Numéros utiles
Police : 995
Urgences : 999
Ambulances (pour Harare et la périphérie) : 994
Ajouter 00.263.4. depuis la France et simplement le 04 sur place, en dehors d’Harare :
Section consulaire de l’ambassade : 703.216 / 704.069 / 704.393 / 705.738 / 706.780, y compris en dehors des heures de bureau.
Fax ambassade de France : 730.078
Fax consulat : 731.025
Fax service culturel : 736.859.
Mail : http://www.ambafrance-zw.org
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour le 3 juin 2009.
Suite à l’accord politique intervenu le 15 septembre 2008 entre les trois principales formations politiques zimbabwéennes, un gouvernement d’union nationale (GUN), dirigé par M. Morgan Tsvangirai, a été formé le 13 février 2009.
Afin de mettre un terme à l’hyperinflation, le GUN a procédé à la "dollarisation" de fait de l’économie. Le dollar zimbabwéen n’a donc plus cours. Le dollar US et le rand sud-africain sont actuellement les devises les plus couramment échangées.
L’approche de la saison des pluies fait craindre une nouvelle épidémie de choléra, maladie à présent endémique au Zimbabwe. Pour mémoire, celle de mi 2008-début 2009 avait touché 100.000 personnes et causé 4.500 décès. Il importe donc de respecter scrupuleusement les recommandations de la rubrique « Santé/Hygiène alimentaire ».
Tout projet de déplacement au Zimbabwe doit toujours s’envisager avec une certaine prudence.
Délinquance :
Les troubles sociaux se multiplient, y compris au sein de l’armée les agents de l’Etat percevant, au mieux, une rémunération très faible. Dans ce contexte, les manifestations et le racket se développent et peuvent être le fait d’hommes en uniforme. La situation ne connaissant pas d’amélioration, ces incidents sont susceptibles de se développer. Pour les mêmes raisons, la société civile tente d’organiser depuis quelques jours des manifestations dans les principales villes du pays. Dans ces conditions, il convient d’être extrêmement vigilant dans son comportement et lors des déplacements, en évitant en particulier tout rassemblement et mouvement de foule. Verrouiller les portières des véhicules.
La délinquance est active dans les quartiers périphériques des grandes agglomérations mais aussi, sous la forme de "petite délinquance", sur les sites touristiques. Cependant, la mise en place d’une police spéciale a réduit considérablement le nombre des infractions sur le site des chutes Victoria. La délinquance s’exerce surtout à la tombée de la nuit. Elle est localisée à certains endroits sensibles (aux abords des grands hôtels, des banques, des distributeurs automatiques de billets, dans certains jardins publics). La plupart de ces lieux sont d’ailleurs gardés par des vigiles. Le centre de Harare étant peu fréquenté, il est déconseillé d’y circuler à pied à la nuit tombée. Eviter de circuler dans les banlieues pauvres (townships) de jour comme de nuit.
Cette délinquance, qui revêt diverses formes (vol à la tire, à la roulotte, à l’arrachée...) peut prendre un tour violent, les agressions s’accompagnant souvent de menaces par armes blanches, à feu ou autres (outils ou bâtons p.e.). Au Zimbabwe comme ailleurs, les femmes doivent prendre des précautions particulières.
En ce qui concerne les zones rurales, il est tout à fait déconseillé, pour des raisons évidentes, de se rendre sur les grandes exploitations agricoles occupées par les ’’vétérans de guerre’’ ou au voisinage de celles-ci. De manière générale, il convient d’éviter des itinéraires hasardeux et inconnus, s’écartant trop des routes principales. Eviter de rouler la nuit.
Pour les automobilistes, il convient d’être particulièrement vigilant la nuit, à l’entrée des résidences et aux carrefours, plus spécialement ceux munis de feux de signalisation. (La nuit, le franchissement des feux rouges est toléré). Garder les portes des véhicules verrouillées ; éviter d’ouvrir les vitres à l’arrêt ; ne rien laisser d’apparent sur les sièges des véhicules. Il y a des cas de ’’car-jacking’’.
Les cambriolages des domiciles ne sont pas rares à Harare. Ils sont effectués le plus souvent à la tombée de la nuit par des bandes armées qui déjouent les systèmes de surveillance et n’hésitent pas à recourir à la violence en cas de résistance (la résistance est fortement déconseillée).
