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Dernière mise à jour le: 4 septembre 2014 - Information toujours valide le: 2 octobre 2014

Dernière Minute

Fièvre hémorragique – Ebola

Une épidémie de fièvre hémorragique virale Ebola sévit actuellement en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria. Des cas ont été rapportés au Nigéria et au Sénégal.

En Guinée, plus de 600 cas ont été enregistrés.

Dans ce contexte, il est déconseillé sauf raison impérative de se déplacer ou de séjourner dans le pays. Pour les ressortissants sur place, il est recommandé de se tenir informé des directives sanitaires émises par les autorités guinéennes et des messages de sécurité de l’ambassade de France à Conakry.

Le virus se transmet des animaux sauvages à l’homme et se répand au sein des populations par transmission interhumaine en particulier auprès de personnes malades par des contacts directs avec du sang, des sécrétions, ou des liquides biologiques. Ce sont donc les contacts rapprochés auprès de personnes malades ou de personnes décédées lors des rites mortuaires qui permettent la diffusion du virus (notamment au sein du cercle familial ou parmi les personnels soignants).

Pour plus d’information sur le virus Ebola et ses modes de transmission, consulter le bandeau Virus Ebola, en une du site.

En cas d’urgence, le centre médical de l’ambassade de France à Conakry est joignable par téléphone au (+224) 656.44.87.45 (du lundi au vendredi de 08h30 à 12h00 et de 14h à 17h15 et le samedi de 9h à 12h) et au (+224) 631.35.42.10 ou (+224) 664.57.01.92 en dehors des horaires d’ouverture.

Pour plus d’information se reporter au site Internet de l’ambassade de France en Guinée.

Sécurité

Conduite à tenir en cas de manifestation

En cas de manifestation sur la voie publique, il est  recommandé de faire preuve de prudence dans ses déplacements, de se tenir à l’écart des cortèges et rassemblements et de rester en contact avec l’ambassade. Il convient de faire preuve d’une vigilance particulièrement renforcée dans les quartiers situés à partir d’Hamdallaye, sur la route Le Prince (axe Bambetto - Cosa). Vous pouvez utilement consulter ce plan de Conakry où figurent les points stratégiques et principaux quartiers où se déroulent les manifestations.

Sécurité à Conakry et dans sa banlieue

A Conakry et dans sa banlieue, les conditions de sécurité sont sensiblement dégradées avec une augmentation du nombre d’attaques à main armée. Des malfaiteurs prennent en filature des personnes à la sortie de l’aéroport et les agressent à l’arrivée à leur domicile afin de les cambrioler. Sont signalées également des attaques d’habitations ou de véhicules avec leur conducteur à bord, par des groupes armés et organisés. Ces agressions peuvent se dérouler dès la nuit tombée et dans pratiquement tous les quartiers de la capitale, les moyennes et lointaines banlieues étant plus touchées. Les agresseurs sont armés, souvent porteurs d’uniformes kaki ou noirs type treillis, et parfois cagoulés. Ils n’hésitent pas à utiliser la violence.

Circulation de nuit

Il est recommandé d’éviter de circuler la nuit, surtout en moyenne et lointaine banlieue, et de privilégier l’autoroute dans toute la mesure du possible pour les déplacements de nuit entre l’aéroport et le domicile. Il convient par ailleurs de ne pas ouvrir sa porte à des policiers ou militaires qui se présenteraient à l’impromptu et d’alerter immédiatement les brigades anti-criminalité et l’ambassade de France aux numéros indiqués (voir la rubrique "Numéros utiles").

En journée

Le jour, la sécurité est globalement assurée dans le centre-ville de Conakry. Il est cependant recommandé d’être très attentif dans les marchés (Niger, Madina, Taouyah) où harcèlements et vols à la tire sont fréquents, y compris de la part d’enfants. Il est déconseillé de porter des vêtements voyants, des bijoux. La circulation doit s’effectuer vitres fermées et portes verrouillées.

Quartiers situés à l’est de Taouyah

Il est déconseillé d’élire domicile dans les quartiers situés à l’est de Taouyah sans prendre de solides précautions (blindage des portes, contact radio ou téléphonique avec l’ambassade ou un chef d’îlot). Il est conseillé aux voyageurs de choisir un hôtel de standard international dans un quartier proche du centre ou sur la corniche résidentielle.

