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Mozambique

Mozambique

Dernière mise à jour le: 17 février 2014 - Information toujours valide le: 18 avril 2014

Dernière minute

Travaux sur la route entre Maputo et Ressano Garcia (route nationale 4)

Des travaux ont commencé pour refaire cette route très fréquentée, notamment par des poids lourds. La chaussée est actuellement dégradée dans le sens Ressano Garcia-Maputo (nombreux trous), sur les 40 derniers km du parcours. Il est conseillé de ne pas dépasser 80 km/h sur cette partie de la route et de faire attention aux impacts de pierres projetées par les autres véhicules.

Sécurité

Délinquance de droit commun

Les agressions et les vols à main armée (objets personnels, véhicules, car-jacking, cambriolage de logements) de jour comme de nuit, sont assez courants à Maputo et à Matola, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.

Il est recommandé de :

  • limiter les déplacements en ville à pied la nuit, y compris dans les quartiers résidentiels ;
  • redoubler de prudence lors des déplacements à pied dans les zones suivantes de la capitale : Avenida Marginal (front de mer), Avenida Friedrich Engels et quartier portuaire de la Baixa (notamment abords du Jardim Tunduru) ;
  • ne pas porter d’objets de valeur (appareils photos, caméras etc…), en particulier dans les lieux publics (marchés, plages, restaurants, etc.);
  • circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées ;
  • éviter les déplacements en véhicule la nuit en dehors des agglomérations ou dans des lieux isolés en ville.
  • ne pas se promener seul la nuit sur les plages.

Ces conseils de prudence valent aussi pour les autres villes du pays, même si la criminalité y est en général bien moins développée qu’à Maputo.

La pratique des enlèvements contre rançons existe au Mozambique, notamment à Maputo. A ce stade, les étrangers résidant au Mozambique n’ont pas été particulièrement visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être considéré comme nul. Il est recommandé aux Français vivant ou de passage au Mozambique de signaler à l’ambassade de France toute menace dont eux ou leurs proches feraient l’objet (appels anonymes, SMS, courriels). En cas de menace avérée ou considérée comme sérieuse, des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de sa protection personnelle, communication de tout déplacement à des proches, éventuellement mise à l’abri de la famille dans un autre pays) doivent être prises.

Attaques par des hommes armés dans la province de Sofala

La province de Sofala connaît des tensions depuis le mois de juin 2013, en raison d’accrochages violents entre des partisans de la RENAMO, le principal parti d’opposition (et ancien mouvement de guérilla), et les forces de l’ordre. Il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans cette province par la route et d’y circuler en voiture. Les incidents sont les plus fréquents sur la route nationale 1, dans les districts de Machanga et Chibabava. La ville de Beira, où les voyageurs peuvent se rendre en avion, n’est en revanche pas déconseillée.

Sites minés

Le Mozambique a fait partie des pays les plus minés au monde, en raison de la guerre civile qui s’y est déroulée de 1977 à 1992. Le déminage a cependant beaucoup progressé ces dernières années. Les sites minés font l’objet d’une signalisation et il convient d’être vigilant lors de déplacements en province en dehors des routes et des zones urbaines.

Piraterie maritime

Les attaques de pirates sont un phénomène rare au Mozambique. En décembre 2010, de premières attaques ont été perpétrées par des pirates somaliens dans les eaux mozambicaines, au sud du Canal du Mozambique (sur une portion de côte entre Vilankulo et Beira), mais les incidents sont restés peu nombreux depuis. Les voiliers sont particulièrement vulnérables face à ces attaques. Dans plusieurs cas, celles-ci ont réussies et débouchées sur des prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui ont étendu leur activité depuis la fin de l’année 2008 au Sud vers le canal du Mozambique et à l’Ouest vers la Zone Économique Exclusive des Seychelles. Les procédures adoptées par les pirates ont récemment évolué. Ils utilisent désormais des bateaux plus endurants et robustes qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. La violence et la brutalité des attaques sont de plus en plus marquées.

Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux "Best Management Practices" et de s’enregistrer auprès du centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) d’EUNAVFOR (www.mschoa.org).

