Numéros utiles
L’Ambassade de France peut être jointe 24H sur 24 par l’une des six lignées groupées suivantes :
00 [235] 22 52 25 76
00 [235] 22 52 25 78
00 [235] 22 52 34 60
00 [235] 22 52 37 93
00 [235] 22 52 50 48
Site Internet de l’Ambassade de France au Tchad : www.ambafrance-td.org
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger)
Centre médico-social (de 7H30 à 17H30 les jours ouvrables) :
00 [235] 252 28 37 ou 00 [235] 330 01 78
Europ Assistance (24H/24) :
00 [235] 629 64 90 ou 00 [235] 629 48 58
SOS International (24H/24) :
00 [235] 252 06 28 ou 00 [235] 627 19 13
Dernière mise à jour: 27 juillet 2010.
En raison des menaces actuelles dans la zone sahélienne, il est vivement recommandé à l’ensemble des Français, résidents ou de passage, de limiter leurs déplacements au strict nécessaire et de faire preuve de la plus extrême vigilance.
On note un regain d’insécurité dans l’est du Tchad (frontière avec la province soudanaise du Darfour et avec la RCA), région dans laquelle se sont produits de nombreux incidents sécuritaires et plusieurs enlèvements de ressortissants français au cours des mois d’octobre et de novembre 2009 ainsi qu’en juin et juillet 2010. Dans ce contexte, il convient de restreindre tout séjour prolongé dans cette région afin de limiter le risque de nouveaux incidents.
Aussi dans ces zones, où sont encore déployés (jusqu’en décembre 2010) les éléments de la mission des Nations unies pour la RCA et le Tchad (Minurcat), les déplacements autres que ceux effectués dans le cadre d’une mission officielle ou humanitaire sont à proscrire absolument. Ces déplacements doivent systématiquement être signalés au Bureau de sécurisation et des mouvements (BSM), ainsi qu’à la Conafit (Coordination nationale d’appui au déploiement de la force internationale à l’Est du Tchad), et au D.I.S. (Détachement intégré de sécurité).
Depuis le 1er juillet 2010, les autorités tchadiennes ont repris la responsabilité d’assurer la sécurité et la protection des civils et de toutes les organisations humanitaires impliquées dans les réponses humanitaires notamment celles relatives à l’Est du Tchad.
Pour les Français se trouvant dans le pays, la plus grande prudence est conseillée pour tous les déplacements de nuit dans N’Djamena. Avant tout déplacement en province, prendre l’attache de l’ambassade (cf. la rubrique « numéros utiles »).
De manière générale, la prudence s’impose lors de tout déplacement, même de jour, dans la capitale et sur l’ensemble du territoire tchadien. Le moindre incident de circulation, y compris en cas de responsabilité de la partie adverse, peut rapidement provoquer une attitude agressive de la population (à but essentiellement financier). L’emploi d’un chauffeur tchadien est donc vivement recommandé. A cause des risques importants liés à la circulation routière et en raison d’agressions très fréquentes (et souvent violentes) les visant, l’utilisation des deux roues (vélos, mais surtout motos ou mobylettes) est formellement déconseillée, que ce soit comme conducteur ou comme passager.
En raison de l’insécurité récurrente sur les zones frontalières du pays, l’accès par voie aérienne est à privilégier. S’il doit absolument s’effectuer par voie terrestre, l’entrée sur le territoire tchadien devra, de préférence, se faire par le Cameroun. Les déplacements sont formellement déconseillés dans les zones frontalières du Tchad avec le Soudan (préfectures de Biltine et de Ouaddai). Dans le Sud et les zones frontalières avec la République centrafricaine, sévissent régulièrement des bandes de coupeurs de route. Il est recommandé de ne pas y circuler de nuit, de ne pas transporter de trop importantes sommes d’argent avec soi et de privilégier les déplacements en convoi.
En ce qui concerne la partie nord, le déminage de la totalité de la zone n’ayant pas encore été achevé, il est dangereux de se risquer hors de pistes et le recours à un guide est fortement conseillé. Cependant, il reste préférable d’éviter de circuler même sur pistes et avec guide dans l’extrême Nord (Tibesti), région où les mines des derniers conflits sont encore très nombreuses et non localisées.
