Numéros utiles
Ambassade de France à Khartoum :
Heures d’ouverture : 8h - 15 h
Tél : [249](1)83.47.10.82
Télécopie : [249](1).83.46.59.28
Email : cad.khartoum@diplomatie.gouv.fr
Site Web: www.ambafrance-sd.org
Bureau de l’Ambassade à Juba :
Tél : [249](1)81.82.04.07
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires de la France à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour : 24 février 2010.
A l’approche des élections générales soudanaises, prévues en avril et mai 2010, les visites touristiques sont à proscrire dans tout le pays. Les déplacements pour raisons professionnelles peuvent y être poursuivis, mais avec des précautions : avoir un référent local pour prévenir en cas de brusque détérioration de la situation et rassurer les autorités locales naturellement suspicieuses, ne pas aller dans les zones à risques (voir carte), éviter les rassemblements.
Toute la région Ouest (les trois Etats du Darfour) est soumise à des restrictions de circulation de la part des autorités locales (nécessité d’un "travel permit") et est formellement déconseillée. Des combats ont eu lieu cet été aux nord et ouest Darfour et l’insécurité a aussi gagné les capitales d’Etats. Depuis avril 2009, la pratique des prises d’otages à des fins crapuleuses s’est répandue, touchant aussi bien des travailleurs humanitaires que des personnels de la force hybride des Nations unies et de l’Union africaine. Au quotidien, tout le Darfour est livré à la délinquance de droit commun (vols de véhicules, braquages).
Des combats inter-ethniques ont lieu depuis janvier dans certaines localités du Sud Soudan (Malakal, Juba, Pibor, etc.). Ils ont fait plus de 2 000 morts. La plus grande prudence est recommandée dans tout le Sud et de s’abstenir de circuler dès que des troubles éclatent. Le Sud Soudan reste par ailleurs une zone très minée, les déminages n’ayant été effectués qu’aux abords immédiats de certains axes de circulation. A la suite de l’enlèvement, le 19 septembre 2008, d’un groupe de touristes occidentaux libérés depuis, les voyages dans la région du Djebel Ouanat - zone désertique frontalière située entre l’Egypte, le Soudan et la Libye - sont formellement déconseillés.
Risque terroriste :
Le risque terroriste pourrait s’aggraver. Al Qaïda a renouvelé en septembre et octobre 2007 ses appels au Jihad contre les forces de paix étrangères au Darfour et contre le gouvernement. Dès le mois d’août 2007, le risque terroriste a été identifié par les autorités soudanaises qui ont annoncé le démantèlement d’un réseau d’activistes. Des représentations diplomatiques occidentales et de l’ONU en auraient été les cibles. Par ailleurs, dans la nuit de la Saint-Sylvestre, un diplomate américain et son chauffeur soudanais ont été tués par balles dans une rue de Khartoum. L’enquête privilégie la piste terroriste.
Les troubles sociaux-politiques ne sont pas exclus:
L’arrestation, le 25 octobre 2007 à Abéché (Tchad), de neuf Français qui tentaient de faire sortir illégalement du pays des enfants présentés comme des orphelins du Darfour, a suscité une grande émotion qui peut toujours conduire à l’expression par certaines personnes d’une hostilité à l’encontre des Français présents au Soudan.
Il est recommandé aux voyageurs d’être vigilants, d’éviter les rassemblements ("souks")et les mouvements de foule ainsi que les conversations polémiques et de respecter scrupuleusement les us et coutumes et les lois soudanaises (cf paragraphes "Formalités d’entrée et de séjour" et "Recommandations complémentaires").
Il convient de noter :
Des contrôles inopinés d’étrangers sont périodiquement effectués par la police. De nuit, pour éviter tout incident, il est conseillé de mettre les phares en veilleuse et d’allumer la lumière intérieure du véhicule. Il convient également d’éviter les abords du palais présidentiel, de la radio-télévision ainsi que les sites militaires.
Il est vivement recommandé d’éviter les quartiers de la banlieue de Khartoum où sont établis des camps de déplacés (Mayo, Soba, etc). En cas de déplacement en véhicule, il convient de s’assurer que les portes ne puissent être ouvertes de l’extérieur.
Les déplacements dans la vallée du Nil au nord de Khartoum et la visite des sites archéologiques du nord (Djebel Barkal, Meroe, Kerma, etc.) ne sont pas soumis à restriction. Leur visite nécessite un paiement de 15$ par site. Les populations qui ont été relocalisées en raison de la construction du barrage de Merowe (à proximité de Karima et du Djebel Barkal) manifestent régulièrement leur mécontentement. En juin 2007, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre sur le site du futur barrage de "Kajbar" (nord de Karma-Etat du Nord). La situation est encore tendue, il est déconseillé de se rendre dans la région sans être accompagné de personnes soudanaises de confiance ayant une bonne connaissance de la situation locale.
