Le 1er mai 2012 la réglementation néerlandaise s’est enrichie de dispositions qui posent des limites nouvelles à la vente et à la consommation des drogues "douces" sur le territoire des Pays-Bas :
accès restreint aux acheteurs /consommateurs, lesquels devront désormais être membres du coffee-shop ;
obligation de résidence, ce qui exclut par définition touristes et Français de passage.
Les coffee-shops devraient ainsi évoluer en établissements à accés réservé aux membres affiliés qui devront être majeurs et domiciliés aux Pays-Bas.
Entrées en vigueur le 1er mai 2012 dans les provinces du Limbourg, de la Zélande et du Brabant Septentrional, ces nouvelles dispositions devraient progressivement s’étendre à l’ensemble du pays, au terme d’un cycle de concertation avec les bourgmestres. Dans les autres provinces, le voyageur est invité, pour éviter toute difficulté, à s’informer au préalable de l’état exact de la réglementation municipale.
Traditionnellement considérés comme un pays « sans risques », les Pays-Bas restent relativement sûrs, ayant un taux de délinquance assez peu élevé, comparable à celui de la France, mais, comme tout autre pays, ils ne sont guère à l’abri de violences (assassinat du dirigeant populiste Pim Fortuyn, en mai 2002, meurtre du cinéaste Théo Van Gogh, en novembre 2004, attentat contre la reine à Appeldoorn en avril 2009), ou d’accidents divers (durant les transports, ou catastrophes naturelles liées notamment à la vulnérabilité face à la mer, crash d’un avion de la Turkish airlines à l’aéroport de Schiphol en février 2009).
De manière spécifique, le voyageur doit tenir compte des éléments tels que :
Le réseau autoroutier est dense, gratuit et bien entretenu mais souvent saturé (nombreux camions).
La vitesse est limitée de 120 km/heure à 100 km/heure, voire à 80 km/heure (vérifier les panneaux de signalisation).
Les excès de vitesse sont sévèrement punis (amendes, retraits du permis, saisie du véhicule).
Les transports publics sont prioritaires.
Les cyclistes s’estiment toujours prioritaires, même lorsqu’ils circulent à contre sens ! Devant l’importance du risque d’accident représenté par la circulation des personnes à bicyclettes dans les villes, les automobilistes sont invités à redoubler de vigilance avant d’effectuer toute manœuvre vers la droite ou toute manœuvre de stationnement. Il faut bien regarder à droite et à gauche avant de s’engager sur les voies, à pied, en voiture ou à bicyclette.
Conditions de parking dans les villes
Avant de décider de se déplacer en automobile, le voyageur doit savoir qu’il est difficile de stationner dans le centre des grandes villes touristiques. Les règles correspondantes sont appliquées avec une grande rigueur et le non-paiement de l’horodateur entraîne la mise en fourrière systématique du véhicule.
Les places sont payantes, souvent 24 h sur 24, tous les jours, et très coûteuses.
Beaucoup de places sont réservées à des véhicules de particuliers, handicapés, résidents, avec un panneau le signalant (vergunning houders) : le numéro d’immatriculation du véhicule autorisé est d’ailleurs souvent inscrit sur ce même panneau.
N’attendre aucune complaisance à l’égard d’une voiture porteuse d’une plaque d’immatriculation étrangère. Une infraction donnera lieu à une amende accompagnée de la pose d’un sabot de Denver ou d’un transport vers la fourrière. Rien ne sert de dire que l’on ne comprend pas le néerlandais.
En conclusion, mieux vaut utiliser des parkings privés ou les transports publics. A l’approche des villes, des parkings sont proposés à proximité directe des autoroutes et des gares permettant de rejoindre aisément le centre-ville en transport collectif. Cette solution appelée "transferium" est clairement signalée sur les autoroutes.
En cas d’infraction aux règles de la circulation, il est fréquent que la police exige le paiement immédiat des amendes. Le fait de ne pas disposer de liquide ne permet pas la plupart du temps d’échapper à cette règle car la police escorte alors les contrevenants jusqu’à un distributeur bancaire pour qu’ils effectuent un retrait. Cette pratique est très commune aux Pays-Bas.
Le réseau est bon mais sa densité fait que les trains sont assez lents et sujets à de fréquents retards. Ceci est compensé par une haute fréquence des dessertes entre tous les points du pays.
Il y a peu de lignes intérieures en raison de la faible superficie du territoire. Le groupe KLM Air France couvre un réseau mondial et dessert les Antilles néerlandaises (Curaçao, St Martin, Bonaire) et Aruba. Par ailleurs des compagnies « low cost » proposent des tarifs compétitifs vers diverses destinations.
