Ministère des affaires étrangèresConseil aux voyageurs

MALI

Numéros utiles

Numéros utiles

- Direction nationale de la police à Bamako : (223) 20.22.52.27. / 20.22.52.28 / 20.22.44.05.

- Consulat général de France :

Standard : (223) 44.97.58.28 Chef de poste : (223) 44.97.58.03 - fax : (223) 20.21.03.29 ou (223) 44.97.58.29

Permanences
- service des Français : (223) 79.41.62.51
- service des visas : (223) 79.41.62.52

Adresse internet : consulatfrance@afribone.net.mali

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Dernière Minute

Dernière mise à jour: 06 janvier 2010.

En raison d’un risque sérieux d’enlèvement de ressortissants occidentaux et en application de la consigne générale d’éviter la région, la participation à l’ensemble des festivités prévues au mois de janvier au nord Mali, dont le coup d’envoi est le festival d’Essakane, région de Tombouctou, du 7 au 9 janvier, est formellement déconseillée.

Les touristes français qui seraient néanmoins présents sur zone, en dépit des mises en garde, sont invités à rester groupés, à ne pas s’écarter des lieux d’activités et à ne pas se rendre dans des zones isolées.

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les régions indiquées en rouge sur la carte.

L’enlévement en Mauritanie dans la nuit du 18 au 19 décembre 2009 de deux touristes italiens sur l’axe Kiffa en Mauritanie - Nioro au Mali à proximité immédiate de la frontière malienne conduit également à déconseiller formellement de se rendre au Mali par cette route.

Sécurité

Risque terroriste
Le rattachement du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) à la mouvance Al Qaida avec la création d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a sensiblement renforcé la menace terroriste dans la région sahélo-saharienne. Les modes d’action de ce groupe se caractérisent par des attaques contre les forces armées (essentiellement en Mauritanie), des enlèvements et assassinats de ressortissants occidentaux, voire des attentat-suicides.

Si la Mauritanie semble constituer la cible privilégiée d’AQMI après l’Algérie, aucun État de la région n’est épargné : assassinat de 4 touristes français à Aleg le 24 décembre 2007, enlèvement de deux diplomates canadiens à 40 km de Niamey le 14 décembre 2008, enlèvement de 4 touristes européens à la frontière malo-nigérienne le 22 janvier 2009 et assassinat de l’un d’entre eux le 31 mai, assassinat d’un ressortissant américain le 23 juin à Nouakchott, attentat suicide contre l’ambassade de France à Nouakchott le 8 août, enlèvement d’un ressortissant français le 26 novembre dans la région de Ménaka au Mali, enlèvement de 3 Espagnols travaillant pour le compte d’une ONG le 29 novembre sur la route Nouakchott-Nouadhibou et de 2 touristes italiens le 19 décembre près de la frontière malienne.

Dans ce contexte, et dans la mesure où les intérêts et les ressortissants français constituent des cibles identifiées par AQMI, il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones indiquées en rouge et de manière générale les consignes de vigilance et de prudence doivent impérativement être respectées.

Les voyageurs souhaitant se rendre au Mali sont invités à s’informer des dernières évolutions de la situation locale avant tout projet de séjour ou de déplacement dans le pays.

Il est notamment formellement déconseillé aux voyageurs de se déplacer au nord d’une ligne Gogui/Nioro/Nara/Nampala/Lere/Niafunke/Fleuve Niger jusqu’à la frontière avec le Niger, y compris les villes de Tombouctou et Gao incluses dans la zone rouge, et au sud de Gao jusqu’à Ouatagouna (zone rouge). De même, il est formellement déconseillé de se rendre au Mali à partir de l’Algérie et, inversement, en Algérie depuis le Mali.

S’agissant de la zone orange comprise entre le sud de la zone rouge et le nord d’une ligne reliant Ouatagouna (frontière nigérienne) en passant par Douentza au centre du Mali et allant jusqu’à Nampala, limite ouest de la zone rouge, les déplacements sont déconseillés, sauf pour des raisons professionelles impératives, en privilégiant un convoi et en veillant à ce que les autorités locales en soient informées. Le tourisme individuel est formellement déconseillé dans cette zone.