La situation sécuritaire dans les trois Etats fédérés de l’ouest du Soudan (Darfour nord, Darfour sud et Darfour ouest) reste très instable (non respect du cessez le feu, banditisme armé, violences tribales, enlèvements ...). Les tensions persistent dans les camps de déplacés et dans les villes. Il est vivement recommandé aux opérateurs humanitaires installés ou de passage au Darfour de maintenir un contact régulier avec les responsables de la sécurité des Nations Unies sur place et avec l’Ambassade à Khartoum, de respecter les conseils de sécurité qu’ils prodiguent et qui peuvent, du fait des aléas de la situation, être modifiés à tout moment.
Dans les monts Nouba, le cessez-le-feu est respecté Le danger des mines demeure et la région est périodiquement le théâtre de tensions entre agriculteurs et éleveurs.
Au Sud Soudan, les risques d’affrontements occasionnels entre les forces armées demeurent malgré la mise en oeuvre de l’accord global de paix nord-sud, au sud-soudan, les risques d’affrontements occasionnels entre les forces armées demeurent malgré la mise en oeuvre de l’accord global de paix nord-sud de 2005. Mais ce sont les affrontements inter-tribaux qui constituent la principale menace pour la sécurité, selon un arc de crise qui traverse le Nord Bahr el Ghezal, l’Unité, le Jonglei. Tout au sud, l’insécurité liée aux exactions de la "Lord Resistance Army" ougandaise persiste, en plusieurs points de la région située entre Juba et les frontières de l’Ouganda, de la RDC et de la RCA. Les déplacés se comptent par milliers. De nombreuses zones, y compris parfois aux abords immédiats des principales villes, n’ont pas encore été déminées. Dans les dix Etats du sud, on constate une forte criminalité et des violences dues à l’indiscipline des agents de la force publique (armée et police) et à l’alcoolisme. Il est recommandé de ne pas sortir des villes sans s’être auparavant informé des conditions de sécurité auprès des Nations unies. Les autorités ont imposé une interdiction de circuler en véhicule la nuit dans plusieurs villes du sud. Pour des raisons de sécurité, les ONG travaillant dans plusieurs villes du sud s’imposent un couvre-feu. Il est impératif de ne pas être sur les routes une fois la nuit tombée.
Il est recommandé aux ressortissants français résidant ou voyageant au Soudan de se faire connaître de l’Ambassade.
Permis de voyager :
La plupart des déplacements dans le pays sont soumis à des restrictions imposées par la réglementation. Les voyages par voie aérienne à destination des villes suivantes : Damazin, Kadugli, Juba, Kassala, Malakal, Port Soudan et Wau ne nécessitent pas l’obtention d’un permis de voyager. En revanche, les déplacements par la route à destination de ces villes et de leurs environs sont soumis à une autorisation écrite. Un permis de voyager est exigé pour tout déplacement dans la plupart des états, y compris de Khartoum à Juba depuis quelques mois.
Le permis de voyager peut être sollicité lors du dépôt de la demande de visa dans les ambassades du Soudan à l’étranger. A Khartoum, il doit être sollicité auprès du ministre de l’Intérieur (boite postale 282 - Khartoum 11111 Soudan - rue du Nil / rue Khalifa - Tél. de France (00 249 1 83) 99 26 25 ou 77 99 00). Il peut être, en principe, délivré dans un délai de 48 heures.
Image et carte du pays
Régions déconseillées au Soudan

Les régions formellement déconseillées sont indiquées en rouge. Les régions déconseillées sauf raisons professionnelles impératives sont indiquées en orange.
PIRATERIE MARITIME
De nombreux bateaux de diverses nationalités ont fait récemment l’objet d’attaques violentes avec prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes. Les procédures adoptées par les pirates ont récemment évolué ; ils utilisent désormais des bateaux à fort tonnage qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. La violence et la brutalité des attaques est de plus en plus marquée.
On constate une recrudescence des actes de piraterie maritime le long des côtes somaliennes et dans le golfe d’Aden jusqu’à l’embouchure de la mer Rouge. Ce danger est en train de s’étendre à l’océan Indien, comme le prouve entre autres l’attaque d’un thonier français le 13 septembre 2008 à plus de 400 milles des côtes somaliennes et à 360 milles à peine du nord des Seychelles.
Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb et dans le Golfe d’Aden.
Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.
Réseau routier
Les routes asphaltées sont très peu nombreuses. Le reste du réseau routier présente donc les dangers habituels des pistes africaines. En beaucoup d’endroits, elles sont impraticables en saison des pluies. Des tempêtes de sable peuvent réduire la visibilité. Il est fortement déconseillé de voyager la nuit. La conduite est à droite mais la priorité est à gauche.
