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Niger

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Dernière mise à jour le: 5 décembre 2013 - Information toujours valide le: 18 avril 2014

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Des enquêtes en cours, qui ont notamment abouti à des arrestations fin novembre 2013 à Niamey et au Mali, d’individus qui préparaient des attentats contre des sites de la capitale nigérienne, soulignent le risque terroriste persistant dans l’ensemble du pays. Ceci rend plus nécessaire que jamais le strict respect des conseils de vigilance figurant dans l’onglet « Sécurité » de la présente fiche. En particulier, il est recommandé aux ressortissants français :

  • d’éviter dans la capitale (zone orange) la fréquentation de lieux (hôtels, bars restaurants, boîtes de nuit) non sécurisés et/ou excentrés et de limiter les déplacements nocturnes ;
  • de ne circuler en province, en zone orange, qu’en cas de nécessité absolue, et de ne pas le faire sans une escorte armée.

Pour mémoire, la partie du Niger classée en zone rouge reste formellement déconseillée.

Sécurité

Compte tenu de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région sahélienne, il est indispensable de respecter l’ensemble des consignes de sécurité ci-dessous et de faire preuve de la plus grande vigilance. Les déplacements au Niger sont déconseillés sauf raison impérative (zone orange) ou strictement déconseillés (zone rouge). Il est vivement recommandé de prendre contact avec l’Ambassade (niamey.consulat@diplomatie.gouv.fr) pour tout projet de voyage et de s’inscrire sur le portail Ariane du site France Diplomatie.

Les autorités françaises rappellent qu’elles déconseillent formellement tout déplacement dans les zones signalées en rouge. Ces zones sont situées au nord de la ligne passant par Ayorou - Ingal - Agadez - N’Guigmi (toutes ces villes étant localisées en zone rouge, voir la carte). Les Français qui se trouveraient encore dans ces zones doivent prendre contact avec l’Ambassade de France à Niamey.

S’agissant de la zone orange en province, il est vivement déconseillé de s’y rendre, sauf raisons impératives, notamment d’ordre professionnel. Dans ce cas, il est indispensable d’avoir recours à une escorte armée permanente (à solliciter auprès des autorités nigériennes) et de prendre contact au préalable avec l’Ambassade de France à l’adresse ci-dessus. Dans la zone frontalière avec le Nigeria, des incursions du groupe Boko Haram ne peuvent être exclues même si à ce jour aucune exaction de ce groupe n’a été commise au Niger.

De manière générale les consignes de vigilance et de prudence doivent impérativement être respectées : ne pas voyager de nuit, se montrer discret sur les dates, horaires et conditions du déplacement. La possession d’un téléphone satellitaire peut s’avérer utile pour communiquer dans certaines zones.

Dans la capitale (zone orange), circuler de préférence en voiture portes verrouillées, limiter les déplacements nocturnes, éviter les quartiers excentrés en particulier de nuit. Sélectionner les hôtels et restaurants sécurisés.

Il est vivement recommandé de privilégier les liaisons aériennes pour accéder à Niamey et pour tout déplacement en province dans la zone orange.

En cas de difficulté majeure prendre contact avec l’Ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h)"

Risque terroriste

En raison de la dégradation de la situation sécuritaire au Mali et dans toute la région, la menace terroriste pesant sur le Niger s’est intensifiée. Des mouvements terroristes présents au Mali - notamment Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO)- ainsi qu’au Nigéria -secte Boko Haram- sont susceptibles de conduire des opérations au Niger.

Les actions perpétrées depuis 2009 dans la région Sahélo-sahélienne soulignent la persistance et la diversité de la menace.

1- Enlèvements

  • Prise d’otage d’un Français le 25 novembre 2009 à Ménaka (Mali)
  • Prise d’otage d’un Français le 20 avril 2010 à Tchitabaraden (Niger)
  • Prise d’otage de 7 employés d’AREVA et de la SATOM à Arlit le 16 septembre 2010
  • Prise d’otage de deux de nos compatriotes à Niamey (Niger) le 7 janvier 2011, décédés le lendemain
  • Enlèvement le 12 mai 2011 de deux ressortissants européens (un Britannique et un Italien) à Birni Kebbi (Nigéria) zone frontalière du Niger
  • Enlèvement de deux ressortissants français à Hombori au Mali en novembre 2011 et décès de l’un d’entre eux en 2013
  • Enlèvement le 26 janvier 2012 d’un ressortissant allemand dans la périphérie de Kano (Nigéria)
  • Prise d’otage de ressortissants nigériens et d’un tchadien à Dakoro (Niger) le 14 octobre 2012
  • Prise d’otage d’un Français à Diéma (Mali) le 20 novembre 2012
  • Prise d’otage d’un Français à Rimi (Nigéria) le 19 décembre 2012
  • Action à 1500 kms de leur base sur le site gazier d’In Amenas (Algérie) le 16 janvier 2013
  • Enlèvement de 7 touristes français au nord Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, le 19 février 2013
  • Enlèvement et meurtre de deux journalistes de Radio France Internationale le 2 novembre 2013 à Kidal (Mali)
  • Enlèvement d’un prêtre français à l’extrême nord du Cameroun le 14 novembre 2013