Déplacements hors de Conakry

Pour les déplacements hors de Conakry, il est déconseillé de circuler dès la nuit tombée. Comme il y a de nombreux contrôles sur les routes ainsi qu’à l’entrée et à la sortie des villes, il convient d’avoir avec soi ses documents d’identité et les papiers du véhicule. Des attaques de coupeurs de routes sont régulièrement signalées dans la région de Mamou et sur le trajet Faranah - Kissidougou - Gueckedou - Macenta - Nzérékoré.

Afin d’éviter d’être bloqué en province et de pouvoir communiquer en cas d’urgence, il est recommandé d’utiliser un véhicule tout terrain et d’avoir avec soi un téléphone GSM fonctionnant dans la zone où vous vous rendez ainsi que les numéros d’appel de l’ambassade de France à Conakry.

Il est recommandé de bien préparer ses déplacements, de circuler avec prudence compte tenu de la mauvaise qualité des routes, et en convoi de préférence sur des grandes distances ou des distances éloignées, en communiquant régulièrement sa localisation à une tierce personne.

Certaines voies sont impraticables en saison des pluies. Il est recommandé de disposer d’un ordre de mission ou de tout autre document justifiant le déplacement s’il s’agit d’un déplacement professionnel.

En cas de difficulté sur un barrage, il est recommandé de demander à informer l’ambassade de France.

Photographies

Les photographies sont autorisées sauf autour des sites militaires, des commissariats de police, des postes de gendarmerie et, à Conakry, aux alentours des palais et résidences présidentielles.

Journalisme

Les journalistes étrangers sont invités à se manifester auprès du Conseil National de la Communication (CNC), munis de leur carte professionnelle et d’une attestation de leur employeur indiquant l’objet de leur travail.

Services Police-secours et pompiers

Le fonctionnement du téléphone est aléatoire en Guinée, y compris pour les services d’urgence.

Numéro vert de la Gendarmerie nationale réservé aux urgences (attaques à main armée et situation de détresse) : 122

Transports

Infrastructure routière

En très nette amélioration depuis plusieurs années, l’impressionnante saison des pluies - de mai à septembre - dégrade fortement les routes et fragilise les ouvrages fluviaux (notamment en Basse-Guinée et en Guinée forestière, tronçon en très mauvais état de Guéckédou à Macenta). Le 4x4 est indispensable pour circuler dans le pays (prévoir deux roues de secours). Il est préférable de se constituer en convois de deux ou trois véhicules équipés de moyens de radio ou inmarsat dès qu’on s’éloigne des axes principaux.

Il est obligatoire de disposer de tous ses papiers personnels et de ceux du véhicule. Les contrôles sont fréquents et tatillons.

En cas d’accident, la prudence invite à quitter le lieu du sinistre sans sortir de son véhicule pour éviter toute réaction agressive éventuelle de la population. Se rendre au poste de police le plus proche. Toujours garder son calme, ne jamais élever la voix. Les réactions peuvent être violentes et inattendues. Disposer toujours d’au moins 50 000 GNF sur soi pour proposer une compensation à l’accidenté, même s’il est responsable.

L’état général des véhicules est désastreux. Il est une des principales causes d’accidents sur les routes (défaut ou absence d’éclairage automobile, défaut de freins). Eviter la circulation de nuit dans les régions, du fait des barrages et de l’absence de secours d’urgence en cas d’accident. De nombreux véhicules ne sont pas assurés.

Transport aérien

La sécurité et l’aménagement de l’aéroport de Conakry ont été améliorés.

Désormais, la compagnie Air France dessert Conakry quotidiennement à partir de Paris, et offre deux extensions par semaine sur Freetown (mardi et dimanche), deux extensions sur Monrovia (mercredi et vendredi) et trois arrêts à Nouakchott (lundi, jeudi, samedi).