Il est rappelé aux voyageurs que les déplacements de nuit hors de la capitale sont fortement déconseillés, tant pour des raisons de sécurité routière qu’à cause des épisodes de banditisme régulièrement constatés.

La région de Sikasso, frontalière de la Côte d’Ivoire connaît encore quelques cas de banditisme.

En cas de déplacement professionnel, il est recommandé de consulter préalablement le consulat général de France.

Dans la capitale, il est recommandé la plus grande prudence tard la nuit et à proximité des bars et discothèques, en particulier à l’égard des chauffeurs de taxi.

Tourisme :
S’agissant du choix de l’agence de voyages, il convient d’être particulièrement vigilant. En effet, le secteur du tourisme comporte de nombreuses officines, dont certaines sont informelles, qui proposent des services de qualité inégale mais surtout ne garantissent pas les conditions de sécurité requises pour une expédition en zone désertique. Il s’agit donc d’être à même de distinguer les prestations qualifiées de celles qui pourraient s’avérer hasardeuses.

Il n’est pas inutile de rappeler les conditions extrêmes dans lesquelles se font les déplacements dans les zones désertiques. Si les excursions dans la zone saharienne peuvent se concevoir en prenant en compte les risques évoqués ci-dessus (bandes armées, notamment terroristes), celles-ci requièrent sérieux et professionnalisme de la part des accompagnateurs.
Parmi les critères à retenir impérativement :
- déplacement avec au moins deux véhicules et emport de pièces mécaniques de rechange ;
- disposition de moyens radio ou d’un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade, en cas d’avarie, accident, agression ou problème sanitaire.

Carte du pays au 23 décembre 2009

Illust:

MALI FCV 23-12-2009, 123.7 ko, 436x428

Les régions formellement déconseillées sont indiquées en rouge. Les régions déconseillées sauf raisons professionnelles impératives sont indiquées en orange.

Transports

Infrastructure routière

Peu de routes sont bitumées mis à part quelques grands axes. Les chaussées sont étroites et dangereuses, particulièrement de nuit (circulation de piétons, bétail, véhicules non éclairés). Circuler en 4X4 est préférable. Le carburant, disponible à peu près partout, est de qualité variable.

Bien que l’assurance "responsabilité civile à l’égard des tiers" soit obligatoire, la plupart des automobiles au Mali ne sont pas ou mal assurées. En cas d’accident, faire établir un constat par la police et attendre son arrivée dans le véhicule en observant une attitude courtoise à l’égard de tous.

Réseau ferroviaire

La ligne Dakar-Bamako est vétuste. Les conditions de voyage sont précaires.

Transport aérien

Des compagnies locales privées desservent certaines villes du pays (Kayes, Mopti et Tombouctou) au départ de Bamako.

Entrée / Séjour

Le visa touristique est délivré par le consulat général du Mali à Paris ou à Marseille, pour une durée de trente jours, renouvelable sur place.

La tolérance de délivrer un visa de cinq jours à l’arrivée aux voyageurs démunis de visa vient d’être supprimée par les autorités maliennes. Au risque d’être non admis sur le territoire, le passeport de tout voyageur à destination du Mali doit être dorénavant revêtu d’un visa d’entrée et de séjour.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Mali à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Avant le départ :
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux le rapatriement sanitaire.

Paludisme :
Prévention du paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3.
Durant votre séjour et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en oeuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Vaccinations :
- La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
- La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos- poliomyélite est recommandée.
- Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque.
- La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Epidémie de grippe aviaire :
Le Mali n’est pas à ce jour touché par l’épizootie. Il est toutefois recommandé aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.

Bilharziose :
Les risques d’atteinte par la bilharziose sont importants au Mali. Il est donc déconseillé de se baigner dans les fleuves, rivières et plans d’eau dans l’ensemble du Mali. L’infection est possible, même dans les eaux courantes. Cette recommandation concerne notamment les mares de Banani (pays Dogon) et de Siby (environs de Bamako), situées dans des zones touristiques.

Hygiène alimentaire: (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)
- Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
- Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
- Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
- Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).

Sida :
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples :
- Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
- Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
- Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto, ne pas rouler la nuit en dehors des villes, conduite prudente et très attentive).
- Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue. Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.

