Sécurité
D’une manière générale, il convient d’être vigilant dans les zones touristiques et balnéaires (Cancun, Playa del Carmen, Puerto Morelos, Puerto Escondido, etc.). Il convient également de veiller à ne pas avoir un comportement susceptible d’éveiller une suspicion quant à la consommation de produits illicites (ex : confectionner des cigarettes avec du tabac à rouler).
L’insécurité au Mexique, due à la délinquance, demeure particulièrement élevée notamment dans les régions et villes suivantes :
sont déconseillés sauf raison impérative : l’Etat de Sonora, l’Etat de Chihuahua, l’Etat de Coahuila, l’Etat de Sinaloa, l’Etat de Durango, l’Etat du Michoacan, le nord d’Etat de Veracruz à partir du parallèle passant par la ville de Tuxpan, la ville de Cuernavaca, la ville de Tijuana, et l’Etat de Guerrero (à l’exception de la station balnéaire d’Ixtapa qui ne présente pas pour l’instant le même niveau de dangerosité).
En ce qui concerne l’Etat de Guerrero, en raison d’une situation sécuritaire toujours sensible, il est formellement déconseillé d’utiliser tout le réseau routier secondaire, de jour comme de nuit. Même l’autoroute Mexico - Acapulco ne présente plus actuellement une niveau de sécurité satisfaisant du fait de manifestations sociales récurrentes qui bloquent fréquemment cet axe routier. En outre, les nombreuses haltes routières peuvent être surveillées par des malfaiteurs qui peuvent passer à l’action quelques kilomètres plus loin dans la mesure où il existe de nombreux points d’accès sauvages à l’autoroute. Quant à la ville d’Acapulco, il convient de ne jamais se mettre en situation de vulnérabilité et il est fortement conseillé, en matière d’hébergement, d’éviter toute zone isolée et de choisir les zones hôtelières surveillées et protégées.
sont formellement déconseillés : l’Etat du Tamaulipas (dont sa capitale Tampico) et l’Etat de Nuevo León (dont sa capitale Monterrey et les axes routiers Monterrey-Reynosa, Monterrey-Nuevo Laredo et Monterrey-Ciudad Victoria-Tampico) ; certaines grandes villes du Nord : la ville de Ciudad Juarez, la ville de Chihuahua, la conurbation Gomez Palacio (Durango)–Torréon (Coahuila), et dans l’Etat de Veracruz, le région de Martinez de la Torre (y compris les axes routiers Martinez de la Torre–Tapacoyan–Teziutlan et Tapacoyan-Perote, et le réseau routier secondaire partant de Martinez de la Torre vers Papantla).
L’ensemble de l’axe routier allant du Pacifique au Golfe du Mexique par Mazatlan (Etat de Sinaloa) – Durango (Etat de Durango) – Torreón (Etat de Coahuila) – Monterrey (Etat de Nuevo León) – Reynosa (Etat de Tamaulipas) fait l’objet d’incidents fréquents et doit donc être évité
En ce qui concerne la conurbation Gomez Palacio–Torréon, à cheval sur deux Etats, Durango et Coahuila et située au centre de l’axe routier Mazatlan – Durango – Reynosa, elle connaît depuis quelques mois une dégradation sensible du niveau de sécurité du fait de la lutte acharnée que se livrent divers groupes de crime organisé.
En ce qui concerne l’Etat de Veracruz, la situation sécuritaire connaît une détérioration dans le nord de l’Etat, où des groupes de délinquance organisée continue à s’affronter durement. Il est ainsi déconseillé, sans raison impérative de se rendre à Tuxpan et, à partir de cette ville, toute la zone qui jouxte l’Etat de Tamaulipas ; il est en outre formellement déconseillé de se rendre dans la région de Martinez de La Torre et d’emprunter les axes routiers Martinez de la Torre–Tapacoyan–Teziutlan et Tapacoyan–Perote, et le réseau routier secondaire partant de Martinez de la Torre vers Papantla.
Par contre, Papantla et le site archéologique de El Tajin ne présentent pas de risque particulier, mais il convient de s’y rendre soit par la route côtière à partir de Veracruz ou en passant par Pachuca.
