De façon générale, il est recommandé de se tenir informé au jour le jour de l’évolution de la situation avant tout déplacement au Liban, pays particulièrement sensible aux évolutions régionales. Une fois sur place, il faut faire preuve de prudence dans ses déplacements, ne pas attirer inutilement l’attention sur soi, ne pas photographier intempestivement personnes, bâtiments et sites et éviter la proximité d’attroupements.
La menace d’enlèvement par des groupes opérant dans la plaine de la Bekaa est avérée. Des voyageurs sont régulièrement enlevés malgré une action résolue des autorités. Il est donc formellement déconseillé de se rendre dans la Bekaa, y compris sur le site archéologique de Baalbek.
Il est formellement déconseillé de se rendre à Tripoli. Des échanges de tirs entre groupes alaouites et sunnites, avec interposition de l’armée, ont fait deux morts et au moins 20 blessés les 10 et 11 février 2012.
Le risque de désordres urbains est à prendre en compte ; il faut éviter les zones où ils surviennent (affrontements armés entre groupes dans les faubourgs de Tripoli ou dans la banlieue sud de Beyrouth).
Des convois de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) ont fait l’objet d’attentats à l’explosif sur la route aux alentours de Saida, à deux reprises, le 27 mai et le 26 juillet 2011, et une troisième fois à proximité de Tyr, le 9 décembre 2011. Dans une telle configuration, des dommages collatéraux ne sont jamais à exclure.
Voir également la rubrique "Sécurité".
Il est recommandé de faire preuve, en toutes circonstances, de prudence et de vigilance.
Dans la plaine de la Bekaa, y compris sur les sites historiques remarquables (Baalbeck, Anjar), et même en n’empruntant que la route principale ;
Dans la zone sud du Liban où l’accès est réglementé par l’armée, ainsi que dans les zones frontalières avec Israël et la région au sud d’une ligne Jezzine-Lac de Qaraaoun-Rachaya ;
Dans la banlieue Sud de Beyrouth, où, à plusieurs reprises, des ressortissants français ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité ;
Dans la région de Tripoli à proximité des camps palestiniens et dans les quartiers situés au nord de la citadelle.
Il est également formellement déconseillé de se rendre sur la frontière avec la Syrie au nord de Tripoli.
Les déplacements sont déconseillés dans les zones limitrophes des camps palestiniens proches de Saïda.
Il convient en outre de ne pas circuler à l’abord des camps palestiniens sur l’ensemble du territoire. Il est rappelé que l’accès à ces camps est interdit par les autorités libanaises.
Dans le Sud du pays, la présence de très nombreux engins explosifs (mines ou sous-munitions) constitue un grave danger. Des accidents dont sont victimes des civils sont régulièrement déplorés.
Les graves incidents sécuritaires survenus ces dernières années (notamment attentats et manifestations violentes) ont montré que la situation sécuritaire pouvait se détériorer rapidement. Aussi, il est recommandé de faire preuve de prudence et de vigilance, d’éviter les lieux d’attroupements et de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation dans les différentes régions du pays (il existe deux quotidiens francophones L’Orient-Le Jour et Al Balad, et Radio Liban reprend les bulletins d’informations de RFI, en français, sur 96.2 FM, dans la matinée, à la mi-journée et durant la nuit). La présence de barrages mis en place par les forces de sécurité rend impératif de circuler avec des papiers d’identité et de marquer l’arrêt à ces barrages.
On assiste depuis quelque temps à une certaine recrudescence de la délinquance (vols, cambriolage, vols de véhicule), en particulier à Beyrouth et sa région. Des étrangers qui utilisaient des taxis collectifs ont été victimes de vols à main armée dans certains quartiers de la capitale.
Il est recommandé d’éviter de recourir aux "taxis services" collectifs et, notamment à l’aéroport international de Beyrouth, aux personnes qui proposent leurs services avec un véhicule privé. Il convient, si l’on doit se déplacer en taxi, de s’adresser aux taxis portant le nom d’une société sur leur borne lumineuse.
Il convient de s’abstenir de tout comportement voyant ou provocateur.
Ne pas photographier des installations militaires ou des bâtiments et sites devant lesquels stationnent des militaires ou membres des forces de l’ordre. Éviter de photographier des personnes sans leur consentement formel. Il est, de plus, recommandé d’être prudent avant de photographier bâtiments privés, paysages et scènes de rue. Il est arrivé à plusieurs reprises, dans la Bekaa et à Beyrouth, que des ressortissants français soient interpellés voire retenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité, en dehors de toute légalité, parce qu’ils avaient éveillé leur suspicion en prenant des photos.
La législation est très sévère et strictement appliquée. La simple possession ou consommation de drogue, même en quantité limitée à quelques grammes, est punie comme le trafic lui-même.
Les peines d’emprisonnement applicables vont de 3 mois à perpétuité et sont assorties d’une amende importante, selon qu’il s’agit de consommation ou détention de faible quantité ou de trafic. Les conditions de détention au Liban, même pour une courte période, sont éprouvantes en raison de la surpopulation et de la vétusté des locaux pénitentiaires.
Dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie, la surveillance de l’aéroport a été renforcée. Des contrôles réguliers sont exercés également dans les discothèques. Les interventions sur dénonciation, y compris chez les particuliers, ne sont pas rares.
Carte du pays

Les autorités libanaises se montrent plus vigilantes que par le passé aux comportements routiers. Toutefois, du fait d’un réseau routier souvent dégradé (manque d’entretien, absence fréquente de marquage au sol ou d’éclairage), la circulation peut être dangereuse, y compris sur les grands axes.
De fait, la presse se fait l’écho régulier d’une dégradation régulière de la sécurité routière au Liban. Il est impératif de redoubler de vigilance : éviter autant que possible la conduite de nuit, notamment sur les petites routes ; respecter les règles ; limiter sa vitesse ; boucler sa ceinture de sécurité en toute occasion.
En cas d’accident, il convient de rester sur place et d’appeler un expert de la compagnie qui a assuré le véhicule.
Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour le conducteur ainsi que pour les passagers assis à l’avant du véhicule. Les contrevenants sont passibles d’une amende allant de 25 000 à 100 000 livres libanaises (de 17 à 67 euros) et d’une peine de prison de 10 jours.
Si la voiture est assurée à l’étranger, il est recommandé de demander à la compagnie d’assurances les coordonnées de son correspondant au Liban.
Il n’y a pas de service aérien ni de réseau ferroviaire au Liban. Il existe un réseau de transports par cars ou taxis couvrant l’ensemble du pays et une liaison vers Damas. Une gare routière moderne est installée à proximité du port de Beyrouth.
En raison d’un risque avéré d’escroqueries voire d’agressions, éviter d’utiliser les ’taxis collectifs’, voitures de tourisme n’appartenant pas à des compagnies de taxi (le nom de la compagnie est alors affiché sur le véhicule), a fortiori de nuit et sans être accompagné.
Le visa est obligatoire pour les ressortissants français. Un visa de court séjour peut être obtenu à l’arrivée dans le pays sur présentation d’un passeport ayant une validité suffisante (au minimum six mois par rapport à votre date d’entrée).
Aucun étranger ne sera admis sur le territoire libanais s’il est détenteur d’un passeport revêtu de visas ou de tampons d’entrée ou de sortie d’Israël ou d’un billet d’avion mentionnant ce pays.
Ni l’Ambassade de France au Liban, ni le Consulat Général de France à Beyrouth ne pourront s’opposer au refoulement d’un ressortissant français.
Les binationaux franco-libanais doivent s’assurer qu’ils sont en règle avec la loi sur le service militaire au Liban au risque, dans le cas contraire, de se voir incorporés de force. Par ailleurs leur attention est appelée sur les graves désagréments (arrestations, poursuites éventuelles) auxquels ils s’exposent dans le cas de la découverte par les autorités libanaises d’un passage antérieur ou de la préparation d’un voyage futur en Israël ; la découverte dans les bagages de documents rédigés en hébreu peut produire le même effet.
L’entrée d’un véhicule sur le territoire libanais est subordonnée au paiement d’une caution proportionnelle à la valeur estimée de celui-ci. Les démarches pouvant paraitre compliquées dans le cadre d’un voyage touristique, il est préférable de se munir d’un carnet en triptyque (se renseigner auprès d’un automobile club). Les véhicules diesel sont interdits d’accès au Liban.
Adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Grippe A/H1N1 :
Comme dans la plupart des pays, la grippe A/H1N1 est présente au Liban.
Il est fortement recommandé de contracter une assurance pour soins médicaux et pour rapatriement sanitaire avant le départ.
La consommation d’eau de ville n’est pas conseillée (utiliser de l’eau minérale).
Numéros utiles
Hôtel Dieu de France : 01.615.300.
Hôpital Saint Georges : 01.585.700.
Hôpital du Sacré Coeur : 05.457.112.
Hôpital de l’Université américaine : 01.350.000.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.
Bien que le Liban soit un pays occidentalisé et francophile, certains usages doivent être respectés, y compris à Beyrouth et, en général, dans les zones rurales. Il convient :
de surveiller son comportement et de rester réservé dans l’expression de ses idées (morale, politique, etc.).
de ne jamais offrir à un musulman des boissons alcoolisées ou des aliments contenant de la viande de porc.
de s’abstenir de manger, boire et fumer (même en voiture) en présence de musulmans, durant la période de jeûne du Ramadan.
de ne pas perturber les heures de la prière.
de pénétrer pieds nus dans les mosquées ouvertes aux non-musulmans.
de ne pas photographier les gens sans leur consentement.
de ne pas photographier les bâtiments, sites et points de contrôle où stationnent des militaires ou des membres des forces de l’ordre.
Dans les édifices religieux, les visiteurs doivent porter des vêtements appropriés à un lieu de culte ; dans les mosquées, les femmes doivent avoir la tête et les bras couverts.
L’homosexualité est réprimée pénalement au Liban ; la simple expression publique d’affection pour un partenaire de même sexe peut exposer à subir une période de détention provisoire et à des poursuites. Il est donc recommandé de se montrer prudent dans son comportement public.
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).