Un véhicule à quatre roues motrices ne se conduit pas de la même façon qu’une voiture ordinaire : il convient de ne pas dépasser 100 km/h sur route et 80 km/h sur piste, de toujours attacher sa ceinture de sécurité, même à vitesse réduite sur piste, d’éviter toute charge superflue, surtout sur la galerie, et de ne jamais donner de coups de volant brusques.
Dans les régions rurales, les points de vente d’essence étant parfois très éloignés les uns des autres, il est prudent de s’approvisionner régulièrement.
Au Sud Soudan, malgré les progrès du déminage, les mines continuent de faire peser des risques sur le transport routier. Les voyageurs sont invités à ne pas s’écarter des routes et pistes dont le déminage a été attesté.
Un réseau de transport privé par autobus relie de nombreuses villes : Dongola, Kassala, Port Soudan, Wad Madani, Damazin, Al-Obayid, etc ...
Réseau ferroviaire
Le transport ferroviaire lent, au confort austère, (40 km/h) relie Khartoum - Port Soudan - Wadi-Halfa (frontière avec l’Egypte), al-Obayid (Kordofan nord) et Nyala.
Transport aérien
Le Soudan est desservi par: KLM, British Airways, Lufthansa, Emirates, Ethiopian Airlines, Egypt Air, Kenyan Airways, Saudi, Gulf Air, Afriqiyah Airways.
La compagnie nationale "Sudan airways" assure quelques vols internationaux: Londres depuis août 2006.
Des compagnies privées assurent l’essentiel des vols intérieurs. Plusieurs cas d’accidents d’appareils de ces compagnies ont été enregistrés au cours des années écoulées et un détournement s’est produit en janvier 2007.
D’un point de vue général, les vols intérieurs ne sont pas sûrs au Soudan.
Le visa d’entrée est obligatoire et ne peut pas être délivré à l’arrivée à l’aéroport de Khartoum. Pour obtenir un visa d’entrée, il faut s’adresser à l’Ambassade du Soudan de son lieu de résidence (adresses des représentations diplomatiques et consulaires étrangères en France) et compter un délai pouvant aller jusqu’à 5 semaines. Le coût du visa est de 50 dollars US. Le Soudan ne délivre que rarement des visas valables pour plusieurs entrées.
Les visiteurs et les expatriés titulaires de passeports ordinaires sont tenus, dans les trois jours suivant leur arrivée, de se faire enregistrer auprès de la direction générale des passeports, service des étrangers, quels que soient l’objet et la durée de leur séjour. En cas d’oubli ou de retard, ils doivent payer une amende.
En cas de dépassement de durée du séjour autorisé par le visa, il convient, pour éviter une amende, d’obtenir auprès des services en charge des étrangers une prolongation de son visa.
Aucun étranger ne sera admis sur le territoire soudanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon israélien.
L’importation de devises n’est pas soumise à restrictions. Il est en revanche impossible officiellement de s’en procurer au Nord Soudan.
Us et coutumes
La majorité de la population soudanaise est de religion musulmane. Au Nord, où s’applique la charia, il convient d’être vêtu décemment (de préférence jambes et bras couverts -ce qui protège également des moustiques) et d’adopter un comportement respectueux des us et coutumes locaux.
Depuis le 9 janvier 2007, la monnaie est la livre soudanaise (SDG). A noter que la plupart des commerçants formulent encore leurs prix en dinars soudanais qui n’ont plus cours depuis 1993 (un dinar soudanais équivaut à 0,01 nouvelle livre).
Les cartes bancaires (CB, Mastercard, VISA, etc...) ainsi que les travellers chèques ne sont pas acceptées. Il est indispensable de se munir de devises en espèces (dollars, de préférence à l’euro).
Législation locale La suspicion entretenue par une partie de la classe politique à l’encontre des pays occidentaux implique une vigilance accrue et un comportement respectueux, particulièrement pendant le mois de ramadan.
Dans l’ensemble du Nord Soudan, il est interdit d’importer, de détenir et de consommer de l’alcool.
Le commerce et la consommation de drogues sont sévèrement réprimés. Pour faire des photographies, il faut être muni d’une autorisation à solliciter auprès du Département de la Communication Extérieure. Photographier des bâtiments officiels est vivement déconseillé, certains pouvant être considérés comme stratégiques et interdits de prise de vue, comme c’est le cas des aéroports et des ponts.
Les revues et les cassettes vidéo érotiques ou pornographiques sont prohibées. Certains étrangers se sont trouvés en difficulté en raison de photographies jugées licencieuses stockées dans la mémoire de leurs appareils photo numériques, de leurs téléphones ou de leurs ordinateurs portables.
L’importation d’armes à feu et de postes émetteurs-récepteurs radio est interdite.
