Numéros utiles
Ambassade de France à Nairobi (permanence téléphonique 24 h sur 24) :
Tél. 254.20.277.8000 / Télécopie +254.20 277.8180
En dehors des heures d’ouverture des bureaux, vous pouvez également contacter le numéro de permanence suivant: + 254.73.368.2231".
Agent consulaire à Mombasa : M. Michael SMEWING
C/O Notco Shipping Division-Changamwe Roundabout -P.O. Box 90262
Tél. 254.41.343.5261 ou 343.5262 Télécopie : 254.41.343.5263
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour : 21 juillet 2009.
Suite à une recrudescence des actes criminels dans le pays, les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés. La crise politique a eu également des répercussions économiques (montée du chômage, baisse des revenus) qui ont généré une augmentation de la criminalité depuis le début de l’année 2009. Il est donc toujours conseille de prendre les précautions d’usage (voir rubrique « sécurité » de cette fiche).
Le nord du Kenya est actuellement touché par un début d’épidémie de poliomyélite. Les personnes se rendant dans le pays pour y résider ou y faire du tourisme sont invitées à se faire préalablement vacciner.
La situation politique s’est désormais stabilisée au Kenya mais les visiteurs doivent toutefois toujours faire preuve de vigilance dans un pays marqué historiquement par le risque terroriste et dont les zones frontalières demeurent des régions en crise (le mont Elgon vers l’Ouganda, les frontières soudanaise, somalienne et éthiopienne, très poreuses). Il est très fortement déconseillé aux voyageurs de s’aventurer au nord-est du Kenya (au-delà du Wajir) et de s’approcher de la frontière somalienne.
- De nombreux bateaux de diverses nationalités font l’objet depuis environ deux ans d’attaques de plus en plus violentes, avec prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui utilisent désormais des bateaux à fort tonnage qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. Leurs actions concernent essentiellement les côtes somaliennes, le golfe d’Aden et l’embouchure de la mer Rouge (on a également observé quelques raids dans l’océan Indien). Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb et dans le Golfe d’Aden.
Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.
Les 300 000 personnes déplacées qui séjournaient dans 300 camps repartis de la vallée du rift vers l’ouest du pays ont commence début mai a rentrer chez eux. Ce processus se déroule pour l’instant sans épisode violent a signaler.
La crise politique a eu également des répercussions économiques (montée du chômage, baisse des revenus) qui ont généré une augmentation de la criminalité depuis le début de l’année. Il est donc toujours conseille de prendre les précautions d’usage (voir rubrique « sécurité » de cette fiche).
Sécurité
Avertissement sur le Nord du pays : En raison de l’insécurité récurrente qui règne au nord de la ligne Kitale / Isiolo / Garissa / Lamu, il est déconseillé de s’y rendre sans être accompagné d’un guide expérimenté. Cependant, les parcs nationaux de Samburu et Shaba sont fréquentables sans difficultés. Il en est de même de l’archipel de Lamu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est rappelé que les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés. Les tensions ethniques, sur fond de sécheresse et de compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages, donnent régulièrement lieu à des conflits, très localisés, mais violents.
Les régions frontalières du Soudan, de la Somalie et de l’Ethiopie sont formellement déconseillées : elles sont périodiquement soumises aux raids de bandes armées et ne possèdent pas d’infrastructures destinées à l’accueil de voyageurs.
1. Le risque terroriste :
Le risque terroriste est présent au Kenya depuis les attentats de 1998 et 2002. Les autorités alertent régulièrement les résidents et les voyageurs contre de tels risques.
2. La délinquance :
La criminalité au Kenya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire, agressions et cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques.
Les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes:
Dans les villes :
toujours rester vigilant, en particulier dans la foule ou les pickpockets sont nombreux ;
éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ainsi que les jardins publics ;
proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou de cartes de crédit (prévoir le strict minimum) ;
à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied (privilégier le taxi ou la voiture) notamment dans les parcs publics (Uhuru park à Nairobi est dangereux) ;
en taxi ou en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées ; en cas d’agression, n’opposer aucune résistance. Les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés.