Enfin, la ville de Mexico (District Fédéral) requiert en règle générale une vigilance normale. Certains secteurs de la ville appellent toutefois une vigilance et des précautions accrues, tels que le quartier de Tepito et la Colonia Doctores (dans l’arrondissement ou « delegación » Cuauthémoc, en centre-ville), le quartier de la Lagunilla (dans le Centre historique), et les arrondissements ou « delegaciones » Venustiano Carranza et Ixtapalapa (situées dans l’est du District fédéral), ainsi que les communes de Ecatepec et de Nezahualcoyotl dans l’Etat de Mexico, mitoyennes du District Fédéral.
D’une manière générale, les actes de violence peuvent être liés au trafic de drogues, au crime organisé, ou n’être qu’une forme de délinquance plus classique (agressions armées, vols, escroqueries). Des enlèvements contre rançons sont fréquents au Mexique et peuvent être le fait d’agresseurs isolés, n’appartenant à aucun groupe organisé. Les kidnappings ont généralement pour victimes des ressortissants mexicains, mais les étrangers peuvent également être visés.
A ce titre, il est indispensable de se montrer très vigilant vis-à-vis des offres de circuits touristiques incluant des randonnées pédestres en montagne. Il est notamment déconseillé de camper ou de bivouaquer dans les zones montagneuses.
La situation politique particulière qui prévaut dans le Chiapas (armée zapatiste de libération nationale - EZLN) doit inciter les voyageurs à prendre toutes les précautions nécessaires avant de se rendre dans cette région, qui est également touchée par la délinquance, en s’informant sur la situation peu avant la date du voyage.
D’une façon générale, il est recommandé de se conformer aux conseils de sécurité suivants :
Effets personnels
Laisser bijoux et objets de valeur dans le coffre-fort de l’hôtel ou en lieu sûr et ne pas porter de vêtements de marque. Il est recommandé d’éviter de laisser dans un véhicule sans surveillance les effets personnels de valeur, les pièces d’identité et de voyage, les moyens de paiement. Il convient de faire des photocopies du passeport et du FME (formulaire délivré à l’entrée du territoire) ainsi que du billet de retour. Faire particulièrement attention aux objets personnels dans les transports en commun (nombreux pickpockets).
Lors de retraits d’argent à un guichet automatique, surveiller l’entourage immédiat. Etre accompagné et procéder au retrait de préférence à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial. Faire une copie de la carte de crédit afin de pouvoir la faire annuler rapidement en cas de vol. Consigner les numéros de chèques de voyage, les achats par cartes de crédit et les coordonnées de l’assurance et du contrat correspondant. Des fraudes massives sur les cartes bancaires, notamment par clonage, ayant été constatées, il est recommandé de les utiliser avec la plus grande précaution.
En voyage, n’emporter que les sommes d’argent ou les cartes de crédit strictement nécessaires. Avoir toujours à portée de main une vingtaine de dollars afin de pouvoir donner satisfaction à un éventuel agresseur.
Circulation / déplacements
Des cas d’attaques d’autobus, notamment la nuit (transports quotidiens ou touristiques) par des hommes armés, n’hésitant pas à faire usage de violence, ont été signalés dans plusieurs Etats du Mexique (Chiapas, Jalisco, Mexico DF, Etat de Mexico, Puebla, Veracruz). Il est indispensable de s’efforcer de conserver son calme en cas d’agression et de s’abstenir de toute tentative de résistance, dont les conséquences pourraient être fatales.
A la suite, en mars et avril 2012, d’agressions avec armes à feu de touristes français dans des autobus de ligne entre le site archéologique de Téotihuacan et Mexico, il est déconseillé d’utiliser ce type de transport pour ce rendre sur ce site.
Faire particulièrement attention aux chauffeurs de taxi qui peuvent être complices de malfaiteurs. A l’aéroport, il convient de n’emprunter que les taxis autorisés (la course est réglée à l’avance à un guichet spécial de l’aéroport). En ville, il est vivement déconseillé de héler un taxi au hasard et d’emprunter les taxis libres. Il est préférable d’avoir recours aux taxis dans les stations, dites « sitios », ou de les faire appeler depuis la réception de l’hôtel ou du restaurant. En effet, des chauffeurs de taxi peuvent être complices ou se rendre coupable d’enlèvements "express" consistant à dépouiller leurs victimes et à les obliger à retirer de l’argent depuis des distributeurs automatiques avec leur carte bancaire.
