Sécurité
Les conseils donnés dans cette rubrique, notamment en matière de vol, ne sont pas anodins car plus de la moitié des incidents constatés concerne des touristes avertis.
Avec la montée de la délinquance, liée au narcotrafic et au crime organisé, on observe de plus en plus fréquemment la présence de "pandillas" (gangs) prêtes à tout pour voler le moindre objet de valeur (téléphone portable, lecteur numérique, sac à main…). Leurs membres, souvent dépendants aux drogues dures, n’hésitent pas à utiliser la violence ou des armes à feu en cas de résistance. Par ailleurs, depuis deux ans, huit étrangers (dont trois français) sont portés disparus dans des circonstances inexpliquées, probablement criminelles.
Des incidents, parfois violents et qui peuvent viser des touristes sont, ces dernières années, en constante augmentation. Devant la forte augmentation de la délinquance, certaines règles de bon sens doivent être impérativement respectées :
Ne pas se déplacer seul la nuit dans les parcs publics, les endroits isolés ou sur les plages.
Maintenir une vigilance accrue de ses affaires dans les autobus où des bandes très organisées voyagent dans l’unique but de détrousser les voyageurs endormis ou distraits. Cette surveillance doit également s’exercer sur les plages, dans les hôtels bon marché (cabinas), dans les restaurants et dans les terminaux d’autobus où les vols à la tire sont courants.
Les passeports, cartes bancaires, devises et billet d’avion, ne doivent pas se trouver dans des sacs à dos ou à main, mais de préférence être dissimulés sous les vêtements, par exemple dans une pochette-banane. Ne portez pas d’objet de valeur sur vous (montre, bijoux…) ni de grosses sommes d’argent.
Les vols de passeports étant de plus en plus fréquents, il est conseillé aux touristes de déposer leurs documents au coffre de l’hôtel et de ne garder sur eux qu’une copie de leur passeport avec la page sur laquelle se trouve le tampon d’entrée au Costa Rica.
Ne laisser ni documents ni effets personnels dans les véhicules et éviter de se garer dans des endroits sans surveillance, surtout près d’une plage (vols par bris de glaces fréquents).
En voiture, si vous êtes victimes d’une crevaison, des personnes "bien intentionnées" vous proposeront leur aide et en profiteront probablement pour vous dérober quelques bagages. Restez extrêmement vigilants et dirigez vous vers une zone publique pour réparer. Il en est de même si un autre véhicule vous touchait légèrement.
Utiliser de préférence les transports en commun réguliers ou des taxis officiels
Etre plus particulièrement vigilant à San José, sur les sites touristiques de la côte Pacifique de Tamarindo, Jaco, Quepos et Manuel Antonio ainsi que sur la côte caraïbe, Puerto Viejo et Puerto Limon.
On nous signale également l’apparition dans les bars et les boîtes de nuit des lieux touristiques de la côte pacifique, de la «drogue du violeur», (principalement de la scopolamine ou du GHB), qui vise à faire absorber, généralement dans une boisson, un produit incolore et inodore qui annihile toute velléité de résistance et entraîne une amnésie partielle de la personne qui le consomme pour ensuite abuser d’elle (viols, vols, violence…).
Face à une agression, surtout n’opposez aucune résistance et ne pas hésiter un seul instant à remettre aux agresseurs ce qu’ils demandent car les assaillants recourent de plus en plus à la violence pour obtenir ce qu’ils veulent.
Le Costa Rica est fréquemment touché par des catastrophes naturelles (tremblements de terre, éruptions volcaniques, inondations, glissements de terrain, raz de marée ou tsunami…). Pendant la saison des pluies, qui s’étend normalement de mai à novembre, les orages sont fréquents, soudains et violents. Les risques d’inondation et de glissements de terrain sont alors très importants et des axes routiers peuvent être coupés. Les crues des rivières sont spectaculaires et amènent le comité national d’urgence, en coopération avec la Croix rouge, à évacuer les populations concernées. De plus, à cette même période, des ouragans sont à craindre ce qui engendre des vents violents. Il est donc fortement recommandé aux voyageurs de s’informer sur place des conditions météorologiques des régions visitées ainsi que de l’état du réseau routier.
Le volcan Arenal, qui est considéré comme l’un des 16 volcans les plus actifs de la Terre, maintient en permanence une activité qui peut s’intensifier brusquement. Les éruptions sont peu prévisibles et les flux solides et gazeux peuvent s’étendre sur plusieurs kilomètres autour du volcan. Pour éviter que les touristes soient surpris, les autorités réglementent strictement les accès aux abords du site où se trouvent des hôtels et des habitations, dont certains sont construits sur les coulées de lave de l’éruption de 1968.
Les volcans Turrialba et Poas ont également une activité soutenue et sont surveillés de près par les autorités tandis que les volcans, Irazu, Miravalle et Rincon de la Vieja ont une activité plus faible. Les consignes de sécurité mises en place par les autorités aux alentours de ceux-ci doivent être strictement respectées.
