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Mozambique

Mozambique

Dernière mise à jour le: 7 novembre 2014 - Information toujours valide le: 18 décembre 2014

Sécurité

Délinquance de droit commun

Les agressions et les vols à main armée (objets personnels, véhicules, car-jacking, cambriolage de logements) de jour comme de nuit, sont assez courants à Maputo et à Matola, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.

Il est recommandé de :

  • limiter les déplacements en ville à pied la nuit, y compris dans les quartiers résidentiels ;
  • redoubler de prudence lors des déplacements à pied dans les zones suivantes de la capitale : Avenida Marginal (front de mer), Avenida Friedrich Engels et quartier portuaire de la Baixa (notamment abords du Jardim Tunduru) ;
  • ne pas porter d’objets de valeur (appareils photos, caméras etc…), en particulier dans les lieux publics (marchés, plages, restaurants, etc.);
  • circuler avec les portières verrouillées et les vitres fermées ;
  • éviter les déplacements en véhicule la nuit en dehors des agglomérations ou dans des lieux isolés en ville ;
  • ne pas se promener seul la nuit sur les plages.

Ces conseils de prudence valent aussi pour les autres villes du pays, même si la criminalité y est en général bien moins développée qu’à Maputo. La pratique des enlèvements contre rançons existe au Mozambique, notamment à Maputo. A ce stade, les étrangers résidant au Mozambique n’ont pas été particulièrement visés, mais le risque d’être victime de ce type de crime ne peut pas être considéré comme nul. Il est recommandé aux Français vivant ou de passage au Mozambique de signaler à l’ambassade de France toute menace dont eux ou leurs proches feraient l’objet (appels anonymes, SMS, courriels). En cas de menace avérée ou considérée comme sérieuse, des mesures de précaution (variation des itinéraires, renforcement de sa protection personnelle, communication de tout déplacement à des proches, éventuellement mise à l’abri de la famille dans un autre pays) doivent être prises.

District de Gorongosa (province de Sofala)

La province de Sofala (et notamment le district de Gorongosa) a connu des tensions depuis le mois de juin 2013, en raison d’accrochages violents entre des partisans de la RENAMO, le principal parti d’opposition (et ancien mouvement de guérilla), et les forces de l’ordre. Un accord de cessation des hostilités a été signé à Maputo le 5 septembre 2014 et les combats ont cessé.

Sites minés

Le Mozambique a fait partie des pays les plus minés au monde, en raison de la guerre civile qui s’y est déroulée de 1977 à 1992. Le déminage a cependant beaucoup progressé ces dernières années. Les sites minés font l’objet d’une signalisation et il convient d’être vigilant lors de déplacements en province en dehors des routes et des zones urbaines.

Piraterie maritime

Les attaques de pirates sont un phénomène rare au Mozambique. En décembre 2010, de premières attaques ont été perpétrées par des pirates somaliens dans les eaux mozambicaines, au sud du Canal du Mozambique (sur une portion de côte entre Vilankulo et Beira), mais les incidents sont restés peu nombreux depuis. Les voiliers sont particulièrement vulnérables face à ces attaques. Dans plusieurs cas, celles-ci ont réussi et débouché sur des prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui ont étendu leur activité depuis la fin de l’année 2008 au Sud vers le canal du Mozambique et à l’Ouest vers la Zone Économique Exclusive des Seychelles. Les pirates, au mode opératoire de plus en plus brutal, utilisent désormais des bateaux plus endurants et robustes qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées.

Il est recommandé à tous les bateaux de se conformer aux "Best Management Practices" et de s’enregistrer auprès du centre pour la sécurité maritime (corne de l’Afrique) d’EUNAVFOR (www.mschoa.org). Les côtes tanzanienne et kényane, les zones maritimes situées à plus de deux cents milles des Comores et le canal du Mozambique sont dorénavant à portée des groupes de pirates cherchant à intercepter le trafic maritime régional à destination ou en provenance notamment de Dar es Salam et de Mombasa. Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb, dans le Golfe d’Aden et vers le Sud le long des côtes du Kenya et de la Tanzanie, comme au large des côtes entre ces deux pays et l’archipel des Seychelles ainsi que le long des côtes du Nord du Mozambique (province de Cabo Delgado).

Voir également la fiche thématique Piraterie maritime de ce site.

Baignade en mer

La baignade n’est en général pas surveillée au Mozambique, alors qu’elle est souvent dangereuse (courants forts, absence de sauveteurs). Il est conseillé aux baigneurs de rester le plus près possible des côtes. Des attaques de requins se produisent exceptionnellement.

Intempéries

Des risques de cyclones et de tempêtes tropicales existent sur la côte, de décembre à mars. Pendant cette période, les inondations sont fréquentes surtout dans les provinces de Tete et de Sofala, en particulier dans la vallée du Zambèze.