Pendant six mois, l’utilisation du permis de conduire international est légal. Au-delà, il est obligatoire de détenir un permis de conduire soudanais (délivré par la Direction de la police de la circulation). Les assurances refuseront de couvrir les dommages causés par des personnes qui ne sont pas titulaires d’un permis de conduire soudanais.
Divers
Le Soudan est un pays chaud et aride bénéficiant de pluies d’été dont le volume est plus important au Sud (mars-septembre) qu’au Nord (août-septembre). La température moyenne annuelle est d’environ 20° au Sud et de + 30° au Nord. On distingue quatre zones climatiques : désertique (- de 75 mm de pluies), semi désertique (75/250 mm), tropicale (250/750 mm), tropicale humide (750/1500 mm).
A Khartoum, la saison chaude va de mars à novembre (40-45 degrés).
Pluies et orages peuvent perturber ou rendre impossible la circulation, notamment sur les voies non bitumées.
Les tempêtes de sable (entre mars et août) peuvent perturber gravement le trafic aérien et routier.
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Les conditions sanitaires varient selon les régions. Hors de la capitale, elles sont particulièrement peu satisfaisantes.
Il est recommandé de consulter son médecin traitant avant le départ et de contracter une assurance de rapatriement sanitaire.
Vaccins
Il est recommandé de se faire vacciner contre : la fièvre jaune, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et l’hépatite A. En fonction des lieux et de la durée du séjour, des vaccins supplémentaires sont conseillés : la typhoïde, la rage, l’hépatite B, la méningite à méningocoques A+C et W135.
Des cas de méningites bactériennes sont régulièrement enregistrés. Plusieurs centaines de cas ont été rapportés depuis le mois de janvier 2007 dans la plupart des 26 Etats fédérés du pays (en particulier ceux du Darfour, du Nil Bleu et Blanc, de Kassala, de la Gezira, du Sennar et de Gedaref, du Nord et Sud Kordofan, ceux du Ouarab, de l’Equatorial occidental, du Bahr Al-Ghazal et du Bahr Al-Jabal ainsi qu’à Khartoum). La vaccination anti-méningococcique est vivement conseillée en particulier aux personnes devant efectuer des missions dans ces régions.
Il est fortement conseillé d’effectuer toutes les vaccinations, dont certaines nécessitent plusieurs injections, avant d’arriver au Soudan, car l’approvisionnement en vaccins n’y est pas assuré.
Paludisme
Prévention du paludisme (malaria): maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3
Fièvre de la vallée du Rift
La fièvre de la vallée du rift est une maladie du bétail qui peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique.
Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.
Choléra
Le choléra évolue sous une forme endémique avec des poussées épidémiques localisées . Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite " des mains sales ", se répand en particulier pendant la saison des pluies. Elle peut être mortelle.
Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :
se laver les mains le plus souvent possible et a minima avant les repas et avant toute manipulation d’aliments,
veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson,
veiller à ne consommer que de l’eau en bouteille n’ayant pas été préalablement ouverte, ou de l’eau bouillie, ou des boissons gazeuses,
veiller à ne pas consommer de glace, glaçon, lait non pasteurisé ou non bouilli,
peler les fruits ou légumes,
éviter les crudités et les produits de la mer (coquillages).
Sida La situation est considérée comme préoccupante par les autorités soudanaises.
Grippe aviaire
L’épizootie, apparue au Nord Soudan en avril 2006, y est présentée comme terminée comme au Sud Soudan, où un foyer avait été signalé à Juba en août 2006. Aucun cas humain n’a été notifié.
Eau
La qualité de l’eau du robinet est variable selon les régions mais le plus souvent mauvaise. Il est recommandé de la filtrer pour l’utiliser à des fins ménagères, de peler les crudités et de boire de l’eau minérale.
Autres boissons
Certains alcools artisanaux sont produits localement. Leur consommation est dangereuse pour la santé et est à proscrire. La production, la consommation et l’importation de boissons alcoolisées sont d’ailleurs prohibées dans le Nord. Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site du comité d’informations médicales (CIMED : http://www.cimed.org) qui vous renseignera sur l’état sanitaire du pays ou les sites des instituts Pasteur de Lille ou de Paris.
Numéros utiles
Dr Muhamed Ibrahim Muhamed Khalil, généraliste, anglophone, - Quartier Nassir, bloc 9 - Khartoum - Tél. : 09 123 51 276. Dr Girgis Kilada, chirurgien, anglophone - Tél. : 83 47 27 94. Les centres hospitaliers (hôpitaux et cliniques) les plus fiables à Khartoum sont : Doctor’s clinic, quartier Amarat, Africa road - Tél. : 83 47 19 73. Sahiroun, quartier Burri - Tél. : 83 26 53 15. Yastabchiroun, quartier Riyad - Tél. : 83 23 78 04. Modern Medical Center, Africa road - Tél. : 83 47 16 83
Numéros utiles
Ambassade de France à Khartoum :
Heures d’ouverture : 8h - 15 h
Tél : [249](1)83.47.10.82
Télécopie : [249](1).83.46.59.28
Email : cad.khartoum@diplomatie.gouv.fr
Site Web: www.ambafrance-sd.org
Bureau de l’Ambassade à Juba :
Tél : [249](1)81.82.04.07
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires de la France à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour : 24 février 2010.