Pour toute information complémentaire, consulter la "Comision Nacional de Emergencias" (CNE +506 22202020), ou "l’Observatoire Vulcanologique et Sismologique du Costa Rica" (OVSICORI +506 22610781).
Risque sismique
Le Costa Rica est situé dans une région de forte activité sismique et les tremblements de terre sont courants. Il faut savoir que tout séisme est suivi d’une série de secousses
Si une catastrophe naturelle ou un évènement imprévu se produisait lors de votre séjour, prenez immédiatement contact avec vos proches pour les informer de votre situation. Si les communications avec l’étranger sont impossibles, contactez l’ambassade de France à San José. Dans tous les cas, il convient de suivre les instructions de sécurité données par les autorités.
Carte

Transports
Vous pouvez conduire au Costa Rica avec votre permis français pour une période maximale de 90 jours.
L’état des routes est globalement moyen voire médiocre et les nombreux trous, l’absence de signalisation, des ponts à une voie sur des routes à deux voies ou le comportement imprévisible de beaucoup d’usagers constituent des facteurs de risques supplémentaires qui impliquent de conduire avec une grande précaution. Il est par ailleurs très fortement déconseillé de circuler la nuit.
Pendant la saison des pluies qui va de mai jusqu’en novembre (voire plus), de nombreux axes peuvent être impraticables à la suite de glissements de terrain ou d’inondations.
Location de véhicule : louer une voiture est certainement une bonne solution pour découvrir le pays et de nombreuses agences existent sur le marché. L’état du véhicule (freins, pneus, feux…) et le contrat d’assurance sont primordiaux, ce dernier ne couvrant généralement pas le bris de glaces ni le vol d’effets personnels se trouvant dans le véhicule. Les clauses du contrat d’assurance devront être lues attentivement et, le cas échéant, une assurance complémentaire souscrite. Attention : Les éventuelles amendes sont à payer lors de la restitution du véhicule.
En cas d’accident : la législation locale exige que les véhicules ne soient pas déplacés, même sur le bord de la route, jusqu’à l’arrivée de la «Policia de Tránsito» (+506 22229330 ou 22229245) et de l’assureur public I.N.S. « Instituto Nacional de Seguros» (8008008000) qui feront le rapport de l’accident. Attention : en cas d’accident grave, le conducteur peut éventuellement être arrêté.
Bus, taxis : les bus des services réguliers circulent en général dans de bonnes conditions. Pour les taxis, préférez les taxis officiels équipés d’un compteur. Soyez toujours vigilants avec votre argent et vos documents importants que vous devez avoir en permanence avec vous.
Les vols intérieurs effectués à bord de petits aéronefs qui opèrent sur des lignes régulières, et dont les appareils bénéficient d’une maintenance correcte, ne présentent pas de risques particuliers. Cependant, en raison du relief particulièrement accidenté et du climat tropical humide du Costa Rica, il est préférable de voler le matin seulement ; dans l’après-midi, les conditions orageuses et le relief constituent des risques qui doivent être pris en considération. Les conditions météorologiques peuvent se dégrader de manière importante et très rapidement
Entrée / Séjour
Les ressortissants français, qu’ils soient titulaires d’un passeport ordinaire, de service ou diplomatique, n’ont pas besoin de visa pour un séjour inférieur à 90 jours. Ils doivent cependant avoir un passeport en bon état, avec une validité minimale de 6 mois et disposer d’un billet aller/retour ou avoir une continuation vers une autre destination.
Les français souhaitant séjourner plus de 90 jours au Costa Rica doivent constituer un dossier d’immigration auprès de l’ambassade du Costa Rica à Paris ou auprès des autorités de l’immigration à San José. Pour plus d’informations, consulter le site de la «Direccion general de migracion y extranjeria».
Les autorités exigent des voyageurs en provenance des pays suivants : Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République Démocratique du Congo, Gabon, Gambie, Guinée, Liberia, Nigeria, Sierra Léone, Soudan, Bolivie, Venezuela, Brésil, Pérou, Colombie, et Equateur ainsi que du département de la Guyane Française, d’être en possession d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune. Cette vaccination devra être effectuée au moins 10 jours avant l’entrée au Costa Rica.
En quittant le Costa Rica par l’aéroport international, une taxe de 28$ par personne est exigée (Payable par carte, en dollars ou en colons).
Les voyageurs qui arrivent par voie terrestre doivent veiller scrupuleusement à l’apposition sur leur passeport du tampon constatant l’entrée dans le pays. En l’absence de tampon d’entrée, on peut être considéré comme illégal et cela peut entraîner une incarcération et une expulsion du pays.