Transport

Infrastructure routière

La route nationale 1, qui longe la côte est goudronnée et, dans l’ensemble, en état satisfaisant. La route nationale entre Beira et la frontière avec le Zimbabwe est en mauvais état entre Beira et Inchope (croisement avec la route nationale 1).

Les liaisons sont assez bonnes avec l’Afrique du Sud (Nationale 4, poste frontière de Ressano Garcia) et le Swaziland (postes frontières de Namaacha et Goba). Le poste frontière de Kosi Bay (frontière avec l’Afrique du Sud / Kwazulu Natal) est praticable uniquement, côté mozambicain, par des 4x4. Le risque d’ensablement reste élevé même pour ce type de véhicule sur une grande partie de la piste qui mène de Kosi Bay à Maputo.

Le reste du réseau routier (vaste) est surtout constitué de pistes, praticables seulement en véhicules 4X4 à la saison des pluies (janvier-mars). Les postes de carburants peuvent être parfois très espacés. La signalisation routière est pratiquement inexistante en dehors des agglomérations.

Les accidents de la circulation, dus à l’imprudence des conducteurs, au manque d’entretien de certains véhicules ou la traversée d’animaux domestiques, sont nombreux. Des trous importants sont susceptibles de se former sur l’asphalte des routes après de fortes pluies. Les conducteurs doivent être particulièrement attentifs à tout dépassement : il n’est pas rare que des automobilistes dépassant de derrière s’attendent à voir les autres automobilistes se décaler à gauche sur la bande d’arrêt d’urgence pour les laisser passer (idem pour ceux arrivant d’en face). Contrôlez régulièrement la pression des pneus et les niveaux d’huile et d’eau.

La présence de nombreux camions non bâchés transportant des matériaux de construction entraîne un risque important d’impact ou de fissure sur le pare-brise des véhicules. Il est conseillé de garder ses distances par rapport aux poids lourds et autres véhicules, en particulier sur les routes jonchées de petites pierres ou en travaux.

Les conducteurs doivent respecter scrupuleusement les limites de vitesse (60 km/h en agglomération, 120 km/h sur les routes nationales), car les radars et les contrôles de police sont nombreux. Ils doivent disposer d’un permis de conduire international en cours de validité et si possible, pour ceux qui s’établissent dans le pays pour un long séjour, d’un permis mozambicain. Chaque véhicule doit disposer de 2 triangles de signalisation et d’un gilet fluorescent (la police en contrôle régulièrement la présence et verbalise les infractions).

Les étrangers doivent avoir sur eux les originaux de leurs documents d’identité (passeport ou titre de séjour, permis de conduire). Des copies ne suffisent généralement pas et l’absence de documents originaux lors d’un contrôle d’identité peut avoir pour conséquence une incarcération préventive.

Une assurance au tiers est obligatoire. Elle peut être contractée aux frontières pour la durée du séjour.

La pratique du vélo sur les routes du Mozambique est fortement déconseillée.

Réseau ferroviaire

Les déplacements en train sont très lents et inconfortables, y compris sur la ligne Johannesburg–Maputo (600 kms en 14 heures).

Transport aérien

Liaisons intérieures : toutes les compagnies mozambicaines sont inscrites sur la liste noire européenne. L’utilisation des vols opérés par ces compagnies se fait aux risques du voyageur.

Liaisons internationales : il n’y a pas de vols directs entre la France et le Mozambique, y compris depuis la Réunion à l’exception de la liaison aérienne depuis Mayotte vers le Nord du Mozambique (Dzaoudi-Pemba), opérée par Ewa Air. La compagnie Air France assure des vols entre Paris et Johannesburg et la compagnie South African Airways des vols entre Johannesburg et Maputo. D’autres compagnies assurent des vols indirects entre Paris et Maputo, à travers notamment Addis Abeba, Doha, Lisbonne ou Nairobi.

Entrée / Séjour

Passeport

Le passeport doit être valide 3 mois au-delà de la date de fin de séjour.

Afin d’éviter des difficultés aux frontières lors de l’apposition des visas d’entrée et de sortie, il est recommandé que le passeport dispose d’au moins 2 pages vierges.

Visa

Le visa est obligatoire pour tout type de passeport (même diplomatique ou de service) et doit être demandé auprès de la représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine compétente pour votre pays de résidence. En France, il convient de s’adresser à l’ambassade du Mozambique à Paris (82 rue Laugier - 75017 Paris - Tél. 01 47 64 91 32).

L’obtention d’un visa à la frontière mozambicaine (y compris dans l’un des aéroports internationaux du pays) reste toutefois possible, mais elle n’est pas garantie et elle reste en principe réservée aux ressortissants de pays sur le territoire desquels il n’existe pas de représentation diplomatique ou consulaire mozambicaine. Le visa est alors limité à une seule entrée pour une période de 30 jours maximum. Son coût est de 2085 meticais (environ 60 euros).