Remarque pour le pays Dogon:
Préparation aux voyages pour les personnes se rendant dans le pays Dogon ou envisageant des excursions au nord : le Mali est un pays au climat chaud et sec particulièrement de la fin février à septembre. Consulter son médecin avant d’envisager des randonnées dans les falaises du pays Dogon (risque de déshydratation et d’accidents cardiaques).


Numéros utiles
L’équipement médical et hospitalier est en général sommaire. Le service des urgences de l’hôpital Gabriel Touré à Bamako est cependant satisfaisant (tél. 20.22.27.12 ou 20.23.07.80 - fax 20.22.60.90) mais il ne traite que des urgences.
Le cas échéant, faire appel au Centre médico-social de la coopération française à Bamako (tél. 20.22.50.72, portable de permanence 76.35.03.89).

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
- Le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr
- Le site interministériel relatif à la grippe aviaire : www.grippeaviaire.gouv.fr
- Les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs (http://www.invs.sante.fr/beh/2007/24/beh_24_2007.pdf)
- Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr
- Le site du CIMED : www.cimed.org
- Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)
- Le site de l’Institut Pasteur de Paris www.pasteur.fr ou de Lille www.pasteur-lille.fr

Compléments

Us et coutumes

Il convient de respecter la sensibilité des habitants du Mali, pays musulman à 90 % et largement pratiquant (tenue vestimentaire décente, comportement adéquat). Se montrer courtois en toutes circonstances.

Législation locale

L’importation de stupéfiants est prohibée.

Divers

Quatre zones climatiques:
- zone sahélienne désertique au nord du 17ème parallèle.
- zone sahélienne steppique entre le 14ème et le 17ème parallèle : pluie de juillet à septembre.
- zone soudanienne de savanes (dans laquelle est située Bamako) : pluies de juin à octobre - saison chaude et pénible de mars à juin - températures extrêmes dépassant 40 °C.
- zone guinéenne de savane boisée au sud : pluies de 4 à 6 mois par an.

Seule la carte de crédit Visa International est acceptée et seulement par la Banque Malienne de Crédit et de Dépôt (B.M.C.D.) à Bamako. Les chèques de voyage sont acceptés par les principales banques des grandes villes du Mali.

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Entrée-séjour
Santé
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- Direction nationale de la police à Bamako : (223) 20.22.52.27. / 20.22.52.28 / 20.22.44.05.

- Consulat général de France :

Standard : (223) 44.97.58.28 Chef de poste : (223) 44.97.58.03 - fax : (223) 20.21.03.29 ou (223) 44.97.58.29

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- service des visas : (223) 79.41.62.52

Adresse internet : consulatfrance@afribone.net.mali

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

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Dernière mise à jour: 06 janvier 2010.

En raison d’un risque sérieux d’enlèvement de ressortissants occidentaux et en application de la consigne générale d’éviter la région, la participation à l’ensemble des festivités prévues au mois de janvier au nord Mali, dont le coup d’envoi est le festival d’Essakane, région de Tombouctou, du 7 au 9 janvier, est formellement déconseillée.

Les touristes français qui seraient néanmoins présents sur zone, en dépit des mises en garde, sont invités à rester groupés, à ne pas s’écarter des lieux d’activités et à ne pas se rendre dans des zones isolées.

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les régions indiquées en rouge sur la carte.

L’enlévement en Mauritanie dans la nuit du 18 au 19 décembre 2009 de deux touristes italiens sur l’axe Kiffa en Mauritanie - Nioro au Mali à proximité immédiate de la frontière malienne conduit également à déconseiller formellement de se rendre au Mali par cette route.

Sécurité

Risque terroriste
Le rattachement du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) à la mouvance Al Qaida avec la création d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a sensiblement renforcé la menace terroriste dans la région sahélo-saharienne. Les modes d’action de ce groupe se caractérisent par des attaques contre les forces armées (essentiellement en Mauritanie), des enlèvements et assassinats de ressortissants occidentaux, voire des attentat-suicides.