Dans le reste du pays, les déplacements sont possibles, sous réserve de l’obtention d’une autorisation de circuler délivrée par les autorités tchadiennes compétentes et de l’observation des consignes de sécurité émanant de l’ambassade. Il est recommandé de voyager en convoi. La possession d’un téléphone satellitaire (qui nécessite une autorisation des autorités tchadiennes), est indispensable pour communiquer hors des zones sous couverture GSM. En tout état de cause, tout déplacement hors agglomération est à proscrire entre la tombée de la nuit et la levée du jour, en raison de l’activité des « coupeurs de routes », bandes armées au comportement souvent violent.
Outre le respect des règles habituelles de prudence en vigueur au Tchad, une certaine vigilance est conseillée dans les déplacements de nuit à N’Djamena (surtout dans les quartiers excentrés de la capitale). A cette occasion, il est vivement conseillé de verrouiller les portières de son véhicule.
Compte tenu de l’extrême précarité du réseau médical local, une assurance rapatriement est absolument indispensable.
Tous les Français de passage, même pour une courte durée et même dans le cadre d’un voyage organisé par une société de tourisme, sont invités à se faire connaître - dès leur arrivée - auprès de la section consulaire de l’ambassade.
Infrastructure routière
Malgré un récent effort d’aménagement, l’usage des voies de communication terrestres reste (à l’exception de N’Djamena dont les principales artères sont bitumées) difficile sur l’ensemble du territoire. A l’extérieur de la capitale, il est essentiellement composé de pistes souvent impraticables en saison des pluies, particulièrement au Sud. Le Nord du pays, en dépit de quelques pistes commerciales ou logistiques bien marquées (entre la Libye et Ounianga Kebir / Faya-Largeau et N’Djamena / Faya-Largeau, Fada et Abéché), est dépourvu de voies terrestres fiables et la présence de mines déposées durant la guerre constitue un danger réel.
L’approvisionnement en carburant reste aléatoire dans les grandes villes et parfois difficile hors des agglomérations (absence de gazole à Fada notamment). Pour tout trajet, il convient de prévoir une réserve de fuel et d’eau.
Il est formellement recommandé de voyager en convoi lors de tout déplacement à l’intérieur du pays. L’état du réseau routier et du parc automobile local doit inciter les conducteurs étrangers à la plus grande prudence. L’ambassade de France doit être alertée en cas d’accident de la route (cf. les numéros utiles).
Transport aérien
Les procédures de sûreté concernant l’accès et la circulation des personnes dans les zones sensibles de l’aéroport sont respectées. Aucun accident d’avion n’a été à déplorer au Tchad au cours de ces dernières années. S’agissant des vols internationaux, les compagnies internationales - Air France (1 vol quotidien vers Paris CDG), Ethiopian Airline (5 vols hebdomadaires vers Addis Abeba) et Afriqiyah Airways (2 vols hebdomadaires vers Tripoli) - sont fiables.
Il existe une compagnie nationale, "Toumai Air Tchad", qui assure depuis 2004, des liaisons internationales régionales à destination de Bangui, Douala, Lomé, Cotonou (2 vols par semaine) et de Djeddah (1 vol par semaine). Elle propose également un vol domestique (en principe journalier) vers Abéché. Les organisations internationales (qui disposent de moyens propres) n’autorisent pas leur personnel à emprunter les vols de cette compagnie.
L’accès au territoire tchadien est subordonné à la possession d’un visa qui peut être obtenu, soit à l’Ambassade du Tchad à Paris, soit auprès du consulat honoraire du Tchad à Ramonville-Saint-Agne (31).
L’enregistrement auprès du service de l’immigration est obligatoire dès l’arrivée et impérativement avant 72 heures.
Les déplacements en dehors de la capitale sont soumis à une autorisation de circuler délivrée par le Ministère de l’Intérieur. Ce permis est généralement accordé sans difficultés en quelques jours. Lors d’une entrée sur le territoire tchadien par un autre poste frontière que Ndjamena, cette formalité est accomplie par le premier poste de police après consultation du Ministère de l’intérieur.
Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ :
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Paludisme (malaria) :
Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...).
A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Épidémie de grippe aviaire :
Il n’y a pas de grippe aviaire au Tchad. Cependant, par mesure de précaution, la Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages, ni sur les marchés aux volatiles.
Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées:
Éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ;
Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou un soluté hydro-alcoolique.
Vaccinations :
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est indispensable (plusieurs cas de poliomyélite encore rapportés régulièrement).
Il est vivement conseillé de se faire vacciner contre la méningite à méningocoque de type A, C et W135.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Hygiène alimentaire : (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)
Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Le choléra frappe de façon endémique le Tchad. On constate toutefois, pendant la saison des pluies, une recrudescence des cas touchant parfois N’Djamena ou la région du lac.
Sida :
Prévalence non négligeable du VIH - Sida, notamment dans le Sud du pays. Toute mesure de prévention est indispensable.
Quelques règles simples :
Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire),
Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ,
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez,
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Compte tenu du fait que les voyages sont éprouvants sur le plan physique (températures et conditions de vie extrêmes) et des risques qu’ils comportent, il est indispensable d’être dans un excellent état de santé.
Le pays se caractérise par une absence d’infrastructures médicales et hospitalières fiables. Cependant, des structures auxquelles les voyageurs peuvent s’adresser existent : SOS International ou Europ Assistance. Dans des cas d’extrême urgence, le centre médico-social de l’ambassade de France à N’Djamena et le service médical militaire français sur la base « Kossei » à N’Djamena pourront très exceptionnellement intervenir.
Numéros utiles
Ambassade de France (24H/24) : 22 52 25 76 / 22 52 25 78 / 22 52 34 60 / 22 52 34 60 / 22 52 37 93 / 22 52 50 48.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé
Le site interministériel relatif à la grippe aviaire
Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
Le site de l’organisation mondiale de la santé (anglais et français)
Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille
Numéros utiles
L’Ambassade de France peut être jointe 24H sur 24 par l’une des six lignées groupées suivantes :
00 [235] 22 52 25 76
00 [235] 22 52 25 78
00 [235] 22 52 34 60
00 [235] 22 52 37 93
00 [235] 22 52 50 48
Site Internet de l’Ambassade de France au Tchad : www.ambafrance-td.org
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger)
Centre médico-social (de 7H30 à 17H30 les jours ouvrables) :
00 [235] 252 28 37 ou 00 [235] 330 01 78
Europ Assistance (24H/24) :
00 [235] 629 64 90 ou 00 [235] 629 48 58
SOS International (24H/24) :
00 [235] 252 06 28 ou 00 [235] 627 19 13
Dernière mise à jour: 27 juillet 2010.
En raison des menaces actuelles dans la zone sahélienne, il est vivement recommandé à l’ensemble des Français, résidents ou de passage, de limiter leurs déplacements au strict nécessaire et de faire preuve de la plus extrême vigilance.
On note un regain d’insécurité dans l’est du Tchad (frontière avec la province soudanaise du Darfour et avec la RCA), région dans laquelle se sont produits de nombreux incidents sécuritaires et plusieurs enlèvements de ressortissants français au cours des mois d’octobre et de novembre 2009 ainsi qu’en juin et juillet 2010. Dans ce contexte, il convient de restreindre tout séjour prolongé dans cette région afin de limiter le risque de nouveaux incidents.
Aussi dans ces zones, où sont encore déployés (jusqu’en décembre 2010) les éléments de la mission des Nations unies pour la RCA et le Tchad (Minurcat), les déplacements autres que ceux effectués dans le cadre d’une mission officielle ou humanitaire sont à proscrire absolument. Ces déplacements doivent systématiquement être signalés au Bureau de sécurisation et des mouvements (BSM), ainsi qu’à la Conafit (Coordination nationale d’appui au déploiement de la force internationale à l’Est du Tchad), et au D.I.S. (Détachement intégré de sécurité).