En voiture, verrouiller portes et fenêtres. Ne laisser aucun objet apparent sur les sièges. Ne jamais circuler de nuit car les risques d’accident et d’agression sont accrus, les obstacles étant moins visibles (chaussées endommagées, nombreux dos d’âne et ralentisseurs non signalés, véhicules mal éclairés, bétail errant…). Faire preuve de la plus grande prudence sur certains axes routiers, surtout en véhicule particulier (embuscades). Emprunter autant que possible les axes routiers à péage et éviter les raccourcis peu fréquentés. Ne jamais prendre d’auto-stoppeur.
En cas d’emprunt d’un véhicule à un particulier ou de sa location dans une agence, il est vivement recommandé de vérifier que le véhicule emprunté ou loué dispose d’une assurance.
Il est indispensable d’observer la plus grande prudence pour toute excursion en montagne, même en véhicule tout-terrain, comme c’est le cas pour les randonnées pédestres. Il est fortement déconseillé de s’aventurer en voiture, même tout-terrain, dans les régions désertiques au nord du pays, à l’exception de la Basse Californie et de la Basse Californie du sud.
Les eaux territoriales mexicaines sont réputées pour être un lieu de passage privilégié pour le trafic de drogue entre l’Amérique du sud et les Etats-Unis : les plaisanciers qui souhaitent naviguer au large des côtes mexicaines doivent rester vigilants et n’autoriser l’embarquement que de personnes connues. Eviter de transporter pour des tiers paquets ou valises.
Se conformer aux circuits touristiques traditionnels recommandés dans les guides, par les hôtels ou les agences de voyages. Confier son itinéraire à un proche ou à un contact local et lui donner fréquemment des nouvelles.
Eviter de se promener dans les rues et les quartiers isolés ou mal fréquentés. Ne pas s’attarder la nuit dans les bars, surtout lorsque l’on est seul. Eviter les zones à risques, notamment les faubourgs des villes, les villages reculés, les pistes peu fréquentées.
Exclure le camping sauvage quelle que soit la région, y compris dans les véhicules aménagés à cet effet ainsi que les camps de camping non gardés.
En bord de mer, éviter les plages désertes de jour comme de nuit.
Comportement
En cas d’agression n’opposer aucune résistance, garder son calme, baisser les yeux afin d’éviter de laisser penser aux agresseurs qu’ils pourraient être reconnus : toute tentative de défense pourrait avoir une issue fatale.
Ne jamais communiquer à un inconnu ses coordonnées personnelles ou celles de sa famille, celles-ci pouvant servir à faire croire à vos proches que vous êtes en danger, accidenté ou emprisonné pour leur soutirer de l’argent. De même, ne conserver sur soi aucune photographie personnelle, qui pourrait servir à alimenter un chantage en cas d’enlèvement. Se méfier des inconnus empressés qui proposeraient de vous faire visiter des lieux inédits.
Les femmes doivent éviter de porter des tenues trop légères pouvant être considérées comme provocantes. Elles doivent éviter de visiter seules les sites archéologiques et les parcs naturels peu fréquentés, les réserves écologiques ou les jardins publics isolés.
Avant de photographier des personnes, il est recommandé, tant par courtoisie que par respect, de s’assurer de l’accord des intéressés.
Avertissement concernant la drogue
La législation relative à la consommation de stupéfiants est très sévère. Au Mexique, les peines encourues pour trafic, achat, vente et fourniture de drogues, quel que soit le type de stupéfiant, vont de 10 à 25 ans de prison.
La plus grande prudence est donc recommandée : ne jamais prendre en charge un paquet ou une valise pour rendre service, vérifier que les étiquettes apposées sur les billets correspondent bien à celles collées sur les bagages, éviter les fréquentations douteuses, ne jamais accepter le prêt d’un véhicule de la part d’une personne peu ou pas connue (tout conducteur peut être tenu responsable de ce que contient le véhicule qu’il conduit). Certains médicaments que l’on se procure en France ainsi que les seringues peuvent éveiller les soupçons : conserver les emballages d’origine et les ordonnances et, pour les seringues, le certificat médical justificatif.
Pour les délits liés au trafic de drogue, il n’y a pas de libération sous caution.
Les cyclones
Pendant la saison des pluies (mi-avril à fin octobre), les côtes du Mexique peuvent être battues par des cyclones. La plus grande prudence est recommandée tant sur le littoral atlantique que pacifique et les régions avoisinantes.
