Ministère des affaires étrangèresConseil aux voyageurs

SOMALIE

Numéros utiles

Ambassade de France à Nairobi:

Adresse: Barclays Plaza, 9th Floor. Loita Street.
Tél: +254 (20) 277 80 00
Fax: +254 (20) 277 81 80
Tél d’urgence: + 254 (0) 733 682 231
Courriel: ambafrance.nairobi@diplomatie.gouv.fr

Dernière minute

Dernière mise à jour : 22 septembre 2009.

De nombreux bateaux continuent de faire l’objet d’attaques de plus en plus violentes, avec prises d’otages systématiques au large des côtes somaliennes et dans l’ouest de l’océan Indien. Les prises d’otages se poursuivent en Somalie. Depuis le début de l’année, les actes de piraterie se poursuivent à un rythme très important et touchent également des voiliers. Certaine attaques ont eu lieu à plus de 500 milles nautiques des côtes. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), véritables bateaux-mères, pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.) mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des proies faciles.

Par ailleurs, en dépit des progrès tangibles du processus politique en Somalie, la situation sur le territoire somalien demeure extrêmement dégradée. La capitale somalienne est encore marquée par des attaques et des attentats-suicides, malgré la présence de la force africaine AMISOM, laquelle a d’ailleurs été la cible d’un double attentat-suicide causant la mort de 21 personnes le 17 septembre 2009. Plusieurs personnes étrangères et somaliennes restent otages en Somalie. Les ressortissants étrangers de tous horizons (journalistes, humanitaires, etc.) restent des cibles d’enlèvements potentielles.
Tout déplacement en Somalie reste donc formellement déconseillé.

- Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.

Sécurité

En dépit d’un accord de réconciliation nationale conclu à Djibouti en janvier 2009, débouchant sur le retrait des forces éthiopiennes, l’élection du Président Sheikh Sharif et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale à Mogadiscio fin févier, la situation sur le territoire somalien demeure extrêmement dégradée.

Les miliciens islamistes du Shabaab et du Hibul islam exercent leur contrôle sur plusieurs villes du Sud, notamment Baidoa et Kismayo. Des combats les opposent régulièrement aux forces pro-gouvernementales. Par ailleurs, la capitale somalienne est encore marquée par des attaques et des attentats-suicides, malgré la présence de la force africaine AMISOM. Bien que connaissant une relative stabilité depuis 1991, le Somaliland, qui a autoproclamé son indépendance à cette date, n’est pas épargné par la violence. La situation sécuritaire y demeure très précaire. Plusieurs membres d’organisations humanitaires y ont été tués en septembre 2003 et avril 2004. La région de Sool faisant l’objet d’un contentieux territorial avec l’autorité du Puntland, les tensions y sont récurrentes. Des attentats visant les institutions gouvernementales et le siège des Nations Unies ont par ailleurs été commis à Hargeisa en octobre 2008 (et simultanément à Bossasso au Puntland). Enfin, l’incertitude qui entoure l’élection présidentielle, prévue le 27 septembre mais qui vient d’être une nouvelle fois reportée, est également une source de préoccupation. Si la situation est légèrement moins dégradée au Somaliland que dans le reste du pays, les déplacements doivent donc y être néanmoins évités.
La situation au Puntland s’est fortement dégradée depuis le dernier trimestre 2007, moins en raison des affrontements armés de type insurrectionnel dans le sud et le centre du pays que de la multiplication des enlèvements contre des étrangers. La quasi totalité des ONG et organisations internationales sur place se sont retirées du Puntland. Les travailleurs humanitaires et les journalistes, notamment occidentaux, sont très exposés aux risques d’enlèvement dans tout le pays, y compris dans la région autonome du Puntland, au nord du pays. Tout déplacement en Somalie, à Mogadiscio et dans les régions du centre et du sud de la Somalie, ainsi que du Puntland mais aussi du Somaliland, est formellement déconseillé.

- Recommandations particulières
Il est extrêmement difficile et donc formellement déconseillé aux personnes isolées de se déplacer dans la quasi totalité du pays où aucune garantie de sécurité ne peut être donnée et aucune protection systématique ne peut être assurée en cas de besoin. Les membres des ONG et des agences des Nations Unies opérant sur le terrain et les journalistes, se trouvent constamment en situation de risques potentiels. Les prises d’otages sont en recrudescence et le risque est très élevé. L’absence de représentation française sur place rend encore plus difficile la protection de nos ressortissants en difficulté. L’ambassade de France à Mogadiscio a fermé ses portes en juin 1993. Les intérêts français sont suivis de Nairobi et Djibouti (en ce qui concerne le Somaliland).

- Piraterie maritime
Trafic maritime commercial : les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalanta et auprès du Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien. Navigation de voiliers : elle est très fortement déconseillée dans la zone. Se référer à la fiche thématique PIRATERIE pour plus de détails. Il est recommandé d’observer la plus extrême prudence dans tout l’ouest de l’océan Indien, dans le détroit de Bab-el-Mandeb, dans le Golfe d’Aden, au large de la Corne de l’Afrique, plus au sud jusqu’au canal du Mozambique et à l’est jusqu’aux abords de l’archipel des Seychelles. Les actes de piraterie étant fréquents de plus en plus au large des côtes somaliennes, souvent à plus de 500 milles nautiques, il est déconseillé de s’en approcher. Les navires dont la vitesse est inférieure à 18 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur de franc bord inférieure à 8 mètres) représentent des proies de choix pour les pirates.

- Conseils aux missionnaires des ONG et aux journalistes qui, malgré les risques extrêmement élevés et les mises en garde de ce site, décideraient de se rendre dans le pays
* signaler sa présence en Somalie aux ambassades compétentes, à Nairobi ou Djibouti, avant de se rendre sur place. Pour d’autres renseignements, prendre contact avec les services de l’Ambassade de France à Nairobi : Barclays Plaza, 9th Floor, Loita Street.

Adresse électronique : ambafrance.nairobi@diplomatie.gouv.fr

Entrée / Séjour

L’obtention d’un visa est nécessaire afin d’entrer sur le territoire somalien. Celui-ci peut être obtenu auprès de l’ambassade de Somalie à Nairobi.

Santé

La fièvre de la vallée du Rift
Des cas de fièvre de la vallée du Rift ont été signalés récemment. Cette maladie du bétail peut être transmise par contact direct avec le sang, le lait de l’animal ou par une piqûre de moustique.

Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.

Paludisme
Prévention du paludisme (malaria): maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Mesures contre le choléra
Le respect des règles d’hygiène de base est de rigueur : lavage des mains, stérilisation de l’eau et consommation de fruits et de crudités lavés, épluchés et cuits. Le choléra est fréquent en Somalie. Une vaccination anti-cholérique est par conséquent conseillée.

VIH-SIDA
La pandémie de VIH-SIDA
est en rapide progression en Somalie. La plus grande prudence est donc de mise et les comportements à risque (rapports sexuels non protégés, ré-utilisation de seringues...) sont à éviter.

Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site du Comité d’Informations Médicales (CIMED) qui vous renseignera sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

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Entrée-séjour
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Dernière mise à jour : 22 septembre 2009.

De nombreux bateaux continuent de faire l’objet d’attaques de plus en plus violentes, avec prises d’otages systématiques au large des côtes somaliennes et dans l’ouest de l’océan Indien. Les prises d’otages se poursuivent en Somalie. Depuis le début de l’année, les actes de piraterie se poursuivent à un rythme très important et touchent également des voiliers. Certaine attaques ont eu lieu à plus de 500 milles nautiques des côtes. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), véritables bateaux-mères, pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.) mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des proies faciles.

Par ailleurs, en dépit des progrès tangibles du processus politique en Somalie, la situation sur le territoire somalien demeure extrêmement dégradée. La capitale somalienne est encore marquée par des attaques et des attentats-suicides, malgré la présence de la force africaine AMISOM, laquelle a d’ailleurs été la cible d’un double attentat-suicide causant la mort de 21 personnes le 17 septembre 2009. Plusieurs personnes étrangères et somaliennes restent otages en Somalie. Les ressortissants étrangers de tous horizons (journalistes, humanitaires, etc.) restent des cibles d’enlèvements potentielles.
Tout déplacement en Somalie reste donc formellement déconseillé.

- Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.

Sécurité

En dépit d’un accord de réconciliation nationale conclu à Djibouti en janvier 2009, débouchant sur le retrait des forces éthiopiennes, l’élection du Président Sheikh Sharif et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale à Mogadiscio fin févier, la situation sur le territoire somalien demeure extrêmement dégradée.

Les miliciens islamistes du Shabaab et du Hibul islam exercent leur contrôle sur plusieurs villes du Sud, notamment Baidoa et Kismayo. Des combats les opposent régulièrement aux forces pro-gouvernementales. Par ailleurs, la capitale somalienne est encore marquée par des attaques et des attentats-suicides, malgré la présence de la force africaine AMISOM. Bien que connaissant une relative stabilité depuis 1991, le Somaliland, qui a autoproclamé son indépendance à cette date, n’est pas épargné par la violence. La situation sécuritaire y demeure très précaire. Plusieurs membres d’organisations humanitaires y ont été tués en septembre 2003 et avril 2004. La région de Sool faisant l’objet d’un contentieux territorial avec l’autorité du Puntland, les tensions y sont récurrentes. Des attentats visant les institutions gouvernementales et le siège des Nations Unies ont par ailleurs été commis à Hargeisa en octobre 2008 (et simultanément à Bossasso au Puntland). Enfin, l’incertitude qui entoure l’élection présidentielle, prévue le 27 septembre mais qui vient d’être une nouvelle fois reportée, est également une source de préoccupation. Si la situation est légèrement moins dégradée au Somaliland que dans le reste du pays, les déplacements doivent donc y être néanmoins évités.
La situation au Puntland s’est fortement dégradée depuis le dernier trimestre 2007, moins en raison des affrontements armés de type insurrectionnel dans le sud et le centre du pays que de la multiplication des enlèvements contre des étrangers. La quasi totalité des ONG et organisations internationales sur place se sont retirées du Puntland. Les travailleurs humanitaires et les journalistes, notamment occidentaux, sont très exposés aux risques d’enlèvement dans tout le pays, y compris dans la région autonome du Puntland, au nord du pays. Tout déplacement en Somalie, à Mogadiscio et dans les régions du centre et du sud de la Somalie, ainsi que du Puntland mais aussi du Somaliland, est formellement déconseillé.

- Recommandations particulières
Il est extrêmement difficile et donc formellement déconseillé aux personnes isolées de se déplacer dans la quasi totalité du pays où aucune garantie de sécurité ne peut être donnée et aucune protection systématique ne peut être assurée en cas de besoin. Les membres des ONG et des agences des Nations Unies opérant sur le terrain et les journalistes, se trouvent constamment en situation de risques potentiels. Les prises d’otages sont en recrudescence et le risque est très élevé. L’absence de représentation française sur place rend encore plus difficile la protection de nos ressortissants en difficulté. L’ambassade de France à Mogadiscio a fermé ses portes en juin 1993. Les intérêts français sont suivis de Nairobi et Djibouti (en ce qui concerne le Somaliland).

- Piraterie maritime
Trafic maritime commercial : les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalanta et auprès du Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien. Navigation de voiliers : elle est très fortement déconseillée dans la zone. Se référer à la fiche thématique PIRATERIE pour plus de détails. Il est recommandé d’observer la plus extrême prudence dans tout l’ouest de l’océan Indien, dans le détroit de Bab-el-Mandeb, dans le Golfe d’Aden, au large de la Corne de l’Afrique, plus au sud jusqu’au canal du Mozambique et à l’est jusqu’aux abords de l’archipel des Seychelles. Les actes de piraterie étant fréquents de plus en plus au large des côtes somaliennes, souvent à plus de 500 milles nautiques, il est déconseillé de s’en approcher. Les navires dont la vitesse est inférieure à 18 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur de franc bord inférieure à 8 mètres) représentent des proies de choix pour les pirates.

- Conseils aux missionnaires des ONG et aux journalistes qui, malgré les risques extrêmement élevés et les mises en garde de ce site, décideraient de se rendre dans le pays
* signaler sa présence en Somalie aux ambassades compétentes, à Nairobi ou Djibouti, avant de se rendre sur place. Pour d’autres renseignements, prendre contact avec les services de l’Ambassade de France à Nairobi : Barclays Plaza, 9th Floor, Loita Street.

Adresse électronique : ambafrance.nairobi@diplomatie.gouv.fr

Entrée / Séjour

L’obtention d’un visa est nécessaire afin d’entrer sur le territoire somalien. Celui-ci peut être obtenu auprès de l’ambassade de Somalie à Nairobi.

Santé

La fièvre de la vallée du Rift
Des cas de fièvre de la vallée du Rift ont été signalés récemment. Cette maladie du bétail peut être transmise par contact direct avec le sang, le lait de l’animal ou par une piqûre de moustique.

Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.

Paludisme
Prévention du paludisme (malaria): maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Mesures contre le choléra
Le respect des règles d’hygiène de base est de rigueur : lavage des mains, stérilisation de l’eau et consommation de fruits et de crudités lavés, épluchés et cuits. Le choléra est fréquent en Somalie. Une vaccination anti-cholérique est par conséquent conseillée.

VIH-SIDA
La pandémie de VIH-SIDA
est en rapide progression en Somalie. La plus grande prudence est donc de mise et les comportements à risque (rapports sexuels non protégés, ré-utilisation de seringues...) sont à éviter.

Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site du Comité d’Informations Médicales (CIMED) qui vous renseignera sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.