De manière générale, les précautions suivantes sont recommandées :
Se tenir à l’écart de toute manifestation, réunion publique ou autre attroupement sur la voie publique. Eviter toute déclaration publique à caractère politique.
Au passage des barrages routiers tenus par la police, surtout des la tombée de la nuit, éviter tout mouvement d’humeur, ou d’impatience. Ne pas donner l’impression de vouloir forcer le barrage.
Eviter de porter avec soi dans la rue tout bagage contenant à l’évidence des moyens de paiement (y compris les ’’bananes’’).
Laisser ses billets d’avion, pièces d’identité, documents de voyage et objets de valeur dans les coffres des hôtels.
Faire preuve de vigilance lorsque des vendeurs à la sauvette proposent un change au taux parallèle, des souvenirs ou des objets d’artisanat local.
Il est conseille aux personnes qui voyagent seules ou aux groupes qui ne relèvent pas d’un voyage organisé de signaler dès leur arrivée leur présence auprès des services consulaires de l’Ambassade.
Informer l’ambassade, où une permanence fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre, de tout incident.
Pénuries :
La dollarisation (USD) de l’économie et d’autres mesures favorisant l’importation ont considérablement réduit les pénuries de produits de base dans la capitale Hararé. Néanmoins, l’approvisionnement des stations services en carburant étant très irrégulier, il est indispensable d’emporter des réserves de carburant lors des déplacements à travers le pays.
Divers :
Le paiement par carte de crédit internationale est à présent possible dans certains cas au Zimbabwe (billets d’avion, hôtel). En outre, depuis fin septembre 2009 certains distributeurs de billets de la banque Barclays permettent aux détenteurs d’une carte de crédit internationale de retirer des dollars américains (maximum 400 USD).
Il est conseillé à tous les voyageurs de se conformer strictement à ces règles, des contrôles pouvant être effectués à la frontière, lors du départ du voyageur.
Renseignements utiles :
Accès à la bande de Caprivi depuis le Zimbabwe : consulter la fiche ’’conseils aux voyageurs’’ sur la Namibie.
La vigilance est requise sur les routes, tout particulièrement la nuit (piétons et animaux circulant le long de la chaussée ou la traversant sans préavis, véhicules à l’arrêt ou en circulation non éclairés, etc...).
L’utilisation des pistes sur de longs trajets est fortement déconseillée même si ces dernières peuvent représenter un raccourci sur la carte (itinéraire Kwekwe-Lupane par exemple) ou constituer une alternative touristique (itinéraire Karoi-Binga pour rallier les chutes Victoria depuis le site de Kariba). Ces pistes sont en effet en très mauvais état et peu fréquentées
Il est déconseillé d’utiliser les moyens de transport ferroviaire.
Infrastructure routière
L’état du réseau routier est correct sur les grands axes mais les services de la voierie ont désormais beaucoup de mal à assurer leur entretien. Des nids de poule apparaissent durant la saison des pluies, de novembre à mars. La conduite à gauche invite à redoubler de prudence. En cas de long déplacement, il est prudent de prévoir des jerrycans de carburants, l’approvisionnement de la plupart des stations services n’est plus assuré. Il est conseillé de souscrire une assurance tous risques ("full comprehensive insurance"). En cas d’accident, il convient d’éviter les altercations, de rester courtois et patient. La police doit toujours être appelée, même si l’accident paraît bénin.
Transport aérien
En raison de la situation économique du pays, les équipements de l’aviation civile zimbabwéenne ont tendance à se dégrader. Les vols de la compagnie nationale peuvent être retardés ou annulés sans que les passagers en soient préalablement avertis.
De moins en moins de compagnies aériennes internationales desservent le Zimbabwé (Kenya airways, South african Airways, Ethiopian Airlines).