Il convient de se conformer strictement aux avis et recommandations des autorités compétentes, généralement repris par les médias et les établissements hôteliers. Des sites Internet peuvent également être consultés :
National hurricane center (Miami) : www.nhc.noaa.gov
Centre national de prévention des désastres du gouvernement mexicain (CENAPRED) : www.cenapred.unam.mx
Météo : http://smn.cna.gob.mx
Commission nationale de l’eau (comision nacional de agua) rubrique « alertas » : http://smn.cna.gob.mx/
Consulat général de France à Mexico : www.consulfrance-mexico.org
Les séismes
L’activité sismique est permanente au Mexique, en particulier sur la côte pacifique (Etats du Guerrero, d’Oaxaca et du Chiapas) et dans la capitale.
La force de ces tremblements de terre est très variable et il est possible d’en obtenir la liste avec les indications suivantes : jour - heure - latitude et longitude - profondeur - magnitude zone, sur le site Internet du "servicio sismologico nacional" (service sismologique du Mexique) : http://www.ssn.unam.mx Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche de ce site.
Le consulat vous conseille également d’avoir toujours à portée de main, un sac contenant les produits de première nécessité : eau, nourriture, couverture, radio, lampe-torche, vêtements chauds.
Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.
Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec le consulat de France.
Baignade : Les plages sont souvent dangereuses au Mexique et très rarement surveillées par des maîtres-nageurs ou des sauveteurs. Eviter les plages désertes ou non surveillées, en raison de la présence possible de courants et de lames de fond. Les vagues de l’océan Pacifique peuvent aisément déstabiliser les nageurs, même les plus émérites, et il est fortement déconseillé de faire de la plongée en solitaire (de nombreux décès par noyade sont signalés chaque année). Dans tous les cas, bien se conformer aux consignes de sécurité délivrées par les établissements hôteliers.
Plongée sous-marine : Afin d’éviter d’éventuels accidents, il est recommandé pour les activités subaquatiques de s’assurer de l’état du matériel de plongée proposé par le prestataire.
Alpinisme et sports extrêmes : Certaines activités sportives peuvent présenter des risques. Il convient d’être vigilant dans le choix des opérateurs touristiques qui proposent de telles activités, en lisant attentivement les termes du contrat signé et en veillant à bénéficier d’une assurance couvrant les risques courus.

Transports
Présence épisodique de déformations ou de nids-de-poule. Les routes, asphaltées et bien entretenues, desservent la majeure partie du pays. Les routes ou autoroutes à péage présentent les meilleures garanties de sécurité.
Les touristes peuvent importer un véhicule au Mexique pour une durée maximale de 180 jours. Le permis d’importation temporaire est délivré à la frontière moyennant une taxe payable seulement par carte bancaire et sur présentation de la carte grise, du permis de conduire et d’une carte d’identité qui doit être en règle vis-à-vis des autorités d’immigration locales (dont le F.M.E.). Le permis de conduire français ou de tout autre pays d’Europe est reconnu. En revanche, les assurances émises à l’étranger ne sont pas valables. Il est impératif de contracter une assurance mexicaine.
Il est prudent, lorsque l’on loue une voiture, de vérifier que la police d’assurance est "tous risques" et qu’elle est en cours de validité.
En cas d’accident, les conducteurs peuvent être mis à la disposition de la justice jusqu’à conclusion de l’enquête. En cas d’insolvabilité, ils peuvent être placés en garde à vue et le véhicule peut être saisi. Quand il y a des blessés graves, le juge peut écrouer les automobilistes jusqu’à ce que les responsabilités respectives soient déterminées.
Après un accident, ne jamais prendre la fuite. Garder son calme, rester courtois et, en accord avec les protagonistes, appeler une patrouille de police ainsi que les assureurs des deux parties pour l’établissement du constat. Si l’accident est sérieux, ne déplacer les véhicules que sur ordre de la police.
A Mexico, il est impératif de respecter les jours d’alternance de circulation fixés en fonction de la plaque minéralogique, afin de lutter contre la pollution. Les véhicules immatriculés à l’étranger ne peuvent pas circuler dans le District Fédéral le vendredi.