Les côtes tanzanienne et kényane, les zones maritimes situées à plus de deux cents milles des Comores et le canal du Mozambique sont dorénavant à portée des groupes de pirates cherchant à intercepter le trafic maritime régional à destination ou en provenance notamment de Dar es Salam et de Mombasa. Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb, dans le Golfe d’Aden et vers le Sud le long des côtes du Kenya et de la Tanzanie, comme au large des côtes entre ces deux pays et l’archipel des Seychelles ainsi que le long des côtes du Nord du Mozambique (province de Cabo Delgado).

Voir également la fiche thématique Piraterie maritime de ce site.

Baignade en mer

La baignade n’est en général pas surveillée au Mozambique, alors qu’elle est souvent dangereuse (courants forts, absence de sauveteurs). Il est conseillé aux baigneurs de rester le plus près possible des côtes. Des attaques de requins se produisent exceptionnellement.

Intempéries

Des risques de cyclones et de tempêtes tropicales existent sur la côte, de décembre à mars. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes surtout dans les provinces de Tete et de Sofala, en particulier dans la vallée du Zambèze.

Transport

Infrastructure routière

La route nationale 1, qui longe la côte est goudronnée et, dans l’ensemble, en état satisfaisant. La route nationale entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1). Ces deux routes sont cependant déconseillées dans la province de Beira (cf rubrique sécurité).

Les liaisons sont bonnes avec l’Afrique du Sud (Nationale 4, poste frontière de Ressano Garcia) et le Swaziland (postes frontières de Namaacha et Goba). Le poste frontière de Kosi Bay (frontière avec l’Afrique du Sud / Kwazulu Natal) est praticable uniquement, côté mozambicain, par des 4x4. Le risque d’ensablement reste élevé même pour ce type de véhicule sur une grande partie de la piste qui mène de Kosi Bay à Maputo.

Le reste du réseau routier (vaste) est surtout constitué de pistes, praticables seulement en véhicules 4X4 à la saison des pluies (janvier-mars). Les postes de carburants peuvent être parfois très espacés. La signalisation routière est pratiquement inexistante en dehors des agglomérations.

Les accidents de la circulation, dus à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou la traversée d’animaux domestiques, sont nombreux. Des trous importants sont susceptibles de se former sur l’asphalte des routes après de fortes pluies. Les conducteurs doivent être particulièrement attentifs à tout dépassement : il n’est pas rare que des automobilistes dépassant de derrière s’attendent à voir les autres automobilistes se décaler à gauche sur la bande d’arrêt d’urgence pour les laisser passer (idem pour ceux arrivant d’en face). Contrôlez régulièrement la pression des pneus et les niveaux d’huile et d’eau.

La présence de nombreux camions non bâchés transportant des matériaux de construction entraîne un risque important d’impact ou de fissure sur le pare-brise des véhicules. Il est conseillé de garder ses distances par rapport aux poids lourds et autres véhicules, en particulier sur les routes jonchées de petites pierres ou en travaux.

Les conducteurs doivent respecter scrupuleusement les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h sur les routes nationales), car les radars et les contrôles de police sont nombreux. Ils doivent disposer d’un permis de conduire international en cours de validité et si possible, pour ceux qui s’établissent dans le pays pour un long séjour, d’un permis mozambicain. Chaque véhicule doit disposer de 2 triangles de signalisation et d’un gilet fluorescent (la police en contrôle régulièrement la présence et verbalise les infractions).

Les étrangers doivent avoir sur eux les originaux de leurs documents d’identité (passeport ou titre de séjour, permis de conduire). Des copies ne suffisent généralement pas et l’absence de documents originaux lors d’un contrôle d’identité peut avoir pour conséquence une incarcération préventive.

Une assurance au tiers est obligatoire. Elle peut être contractée aux frontières pour la durée du séjour.

La pratique du vélo sur les routes du Mozambique est fortement déconseillée.

Réseau ferroviaire

Les déplacements en train sont très lents et inconfortables, y compris sur la ligne Johannesburg–Maputo (600 kms en 14 heures).

Transport aérien

Liaisons intérieures : toutes les compagnies mozambicaines sont inscrites sur la liste noire européenne. L’utilisation des vols opérés par ces compagnies se fait aux risques du voyageur.

Liaisons internationales : il n’y a pas de vols directs entre la France et le Mozambique, y compris depuis Mayotte ou la Réunion. La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesburg et la compagnie South African Airways des vols entre Johannesburg et Maputo.

Entrée / Séjour

Passeport

Le passeport doit être valide 3 mois au-delà de la date de fin de séjour.