Si la Mauritanie semble constituer la cible privilégiée d’AQMI après l’Algérie, aucun État de la région n’est épargné : assassinat de 4 touristes français à Aleg le 24 décembre 2007, enlèvement de deux diplomates canadiens à 40 km de Niamey le 14 décembre 2008, enlèvement de 4 touristes européens à la frontière malo-nigérienne le 22 janvier 2009 et assassinat de l’un d’entre eux le 31 mai, assassinat d’un ressortissant américain le 23 juin à Nouakchott, attentat suicide contre l’ambassade de France à Nouakchott le 8 août, enlèvement d’un ressortissant français le 26 novembre dans la région de Ménaka au Mali, enlèvement de 3 Espagnols travaillant pour le compte d’une ONG le 29 novembre sur la route Nouakchott-Nouadhibou et de 2 touristes italiens le 19 décembre près de la frontière malienne.

Dans ce contexte, et dans la mesure où les intérêts et les ressortissants français constituent des cibles identifiées par AQMI, il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones indiquées en rouge et de manière générale les consignes de vigilance et de prudence doivent impérativement être respectées.

Les voyageurs souhaitant se rendre au Mali sont invités à s’informer des dernières évolutions de la situation locale avant tout projet de séjour ou de déplacement dans le pays.

Il est notamment formellement déconseillé aux voyageurs de se déplacer au nord d’une ligne Gogui/Nioro/Nara/Nampala/Lere/Niafunke/Fleuve Niger jusqu’à la frontière avec le Niger, y compris les villes de Tombouctou et Gao incluses dans la zone rouge, et au sud de Gao jusqu’à Ouatagouna (zone rouge). De même, il est formellement déconseillé de se rendre au Mali à partir de l’Algérie et, inversement, en Algérie depuis le Mali.

S’agissant de la zone orange comprise entre le sud de la zone rouge et le nord d’une ligne reliant Ouatagouna (frontière nigérienne) en passant par Douentza au centre du Mali et allant jusqu’à Nampala, limite ouest de la zone rouge, les déplacements sont déconseillés, sauf pour des raisons professionelles impératives, en privilégiant un convoi et en veillant à ce que les autorités locales en soient informées. Le tourisme individuel est formellement déconseillé dans cette zone.


Il est rappelé aux voyageurs que les déplacements de nuit hors de la capitale sont fortement déconseillés, tant pour des raisons de sécurité routière qu’à cause des épisodes de banditisme régulièrement constatés.

La région de Sikasso, frontalière de la Côte d’Ivoire connaît encore quelques cas de banditisme.

En cas de déplacement professionnel, il est recommandé de consulter préalablement le consulat général de France.

Dans la capitale, il est recommandé la plus grande prudence tard la nuit et à proximité des bars et discothèques, en particulier à l’égard des chauffeurs de taxi.

Tourisme :
S’agissant du choix de l’agence de voyages, il convient d’être particulièrement vigilant. En effet, le secteur du tourisme comporte de nombreuses officines, dont certaines sont informelles, qui proposent des services de qualité inégale mais surtout ne garantissent pas les conditions de sécurité requises pour une expédition en zone désertique. Il s’agit donc d’être à même de distinguer les prestations qualifiées de celles qui pourraient s’avérer hasardeuses.

Il n’est pas inutile de rappeler les conditions extrêmes dans lesquelles se font les déplacements dans les zones désertiques. Si les excursions dans la zone saharienne peuvent se concevoir en prenant en compte les risques évoqués ci-dessus (bandes armées, notamment terroristes), celles-ci requièrent sérieux et professionnalisme de la part des accompagnateurs.
Parmi les critères à retenir impérativement :
- déplacement avec au moins deux véhicules et emport de pièces mécaniques de rechange ;
- disposition de moyens radio ou d’un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade, en cas d’avarie, accident, agression ou problème sanitaire.

Carte du pays au 23 décembre 2009

Illust:

MALI FCV 23-12-2009, 123.7 ko, 436x428

Les régions formellement déconseillées sont indiquées en rouge. Les régions déconseillées sauf raisons professionnelles impératives sont indiquées en orange.

Transports

Infrastructure routière

Peu de routes sont bitumées mis à part quelques grands axes. Les chaussées sont étroites et dangereuses, particulièrement de nuit (circulation de piétons, bétail, véhicules non éclairés). Circuler en 4X4 est préférable. Le carburant, disponible à peu près partout, est de qualité variable.