L’accès au territoire européen des Pays-Bas nécessite une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité (à l’exclusion de tout autre document).
Toute personne âgée de quatorze ans et plus se trouvant sur le territoire européen des Pays-Bas doit être en possession d’une pièce d’identité en cours de validité (passeport, carte nationale d’identité, permis de séjour néerlandais, permis de conduire néerlandais), qu’elle doit être en mesure de présenter aux forces de police néerlandaises sur leur demande.
Le passeport est obligatoire pour l’accès aux îles néerlandaises de Curaçao, Sint Maarten, Aruba (Etats du Royaume des Pays-Bas), Bonaire, Saba et Saint-Eustache (communes à statut particulier), qui ne relèvent pas de l’Espace Schengen.
Les ressortissants français qui se rendent à Saint Martin par la voie aérienne doivent également être munis d’un passeport, l’aéroport international Princess Juliana, qui dessert la collectivité d’outre mer française, étant situé côté néerlandais (Sint Maarten).
Les conditions sanitaires sont analogues à celles de la France.
La plupart des produits pharmaceutiques ne sont délivrés que sur ordonnance médicale.
Se munir de la carte européenne d’assurance maladie à demander à votre caisse d’assurance maladie au moins 15 jours avant le départ. Pour plus d’information, consultez le site de l’Assurance Maladie en ligne et le site du Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale.
Contracter une assurance rapatriement.
Numéros utiles :
Médecin francophone accrédité auprès du Consulat Général : Dr. Van Kernebeek (Amsterdam): 020¬344.92.47
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.
La législation sur l’alcool est plus sévère qu’en France : aucune tolérance n’est notamment admise pour les jeunes conducteurs. Pour les conducteurs confirmés, un taux d’alcoolémie supérieur à 0,35 g par litre de sang entraîne une première mesure d’interdiction de conduire pendant 6 heures. Les sanctions et amendes commencent au-delà d’un taux de 0,53 g par litre de sang (220 €). Le degré d’alcoolémie toléré pour les conducteurs est de 0,5 g.
L’usage de stupéfiants est interdit. La consommation de cannabis (maximum 5 g) est cependant tolérée dans des lieux appelés "coffee shops". Le trafic de stupéfiants est sévèrement réprimé par la police néerlandaise en accord avec la police française (sanctions sévères : arrestation, expulsion). Ne pas négliger les risques de vol ou d’agression de la part des dealers. A noter que le taux de THC (principe actif) du cannabis est souvent supérieur à ce qu’il est en France et qu’il engendre - à consommation identique - des effets nettement plus sensibles.
La politique de tolérance qui est en vigueur aux Pays-Bas doit être examinée avec attention car tout n’est pas permis. Le voyageur doit savoir que les drogues de synthèse sont classées dans la catégorie des drogues dites "dures" au même titre que l’héroïne et la cocaïne.
La possession de moins de 5 grammes de cannabis pour usage personnel ne fait pas l’objet de poursuites en général. Jusqu’à 30 grammes de cannabis, on risque une condamnation à une peine pouvant aller jusqu’à un mois d’emprisonnement et/ou une amende pouvant aller jusqu’à 3350 €. Au-delà de 30 grammes, la détention ou le transport de cannabis peut être puni de 2 ans d’emprisonnement et/ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 16750 €. Les peines sont plus sévères en cas d’importation, de transport à des fins commerciales (4 ans d’emprisonnement et/ou 45 000 € d’amende).
La possession de 0,5 g de drogues dites "dures" et/ou d’un seul comprimé de drogue de synthèse fait l’objet d’une saisie. Ceci constitue un délit qui peut être poursuivi pénalement. Les pénalités prononcées vont jusqu’à 4 ans et/ou 45000 € d’amende pour une détention pour usage personnel, à 8 ans et/ou 45000 € d’amende pour le trafic et à 12 ans d’emprisonnement et/ou 45 000 € pour l’importation et l’exportation.
Il est rappelé que l’exportation, même en petite quantité, de cannabis est punissable. Des contrôles fréquents sont effectués par les autorités néerlandaises ou françaises dans les trains et surtout sur les autoroutes.
Les mineurs sont interdits dans les coffee shops. Les coffee shops ont l’interdiction de vendre de l’héroïne, de la cocaïne et de l’ecstasy quelle que soit la quantité.
Le climat des Pays-Bas est, surtout l’hiver, un peu plus froid que celui du Nord de la France. Il est en outre assez pluvieux et souvent venteux.
Ambassade de France
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Consulat Général de France
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Police/Ambulance/incendie : 112 (en cas d’urgence uniquement) et 09008844