Depuis le 1er juillet 2010, les autorités tchadiennes ont repris la responsabilité d’assurer la sécurité et la protection des civils et de toutes les organisations humanitaires impliquées dans les réponses humanitaires notamment celles relatives à l’Est du Tchad.
Pour les Français se trouvant dans le pays, la plus grande prudence est conseillée pour tous les déplacements de nuit dans N’Djamena. Avant tout déplacement en province, prendre l’attache de l’ambassade (cf. la rubrique « numéros utiles »).
De manière générale, la prudence s’impose lors de tout déplacement, même de jour, dans la capitale et sur l’ensemble du territoire tchadien. Le moindre incident de circulation, y compris en cas de responsabilité de la partie adverse, peut rapidement provoquer une attitude agressive de la population (à but essentiellement financier). L’emploi d’un chauffeur tchadien est donc vivement recommandé. A cause des risques importants liés à la circulation routière et en raison d’agressions très fréquentes (et souvent violentes) les visant, l’utilisation des deux roues (vélos, mais surtout motos ou mobylettes) est formellement déconseillée, que ce soit comme conducteur ou comme passager.
En raison de l’insécurité récurrente sur les zones frontalières du pays, l’accès par voie aérienne est à privilégier. S’il doit absolument s’effectuer par voie terrestre, l’entrée sur le territoire tchadien devra, de préférence, se faire par le Cameroun. Les déplacements sont formellement déconseillés dans les zones frontalières du Tchad avec le Soudan (préfectures de Biltine et de Ouaddai). Dans le Sud et les zones frontalières avec la République centrafricaine, sévissent régulièrement des bandes de coupeurs de route. Il est recommandé de ne pas y circuler de nuit, de ne pas transporter de trop importantes sommes d’argent avec soi et de privilégier les déplacements en convoi.
En ce qui concerne la partie nord, le déminage de la totalité de la zone n’ayant pas encore été achevé, il est dangereux de se risquer hors de pistes et le recours à un guide est fortement conseillé. Cependant, il reste préférable d’éviter de circuler même sur pistes et avec guide dans l’extrême Nord (Tibesti), région où les mines des derniers conflits sont encore très nombreuses et non localisées.
Dans le reste du pays, les déplacements sont possibles, sous réserve de l’obtention d’une autorisation de circuler délivrée par les autorités tchadiennes compétentes et de l’observation des consignes de sécurité émanant de l’ambassade. Il est recommandé de voyager en convoi. La possession d’un téléphone satellitaire (qui nécessite une autorisation des autorités tchadiennes), est indispensable pour communiquer hors des zones sous couverture GSM. En tout état de cause, tout déplacement hors agglomération est à proscrire entre la tombée de la nuit et la levée du jour, en raison de l’activité des « coupeurs de routes », bandes armées au comportement souvent violent.
Outre le respect des règles habituelles de prudence en vigueur au Tchad, une certaine vigilance est conseillée dans les déplacements de nuit à N’Djamena (surtout dans les quartiers excentrés de la capitale). A cette occasion, il est vivement conseillé de verrouiller les portières de son véhicule.
Compte tenu de l’extrême précarité du réseau médical local, une assurance rapatriement est absolument indispensable.
Tous les Français de passage, même pour une courte durée et même dans le cadre d’un voyage organisé par une société de tourisme, sont invités à se faire connaître - dès leur arrivée - auprès de la section consulaire de l’ambassade.
Infrastructure routière
Malgré un récent effort d’aménagement, l’usage des voies de communication terrestres reste (à l’exception de N’Djamena dont les principales artères sont bitumées) difficile sur l’ensemble du territoire. A l’extérieur de la capitale, il est essentiellement composé de pistes souvent impraticables en saison des pluies, particulièrement au Sud. Le Nord du pays, en dépit de quelques pistes commerciales ou logistiques bien marquées (entre la Libye et Ounianga Kebir / Faya-Largeau et N’Djamena / Faya-Largeau, Fada et Abéché), est dépourvu de voies terrestres fiables et la présence de mines déposées durant la guerre constitue un danger réel.