Si le visa doit expirer pendant le séjour, il conviendra de le faire proroger dans le consulat mozambicain le plus proche (Mbabane au Swaziland ou Nelspruit en Afrique du Sud), sous peine d’une amende de 50 dollars américains par jour de séjour irrégulier.

L’obtention de visas aux frontières nord (Tanzanie et Malawi) et ouest (Zambie et Zimbabwe) du pays étant souvent très problématique, cette ambassade recommande vivement aux voyageurs de se munir d’un visa auprès des représentations mozambicaines dans les pays concernés avant de se présenter à ces frontières.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez un contrat d’assurance auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Vaccinations

Fièvre jaune :

Il n’y a pas de risque de contamination au Mozambique mais la vaccination contre cette maladie est obligatoire pour toute personne ayant transité ou séjourné dans l’un des 42 pays suivants: Angola, Bénin, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Colombie, Côte d’Ivoire, Equateur, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guyana, Guinée Conakry, Guinée Bissao, Guinée équatoriale, Kenya, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Panama, Pérou, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Sao Tome et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Suriname, Tanzanie, Tchad, Togo, Trinité-et-Tobago et Venezuela.

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.

Autres vaccinations conseillées (selon la durée du séjour et les conditions locales) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B et méningite à méningocoque A + C + W135

La vaccination préventive contre la rage est fortement conseillée, en raison de la présence de nombreux animaux sauvages dans le pays (y compris les chauves-souris), surtout pour les voyageurs souhaitant visiter les réserves naturelles.

Il est recommandé de se munir de son carnet de vaccination qui peut être demandé lors du passage de la frontière.

Paludisme

Classification : zone 3 (risque élevé).

Prévention du paludisme (malaria) : cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). Les moustiques transmettant la malaria agissent en général à partir de la tombée de la nuit. A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

En cas de fièvre après le retour en France, une consultation médicale s’impose et l’exposition éventuelle au paludisme doit être signalée à votre médecin.

Dengue

Les mêmes conseils de précaution que pour la malaria sont valables pour la dengue, transmise par des piqûres de moustiques. La contamination par la dengue se produit dans la journée et en général dans des zones urbaines et péri-urbaines. Il n’existe ni vaccin ni traitement contre ce virus. Il existe 4 types de dengue, et le fait d’avoir été contaminé par un type de virus ne protège en rien contre une contamination par les autres souches de ce virus.

Les signes de contamination apparaissent de cinq à huit jours après la piqûre de moustique infestante. Ils ressemblent à ceux de la grippe. Une guérison spontanée, avec disparition de la fièvre et des douleurs, se produit habituellement en quelques jours.

Des complications (notamment hémorragiques) pouvant survenir, la prise d’aspirine est fortement déconseillée.

Choléra

Il existe un risque de contamination dans les banlieues et les régions les plus défavorisées et isolées, avec des poussées cycliques en particulier dans la province de Sofala (Beira) et à Nampula. Il est donc conseillé de boire exclusivement des boissons en bouteille ou préalablement bouillies, d’éviter les restaurants à l’hygiène douteuse et les crudités.

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
VIH-Sida

Forte prévalence du VIH-Sida (et de la tuberculose, présente en général chez les personnes infectées par le VIH-Sida). Toute mesure de prévention est indispensable. En cas d’exposition accidentelle, certaines structures permettent de recevoir des soins et d’effectuer rapidement un dépistage (voir liste des numéros utiles ci-après).

Hépatite B

Le taux d’endémicité est considéré comme élevé (au moins 8% de la population contaminée) au Mozambique. L’hépatite B est transmise par du sang infecté ou des fluides corporels. La contamination peut se produire par exemple lors de soins médicaux, par exemple chez le dentiste, lors de la pratique de sports induisant des contacts corporels ou lors de conduites sexuelles à risque ou en cas de partage de seringues. Les personnels médicaux sont fortement exposés.

Etablissements hospitaliers

Les infrastructures de santé du pays sont très pauvres, surtout en province, et les médecins sont peu nombreux. Toute intervention médicale sérieuse doit si possible être réalisée à l’étranger (l’Afrique du Sud est la destination conseillable la plus proche).

Infos utiles

Us et coutumes

Les Mozambicains sont accueillants et ouverts, pourvu qu’on les respecte. Aussi, une tenue correcte est de rigueur en toute circonstance et notamment sur les plages où les mini-tenues de bain sont à proscrire.

Législation locale

L’usage et la vente de stupéfiants, drogues dites douces incluses, sont interdits et sévèrement punis par la loi.

La vente de boissons alcoolisées est interdite aux mineurs de moins de 18 ans.

Climat

Dans le nord, climat subtropical. Dans le sud, climat de type méditerranéen. Eté austral chaud et pluvieux de décembre à mars.

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