Un visa d’entrée est nécessaire pour les ressortissants français. Il peut être délivré soit à l’Ambassade du Zimbabwe à Paris, soit au point d’entrée (aéroport d’Harare ou de Victoria Falls notamment). Les visas à entrées multiples peuvent être obtenus à l’Ambassade du Zimbabwe à Paris ou au service de l’immigration à Harare. Il n’est délivré, aux points d’entrée, que des visas pour une ou deux entrées. Le visa coûte 30 USD pour une simple entrée, 45 USD pour deux entrées et 55 USD pour un visa à entrées multiples. Les enfants mineurs porteurs d’un passeport ordinaire individuel sont également soumis à l’obligation de visa, ceux figurant sur le passeport de leurs parents en sont dispensés. Il convient de prévoir le montant exact en billets de banque en cas de paiement à l’aéroport.
Lorsque l’on quitte le Zimbabwe par avion, une taxe d’aéroport est perçue à l’aéroport pour les vols internationaux. Son montant est de 30 USD. Pour les vols domestiques, une taxe de 5 USD est également perçue. Ces tarifs s’appliquent à tous les passagers âgés de deux ans ou plus. Ces taxes sont intégrées dans le prix du billet d’avion depuis le 1er novembre 2002.
En raison de la situation monétaire du pays, ces tarifs peuvent être revus à la hausse à tout moment.
Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ :
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Risques de fièvre hémorragique virale dans l’est de l’Afrique :
Le diagnostic en juillet 2008 d’une fièvre hémorragique de Marburg chez une touriste néerlandaise de retour d’Ouganda et très probablement contaminée au contact de chauves-souris dans une grotte incite à rappeler l’existence du risque lié à ces infections en Afrique de l’Est. En effet, il ne s’agit pas du premier cas d’infection par ce virus survenant chez un touriste à la suite de la visite d’une caverne, activité qu’il est donc fortement recommandé de ne pas pratiquer. Des cas dans la population locale sont aussi régulièrement observés. Les fièvres hémorragiques Marburg et Ebola sont des infections virales graves parfois mortelles.
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes :
Paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.
Présence (très circonscrite) de la mouche Tsé-Tsé sur le site touristique de Mana Pools (moyenne vallée du Zambèze). Le risque de contracter la maladie du sommeil reste toutefois infime.
Vaccinations :
Vaccination contre la fièvre jaune : un certificat de vaccination antiamarile est exigé pour les voyageurs en provenance d’une zone infectée.
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Hygiène alimentaire :
(prévention du choléra, de la diarrhée du voyageur et des infections bactériennes)
L’entretien des canalisations d’eau étant défaillant dans le pays, il existe un risque majeur de contamination de l’eau courante par les eaux usées. En outre, de nombreux quartiers dans la plupart des villes du pays (y compris Hararé) sont privés d’eau courante depuis plusieurs mois. L’enlèvement des déchets ménagers et leur traitement sont également inexistants.
Il est donc impératif de ne boire que de l’eau en bouteille capsulée, ou de l’eau filtrée et bouillie, voire décontaminée par une pastille d’hydroclonazone (aquatabs ou micropur). Il convient d’éviter à tout prix les glaçons, les jus de fruits frais, les légumes crus, les fruits non pelés et les aliments insuffisamment cuits (poisson, viande, volaille, lait). Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains, en particulier avant chaque repas.
Le choléra est à présent endémique au Zimbabwe. Pour mémoire, la précédente épidémie (fin août 2008-avril 2009) avait contaminé 100.000 personnes et causé 4.500 décès. L’approche de la prochaine saison des pluies fait craindre une nouvelle épidémie de grande ampleur : il importe donc de respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène énoncées ci-dessus.
Sida :
Forte prévalence du VIH - Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Quelques règles simples :
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Recours sanitaires :
Les établissements publics ou privés au Zimbabwe n’admettent aucun patient qui n’ait acquitté dès l’entrée une provision, parfois substantielle, en argent liquide. Cette provision est exigée même en cas d’urgence vitale. Une assurance souscrite avant le départ pour les soins à l’étranger et le rapatriement est donc absolument indispensable.
Pour les personnes souhaitant voyager à l’intérieur du pays, il est vivement recommandé de souscrire un abonnement temporaire auprès de la société "Medical Air Rescue Service", 3 Elcombe Avenue, Belgravia, Harare, tél : 734.513/4 ou 727.540. Cette société assure à ses abonnés un rapatriement rapide et médicalisé sur Harare, et le cas échéant en Afrique du sud.
Numéros utiles :
Premiers secours : police : 995 Ambulances : 994
Etablissements de première urgence :
Clinique (service d’urgence) : Avenues Clinic, Corner Baines Avenue/Mazowe Street, HARARE.Tél : 732 055/75
Trauma center: 17 Lanark road, Belgravia: 702.281/705.535
Parirenyatwa Hospital, Mazowe Street, HARARE. Tél : 794 411 HARARE Central Hospital, Lobengula Road, Southerton, HARARE. Tél : 621 111/14
Pour la région de Bulawayo :
Consultations médicales :
Galen House (clinique privée) - 93, Josiah Tongogara/9th avenue - Bulawayo - Tél : 09.68.811 Si une hospitalisation s’avère nécessaire :
Mater dei Hospital (hôpital privé) - Burns Drive - Malindela Bulawayo - Tél : 09.240000/5 En raison de la dégradation du système de santé publique, les expatriés et les voyageurs sont en général dirigés vers des établissements privés, notamment "Avenues clinic" et "Trauma centre" à Harare et "Mater dei hospital" à Bulawayo.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr
Le site interministériel relatif à la grippe aviaire : www.grippeaviaire.gouv.fr
Les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs (http://www.invs.sante.fr/beh/2007/24/beh_24_2007.pdf)
Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr
Le site du CIMED : www.cimed.org
Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)
Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille
Législation locale
L’usage de stupéfiants (qu’il s’agisse de drogues dites "douces" ou de drogues dites "dures") est interdit et très sévèrement réprimé.
L’importation de revues et vidéos à caractère pornographique est interdite.
Les relations homosexuelles sont réprimées par la loi au Zimbabwe. Photographier des bâtiments officiels constitue un délit au Zimbabwe. Il est donc vivement recommandé d’éviter de faire des prises de vues de tels bâtiments et de leurs alentours immédiats.
Change
L’usage du dollar américain (USD) est désormais légal et généralisé au Zimbabwe. La monnaie nationale (dollar zimbabwéen, ZWD) n’a en pratique plus cours, même si elle conserve une existence officielle.
Numéros utiles
Police : 995
Urgences : 999
Ambulances (pour Harare et la périphérie) : 994
Ajouter 00.263.4. depuis la France et simplement le 04 sur place, en dehors d’Harare :
Section consulaire de l’ambassade : 703.216 / 704.069 / 704.393 / 705.738 / 706.780, y compris en dehors des heures de bureau.
Fax ambassade de France : 730.078
Fax consulat : 731.025
Fax service culturel : 736.859.
Mail : http://www.ambafrance-zw.org
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour le 3 juin 2009.
Suite à l’accord politique intervenu le 15 septembre 2008 entre les trois principales formations politiques zimbabwéennes, un gouvernement d’union nationale (GUN), dirigé par M. Morgan Tsvangirai, a été formé le 13 février 2009.
Afin de mettre un terme à l’hyperinflation, le GUN a procédé à la "dollarisation" de fait de l’économie. Le dollar zimbabwéen n’a donc plus cours. Le dollar US et le rand sud-africain sont actuellement les devises les plus couramment échangées.
L’approche de la saison des pluies fait craindre une nouvelle épidémie de choléra, maladie à présent endémique au Zimbabwe. Pour mémoire, celle de mi 2008-début 2009 avait touché 100.000 personnes et causé 4.500 décès. Il importe donc de respecter scrupuleusement les recommandations de la rubrique « Santé/Hygiène alimentaire ».
Tout projet de déplacement au Zimbabwe doit toujours s’envisager avec une certaine prudence.
Délinquance :
Les troubles sociaux se multiplient, y compris au sein de l’armée les agents de l’Etat percevant, au mieux, une rémunération très faible. Dans ce contexte, les manifestations et le racket se développent et peuvent être le fait d’hommes en uniforme. La situation ne connaissant pas d’amélioration, ces incidents sont susceptibles de se développer. Pour les mêmes raisons, la société civile tente d’organiser depuis quelques jours des manifestations dans les principales villes du pays. Dans ces conditions, il convient d’être extrêmement vigilant dans son comportement et lors des déplacements, en évitant en particulier tout rassemblement et mouvement de foule. Verrouiller les portières des véhicules.
La délinquance est active dans les quartiers périphériques des grandes agglomérations mais aussi, sous la forme de "petite délinquance", sur les sites touristiques. Cependant, la mise en place d’une police spéciale a réduit considérablement le nombre des infractions sur le site des chutes Victoria. La délinquance s’exerce surtout à la tombée de la nuit. Elle est localisée à certains endroits sensibles (aux abords des grands hôtels, des banques, des distributeurs automatiques de billets, dans certains jardins publics). La plupart de ces lieux sont d’ailleurs gardés par des vigiles. Le centre de Harare étant peu fréquenté, il est déconseillé d’y circuler à pied à la nuit tombée. Eviter de circuler dans les banlieues pauvres (townships) de jour comme de nuit.
Cette délinquance, qui revêt diverses formes (vol à la tire, à la roulotte, à l’arrachée...) peut prendre un tour violent, les agressions s’accompagnant souvent de menaces par armes blanches, à feu ou autres (outils ou bâtons p.e.). Au Zimbabwe comme ailleurs, les femmes doivent prendre des précautions particulières.
En ce qui concerne les zones rurales, il est tout à fait déconseillé, pour des raisons évidentes, de se rendre sur les grandes exploitations agricoles occupées par les ’’vétérans de guerre’’ ou au voisinage de celles-ci. De manière générale, il convient d’éviter des itinéraires hasardeux et inconnus, s’écartant trop des routes principales. Eviter de rouler la nuit.
Pour les automobilistes, il convient d’être particulièrement vigilant la nuit, à l’entrée des résidences et aux carrefours, plus spécialement ceux munis de feux de signalisation. (La nuit, le franchissement des feux rouges est toléré). Garder les portes des véhicules verrouillées ; éviter d’ouvrir les vitres à l’arrêt ; ne rien laisser d’apparent sur les sièges des véhicules. Il y a des cas de ’’car-jacking’’.
Les cambriolages des domiciles ne sont pas rares à Harare. Ils sont effectués le plus souvent à la tombée de la nuit par des bandes armées qui déjouent les systèmes de surveillance et n’hésitent pas à recourir à la violence en cas de résistance (la résistance est fortement déconseillée).
De manière générale, les précautions suivantes sont recommandées :
Se tenir à l’écart de toute manifestation, réunion publique ou autre attroupement sur la voie publique. Eviter toute déclaration publique à caractère politique.
Au passage des barrages routiers tenus par la police, surtout des la tombée de la nuit, éviter tout mouvement d’humeur, ou d’impatience. Ne pas donner l’impression de vouloir forcer le barrage.
Eviter de porter avec soi dans la rue tout bagage contenant à l’évidence des moyens de paiement (y compris les ’’bananes’’).
Laisser ses billets d’avion, pièces d’identité, documents de voyage et objets de valeur dans les coffres des hôtels.
Faire preuve de vigilance lorsque des vendeurs à la sauvette proposent un change au taux parallèle, des souvenirs ou des objets d’artisanat local.
Il est conseille aux personnes qui voyagent seules ou aux groupes qui ne relèvent pas d’un voyage organisé de signaler dès leur arrivée leur présence auprès des services consulaires de l’Ambassade.
Informer l’ambassade, où une permanence fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre, de tout incident.
Pénuries :
La dollarisation (USD) de l’économie et d’autres mesures favorisant l’importation ont considérablement réduit les pénuries de produits de base dans la capitale Hararé. Néanmoins, l’approvisionnement des stations services en carburant étant très irrégulier, il est indispensable d’emporter des réserves de carburant lors des déplacements à travers le pays.
Divers :
Le paiement par carte de crédit internationale est à présent possible dans certains cas au Zimbabwe (billets d’avion, hôtel). En outre, depuis fin septembre 2009 certains distributeurs de billets de la banque Barclays permettent aux détenteurs d’une carte de crédit internationale de retirer des dollars américains (maximum 400 USD).
Il est conseillé à tous les voyageurs de se conformer strictement à ces règles, des contrôles pouvant être effectués à la frontière, lors du départ du voyageur.
Renseignements utiles :
Accès à la bande de Caprivi depuis le Zimbabwe : consulter la fiche ’’conseils aux voyageurs’’ sur la Namibie.
La vigilance est requise sur les routes, tout particulièrement la nuit (piétons et animaux circulant le long de la chaussée ou la traversant sans préavis, véhicules à l’arrêt ou en circulation non éclairés, etc...).
L’utilisation des pistes sur de longs trajets est fortement déconseillée même si ces dernières peuvent représenter un raccourci sur la carte (itinéraire Kwekwe-Lupane par exemple) ou constituer une alternative touristique (itinéraire Karoi-Binga pour rallier les chutes Victoria depuis le site de Kariba). Ces pistes sont en effet en très mauvais état et peu fréquentées
Il est déconseillé d’utiliser les moyens de transport ferroviaire.
Infrastructure routière
L’état du réseau routier est correct sur les grands axes mais les services de la voierie ont désormais beaucoup de mal à assurer leur entretien. Des nids de poule apparaissent durant la saison des pluies, de novembre à mars. La conduite à gauche invite à redoubler de prudence. En cas de long déplacement, il est prudent de prévoir des jerrycans de carburants, l’approvisionnement de la plupart des stations services n’est plus assuré. Il est conseillé de souscrire une assurance tous risques ("full comprehensive insurance"). En cas d’accident, il convient d’éviter les altercations, de rester courtois et patient. La police doit toujours être appelée, même si l’accident paraît bénin.
Transport aérien
En raison de la situation économique du pays, les équipements de l’aviation civile zimbabwéenne ont tendance à se dégrader. Les vols de la compagnie nationale peuvent être retardés ou annulés sans que les passagers en soient préalablement avertis.
De moins en moins de compagnies aériennes internationales desservent le Zimbabwé (Kenya airways, South african Airways, Ethiopian Airlines).
Un visa d’entrée est nécessaire pour les ressortissants français. Il peut être délivré soit à l’Ambassade du Zimbabwe à Paris, soit au point d’entrée (aéroport d’Harare ou de Victoria Falls notamment). Les visas à entrées multiples peuvent être obtenus à l’Ambassade du Zimbabwe à Paris ou au service de l’immigration à Harare. Il n’est délivré, aux points d’entrée, que des visas pour une ou deux entrées. Le visa coûte 30 USD pour une simple entrée, 45 USD pour deux entrées et 55 USD pour un visa à entrées multiples. Les enfants mineurs porteurs d’un passeport ordinaire individuel sont également soumis à l’obligation de visa, ceux figurant sur le passeport de leurs parents en sont dispensés. Il convient de prévoir le montant exact en billets de banque en cas de paiement à l’aéroport.
Lorsque l’on quitte le Zimbabwe par avion, une taxe d’aéroport est perçue à l’aéroport pour les vols internationaux. Son montant est de 30 USD. Pour les vols domestiques, une taxe de 5 USD est également perçue. Ces tarifs s’appliquent à tous les passagers âgés de deux ans ou plus. Ces taxes sont intégrées dans le prix du billet d’avion depuis le 1er novembre 2002.
En raison de la situation monétaire du pays, ces tarifs peuvent être revus à la hausse à tout moment.
Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ :
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Risques de fièvre hémorragique virale dans l’est de l’Afrique :
Le diagnostic en juillet 2008 d’une fièvre hémorragique de Marburg chez une touriste néerlandaise de retour d’Ouganda et très probablement contaminée au contact de chauves-souris dans une grotte incite à rappeler l’existence du risque lié à ces infections en Afrique de l’Est. En effet, il ne s’agit pas du premier cas d’infection par ce virus survenant chez un touriste à la suite de la visite d’une caverne, activité qu’il est donc fortement recommandé de ne pas pratiquer. Des cas dans la population locale sont aussi régulièrement observés. Les fièvres hémorragiques Marburg et Ebola sont des infections virales graves parfois mortelles.
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes :
Paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.
Présence (très circonscrite) de la mouche Tsé-Tsé sur le site touristique de Mana Pools (moyenne vallée du Zambèze). Le risque de contracter la maladie du sommeil reste toutefois infime.
Vaccinations :
Vaccination contre la fièvre jaune : un certificat de vaccination antiamarile est exigé pour les voyageurs en provenance d’une zone infectée.