Bien que l’assurance "responsabilité civile à l’égard des tiers" soit obligatoire, la plupart des automobiles au Mali ne sont pas ou mal assurées. En cas d’accident, faire établir un constat par la police et attendre son arrivée dans le véhicule en observant une attitude courtoise à l’égard de tous.

Réseau ferroviaire

La ligne Dakar-Bamako est vétuste. Les conditions de voyage sont précaires.

Transport aérien

Des compagnies locales privées desservent certaines villes du pays (Kayes, Mopti et Tombouctou) au départ de Bamako.

Entrée / Séjour

Le visa touristique est délivré par le consulat général du Mali à Paris ou à Marseille, pour une durée de trente jours, renouvelable sur place.

La tolérance de délivrer un visa de cinq jours à l’arrivée aux voyageurs démunis de visa vient d’être supprimée par les autorités maliennes. Au risque d’être non admis sur le territoire, le passeport de tout voyageur à destination du Mali doit être dorénavant revêtu d’un visa d’entrée et de séjour.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Mali à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Avant le départ :
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux le rapatriement sanitaire.

Paludisme :
Prévention du paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3.
Durant votre séjour et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en oeuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Vaccinations :
- La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
- La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos- poliomyélite est recommandée.
- Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque.
- La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Epidémie de grippe aviaire :
Le Mali n’est pas à ce jour touché par l’épizootie. Il est toutefois recommandé aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.

Bilharziose :
Les risques d’atteinte par la bilharziose sont importants au Mali. Il est donc déconseillé de se baigner dans les fleuves, rivières et plans d’eau dans l’ensemble du Mali. L’infection est possible, même dans les eaux courantes. Cette recommandation concerne notamment les mares de Banani (pays Dogon) et de Siby (environs de Bamako), situées dans des zones touristiques.

Hygiène alimentaire: (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)
- Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
- Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
- Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
- Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).

Sida :
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples :
- Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
- Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
- Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto, ne pas rouler la nuit en dehors des villes, conduite prudente et très attentive).
- Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue. Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.

Remarque pour le pays Dogon:
Préparation aux voyages pour les personnes se rendant dans le pays Dogon ou envisageant des excursions au nord : le Mali est un pays au climat chaud et sec particulièrement de la fin février à septembre. Consulter son médecin avant d’envisager des randonnées dans les falaises du pays Dogon (risque de déshydratation et d’accidents cardiaques).


Numéros utiles
L’équipement médical et hospitalier est en général sommaire. Le service des urgences de l’hôpital Gabriel Touré à Bamako est cependant satisfaisant (tél. 20.22.27.12 ou 20.23.07.80 - fax 20.22.60.90) mais il ne traite que des urgences.
Le cas échéant, faire appel au Centre médico-social de la coopération française à Bamako (tél. 20.22.50.72, portable de permanence 76.35.03.89).

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
- Le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr
- Le site interministériel relatif à la grippe aviaire : www.grippeaviaire.gouv.fr
- Les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs (http://www.invs.sante.fr/beh/2007/24/beh_24_2007.pdf)
- Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr
- Le site du CIMED : www.cimed.org
- Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)
- Le site de l’Institut Pasteur de Paris www.pasteur.fr ou de Lille www.pasteur-lille.fr

Compléments

Us et coutumes

Il convient de respecter la sensibilité des habitants du Mali, pays musulman à 90 % et largement pratiquant (tenue vestimentaire décente, comportement adéquat). Se montrer courtois en toutes circonstances.

Législation locale

L’importation de stupéfiants est prohibée.

Divers

Quatre zones climatiques:
- zone sahélienne désertique au nord du 17ème parallèle.
- zone sahélienne steppique entre le 14ème et le 17ème parallèle : pluie de juillet à septembre.
- zone soudanienne de savanes (dans laquelle est située Bamako) : pluies de juin à octobre - saison chaude et pénible de mars à juin - températures extrêmes dépassant 40 °C.
- zone guinéenne de savane boisée au sud : pluies de 4 à 6 mois par an.

Seule la carte de crédit Visa International est acceptée et seulement par la Banque Malienne de Crédit et de Dépôt (B.M.C.D.) à Bamako. Les chèques de voyage sont acceptés par les principales banques des grandes villes du Mali.

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.