A l’approche des élections générales soudanaises, prévues en avril et mai 2010, les visites touristiques sont à proscrire dans tout le pays. Les déplacements pour raisons professionnelles peuvent y être poursuivis, mais avec des précautions : avoir un référent local pour prévenir en cas de brusque détérioration de la situation et rassurer les autorités locales naturellement suspicieuses, ne pas aller dans les zones à risques (voir carte), éviter les rassemblements.
Toute la région Ouest (les trois Etats du Darfour) est soumise à des restrictions de circulation de la part des autorités locales (nécessité d’un "travel permit") et est formellement déconseillée. Des combats ont eu lieu cet été aux nord et ouest Darfour et l’insécurité a aussi gagné les capitales d’Etats. Depuis avril 2009, la pratique des prises d’otages à des fins crapuleuses s’est répandue, touchant aussi bien des travailleurs humanitaires que des personnels de la force hybride des Nations unies et de l’Union africaine. Au quotidien, tout le Darfour est livré à la délinquance de droit commun (vols de véhicules, braquages).
Des combats inter-ethniques ont lieu depuis janvier dans certaines localités du Sud Soudan (Malakal, Juba, Pibor, etc.). Ils ont fait plus de 2 000 morts. La plus grande prudence est recommandée dans tout le Sud et de s’abstenir de circuler dès que des troubles éclatent. Le Sud Soudan reste par ailleurs une zone très minée, les déminages n’ayant été effectués qu’aux abords immédiats de certains axes de circulation. A la suite de l’enlèvement, le 19 septembre 2008, d’un groupe de touristes occidentaux libérés depuis, les voyages dans la région du Djebel Ouanat - zone désertique frontalière située entre l’Egypte, le Soudan et la Libye - sont formellement déconseillés.
Risque terroriste :
Le risque terroriste pourrait s’aggraver. Al Qaïda a renouvelé en septembre et octobre 2007 ses appels au Jihad contre les forces de paix étrangères au Darfour et contre le gouvernement. Dès le mois d’août 2007, le risque terroriste a été identifié par les autorités soudanaises qui ont annoncé le démantèlement d’un réseau d’activistes. Des représentations diplomatiques occidentales et de l’ONU en auraient été les cibles. Par ailleurs, dans la nuit de la Saint-Sylvestre, un diplomate américain et son chauffeur soudanais ont été tués par balles dans une rue de Khartoum. L’enquête privilégie la piste terroriste.
Les troubles sociaux-politiques ne sont pas exclus:
L’arrestation, le 25 octobre 2007 à Abéché (Tchad), de neuf Français qui tentaient de faire sortir illégalement du pays des enfants présentés comme des orphelins du Darfour, a suscité une grande émotion qui peut toujours conduire à l’expression par certaines personnes d’une hostilité à l’encontre des Français présents au Soudan.
Il est recommandé aux voyageurs d’être vigilants, d’éviter les rassemblements ("souks")et les mouvements de foule ainsi que les conversations polémiques et de respecter scrupuleusement les us et coutumes et les lois soudanaises (cf paragraphes "Formalités d’entrée et de séjour" et "Recommandations complémentaires").
Il convient de noter :
Des contrôles inopinés d’étrangers sont périodiquement effectués par la police. De nuit, pour éviter tout incident, il est conseillé de mettre les phares en veilleuse et d’allumer la lumière intérieure du véhicule. Il convient également d’éviter les abords du palais présidentiel, de la radio-télévision ainsi que les sites militaires.
Il est vivement recommandé d’éviter les quartiers de la banlieue de Khartoum où sont établis des camps de déplacés (Mayo, Soba, etc). En cas de déplacement en véhicule, il convient de s’assurer que les portes ne puissent être ouvertes de l’extérieur.
Les déplacements dans la vallée du Nil au nord de Khartoum et la visite des sites archéologiques du nord (Djebel Barkal, Meroe, Kerma, etc.) ne sont pas soumis à restriction. Leur visite nécessite un paiement de 15$ par site. Les populations qui ont été relocalisées en raison de la construction du barrage de Merowe (à proximité de Karima et du Djebel Barkal) manifestent régulièrement leur mécontentement. En juin 2007, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre sur le site du futur barrage de "Kajbar" (nord de Karma-Etat du Nord). La situation est encore tendue, il est déconseillé de se rendre dans la région sans être accompagné de personnes soudanaises de confiance ayant une bonne connaissance de la situation locale.