Il est recommandé d’être particulièrement vigilant lors de transports en bus notamment en bus intra-urbain (Matatu), un certain nombre de voyageurs ayant été intoxiqués puis dévalisés, à la suite de l’absorption de biscuits ou autres aliments offerts par des passagers.
Dans le reste du pays : La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et pastoralistes dans plusieurs régions du Kenya (vallée du Rift) . Ces conflits sont arbitrés par les autorités locales, tant étatiques que traditionnelles, mais peuvent dégénérer sporadiquement en violences. Les adeptes des voyages organisés peuvent donc s’en remettre à leurs "tours opérateurs" et à leurs chauffeurs kenyans. Quant à ceux qui voyagent individuellement, il leur est recommandé de recueillir un minimum d’informations préalables.
Il convient également d’observer les recommandations suivantes :
consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux et les itinéraires déconseillés;
dans les réserves et parcs naturels, il est impératif de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit de circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de se déplacer la nuit dans les parcs;
sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, adopter une tenue vestimentaire décente ;
la nuit éviter la fréquentation des plages.
Risques encourus pour délit sexuel : La législation kenyane prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.
Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à une peine d’emprisonnement minimale de dix ans.
En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise au Kenya peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).
La France n’ayant pas signé de convention de transfèrement de prisonniers avec le Kenya, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit en principe être purgée au Kenya.
Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie au viol, la/le partenaire, suite à une relation consentante, accusant les ressortissants étrangers de passage de viol afin de leur soutirer de fortes sommes d’argent (les auteurs de viol encourant une peine allant de dix ans à la prison à vie).

Infrastructure routière
Sécurité routière:
La sécurité routière dans le pays demeure insuffisante. Les voyages en bus ou en "matatus" (minibus) ne sont pas sans risques: les conducteurs, cherchant avant tout à rentabiliser au maximum les trajets, ont tendance à négliger la sécurité. Il est recommandé aux voyageurs qui seraient amenés à voyager en bus de préférer les compagnies les plus onéreuses, gage de plus grande fiabilité.
Le réseau routier principal est praticable. Cependant, la circulation peut s’avérer dangereuse, notamment de nuit, en raison de la vétusté du parc automobile, de l’imprudence de certains conducteurs (excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, etc.) et des risques d’attaque à main armée. Les routes secondaires sont souvent mal entretenues. Les zones frontalières Nord et Est sont à éviter absolument. Il est préférable de se renseigner sur la presence de stations-essence sur les axes secondaires dès que l’on s’éloigne de Nairobi.
Concernant la circulation urbaine et plus particulièrement à Nairobi, il est conseillé de se déplacer avec un véhicule personnel ou en taxi (vitres fermées et portières verrouillées). Il est déconseillé de circuler en deux roues. La circulation nocturne est à éviter. L’arrêt aux feux rouges est alors déconseillé.
Réseau ferroviaire
Deux lignes de chemin de fer desservent Mombasa et Kisumu au départ de Nairobi. On observe fréquemment d’importants retards sur les horaires prévus. Les déplacements sont assez fiables, les accidents sont rares et les agressions inexistantes, au moins dans les 2 premières classes.
Transport aérien
L’avion reste le moyen de transport le plus sûr pour les déplacements à l’intérieur du pays.
Les ressortissants français se rendant au Kenya doivent être titulaires d’un visa ("tourisme" ou "affaires" selon l’objet de la visite). Le visa peut être obtenu auprès de l’Ambassade du Kenya à Paris ou à l’aéroport lors de votre arrivée au Kenya : son coût est de 40€ ou 50$ pour une entrée, ou 80€ pour un visa à entrées multiples. Le visa à entrées multiples n’est délivré que par l’Ambassade du Kenya à Paris. Les services d’immigration de l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi n’acceptent le paiement du visa qu’en dollars américains exclusivement.
Le "visa une entrée", malgré son appellation, permet après un déplacement dans un pays limitrophe de revenir au Kenya.
Le visa de tourisme, d’une durée initiale de 3 mois, peut éventuellement être prolongé de 3 mois supplémentaires auprès du service d’immigration à Nairobi (Nyayo House sur Kenyatta avenue). Le coût de cette formalité est de 200 ksh (environ 2€).