Afin d’éviter des difficultés aux frontières lors de l’apposition des visas d’entrée et de sortie, il est recommandé que le passeport dispose d’au moins 2 pages vierges.

Visa

Le visa est obligatoire pour tout type de passeport (même diplomatique ou de service) et doit être demandé auprès de la représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine compétente pour votre pays de résidence. En France, il convient de s’adresser à l’ambassade du Mozambique à Paris (82 rue Laugier - 75017 Paris - Tél. 01 47 64 91 32).

L’obtention d’un visa à la frontière mozambicaine (y compris dans l’un des aéroports internationaux du pays) reste toutefois possible, mais elle n’est pas garantie et elle reste en principe réservée aux ressortissants de pays sur le territoire desquels il n’existe pas de représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine. Le visa est alors limité à une seule entrée pour une période de 30 jours maximum. Son coût est de 2085 meticais (environ 60 euros).

Si le visa doit expirer pendant le séjour, il conviendra de le faire proroger dans le consulat mozambicain le plus proche (Mbabane au Swaziland ou Nelspruit en Afrique du Sud), sous peine d’une amende de 50 dollars américains par jour de séjour irrégulier.

L’obtention de visas aux frontières nord (Tanzanie et Malawi) et ouest (Zambie et Zimbabwe) du pays étant souvent très problématique, cette ambassade recommande vivement aux voyageurs de se munir d’un visa auprès des représentations mozambicaines dans les pays concernés avant de se présenter à ces frontières.

Santé

Avant le départ

Consulter votre médecin, éventuellement votre dentiste, et contracter une assurance.

Vaccinations recommandées

Fièvre jaune, tétanos, poliomyélite, BCG, typhoïde, diphtérie, hépatite A et B, antiméningocoque A et C, rage.

Les voyageurs doivent être munis de leur carnet de vaccinations à jour. A défaut ils risquent de se faire vacciner de manière préventive à la frontière contre la fièvre jaune (notamment à l’aéroport).

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

VIH-Sida

Forte prévalence du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable. En cas d’exposition accidentelle, certaines structures permettent de recevoir des soins et d’effectuer rapidement un dépistage (voir liste des numéros utiles ci-après).

Choléra

Dans les banlieues et les régions les plus défavorisées avec des poussées cycliques en particulier dans la province de Sofala (Beira). Il est donc conseillé de boire exclusivement des boissons en bouteille ou préalablement bouillies, d’éviter les restaurants à l’hygiène douteuse et les crudités.

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra
  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Fièvre jaune

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour toute personne ayant transité ou séjourné dans l’un des 42 pays suivants: Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Colombie, Côte d’Ivoire, Equateur, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guyana, Guinée Conakry, Guinée Bissao, Guinée équatoriale, Kenya, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Panama, Pérou, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Sao Tome et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suriname, Tanzanie, Tchad, Togo, Trinité-et-Tobago et Venezuela.

Rage

Une vaccination contre la rage est fortement recommandée, en raison de la présence de nombreux animaux sauvages dans le pays, surtout pour les voyageurs souhaitant visiter les réserves naturelles.

Quelques règles simples à respecter
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire comme la bilharziose). Par ailleurs, il est vivement recommandé de ne pas se baigner dans les fleuves et lacs du Mozambique (présence fréquente de crocodiles et d’hippopotames).
  • Ne pas caresser les animaux que vous rencontrez.
  • Emporter les médicaments nécessaires.
  • Emporter de quoi se protéger la peau et les yeux car les brûlures dues au soleil sont fréquentes.
Etablissements hospitaliers

Les infrastructures de santé du pays sont très pauvres, surtout en province, et les médecins sont peu nombreux. Toute intervention médicale sérieuse doit si possible être réalisée à l’étranger (l’Afrique du Sud est la destination conseillable la plus proche).

Quelques coordonnées

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

Les Mozambicains sont accueillants et ouverts, pourvu qu’on les respecte. Aussi, une tenue correcte est de rigueur en toute circonstance et notamment sur les plages où les mini-tenues de bain sont à proscrire.

Législation locale

L’usage et la vente de stupéfiants, drogues dites douces incluses, sont interdits et sévèrement punis par la loi.

La vente de boissons alcoolisées est interdite aux mineurs de moins de 18 ans.

Climat

Dans le nord, climat subtropical. Dans le sud, climat de type méditerranéen. Eté austral chaud et pluvieux de décembre à mars.

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