La situation sécuritaire dans les trois Etats fédérés de l’ouest du Soudan (Darfour nord, Darfour sud et Darfour ouest) reste très instable (non respect du cessez le feu, banditisme armé, violences tribales, enlèvements ...). Les tensions persistent dans les camps de déplacés et dans les villes. Il est vivement recommandé aux opérateurs humanitaires installés ou de passage au Darfour de maintenir un contact régulier avec les responsables de la sécurité des Nations Unies sur place et avec l’Ambassade à Khartoum, de respecter les conseils de sécurité qu’ils prodiguent et qui peuvent, du fait des aléas de la situation, être modifiés à tout moment.
Dans les monts Nouba, le cessez-le-feu est respecté Le danger des mines demeure et la région est périodiquement le théâtre de tensions entre agriculteurs et éleveurs.
Au Sud Soudan, les risques d’affrontements occasionnels entre les forces armées demeurent malgré la mise en oeuvre de l’accord global de paix nord-sud, au sud-soudan, les risques d’affrontements occasionnels entre les forces armées demeurent malgré la mise en oeuvre de l’accord global de paix nord-sud de 2005. Mais ce sont les affrontements inter-tribaux qui constituent la principale menace pour la sécurité, selon un arc de crise qui traverse le Nord Bahr el Ghezal, l’Unité, le Jonglei. Tout au sud, l’insécurité liée aux exactions de la "Lord Resistance Army" ougandaise persiste, en plusieurs points de la région située entre Juba et les frontières de l’Ouganda, de la RDC et de la RCA. Les déplacés se comptent par milliers. De nombreuses zones, y compris parfois aux abords immédiats des principales villes, n’ont pas encore été déminées. Dans les dix Etats du sud, on constate une forte criminalité et des violences dues à l’indiscipline des agents de la force publique (armée et police) et à l’alcoolisme. Il est recommandé de ne pas sortir des villes sans s’être auparavant informé des conditions de sécurité auprès des Nations unies. Les autorités ont imposé une interdiction de circuler en véhicule la nuit dans plusieurs villes du sud. Pour des raisons de sécurité, les ONG travaillant dans plusieurs villes du sud s’imposent un couvre-feu. Il est impératif de ne pas être sur les routes une fois la nuit tombée.
Il est recommandé aux ressortissants français résidant ou voyageant au Soudan de se faire connaître de l’Ambassade.
Permis de voyager :
La plupart des déplacements dans le pays sont soumis à des restrictions imposées par la réglementation. Les voyages par voie aérienne à destination des villes suivantes : Damazin, Kadugli, Juba, Kassala, Malakal, Port Soudan et Wau ne nécessitent pas l’obtention d’un permis de voyager. En revanche, les déplacements par la route à destination de ces villes et de leurs environs sont soumis à une autorisation écrite. Un permis de voyager est exigé pour tout déplacement dans la plupart des états, y compris de Khartoum à Juba depuis quelques mois.
Le permis de voyager peut être sollicité lors du dépôt de la demande de visa dans les ambassades du Soudan à l’étranger. A Khartoum, il doit être sollicité auprès du ministre de l’Intérieur (boite postale 282 - Khartoum 11111 Soudan - rue du Nil / rue Khalifa - Tél. de France (00 249 1 83) 99 26 25 ou 77 99 00). Il peut être, en principe, délivré dans un délai de 48 heures.
Image et carte du pays
Régions déconseillées au Soudan

Les régions formellement déconseillées sont indiquées en rouge. Les régions déconseillées sauf raisons professionnelles impératives sont indiquées en orange.
PIRATERIE MARITIME
De nombreux bateaux de diverses nationalités ont fait récemment l’objet d’attaques violentes avec prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes. Les procédures adoptées par les pirates ont récemment évolué ; ils utilisent désormais des bateaux à fort tonnage qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. La violence et la brutalité des attaques est de plus en plus marquée.
On constate une recrudescence des actes de piraterie maritime le long des côtes somaliennes et dans le golfe d’Aden jusqu’à l’embouchure de la mer Rouge. Ce danger est en train de s’étendre à l’océan Indien, comme le prouve entre autres l’attaque d’un thonier français le 13 septembre 2008 à plus de 400 milles des côtes somaliennes et à 360 milles à peine du nord des Seychelles.
Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb et dans le Golfe d’Aden.
Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.
Réseau routier
Les routes asphaltées sont très peu nombreuses. Le reste du réseau routier présente donc les dangers habituels des pistes africaines. En beaucoup d’endroits, elles sont impraticables en saison des pluies. Des tempêtes de sable peuvent réduire la visibilité. Il est fortement déconseillé de voyager la nuit. La conduite est à droite mais la priorité est à gauche.