Les enfants nés au Costa Rica ou ayant une résidence officielle dans le pays, même s’ils voyagent avec un passeport français, requièrent une autorisation de sortie du territoire délivrée à San José par la «Dirección General de Migración y Extranjeria» ou ailleurs par le PANI «Patronato Nacional de la Infancia» qui nécessitera le consentement de chaque parent.
Ils sont fréquents au Costa Rica, il est donc recommandé de voyager avec une photocopie de son livret (dont la page avec le tampon d’entrée), et de laisser son passeport dans le coffre de l’hôtel. En cas de perte ou de vol d’un passeport français au Costa Rica :
se rendre au bureau d’enquête judiciaire (O.I.J. - Organismo de Investigacion Judicial) le plus proche, seul habilité à établir une déclaration de perte ou de vol ;
prendre contact avec l’Ambassade de France (+506 22344167) pour signaler la perte ou le vol et obtenir les renseignements nécessaires en vue de l’établissement d’un nouveau titre de voyage.
Pour toute information complémentaire, prendre l’attache de l’Ambassade du Costa Rica à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
La qualité des soins dans le pays est inégale, souvent loin des standards européens, et pour des problèmes de santé sérieux, il est préférable de se faire soigner dans le secteur privé à San José, entre autres, dans la «Clinica Biblica» (+506 25221000), la « Clinica Catolica» (+506 22463000) ou «l’Hôpital Cima» (+506 22081000).
Le coût des soins étant très élevé et le versement d’une caution à l’admission étant obligatoire, il est très fortement recommandé aux voyageurs de posséder une assurance accident/voyage/rapatriement. Par ailleurs, hors les traitements d’urgence, les soins sont payants même dans le réseau des établissements de la sécurité sociale costaricienne. Si vous devez prendre des médicaments spécifiques, il est conseillé d’en disposer d’une quantité suffisante pour la durée du séjour.
Aucune vaccination n’est obligatoire mais le carnet de vaccination international avec la fièvre jaune est impérativement exigé pour les voyageurs en provenance de certains pays (voir rubrique « Entrée / Séjour », « Fièvre jaune »). Il est recommandé de bien se renseigner avant de voyager.
La dengue est endémique au Costa Rica. Le phénomène croît pendant la saison des pluies (de mai à novembre) dans les provinces touristiques du Guanacaste, de Puntarenas et de Limon. Il est recommandé aux voyageurs de se prémunir contre les piqûres de moustiques (emploi de répulsifs, vêtements couvrant la peau, éviter la proximité de poches d’eau stagnante…), vecteurs du virus, et de consulter un médecin dès les premiers symptômes (maux de tête frontaux, fièvres, tremblements, nausées, vomissements, éruptions cutanées, gencives enflammées). La durée d’incubation est de sept à dix jours. Du fait du risque d’hémorragie, tout traitement par aspirine est à proscrire.
Le paludisme est commun au Costa Rica principalement dans les régions de Limon et de Puntarenas, ainsi que dans les zones bananières. Afin de limiter le risque, la prévention des piqures de moustiques est essentielle.
L’attention des voyageurs au Costa Rica est attirée sur le fait que, même si ce pays ne compte pas un taux de VIH - Sida élevé au sein de la population adulte en comparaison d’autres pays de la région, des précautions élémentaires sont à prendre.
Les risques de pollution bactériologique et chimique de « l’eau potable » sont élevés. Il est préférable de consommer de l’eau en bouteilles. Il vaut mieux également éviter la consommation de crustacés, mollusques, coquillages et poissons dans les endroits n’offrant pas toutes les conditions d’hygiène ainsi que de bien laver les fruits et les légumes
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
Les infractions à la loi sur les stupéfiants, y compris la détention de quantités minimes de drogue, quelle qu’elle soit, sont sévèrement réprimées (de 8 à 20 ans de prison) par les autorités locales qui sont efficaces dans ce domaine. De même, de nouvelles lois répriment fortement les délits sexuels ainsi que la prostitution infantile. Les conditions de détention au Costa Rica sont par ailleurs souvent précaires.
La grande majorité des plages du pays ne sont pas surveillées et ont des courants très forts qui peuvent être très dangereux pour la baignade. Aux abords des stations balnéaires ou des villes, la qualité de l’eau laisse souvent à désirer. Préférez les plages surveillées avec le drapeau bleu (Bandera azul).
Lors d’excursions dans la jungle ou sur les volcans, faites vous accompagner par un guide connaissant bien les lieux et prévoyez un bon équipement. Restez sur les sentiers et respectez les mises en gardes ainsi que les signalisations.
Vous ne pouvez pas entrer ni sortir du pays avec plus de 10.000$ sans faire une déclaration auprès des douanes. Les cartes de crédit internationalement reconnues ainsi que les dollars sont acceptés dans la très grande majorité des commerces, hôtels et restaurants. Les distributeurs automatiques fonctionnent dans tout le pays.
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