Si vous souhaitez vous installer au Kenya (séjour de plus de 3 ou 6 mois), vous devez obtenir le permis de résident correspondant (work-permit, dependant pass...) Les autorités d’immigration kenyanes sont actuellement très strictes vis à vis des étrangers en situation irrégulière (travail bénévole ou rémunéré sans permis...). Les arrestations sont fréquentes.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Kenya à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ : Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Fièvre hémorragique virale : Le diagnostic en juillet 2008 d’une fièvre hémorragique de Marburg chez une touriste néerlandaise de retour d’Ouganda, très probablement contaminée au contact de chauves-souris dans une grotte, incite à rappeler l’existence du risque lié à ces infections en Afrique de l’Est (quelques cas d’infection par ce virus ont déjà été rapportés dans les régions frontalières à l’ouest du pays). Les visites de cavernes présentant un risque, il est fortement recommandé de s’en abstenir.
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes :
Paludisme : Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Prévention des piqûres de moustiques : se protéger la journée comme la nuit, contre les piqûres de moustiques, possibles vecteurs de maladies parasitaires (paludisme) ou virales (Dengue, Phlebovirus) : vêtement à manches longues, sprays ou crèmes anti-moustiques, moustiquaires, diffuseurs électriques.
Fièvre de la vallée du Rift: Le Kenya a connu fin 2006 une épidémie de "fièvre de la vallée du Rift" qui a touché principalement les provinces du Nord-Est et de la côte. Cette maladie du bétail peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique. Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.
Vaccinations :
La vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée (consulter un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est plus que jamais nécessaire, un début d’épidémie s’étant déclaré dans le nord du pays à la fin du mois de février 2009.
Plusieurs cas de méningite bactérienne à méningocoque (dont le type W135) sont régulièrement rapportés (en particulier dans quatre districts du West Pokot) : la vaccination anti-méningococcique pourra vous être conseillée par votre médecin.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Le Kenya connaît régulièrement des épidémies de rougeole : la mise à jour de cette vaccination peut être nécessaire, notamment chez les enfants. Prenez l’avis de votre médecin.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas.
Hygiène alimentaire : (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)
Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée. Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits. Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Sida :
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Quelques règles simples :
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez. veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Numéros utiles « Flying Doctors ». Nairobi : [254](2)50.13.01/50.05.08 « Nairobi Hospital » à Nairobi : [254](2)72.21.60 (établissement privé - tarifs très élevés).
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé
Le site interministériel relatif à la grippe aviaire
Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
Le site du CIMED : www.cimed.org
Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)
Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille (http://www.pasteur-lille.fr/fr/accueil/index.htm)
Législation locale
La possession de stupéfiants est très sévèrement punie (plusieurs années de prison et de lourdes amendes). Le port illégal d’armes à feu est également réprimé par la justice kenyane. Il est indispensable, le cas échéant, d’obtenir une autorisation de port d’arme des autorités locales préalablement à l’entrée sur le territoire kenyan. Pour ce faire, se renseigner auprès de l’ambassade du Kenya à Paris. Le port d’armes est formellement interdit dans les réserves et les parcs nationaux.
Divers
Il est possible d’utiliser des cartes de crédit internationales dans les grandes villes et les lieux touristiques (hôtels, " lodges ", réserves, etc.). Il est conseillé de se munir d’espèces (Dollars US) et/ou de chèques de voyages avant le départ. On trouve des distributeurs de billets (Visa, Eurocard, Mastercard) à Nairobi et Mombasa. Les Euros peuvent être échangés dans les grandes banques de Nairobi. Le Dollar ne doit être utilisé que comme une monnaie de secours car les transactions courantes se font en Shillings kenyans et le Dollar n’est souvent accepté qu’à des taux de change exorbitants.
Le décalage horaire est de 2 heures en hiver (GMT+3) et de 1 heure en été (GMT+2).
Numéros utiles
Ambassade de France à Nairobi (permanence téléphonique 24 h sur 24) :
Tél. 254.20.277.8000 / Télécopie +254.20 277.8180
En dehors des heures d’ouverture des bureaux, vous pouvez également contacter le numéro de permanence suivant: + 254.73.368.2231".