Un véhicule à quatre roues motrices ne se conduit pas de la même façon qu’une voiture ordinaire : il convient de ne pas dépasser 100 km/h sur route et 80 km/h sur piste, de toujours attacher sa ceinture de sécurité, même à vitesse réduite sur piste, d’éviter toute charge superflue, surtout sur la galerie, et de ne jamais donner de coups de volant brusques.
Dans les régions rurales, les points de vente d’essence étant parfois très éloignés les uns des autres, il est prudent de s’approvisionner régulièrement.
Au Sud Soudan, malgré les progrès du déminage, les mines continuent de faire peser des risques sur le transport routier. Les voyageurs sont invités à ne pas s’écarter des routes et pistes dont le déminage a été attesté.
Un réseau de transport privé par autobus relie de nombreuses villes : Dongola, Kassala, Port Soudan, Wad Madani, Damazin, Al-Obayid, etc ...
Réseau ferroviaire
Le transport ferroviaire lent, au confort austère, (40 km/h) relie Khartoum - Port Soudan - Wadi-Halfa (frontière avec l’Egypte), al-Obayid (Kordofan nord) et Nyala.
Transport aérien
Le Soudan est desservi par: KLM, British Airways, Lufthansa, Emirates, Ethiopian Airlines, Egypt Air, Kenyan Airways, Saudi, Gulf Air, Afriqiyah Airways.
La compagnie nationale "Sudan airways" assure quelques vols internationaux: Londres depuis août 2006.
Des compagnies privées assurent l’essentiel des vols intérieurs. Plusieurs cas d’accidents d’appareils de ces compagnies ont été enregistrés au cours des années écoulées et un détournement s’est produit en janvier 2007.
D’un point de vue général, les vols intérieurs ne sont pas sûrs au Soudan.
Le visa d’entrée est obligatoire et ne peut pas être délivré à l’arrivée à l’aéroport de Khartoum. Pour obtenir un visa d’entrée, il faut s’adresser à l’Ambassade du Soudan de son lieu de résidence (adresses des représentations diplomatiques et consulaires étrangères en France) et compter un délai pouvant aller jusqu’à 5 semaines. Le coût du visa est de 50 dollars US. Le Soudan ne délivre que rarement des visas valables pour plusieurs entrées.
Les visiteurs et les expatriés titulaires de passeports ordinaires sont tenus, dans les trois jours suivant leur arrivée, de se faire enregistrer auprès de la direction générale des passeports, service des étrangers, quels que soient l’objet et la durée de leur séjour. En cas d’oubli ou de retard, ils doivent payer une amende.
En cas de dépassement de durée du séjour autorisé par le visa, il convient, pour éviter une amende, d’obtenir auprès des services en charge des étrangers une prolongation de son visa.
Aucun étranger ne sera admis sur le territoire soudanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon israélien.
L’importation de devises n’est pas soumise à restrictions. Il est en revanche impossible officiellement de s’en procurer au Nord Soudan.
Us et coutumes
La majorité de la population soudanaise est de religion musulmane. Au Nord, où s’applique la charia, il convient d’être vêtu décemment (de préférence jambes et bras couverts -ce qui protège également des moustiques) et d’adopter un comportement respectueux des us et coutumes locaux.
Depuis le 9 janvier 2007, la monnaie est la livre soudanaise (SDG). A noter que la plupart des commerçants formulent encore leurs prix en dinars soudanais qui n’ont plus cours depuis 1993 (un dinar soudanais équivaut à 0,01 nouvelle livre).
Les cartes bancaires (CB, Mastercard, VISA, etc...) ainsi que les travellers chèques ne sont pas acceptées. Il est indispensable de se munir de devises en espèces (dollars, de préférence à l’euro).
Législation locale La suspicion entretenue par une partie de la classe politique à l’encontre des pays occidentaux implique une vigilance accrue et un comportement respectueux, particulièrement pendant le mois de ramadan.
Dans l’ensemble du Nord Soudan, il est interdit d’importer, de détenir et de consommer de l’alcool.
Le commerce et la consommation de drogues sont sévèrement réprimés. Pour faire des photographies, il faut être muni d’une autorisation à solliciter auprès du Département de la Communication Extérieure. Photographier des bâtiments officiels est vivement déconseillé, certains pouvant être considérés comme stratégiques et interdits de prise de vue, comme c’est le cas des aéroports et des ponts.
Les revues et les cassettes vidéo érotiques ou pornographiques sont prohibées. Certains étrangers se sont trouvés en difficulté en raison de photographies jugées licencieuses stockées dans la mémoire de leurs appareils photo numériques, de leurs téléphones ou de leurs ordinateurs portables.
L’importation d’armes à feu et de postes émetteurs-récepteurs radio est interdite.