2- Attentats

  • Attentat contre l’Ambassade de France à Bamako (Mali) le 5 janvier 2011
  • Tentative d’attentat contre l’Ambassade de France et l’Etat major des forces armées mauritaniennes le 2 février 2011
  • Tentative d’assassinat contre le colonel Gamou le 2 décembre 2012 à Niamey (Niger)
  • Plusieurs attentats-suicides à Gao (Mali) entre le 8 et le 10 février 2013
  • Attentat suicide à Kidal (Mali) le 21 février 2013
  • Attentat suicide à Agadez et Arlit le 23 mai 2013
  • Attaque de la prison civile de Niamey (juin 2013)

Ces divers actes ou tentatives d’actes terroristes illustrent à la fois de la très forte détermination de ces groupes capables de neutraliser des dispositifs de sécurité et attestent de leur capacité d’action à plus de 1 000 kilomètres de leurs bases.

Transports

Infrastructure routière

Le réseau routier est satisfaisant. Les grandes villes sont reliées par des axes goudronnés. Il n’y a aucun problème d’approvisionnement en carburants.

Les déplacements en zone orange, effectués à titre professionnel impératif, doivent s’effectuer avec une escorte armée dont les frais sont à la charge de la personne qui se déplace.

Accident

En cas d’accident, il est nécessaire de se rendre au commissariat le plus proche pour faire établir un constat. En cas d’accident grave de la circulation, il est conseillé de prendre contact avec l’Ambassade de France au +227 20 72 24 31/32/33 ou au 94 28 01 09 (veille 24h/24h).

Entrée / Séjour

Le passeport doit être en cours de validité. Un visa préalable est obligatoire et le carnet de vaccination doit être à jour.  

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Niger à Paris.

Santé

Avant le départ

Consulter son médecin (éventuellement son dentiste) et souscrire auprès d’une compagnie d’assistance un contrat couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.  

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc.)

A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 2.

Durant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.  

Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire.
  • De manière récurrente, le Niger connaît une épidémie de méningite (présence du type W135) à la période sèche (de février à juillet). En conséquence, la vaccination anti-méningococcique est justifiée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.  
Hygiène alimentaire - Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet :

  • préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples
  • éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)  
  • éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides  
  • ne pas caresser les animaux rencontrés  
  • veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)  
  • ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue  
  • emporter les médicaments dont on pourrait avoir besoin
Numéros utiles

A Niamey, les infrastructures médicales sont limitées. Deux établissements privés peuvent être conseillés :

  • Clinique Gamkalley : 20 73 20 33.
  • Clinique Kaba : 20 73 21 08 et 20 73 26 52.  
    Les capacités d’évacuations sanitaires sont très succinctes en dehors de la capitale. En cas d’opérations chirurgicales, le rapatriement vers la France est très fortement conseillé.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Plus de 95 % de la population est de religion musulmane. Il est nécessaire de respecter les règles de décence de base (tenue vestimentaire et comportement général corrects).  

Législation locale

La consommation de stupéfiants est passible de condamnations variant de cinq à dix ans d’emprisonnement et pouvant être assortie d’une amende comprise entre 500 000 et 1 000 000 francs CFA ; parfois doublée d’une interdiction de séjour de cinq à dix ans.  

Protection du patrimoine naturel et archéologique du pays

La collecte et l’exportation de fossiles, minéraux, pierres taillées, pointes de flèches et autres objets archéologiques est totalement interdite. La douane, la police et la gendarmerie appliquent strictement la réglementation, ce qui peut se traduire, au minimum, par une forte amende et la confiscation des pièces, mais peut aussi conduire à la mise en garde à vue et à la traduction devant la justice nigérienne des contrevenants.

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