Agent consulaire à Mombasa : M. Michael SMEWING
C/O Notco Shipping Division-Changamwe Roundabout -P.O. Box 90262
Tél. 254.41.343.5261 ou 343.5262 Télécopie : 254.41.343.5263
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour : 21 juillet 2009.
Suite à une recrudescence des actes criminels dans le pays, les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés. La crise politique a eu également des répercussions économiques (montée du chômage, baisse des revenus) qui ont généré une augmentation de la criminalité depuis le début de l’année 2009. Il est donc toujours conseille de prendre les précautions d’usage (voir rubrique « sécurité » de cette fiche).
Le nord du Kenya est actuellement touché par un début d’épidémie de poliomyélite. Les personnes se rendant dans le pays pour y résider ou y faire du tourisme sont invitées à se faire préalablement vacciner.
La situation politique s’est désormais stabilisée au Kenya mais les visiteurs doivent toutefois toujours faire preuve de vigilance dans un pays marqué historiquement par le risque terroriste et dont les zones frontalières demeurent des régions en crise (le mont Elgon vers l’Ouganda, les frontières soudanaise, somalienne et éthiopienne, très poreuses). Il est très fortement déconseillé aux voyageurs de s’aventurer au nord-est du Kenya (au-delà du Wajir) et de s’approcher de la frontière somalienne.
- De nombreux bateaux de diverses nationalités font l’objet depuis environ deux ans d’attaques de plus en plus violentes, avec prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes, qui utilisent désormais des bateaux à fort tonnage qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. Leurs actions concernent essentiellement les côtes somaliennes, le golfe d’Aden et l’embouchure de la mer Rouge (on a également observé quelques raids dans l’océan Indien). Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb et dans le Golfe d’Aden.
Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.
Les 300 000 personnes déplacées qui séjournaient dans 300 camps repartis de la vallée du rift vers l’ouest du pays ont commence début mai a rentrer chez eux. Ce processus se déroule pour l’instant sans épisode violent a signaler.
La crise politique a eu également des répercussions économiques (montée du chômage, baisse des revenus) qui ont généré une augmentation de la criminalité depuis le début de l’année. Il est donc toujours conseille de prendre les précautions d’usage (voir rubrique « sécurité » de cette fiche).
Sécurité
Avertissement sur le Nord du pays : En raison de l’insécurité récurrente qui règne au nord de la ligne Kitale / Isiolo / Garissa / Lamu, il est déconseillé de s’y rendre sans être accompagné d’un guide expérimenté. Cependant, les parcs nationaux de Samburu et Shaba sont fréquentables sans difficultés. Il en est de même de l’archipel de Lamu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est rappelé que les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés. Les tensions ethniques, sur fond de sécheresse et de compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages, donnent régulièrement lieu à des conflits, très localisés, mais violents.
Les régions frontalières du Soudan, de la Somalie et de l’Ethiopie sont formellement déconseillées : elles sont périodiquement soumises aux raids de bandes armées et ne possèdent pas d’infrastructures destinées à l’accueil de voyageurs.
1. Le risque terroriste :
Le risque terroriste est présent au Kenya depuis les attentats de 1998 et 2002. Les autorités alertent régulièrement les résidents et les voyageurs contre de tels risques.
2. La délinquance :
La criminalité au Kenya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire, agressions et cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques.
Les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes:
Dans les villes :
toujours rester vigilant, en particulier dans la foule ou les pickpockets sont nombreux ;
éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ainsi que les jardins publics ;
proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou de cartes de crédit (prévoir le strict minimum) ;
à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied (privilégier le taxi ou la voiture) notamment dans les parcs publics (Uhuru park à Nairobi est dangereux) ;
en taxi ou en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées ; en cas d’agression, n’opposer aucune résistance. Les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés.
Il est recommandé d’être particulièrement vigilant lors de transports en bus notamment en bus intra-urbain (Matatu), un certain nombre de voyageurs ayant été intoxiqués puis dévalisés, à la suite de l’absorption de biscuits ou autres aliments offerts par des passagers.