En toutes circonstances, conduire prudemment, respecter le code de la route et les signalisations. Les déplacements collectifs en autocars de première et de deuxième classe sont en général confortables et fiables. Toutefois, les voyages de nuit sont fortemnt déconseillés quelque soit le mode de transport.
Réseau obsolète et désorganisé (non-respect des horaires, confort spartiate excepté en première classe). Le train qui dessert la ligne Chihuahua - Pacifico est une attraction touristique. Il vaut mieux l’emprunter avec peu d’argent sur soi.
Plus de 50 aéroports dans l’ensemble du pays. Les agglomérations de moindre importance sont desservies par des compagnies régionales. Il n’est pas certain que la maintenance de leurs appareils soit scrupuleusement respectée.
Entrée / Séjour
Le passeport est obligatoire pour entrer au Mexique et sa validité doit couvrir la durée du séjour prévue.
Il n’est pas exigé de visa pour une durée de séjour de 90 jours maximum, exceptionnellement 180 jours, sauf pour les ressortissants d’outre-mer dont la durée de séjour autorisée est limitée à 30 jours. Aucune activité, rémunérée ou bénévole, n’est autorisée au cours de cette période.
Les personnes souhaitant se rendre au Mexique dans le cadre d’une ONG ou en tant qu’observateur des droits de l’Homme doivent obtenir avant le départ un visa à solliciter auprès de la section consulaire de l’ambassade du Mexique à Paris. Veiller aux délais d’obtention.
A l’arrivée, un formulaire appelé F.M.E. doit être rempli. Visé par les autorités migratoires, il comporte l’indication de la durée du séjour et n’est prorogeable qu’une seule fois, pour 90 jours. Ce document doit être conservé et remis à l’immigration à la sortie du territoire ou à la compagnie aérienne.
Santé
Une période d’adaptation est souvent nécessaire. Les difficultés respiratoires peuvent empirer, en hiver notamment. La gêne provoquée par la pollution et l’altitude dépend de l’état de santé personnel. Les personnes atteintes de maladies cardiaques ou respiratoires sont invitées à consulter leur médecin avant de séjourner dans la capitale ou dans tout autre site touristique en haute altitude.
Elles ne sont pas rares chez les touristes peu habitués aux traditions culinaires locales et peu précautionneux. Il est déconseillé de consommer des salades, des agrumes ou des fruits de mer dans des échoppes qui ne présentent pas toutes les garanties d’hygiène. Ne pas boire d’eau du robinet et préférer les eaux minérales en bouteilles, sans glaçon, et éviter de manger des glaces et des sorbets. Emporter avec soi des médicaments anti-diarrhéiques.
Il n’a pas de caractère endémique mais n’a pas été complètement éradiqué. Les mesures à prendre pour ne pas l’attraper (comme pour toute maladie diarrhéique fréquente dans l’ensemble du pays ainsi que dans les régions marécageuses ou tropicales) relèvent d’une bonne hygiène: se laver fréquemment les mains, notamment avant tout repas, boire de l’eau minérale en bouteille ou bouillie, consommer des fruits ou des légumes pelés, désinfectés ou cuits, consommer des fruits de mer ou du poisson bien cuits ou frits. Les produits de purification de l’eau sont disponibles dans tous les supermarchés.
A l’état endémique dans les régions de la Selva et de Comitan. La zone touristique de Los Altos (San Cristobal de las Casas, San Juan Chamula) n’est pas affectée de même que les autres villes du Chiapas (Tuxla Guiterriez et Tapachula). Si la variante cutanée est rarissime, on peut rencontrer la variante viscérale aux environs d’Ocozocoautla. Les phlébotomes, insectes vecteurs de cette maladie, ne se trouvent que dans les régions à végétation luxuriante.
Le risque de contracter l’hépatite A concerne essentiellement les touristes pratiquant un tourisme d’aventure non conventionnel. Les mesures de prévention contre cette maladie sont les mêmes que celles énoncées pour le choléra.
L’hépatite B n’est pas à l’état endémique au Mexique. Pour l’éviter, outre la vaccination, il est recommandé d’utiliser les préservatifs et de traiter toute lésion avec des instruments stériles.
Il peut être contracté dans certaines zones rurales des Etats suivants : Campeche, Chiapas, Guerrero, Michoacan, Nayarit, Qintana Roo, Sinaloa et Tabasco. Il est préférable de consulter un médecin avant de séjourner dans l’isthme de Tehuantepec ou dans la péninsule du Yucatan.
