalition, l’armée irakienne libère Tikrit, ville située à 160 kilomètres au Nord de la capitale Bagdad.

Les combattants terroristes de daech s’en étaient emparés en juin 2014, provoquant l’exode de la quasi-totalité des habitants de la ville. Avec le soutien financier et technique de la Coalition et, plus largement, de la communauté internationale, la ville a été en partie restaurée, et près de 80% de la population y serait revenue à ce stade.

3. Tal Abyad

Juin 2015  : située à la frontière turco-syrienne, Tal Abyad est libérée par les forces kurdes avec l’aide de groupes d’opposition et le soutien aérien de la Coalition.

Enjeu stratégique : Tal Abyad était l’un des principaux points de passage emprunté par les combattants terroristes étrangers pour rejoindre les rangs de daech
Cette victoire militaire brise l’axe stratégique reliant la Turquie à Raqqa, « capitale » auto-proclamée du soi-disant Etat islamique. La ville de Tal Abyad était en effet l’un des principaux points de passage emprunté par les combattants terroristes étrangers pour rejoindre les rangs de daech. Sa perte est un revers majeur pour l’organisation.

4. Baiji

Octobre 2015 : les forces de sécurité irakiennes reprennent la ville de Baïji aux combattants terroristes de daech. Située sur la route reliant Tikrit à Mossoul (fief irakien de daech), cette ville est également la clé d’accès à la plus grande raffinerie du pays.

5. Sinjar

Novembre 2015  : soutenues par les frappes aériennes de la Coalition, les forces kurdes libèrent la ville de Sinjar.

Enjeu stratégique : couper la route principale utilisée par les djihadistes (flux logistiques, de combattants, de financement) entre Raqqa (Syrie) et Mossoul (Irak)

La reconquête de Sinjar par les Peshmergas, en seulement quelques jours, a permis de couper la route principale utilisée par les djihadistes entre Raqqa (Syrie) et Mossoul (Irak), et ainsi, de porter un coup majeur à ses flux logistiques, de combattants et de financement. La reprise de Sinjar constitue également une victoire symbolique pour les Yézidis, originaires de cette zone, qui avaient été massacrés par daech lors de la prise de la ville et dont les femmes avaient été réduites en esclavage sexuel.

6. Ramadi

Décembre 2015 : les Forces de Sécurité irakiennes (FSI) reprennent la ville de Ramadi, avec l’appui aérien continu de la Coalition.

La victoire des FSI est tout aussi stratégique que symbolique : capitale de l’Anbar sunnite située sur l’un des principaux axes reliant Bagdad à la Syrie, Ramadi est la dernière ville d’importance tombée aux mains du groupe terroriste, en mai 2015.

Elle constitue aussi un tournant psychologique dans la campagne contre daech, qui a perdu 40% des territoires qu’il contrôlait au plus fort de son expansion en Irak (selon le porte-parole de la Coalition, S.Warren).

Ramadi marque enfin une victoire politique pour les autorités irakiennes, qui prouvent ainsi leur détermination à lutter contre daech et l’efficacité de leur action à l’opinion publique nationale et à la communauté internationale. Le rôle secondaire des milices paramilitaires chiites dans la reprise de Ramadi illustre cette montée en puissance de l’armée irakienne, formée et équipée par la Coalition.

Mise à jour : Février 2016


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