Dans le reste du pays : La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et pastoralistes dans plusieurs régions du Kenya (vallée du Rift) . Ces conflits sont arbitrés par les autorités locales, tant étatiques que traditionnelles, mais peuvent dégénérer sporadiquement en violences. Les adeptes des voyages organisés peuvent donc s’en remettre à leurs "tours opérateurs" et à leurs chauffeurs kenyans. Quant à ceux qui voyagent individuellement, il leur est recommandé de recueillir un minimum d’informations préalables.
Il convient également d’observer les recommandations suivantes :
consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux et les itinéraires déconseillés;
dans les réserves et parcs naturels, il est impératif de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit de circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de se déplacer la nuit dans les parcs;
sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, adopter une tenue vestimentaire décente ;
la nuit éviter la fréquentation des plages.
Risques encourus pour délit sexuel : La législation kenyane prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.
Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à une peine d’emprisonnement minimale de dix ans.
En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise au Kenya peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).
La France n’ayant pas signé de convention de transfèrement de prisonniers avec le Kenya, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit en principe être purgée au Kenya.
Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie au viol, la/le partenaire, suite à une relation consentante, accusant les ressortissants étrangers de passage de viol afin de leur soutirer de fortes sommes d’argent (les auteurs de viol encourant une peine allant de dix ans à la prison à vie).

Infrastructure routière
Sécurité routière:
La sécurité routière dans le pays demeure insuffisante. Les voyages en bus ou en "matatus" (minibus) ne sont pas sans risques: les conducteurs, cherchant avant tout à rentabiliser au maximum les trajets, ont tendance à négliger la sécurité. Il est recommandé aux voyageurs qui seraient amenés à voyager en bus de préférer les compagnies les plus onéreuses, gage de plus grande fiabilité.
Le réseau routier principal est praticable. Cependant, la circulation peut s’avérer dangereuse, notamment de nuit, en raison de la vétusté du parc automobile, de l’imprudence de certains conducteurs (excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, etc.) et des risques d’attaque à main armée. Les routes secondaires sont souvent mal entretenues. Les zones frontalières Nord et Est sont à éviter absolument. Il est préférable de se renseigner sur la presence de stations-essence sur les axes secondaires dès que l’on s’éloigne de Nairobi.
Concernant la circulation urbaine et plus particulièrement à Nairobi, il est conseillé de se déplacer avec un véhicule personnel ou en taxi (vitres fermées et portières verrouillées). Il est déconseillé de circuler en deux roues. La circulation nocturne est à éviter. L’arrêt aux feux rouges est alors déconseillé.
Réseau ferroviaire
Deux lignes de chemin de fer desservent Mombasa et Kisumu au départ de Nairobi. On observe fréquemment d’importants retards sur les horaires prévus. Les déplacements sont assez fiables, les accidents sont rares et les agressions inexistantes, au moins dans les 2 premières classes.
Transport aérien
L’avion reste le moyen de transport le plus sûr pour les déplacements à l’intérieur du pays.
Les ressortissants français se rendant au Kenya doivent être titulaires d’un visa ("tourisme" ou "affaires" selon l’objet de la visite). Le visa peut être obtenu auprès de l’Ambassade du Kenya à Paris ou à l’aéroport lors de votre arrivée au Kenya : son coût est de 40€ ou 50$ pour une entrée, ou 80€ pour un visa à entrées multiples. Le visa à entrées multiples n’est délivré que par l’Ambassade du Kenya à Paris. Les services d’immigration de l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi n’acceptent le paiement du visa qu’en dollars américains exclusivement.
Le "visa une entrée", malgré son appellation, permet après un déplacement dans un pays limitrophe de revenir au Kenya.
Le visa de tourisme, d’une durée initiale de 3 mois, peut éventuellement être prolongé de 3 mois supplémentaires auprès du service d’immigration à Nairobi (Nyayo House sur Kenyatta avenue). Le coût de cette formalité est de 200 ksh (environ 2€).