On distingue la dengue classique et la dengue hémorragique, qui peut être mortelle. Les autorités sanitaires précisent toutefois que la maladie ne peut atteindre la capitale du pays puisque le moustique ne survit pas à plus de 1200 m d’altitude. Il n’existe ni vaccin, ni thérapie antivirale. Elle doit être soignée par l’utilisation exclusive de paracétamol, l’utilisation d’aspirine est à proscrire.
Pour s’en protéger, seules les mesures de bon sens s’imposent :
utilisation de produits anti-moustiques ;
protection par des moustiquaires ;
port de vêtements longs.
Il convient de consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes liés à cette maladie et rappelant ceux de la grippe (fortes fièvres, maux de tête violents, perte d’appétit, problèmes gastro-intestinaux et éruption cutanée).
Le virus du Nil n’a pas été détecté au Mexique après son apparition dans le sud des Etats-Unis, en particulier à Houston, au Texas. Les autorités sanitaires mexicaines prennent les mesures nécessaires pour éviter que les larves ou les moustiques porteurs de ce virus puissent se propager au Mexique, en procédant à la fumigation de produits adéquats sur les navires accostant à Veracruz et dans les villes et villages du nord-est du pays, au Nouveau Leon et au Tamaulipas.
Aucune vaccination est obligatoire, hormis contre la fièvre jaune lorsque l’on vient d’un pays d’endémie (carnet de vaccination faisant foi). Avant le départ, il est préférable d’être vacciné contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la fièvre typhoïde et l’hépatite A et B.
Les hôpitaux et les cliniques privés offrent des soins de qualité dans la plupart des régions du Mexique mais sont généralement très onéreux et les soins doivent souvent être payés d’avance. Pour les personnes suivant un traitement médicamenteux spécifique, vérifier avant le départ que les médicaments sont disponibles au Mexique ou bien en emporter un stock suffisant accompagné de l’ordonnance médicale correspondante.
Consulter le médecin traitant. Il est indispensable de contracter une assurance rapatriement sanitaire. Une journée d’hospitalisation au Mexique coûte en moyenne 1000€, un rapatriement vers la France coûte environ 10 000€. Il faut être conscient que les hôpitaux au Mexique refusent d’accepter des patients sans garantie financière. Il est fréquent qu’ils exigent des patients qu’ils signent un "voucher" de carte de crédit "ouvert" même si le patient est par ailleurs titulaire d’une assurance ou d’une protection mutualiste. Vérifier avec soin que l’assurance s’engage à couvrir, notamment l’hémophilie, et en garder une copie sur soi avec, à portée de main, les numéros de téléphone à appeler en cas d’urgence.)]
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
En cas d’implication dans un délit, tout étranger est passible des tribunaux locaux et des peines prévues par la législation mexicaine. Le droit pénal mexicain est, dans l’ensemble, calqué sur le droit pénal français. Pendant la garde à vue dont la durée légale est de 72 heures, il est possible de prendre l’attache d’un avocat ou du consulat et de prévenir ses proches sur place. A l’expiration de celle-ci, le juge décidera de l’incarcération ou de la mise en liberté. En cas d’arrestation, il est recommandé de demander à ce que le Consulat de France en soit informé. Ne jamais signer un document en espagnol hors de la présence d’un avocat à moins de connaître parfaitement la langue et de bien mesurer les implications possibles d’un tel engagement.
Pendant la saison des pluies, les côtes du Mexique peuvent être battues par des cyclones (en général et sauf exceptions, de mi-mai à fin novembre sur la côte pacifique, de début juin à fin novembre sur la côte atlantique). La plus grande prudence est donc recommandée tant sur le littoral atlantique que pacifique et les régions avoisinantes. Il convient de se conformer strictement aux avis et recommandations des autorités compétentes, généralement repris par les médias et les établissements hôteliers.
Des sites Internet peuvent également être consultés :
National Hurricane Center (Miami) : www.nhc.noaa.gov
Centre National de Prévention des Désastres du gouvernement mexicain (CENAPRED) : www.cenapred.unam.mx
Commission Nationale de l’Eau (Comision Nacional de Agua) rubrique "Alertas" : www.smn.cna.gob.mx
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