Entrée / Séjour

Entrée
  • Il est nécessaire de disposer de titres de séjour valides (passeport, visa) ainsi que d’un certificat de vaccination mentionnant notamment le vaccin contre la fièvre jaune. Prévoir un traitement contre le paludisme.
  • Les personnes en transit pour Freetown doivent absolument être munies d’un visa pour la Sierra Leone, sous peine de difficultés à l’aéroport de Conakry.
  • La Guinée n’exige pas d’attestation de non séropositivité pour l’entrée dans le pays.
Séjour
  • Durant le séjour, il est préférable de toujours conserver sur soi - et bien à l’abri des pickpockets - ses papiers et titre de séjour. La police procède régulièrement à des contrôles et tout étranger qui n’est pas en possession d’une carte de séjour et le cas échéant, d’un permis de travail est arrêté.
  • Le franc guinéen (GNF) ne peut s’échanger que sur place et l’on ne peut repartir de Guinée qu’avec une somme de 10 000 GNF. Il convient de respecter cette dernière clause : des ressortissants français et de toutes nationalités de l’Union européenne ont été plusieurs fois inquiétés à l’aéroport pour l’avoir ignorée. Il est recommandé de ne jamais se montrer discourtois, a fortiori à l’égard d’un douanier ou d’un membre des forces de l’ordre.
  • Usage possible de la carte de crédit à Conakry (Hôtel Novotel).

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade de Guinée Conakry à Paris.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Epidémie de méningite

Une épidémie de méningite sévit en Guinée et a faitau moins 45 morts sur 467 cas suspectés. Elle est signalée dans quinze districts sanitaires du pays : en Haute Guinée (Siguiri, Kankan, Kouroussa, Dinguiraye, Dabola, Faranah, Mandiana, Kerouané, Kissidougou) en Guinée forestière (Nzérékoré, Yomou et Guéckédou), au nord de la Moyenne Guinée (Mali, Koubia) et en Guinée maritime (Koundara). Il est particulièrement recommandé d’être vacciné contre la méningite à méningocoque ( vaccin tétravalent) au moins 10 jours avant le séjour.

Prévention du paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu: il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification: zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La mise en œuvre de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
Il est vivement conseillé d’être vacciné contre la méningite à méningocoque.
Autres vaccinations pouvant être conseillées par votre médecin : fièvre typhoïde, hépatites A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Choléra

De mauvaises conditions d’hygiènes sont la première cause de l’émergence du choléra. La contamination est principalement inter-humaine car l’homme est le principal réservoir du germe responsable (vibrion cholérique). Dès lors que les recommandations qui suivent sont respectées, le risque de contracter la maladie est très faible.

Les précautions d’usage :  

1. Éviter de se baigner, surtout dans les zones où existent des cas de choléra et dans les zones très peuplées avoisinantes à l’exception des piscines où l’eau est chlorée.

2. Ne pas boire l’eau du robinet. L’eau du robinet ne peut être bue que si elle a été bouillie (20 minutes) ou traitée chimiquement au chlore ou à l’iode ; cette remarque vaut également pour les glaçons.

3. S’abstenir de consommer des aliments ou des boissons vendus dans la rue, notamment poissons et fruits de mer.

4. Se laver soigneusement les mains au savon, en particulier avant de préparer la nourriture et de la consommer ou après chaque passage aux toilettes.

5. Bien cuire les aliments et les manger pendant qu’ils sont chauds.
 
Pour information, le vaccin anticholérique ne fournit qu’une protection brève et incomplète. Il ne protège en aucun cas contre le choléra.

VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH-sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples
  • Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.

Il existe à Conakry deux cliniques disposant chacune de structures chirurgicales et d’une ambulance : Ambroise Paré et Pasteur.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

La Guinée est un Etat laïc. Sa population est musulmane à 90%, chrétienne à 10% mais l’animisme empreint encore traditions et mentalités.

Législation locale

La Guinée applique la législation internationale en matière de lutte contre les stupéfiants. Consommation locale en augmentation (hachisch notamment).

Pas de réseau constaté, mais on invite à la prudence à Conakry autour des sites scolaires devant les sollicitations dont enfants et adolescents pourraient faire l’objet, de même que dans les lieux d’amusement nocturnes.

La vente et la consommation d’alcool sont autorisées sans restriction.

Divers

Particularités climatiques et météorologiques

Deux grandes saisons :

  • saison sèche de novembre à mai
  • saison des pluies (une des plus importantes de la planète dans la région avec plus de 4 mètres de précipitations par an) de mai à septembre.

Quatre variantes régionales déclinent ce climat :

  • sur la côte maritime : très humide, faible amplitude thermique (moyenne de 25 à 30 degrés) et six mois de pluies.
  • Moyenne Guinée - Fouta Djalon (nord-ouest) : climat d’altitude plus sec et plus frais (3 à 4 degrés certaines nuits).
  • Guinée forestière (sud-est) : tropical, très forte pluviométrie à partir de mai.
  • Haute Guinée - Pays Malinké (nord-est) : sec et très chaud à partir de mars.

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