Si vous souhaitez vous installer au Kenya (séjour de plus de 3 ou 6 mois), vous devez obtenir le permis de résident correspondant (work-permit, dependant pass...) Les autorités d’immigration kenyanes sont actuellement très strictes vis à vis des étrangers en situation irrégulière (travail bénévole ou rémunéré sans permis...). Les arrestations sont fréquentes.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Kenya à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ : Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Fièvre hémorragique virale : Le diagnostic en juillet 2008 d’une fièvre hémorragique de Marburg chez une touriste néerlandaise de retour d’Ouganda, très probablement contaminée au contact de chauves-souris dans une grotte, incite à rappeler l’existence du risque lié à ces infections en Afrique de l’Est (quelques cas d’infection par ce virus ont déjà été rapportés dans les régions frontalières à l’ouest du pays). Les visites de cavernes présentant un risque, il est fortement recommandé de s’en abstenir.
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes :
Paludisme : Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Prévention des piqûres de moustiques : se protéger la journée comme la nuit, contre les piqûres de moustiques, possibles vecteurs de maladies parasitaires (paludisme) ou virales (Dengue, Phlebovirus) : vêtement à manches longues, sprays ou crèmes anti-moustiques, moustiquaires, diffuseurs électriques.
Fièvre de la vallée du Rift: Le Kenya a connu fin 2006 une épidémie de "fièvre de la vallée du Rift" qui a touché principalement les provinces du Nord-Est et de la côte. Cette maladie du bétail peut être transmise par contact direct avec le sang ou le lait de l’animal et, plus rarement, par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique. Afin de réduire les risques de contracter cette maladie potentiellement grave, il est recommandé d’éviter tout contact avec des produits animaux crus, de veiller à une cuisson suffisante des aliments (en particulier du lait) et de se protéger soigneusement des piqûres de moustiques, de jour comme de nuit.
Vaccinations :
La vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée (consulter un centre agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est plus que jamais nécessaire, un début d’épidémie s’étant déclaré dans le nord du pays à la fin du mois de février 2009.
Plusieurs cas de méningite bactérienne à méningocoque (dont le type W135) sont régulièrement rapportés (en particulier dans quatre districts du West Pokot) : la vaccination anti-méningococcique pourra vous être conseillée par votre médecin.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Le Kenya connaît régulièrement des épidémies de rougeole : la mise à jour de cette vaccination peut être nécessaire, notamment chez les enfants. Prenez l’avis de votre médecin.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas.
Hygiène alimentaire : (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)
Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée. Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits. Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Sida :
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Quelques règles simples :
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez. veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Numéros utiles « Flying Doctors ». Nairobi : [254](2)50.13.01/50.05.08 « Nairobi Hospital » à Nairobi : [254](2)72.21.60 (établissement privé - tarifs très élevés).
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé
Le site interministériel relatif à la grippe aviaire
Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
Le site du CIMED : www.cimed.org
Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)
Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille (http://www.pasteur-lille.fr/fr/accueil/index.htm)
Législation locale
La possession de stupéfiants est très sévèrement punie (plusieurs années de prison et de lourdes amendes). Le port illégal d’armes à feu est également réprimé par la justice kenyane. Il est indispensable, le cas échéant, d’obtenir une autorisation de port d’arme des autorités locales préalablement à l’entrée sur le territoire kenyan. Pour ce faire, se renseigner auprès de l’ambassade du Kenya à Paris. Le port d’armes est formellement interdit dans les réserves et les parcs nationaux.
Divers
Il est possible d’utiliser des cartes de crédit internationales dans les grandes villes et les lieux touristiques (hôtels, " lodges ", réserves, etc.). Il est conseillé de se munir d’espèces (Dollars US) et/ou de chèques de voyages avant le départ. On trouve des distributeurs de billets (Visa, Eurocard, Mastercard) à Nairobi et Mombasa. Les Euros peuvent être échangés dans les grandes banques de Nairobi. Le Dollar ne doit être utilisé que comme une monnaie de secours car les transactions courantes se font en Shillings kenyans et le Dollar n’est souvent accepté qu’à des taux de change exorbitants.
Le décalage horaire est de 2 heures en hiver (GMT+3) et de 1 heure en été (GMT+2).