Pendant six mois, l’utilisation du permis de conduire international est légal. Au-delà, il est obligatoire de détenir un permis de conduire soudanais (délivré par la Direction de la police de la circulation). Les assurances refuseront de couvrir les dommages causés par des personnes qui ne sont pas titulaires d’un permis de conduire soudanais.
Divers
Le Soudan est un pays chaud et aride bénéficiant de pluies d’été dont le volume est plus important au Sud (mars-septembre) qu’au Nord (août-septembre). La température moyenne annuelle est d’environ 20° au Sud et de + 30° au Nord. On distingue quatre zones climatiques : désertique (- de 75 mm de pluies), semi désertique (75/250 mm), tropicale (250/750 mm), tropicale humide (750/1500 mm).
A Khartoum, la saison chaude va de mars à novembre (40-45 degrés).
Pluies et orages peuvent perturber ou rendre impossible la circulation, notamment sur les voies non bitumées.
Les tempêtes de sable (entre mars et août) peuvent perturber gravement le trafic aérien et routier.
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Les conditions sanitaires varient selon les régions. Hors de la capitale, elles sont particulièrement peu satisfaisantes.
Il est recommandé de consulter son médecin traitant avant le départ et de contracter une assurance de rapatriement sanitaire.
Vaccins
Il est recommandé de se faire vacciner contre : la fièvre jaune, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et l’hépatite A. En fonction des lieux et de la durée du séjour, des vaccins supplémentaires sont conseillés : la typhoïde, la rage, l’hépatite B, la méningite à méningocoques A+C et W135.
Des cas de méningites bactériennes sont régulièrement enregistrés. Plusieurs centaines de cas ont été rapportés depuis le mois de janvier 2007 dans la plupart des 26 Etats fédérés du pays (en particulier ceux du Darfour, du Nil Bleu et Blanc, de Kassala, de la Gezira, du Sennar et de Gedaref, du Nord et Sud Kordofan, ceux du Ouarab, de l’Equatorial occidental, du Bahr Al-Ghazal et du Bahr Al-Jabal ainsi qu’à Khartoum). La vaccination anti-méningococcique est vivement conseillée en particulier aux personnes devant efectuer des missions dans ces régions.
Il est fortement conseillé d’effectuer toutes les vaccinations, dont certaines nécessitent plusieurs injections, avant d’arriver au Soudan, car l’approvisionnement en vaccins n’y est pas assuré.
Paludisme
Prévention du paludisme (malaria): maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3
Fièvre de la vallée du Rift
La fièvre de la vallée du rift est une maladie du bétail qui peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique.
Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.
Choléra
Le choléra évolue sous une forme endémique avec des poussées épidémiques localisées . Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite " des mains sales ", se répand en particulier pendant la saison des pluies. Elle peut être mortelle.
Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :
se laver les mains le plus souvent possible et a minima avant les repas et avant toute manipulation d’aliments,
veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson,
veiller à ne consommer que de l’eau en bouteille n’ayant pas été préalablement ouverte, ou de l’eau bouillie, ou des boissons gazeuses,
veiller à ne pas consommer de glace, glaçon, lait non pasteurisé ou non bouilli,
peler les fruits ou légumes,
éviter les crudités et les produits de la mer (coquillages).
Sida La situation est considérée comme préoccupante par les autorités soudanaises.
Grippe aviaire
L’épizootie, apparue au Nord Soudan en avril 2006, y est présentée comme terminée comme au Sud Soudan, où un foyer avait été signalé à Juba en août 2006. Aucun cas humain n’a été notifié.
Eau
La qualité de l’eau du robinet est variable selon les régions mais le plus souvent mauvaise. Il est recommandé de la filtrer pour l’utiliser à des fins ménagères, de peler les crudités et de boire de l’eau minérale.
Autres boissons
Certains alcools artisanaux sont produits localement. Leur consommation est dangereuse pour la santé et est à proscrire. La production, la consommation et l’importation de boissons alcoolisées sont d’ailleurs prohibées dans le Nord. Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site du comité d’informations médicales (CIMED : http://www.cimed.org) qui vous renseignera sur l’état sanitaire du pays ou les sites des instituts Pasteur de Lille ou de Paris.
Numéros utiles
Dr Muhamed Ibrahim Muhamed Khalil, généraliste, anglophone, - Quartier Nassir, bloc 9 - Khartoum - Tél. : 09 123 51 276. Dr Girgis Kilada, chirurgien, anglophone - Tél. : 83 47 27 94. Les centres hospitaliers (hôpitaux et cliniques) les plus fiables à Khartoum sont : Doctor’s clinic, quartier Amarat, Africa road - Tél. : 83 47 19 73. Sahiroun, quartier Burri - Tél. : 83 26 53 15. Yastabchiroun, quartier Riyad - Tél. : 83 23 78 04. Modern Medical Center, Africa road - Tél. : 83 47 16 83