L’approvisionnement en carburant reste aléatoire dans les grandes villes et parfois difficile hors des agglomérations (absence de gazole à Fada notamment). Pour tout trajet, il convient de prévoir une réserve de fuel et d’eau.
Il est formellement recommandé de voyager en convoi lors de tout déplacement à l’intérieur du pays. L’état du réseau routier et du parc automobile local doit inciter les conducteurs étrangers à la plus grande prudence. L’ambassade de France doit être alertée en cas d’accident de la route (cf. les numéros utiles).
Transport aérien
Les procédures de sûreté concernant l’accès et la circulation des personnes dans les zones sensibles de l’aéroport sont respectées. Aucun accident d’avion n’a été à déplorer au Tchad au cours de ces dernières années. S’agissant des vols internationaux, les compagnies internationales - Air France (1 vol quotidien vers Paris CDG), Ethiopian Airline (5 vols hebdomadaires vers Addis Abeba) et Afriqiyah Airways (2 vols hebdomadaires vers Tripoli) - sont fiables.
Il existe une compagnie nationale, "Toumai Air Tchad", qui assure depuis 2004, des liaisons internationales régionales à destination de Bangui, Douala, Lomé, Cotonou (2 vols par semaine) et de Djeddah (1 vol par semaine). Elle propose également un vol domestique (en principe journalier) vers Abéché. Les organisations internationales (qui disposent de moyens propres) n’autorisent pas leur personnel à emprunter les vols de cette compagnie.
L’accès au territoire tchadien est subordonné à la possession d’un visa qui peut être obtenu, soit à l’Ambassade du Tchad à Paris, soit auprès du consulat honoraire du Tchad à Ramonville-Saint-Agne (31).
L’enregistrement auprès du service de l’immigration est obligatoire dès l’arrivée et impérativement avant 72 heures.
Les déplacements en dehors de la capitale sont soumis à une autorisation de circuler délivrée par le Ministère de l’Intérieur. Ce permis est généralement accordé sans difficultés en quelques jours. Lors d’une entrée sur le territoire tchadien par un autre poste frontière que Ndjamena, cette formalité est accomplie par le premier poste de police après consultation du Ministère de l’intérieur.
Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ :
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Paludisme (malaria) :
Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...).
A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Épidémie de grippe aviaire :
Il n’y a pas de grippe aviaire au Tchad. Cependant, par mesure de précaution, la Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages, ni sur les marchés aux volatiles.
Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées:
Éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ;
Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou un soluté hydro-alcoolique.
Vaccinations :
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est indispensable (plusieurs cas de poliomyélite encore rapportés régulièrement).
Il est vivement conseillé de se faire vacciner contre la méningite à méningocoque de type A, C et W135.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Hygiène alimentaire : (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)
Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Le choléra frappe de façon endémique le Tchad. On constate toutefois, pendant la saison des pluies, une recrudescence des cas touchant parfois N’Djamena ou la région du lac.
Sida :
Prévalence non négligeable du VIH - Sida, notamment dans le Sud du pays. Toute mesure de prévention est indispensable.
Quelques règles simples :
Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire),
Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ,
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez,
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Compte tenu du fait que les voyages sont éprouvants sur le plan physique (températures et conditions de vie extrêmes) et des risques qu’ils comportent, il est indispensable d’être dans un excellent état de santé.
Le pays se caractérise par une absence d’infrastructures médicales et hospitalières fiables. Cependant, des structures auxquelles les voyageurs peuvent s’adresser existent : SOS International ou Europ Assistance. Dans des cas d’extrême urgence, le centre médico-social de l’ambassade de France à N’Djamena et le service médical militaire français sur la base « Kossei » à N’Djamena pourront très exceptionnellement intervenir.
Numéros utiles
Ambassade de France (24H/24) : 22 52 25 76 / 22 52 25 78 / 22 52 34 60 / 22 52 34 60 / 22 52 37 93 / 22 52 50 48.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé
Le site interministériel relatif à la grippe aviaire
Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
Le site de l’organisation mondiale de la santé (anglais et français)
Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille