Ministère des affaires étrangèresConseil aux voyageurs

SIERRA LEONE

Numéros utiles

Numéros utiles :

- Police : 999 ou 015 ou 22 30 33
- Immigration : 22 47 61 ou 22 56 47

Media français :

TV5 Monde figure dans les bouquets satellitaires disponibles en Sierra Leone. RFI est reçu en FM à Freetown (89.9).

Administration française :

- Ambassade de France en Guinée (juridiction sur la Sierra Leone) : Tél. : (224) 30 47 10 00, fax : (224) 30 47 10 15

- Antenne diplomatique de France en Sierra Leone, c/o Haut Commissariat du Royaume Uni à Freetown : (232) 22 23 49 21 ou 23 58 53. Téléphones portables: (232) 33 60 25 77 ou 76 80 25 77. Fax : (232) 22 23 49 11.

Sécurité

La guerre civile qu’a connue le pays est officiellement terminée depuis janvier 2002, alors que les derniers combats remontent à l’année 2000. Aujourd’hui, en l’absence de toute violence politique, la Sierra Leone est un pays assez paisible et la situation de sécurité y permet de se déplacer sur l’ensemble du territoire.

Le Royaume-Uni entretient une très importante coopération en matière de sécurité avec la Sierra Leone notamment en fournissant une contribution majeure à l’IMATT ("International Military Advisory and Training Team"), une mission d’assistance militaire multilatérale qui travaille à la réhabilitation et à la professionnalisation des forces armées sierra leonnaises.

Encore relativement faible, la criminalité est néanmoins en hausse. Freetown demeure pour l’instant l’une des capitales les plus sûres d’Afrique de l’Ouest. Les plages peuvent être fréquentées sans risque à Freetown (de jour seulement) et dans toute la péninsule.

En tout état de cause, il est sage de faire preuve de prudence et de vigilance. A cet égard, il est recommandé de respecter les précautions suivantes:
- Eviter de se promener, surtout de nuit, dans les quartiers populeux du Nord-Est de Freetown et autour du port.
- Eviter de se promener à pied la nuit sur la plage de Lumley, dans le Sud de Freetown. En revanche, cette plage ne présente aucun danger la journée.
- Ne pas porter de bijoux ou d’objets de valeur, ne pas laisser en évidence les caméras et les appareils photos et éviter, de manière générale, de susciter les convoitises.
- Ne pas photographier ou filmer les gens sans leur accord préalable. Plus généralement, éviter de prendre des clichés dans des lieux d’extrême pauvreté.
- Eviter les rassemblements de curieux et badauds pouvant se transformer rapidement en une foule incontrôlable.
- En cas d’agression à main armée, ne pas opposer de résistance.
- Eviter de circuler en automobile la nuit sur les routes de province.

Transports

Infrastructures routières :

- Les infrastructures routières sont dans l’ensemble très dégradées. Celles qui sont en cours de réhabilitation ou de construction sont inachevées. Un véhicule tout terrain en bon état est indispensable pour les déplacements. Il est recommandé de recourir aux services d’un chauffeur expérimenté, de ne jamais circuler de nuit et de conduire avec prudence.

- Freetown et la péninsule : les principales artères de Freetown sont asphaltées. A part quelques grands axes, les rues sont étroites et malcommodes. Le centre ville étant très congestionné, on peut passer des heures dans les embouteillages pour couvrir de modestes distances. A partir du carrefour de Lumley, dans le sud de l’agglomération, une route littorale dessert les villages côtiers et les plages de la péninsule. Cette artère doit faire l’objet d’une réhabilitation et est en mauvais état.

- Au Nord, on circule sans difficulté jusqu’à la frontière guinéenne, via Port Loko.

- A l’Ouest, déplacement très aisé jusqu’à Makeni par une excellente route asphaltée.

- Vers le Sud-Est, on circule facilement jusqu’à Bo et Kenema (2ème et 3ème villes du pays) sur une route dont la réhabilitation est quasiment achevée. La capacité hôtelière est très limitée.

- L’extrême Sud et l’Est du pays sont difficiles d’accès et n’offrent pas de structures d’accueil (à l’exception de Kono, la capitale de l’Est diamantifère). L’usage d’un véhicule tout terrain bien équipé est indispensable (ne pas songer à un recours technique).

- Conseils: Il est utile de se doter de la seule carte routière disponible à Freetown (éditée par "Shell" et vieille d’une trentaine d’années). Il est prudent de faire le plein dès qu’on atteint la moitié du réservoir. Il est obligatoire de disposer de ses documents personnels ainsi que de ceux du véhicule. Les contrôles ne sont pas fréquents mais ils sont consciencieux. En cas d’accident, la prudence invite à quitter le lieu du sinistre sans sortir de son véhicule et à rejoindre le commissariat ou le bâtiment officiel le plus proche. L’état général des véhicules est médiocre et constitue l’une des causes principales d’accidents sur les routes.

Réseau ferroviaire :

Il n’existe pas de réseau ferroviaire.

Transport aérien :

Quatre compagnies assurent une liaison avec l’Europe :
- SN Brussels : Freetown / Abidjan (ou Monrovia) / Bruxelles et retour par Banjul (deux vols hebdomadaires)
- British Mediterranean (groupe British Airways) : Freetown / Londres Heathrow / Dakar / Freetown (trois vols hebdomadaires)
- Astraeus Airlines : Freetown / Londres Gatwick (deux vols hebdomadaires) / Freetown
- Belview Airlines : Freetown / Londres Heathrow (trois vols hebdomadaires) / Freetown.

Des liaisons existent également avec plusieurs capitales africaines :
- Lagos et Accra par Belview Airlines;
- Accra, Monrovia, Dakar et Banjul par Slok Airlines;
- Nairobi et Accra par Kenyan Airways et
- Conakry par Paramount Airlines (cette compagnie figure sur la liste noire de l’Union européenne).

Il n’existe pas de vols intérieurs.

Important : L’aéroport international de Lunghi, situé à vol d’oiseau à moins de 20 kms de Freetown, en est séparé par le large estuaire de la Sierra Leone River. Les voyageurs se rendant en Sierra Leone doivent savoir que les liaisons entre l’aéroport et Freetown sont difficiles, longues, souvent coûteuses et qu’elles peuvent être périlleuses.

- Par la route, il faut compter environ quatre heures en saison sèche et plus de cinq heures en saison des pluies pour se rendre de l’aéroport de Lunghi à Freetown et vice versa.

- Un navire hydroglisseur assure parfois la liaison entre Lunghi et Aberdeen (quartier des hôtels au sud-ouest de Freetown) au tarif de 50 dollars américains par personne (aller simple). Régulièrement en panne, il fonctionne au mieux quelques semaines par an.

- Deux compagnies privées, Paramount airlines (figurant sur la liste noire de l’Union européenne) et Intercity Air service, assuraient un service de navette par hélicoptère au tarif de 70 dollars américains par personne (aller simple) entre Aberdeen et Lunghi. Un hélicoptère de la Paramount Airlines a explosé en vol le 3 juin 2007, et aucun passager n’a survécu. Un temps suspendu, la compagnie Paramount a été rapidement autorisée à reprendre ses rotations. Depuis le mois de février 2008, les autorités sierra leonaises ont retiré leurs licences à ces deux compagnies qui ont dû mettre fin à leur desserte de l’aéroport.

- Un ferry relie Lunghi au faubourg populeux et difficile d’accès de Kissy, à l’est de Freetown pour un tarif en première classe de 5.000 leones (environ deux dollars américains). Le ferry est souvent surchargé (il faut parfois faire la queue pendant des heures avant d’embarquer) et le sera encore davantage avec l’interruption de la desserte hélicoptère. Les équipements de sécurité de base font défaut à bord et la sécurité sierra leonaise ne dispose pas de moyen de secours en mer. Cette liaison s’effectue donc dans des conditions de sécurité préoccupantes.
Il est enfin possible de faire la traversée en bateau rapide de type "hors bords" (compter environ 100 dollars américains) entre Lunghi et Aberdeen, qui tombent parfois en panne. En l’absence d’un ponton, l’embarquement et le débarquement se font par portage à dos d’Homme. Il est formellement déconseillé d’emprunter des pirogues.

Entrée / Séjour

Un visa est exigé pour entrer en Sierra Leone. Il est délivré par l’Ambassade de Sierra Leone en Belgique, qui a juridiction sur la France : 410, avenue de Tervuren, Bruxelles - Tél : (32 2) 771 00 53, télécopie : (32 2) 771 82 30.

Santé

La vaccination contre la fièvre jaune est exigée.

Sida :

Bien que la Sierra Leone ne fasse pas partie des pays africains où le taux de séro-prévalence est le plus fort, l’usage du préservatif est très fortement recommandé compte tenu du risque majeur d’infection par le virus du sida ou par d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Paludisme:

Tout le territoire de la Sierra Leone est impaludé. Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3. On trouve à Freetown des médicaments antipaludéens.

La fièvre de Lassa est présente dans l’Est du pays.

Dans le cas où le voyageur suit un traitement médicamenteux, il convient de se munir de ces derniers avant le départ de France en quantité suffisante pour toute la durée du séjour car les pharmacies locales sont très peu approvisionnées.

Les structures médicales sont d’une extrême indigence en Sierra Leone, tant sur le plan humain que matériel. Il n’existe pas de service d’urgence dans le pays. Les seuls établissements à même de fournir certains soins d’urgence sont:
- Connaught hospital : 22 44 05; 22 20 87 et 22 01 12
- Choitram memorial hospital: 23 25 98; 22 24 52 et 030 20 20 40

Dans ces circonstances, il parait tout à fait indispensable de contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Divers

Climat : La Sierra Leone connaît un climat tropical, chaud et humide (précipitations dépassant 3,50 mètres à Freetown), avec une température moyenne de 27 degrés celsius. Deux saisons alternent:
- une saison sèche de novembre à mai et
- une saison des pluies de juin à octobre.

Us et coutumes :

L’Etat est laïc en Sierra Leone mais les pratiques religieuses y sont très fortes. Plus de 70 % de la population pratique un islam tolérant. Près de 25 % de la population est chrétienne. Il reste encore quelques adeptes des religions traditionnelles. Les sociétés (plus ou moins) secrètes, aux rites initiatiques et regroupant hommes et femmes par classe d’âge, sont encore très puissantes. Chrétiens et musulmans y adhèrent tout autant que les adeptes des cultes animistes.

Une tenue décente est recommandée.

En ville ou à la campagne, il est vivement recommandé de toujours demander l’autorisation avant de prendre quelqu’un en photo.

Législation locale

La consommation et la possession de produits stupéfiants sont interdites. Les diamants dont le pays est un important producteur ne peuvent quitter le territoire sans une licence d’exportation. C’est le ministère des ressources minérales qui délivre ces licences.

Monnaie

La monnaie nationale, le leone, n’est pas convertible. Une récente loi anti-blanchiment interdit l’importation de plus de 10.000 dollars américains en liquide.

Pratiquement aucun établissement n’accepte les cartes de crédit. Les paiements se font en espèces, de préférence en monnaie locale. Le dollar est accepté, l’euro ne l’est pratiquement pas.

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SIERRA LEONE

S curit
Transport
Entrée-séjour
Santé
Compl ments
Numros utiles

Numéros utiles :

- Police : 999 ou 015 ou 22 30 33
- Immigration : 22 47 61 ou 22 56 47

Media français :

TV5 Monde figure dans les bouquets satellitaires disponibles en Sierra Leone. RFI est reçu en FM à Freetown (89.9).

Administration française :

- Ambassade de France en Guinée (juridiction sur la Sierra Leone) : Tél. : (224) 30 47 10 00, fax : (224) 30 47 10 15

- Antenne diplomatique de France en Sierra Leone, c/o Haut Commissariat du Royaume Uni à Freetown : (232) 22 23 49 21 ou 23 58 53. Téléphones portables: (232) 33 60 25 77 ou 76 80 25 77. Fax : (232) 22 23 49 11.

Sécurité

La guerre civile qu’a connue le pays est officiellement terminée depuis janvier 2002, alors que les derniers combats remontent à l’année 2000. Aujourd’hui, en l’absence de toute violence politique, la Sierra Leone est un pays assez paisible et la situation de sécurité y permet de se déplacer sur l’ensemble du territoire.

Le Royaume-Uni entretient une très importante coopération en matière de sécurité avec la Sierra Leone notamment en fournissant une contribution majeure à l’IMATT ("International Military Advisory and Training Team"), une mission d’assistance militaire multilatérale qui travaille à la réhabilitation et à la professionnalisation des forces armées sierra leonnaises.

Encore relativement faible, la criminalité est néanmoins en hausse. Freetown demeure pour l’instant l’une des capitales les plus sûres d’Afrique de l’Ouest. Les plages peuvent être fréquentées sans risque à Freetown (de jour seulement) et dans toute la péninsule.

En tout état de cause, il est sage de faire preuve de prudence et de vigilance. A cet égard, il est recommandé de respecter les précautions suivantes:
- Eviter de se promener, surtout de nuit, dans les quartiers populeux du Nord-Est de Freetown et autour du port.
- Eviter de se promener à pied la nuit sur la plage de Lumley, dans le Sud de Freetown. En revanche, cette plage ne présente aucun danger la journée.
- Ne pas porter de bijoux ou d’objets de valeur, ne pas laisser en évidence les caméras et les appareils photos et éviter, de manière générale, de susciter les convoitises.
- Ne pas photographier ou filmer les gens sans leur accord préalable. Plus généralement, éviter de prendre des clichés dans des lieux d’extrême pauvreté.
- Eviter les rassemblements de curieux et badauds pouvant se transformer rapidement en une foule incontrôlable.
- En cas d’agression à main armée, ne pas opposer de résistance.
- Eviter de circuler en automobile la nuit sur les routes de province.

Transports

Infrastructures routières :

- Les infrastructures routières sont dans l’ensemble très dégradées. Celles qui sont en cours de réhabilitation ou de construction sont inachevées. Un véhicule tout terrain en bon état est indispensable pour les déplacements. Il est recommandé de recourir aux services d’un chauffeur expérimenté, de ne jamais circuler de nuit et de conduire avec prudence.

- Freetown et la péninsule : les principales artères de Freetown sont asphaltées. A part quelques grands axes, les rues sont étroites et malcommodes. Le centre ville étant très congestionné, on peut passer des heures dans les embouteillages pour couvrir de modestes distances. A partir du carrefour de Lumley, dans le sud de l’agglomération, une route littorale dessert les villages côtiers et les plages de la péninsule. Cette artère doit faire l’objet d’une réhabilitation et est en mauvais état.

- Au Nord, on circule sans difficulté jusqu’à la frontière guinéenne, via Port Loko.

- A l’Ouest, déplacement très aisé jusqu’à Makeni par une excellente route asphaltée.

- Vers le Sud-Est, on circule facilement jusqu’à Bo et Kenema (2ème et 3ème villes du pays) sur une route dont la réhabilitation est quasiment achevée. La capacité hôtelière est très limitée.

- L’extrême Sud et l’Est du pays sont difficiles d’accès et n’offrent pas de structures d’accueil (à l’exception de Kono, la capitale de l’Est diamantifère). L’usage d’un véhicule tout terrain bien équipé est indispensable (ne pas songer à un recours technique).

- Conseils: Il est utile de se doter de la seule carte routière disponible à Freetown (éditée par "Shell" et vieille d’une trentaine d’années). Il est prudent de faire le plein dès qu’on atteint la moitié du réservoir. Il est obligatoire de disposer de ses documents personnels ainsi que de ceux du véhicule. Les contrôles ne sont pas fréquents mais ils sont consciencieux. En cas d’accident, la prudence invite à quitter le lieu du sinistre sans sortir de son véhicule et à rejoindre le commissariat ou le bâtiment officiel le plus proche. L’état général des véhicules est médiocre et constitue l’une des causes principales d’accidents sur les routes.

Réseau ferroviaire :

Il n’existe pas de réseau ferroviaire.

Transport aérien :

Quatre compagnies assurent une liaison avec l’Europe :
- SN Brussels : Freetown / Abidjan (ou Monrovia) / Bruxelles et retour par Banjul (deux vols hebdomadaires)
- British Mediterranean (groupe British Airways) : Freetown / Londres Heathrow / Dakar / Freetown (trois vols hebdomadaires)
- Astraeus Airlines : Freetown / Londres Gatwick (deux vols hebdomadaires) / Freetown
- Belview Airlines : Freetown / Londres Heathrow (trois vols hebdomadaires) / Freetown.

Des liaisons existent également avec plusieurs capitales africaines :
- Lagos et Accra par Belview Airlines;
- Accra, Monrovia, Dakar et Banjul par Slok Airlines;
- Nairobi et Accra par Kenyan Airways et
- Conakry par Paramount Airlines (cette compagnie figure sur la liste noire de l’Union européenne).

Il n’existe pas de vols intérieurs.

Important : L’aéroport international de Lunghi, situé à vol d’oiseau à moins de 20 kms de Freetown, en est séparé par le large estuaire de la Sierra Leone River. Les voyageurs se rendant en Sierra Leone doivent savoir que les liaisons entre l’aéroport et Freetown sont difficiles, longues, souvent coûteuses et qu’elles peuvent être périlleuses.

- Par la route, il faut compter environ quatre heures en saison sèche et plus de cinq heures en saison des pluies pour se rendre de l’aéroport de Lunghi à Freetown et vice versa.

- Un navire hydroglisseur assure parfois la liaison entre Lunghi et Aberdeen (quartier des hôtels au sud-ouest de Freetown) au tarif de 50 dollars américains par personne (aller simple). Régulièrement en panne, il fonctionne au mieux quelques semaines par an.

- Deux compagnies privées, Paramount airlines (figurant sur la liste noire de l’Union européenne) et Intercity Air service, assuraient un service de navette par hélicoptère au tarif de 70 dollars américains par personne (aller simple) entre Aberdeen et Lunghi. Un hélicoptère de la Paramount Airlines a explosé en vol le 3 juin 2007, et aucun passager n’a survécu. Un temps suspendu, la compagnie Paramount a été rapidement autorisée à reprendre ses rotations. Depuis le mois de février 2008, les autorités sierra leonaises ont retiré leurs licences à ces deux compagnies qui ont dû mettre fin à leur desserte de l’aéroport.

- Un ferry relie Lunghi au faubourg populeux et difficile d’accès de Kissy, à l’est de Freetown pour un tarif en première classe de 5.000 leones (environ deux dollars américains). Le ferry est souvent surchargé (il faut parfois faire la queue pendant des heures avant d’embarquer) et le sera encore davantage avec l’interruption de la desserte hélicoptère. Les équipements de sécurité de base font défaut à bord et la sécurité sierra leonaise ne dispose pas de moyen de secours en mer. Cette liaison s’effectue donc dans des conditions de sécurité préoccupantes.
Il est enfin possible de faire la traversée en bateau rapide de type "hors bords" (compter environ 100 dollars américains) entre Lunghi et Aberdeen, qui tombent parfois en panne. En l’absence d’un ponton, l’embarquement et le débarquement se font par portage à dos d’Homme. Il est formellement déconseillé d’emprunter des pirogues.

Entrée / Séjour

Un visa est exigé pour entrer en Sierra Leone. Il est délivré par l’Ambassade de Sierra Leone en Belgique, qui a juridiction sur la France : 410, avenue de Tervuren, Bruxelles - Tél : (32 2) 771 00 53, télécopie : (32 2) 771 82 30.

Santé

La vaccination contre la fièvre jaune est exigée.

Sida :

Bien que la Sierra Leone ne fasse pas partie des pays africains où le taux de séro-prévalence est le plus fort, l’usage du préservatif est très fortement recommandé compte tenu du risque majeur d’infection par le virus du sida ou par d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Paludisme:

Tout le territoire de la Sierra Leone est impaludé. Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3. On trouve à Freetown des médicaments antipaludéens.

La fièvre de Lassa est présente dans l’Est du pays.

Dans le cas où le voyageur suit un traitement médicamenteux, il convient de se munir de ces derniers avant le départ de France en quantité suffisante pour toute la durée du séjour car les pharmacies locales sont très peu approvisionnées.

Les structures médicales sont d’une extrême indigence en Sierra Leone, tant sur le plan humain que matériel. Il n’existe pas de service d’urgence dans le pays. Les seuls établissements à même de fournir certains soins d’urgence sont:
- Connaught hospital : 22 44 05; 22 20 87 et 22 01 12
- Choitram memorial hospital: 23 25 98; 22 24 52 et 030 20 20 40

Dans ces circonstances, il parait tout à fait indispensable de contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Divers

Climat : La Sierra Leone connaît un climat tropical, chaud et humide (précipitations dépassant 3,50 mètres à Freetown), avec une température moyenne de 27 degrés celsius. Deux saisons alternent:
- une saison sèche de novembre à mai et
- une saison des pluies de juin à octobre.

Us et coutumes :

L’Etat est laïc en Sierra Leone mais les pratiques religieuses y sont très fortes. Plus de 70 % de la population pratique un islam tolérant. Près de 25 % de la population est chrétienne. Il reste encore quelques adeptes des religions traditionnelles. Les sociétés (plus ou moins) secrètes, aux rites initiatiques et regroupant hommes et femmes par classe d’âge, sont encore très puissantes. Chrétiens et musulmans y adhèrent tout autant que les adeptes des cultes animistes.

Une tenue décente est recommandée.

En ville ou à la campagne, il est vivement recommandé de toujours demander l’autorisation avant de prendre quelqu’un en photo.

Législation locale

La consommation et la possession de produits stupéfiants sont interdites. Les diamants dont le pays est un important producteur ne peuvent quitter le territoire sans une licence d’exportation. C’est le ministère des ressources minérales qui délivre ces licences.

Monnaie

La monnaie nationale, le leone, n’est pas convertible. Une récente loi anti-blanchiment interdit l’importation de plus de 10.000 dollars américains en liquide.

Pratiquement aucun établissement n’accepte les cartes de crédit. Les paiements se font en espèces, de préférence en monnaie locale. Le dollar est accepté, l’euro ne l’est pratiquement pas.

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.
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