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Hygiène alimentaire :
(prévention du choléra, de la diarrhée du voyageur et des infections bactériennes)
L’entretien des canalisations d’eau étant défaillant dans le pays, il existe un risque majeur de contamination de l’eau courante par les eaux usées. En outre, de nombreux quartiers dans la plupart des villes du pays (y compris Hararé) sont privés d’eau courante depuis plusieurs mois. L’enlèvement des déchets ménagers et leur traitement sont également inexistants.
Il est donc impératif de ne boire que de l’eau en bouteille capsulée, ou de l’eau filtrée et bouillie, voire décontaminée par une pastille d’hydroclonazone (aquatabs ou micropur). Il convient d’éviter à tout prix les glaçons, les jus de fruits frais, les légumes crus, les fruits non pelés et les aliments insuffisamment cuits (poisson, viande, volaille, lait). Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains, en particulier avant chaque repas.
Le choléra est à présent endémique au Zimbabwe. Pour mémoire, la précédente épidémie (fin août 2008-avril 2009) avait contaminé 100.000 personnes et causé 4.500 décès. L’approche de la prochaine saison des pluies fait craindre une nouvelle épidémie de grande ampleur : il importe donc de respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène énoncées ci-dessus.
Sida :
Forte prévalence du VIH - Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Quelques règles simples :
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Recours sanitaires :
Les établissements publics ou privés au Zimbabwe n’admettent aucun patient qui n’ait acquitté dès l’entrée une provision, parfois substantielle, en argent liquide. Cette provision est exigée même en cas d’urgence vitale. Une assurance souscrite avant le départ pour les soins à l’étranger et le rapatriement est donc absolument indispensable.
Pour les personnes souhaitant voyager à l’intérieur du pays, il est vivement recommandé de souscrire un abonnement temporaire auprès de la société "Medical Air Rescue Service", 3 Elcombe Avenue, Belgravia, Harare, tél : 734.513/4 ou 727.540. Cette société assure à ses abonnés un rapatriement rapide et médicalisé sur Harare, et le cas échéant en Afrique du sud.
Numéros utiles :
Premiers secours : police : 995 Ambulances : 994
Etablissements de première urgence :
Clinique (service d’urgence) : Avenues Clinic, Corner Baines Avenue/Mazowe Street, HARARE.Tél : 732 055/75
Trauma center: 17 Lanark road, Belgravia: 702.281/705.535
Parirenyatwa Hospital, Mazowe Street, HARARE. Tél : 794 411 HARARE Central Hospital, Lobengula Road, Southerton, HARARE. Tél : 621 111/14
Pour la région de Bulawayo :
Consultations médicales :
Galen House (clinique privée) - 93, Josiah Tongogara/9th avenue - Bulawayo - Tél : 09.68.811 Si une hospitalisation s’avère nécessaire :
Mater dei Hospital (hôpital privé) - Burns Drive - Malindela Bulawayo - Tél : 09.240000/5 En raison de la dégradation du système de santé publique, les expatriés et les voyageurs sont en général dirigés vers des établissements privés, notamment "Avenues clinic" et "Trauma centre" à Harare et "Mater dei hospital" à Bulawayo.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr
Le site interministériel relatif à la grippe aviaire : www.grippeaviaire.gouv.fr
Les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs (http://www.invs.sante.fr/beh/2007/24/beh_24_2007.pdf)
Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr
Le site du CIMED : www.cimed.org
Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)
Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille
Législation locale
L’usage de stupéfiants (qu’il s’agisse de drogues dites "douces" ou de drogues dites "dures") est interdit et très sévèrement réprimé.
L’importation de revues et vidéos à caractère pornographique est interdite.
Les relations homosexuelles sont réprimées par la loi au Zimbabwe. Photographier des bâtiments officiels constitue un délit au Zimbabwe. Il est donc vivement recommandé d’éviter de faire des prises de vues de tels bâtiments et de leurs alentours immédiats.
Change
L’usage du dollar américain (USD) est désormais légal et généralisé au Zimbabwe. La monnaie nationale (dollar zimbabwéen, ZWD) n’a en pratique plus cours, même si elle conserve une existence officielle.