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Equateur

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Dernière mise à jour le: 4 avril 2014 - Information toujours valide le: 16 avril 2014

Dernière Minute

Regain d’activité des volcans Tungurahua et Reventador

L’Institut géophysique signale un changement d’activité du volcan Tungurahua avec une probabilité d’éruption dans les prochains jours.

L’alerte orange est toujours active sur la zone d’influence du volcan Reventador situé à l’est de Quito.

Il est recommandé aux Français présents sur place de faire preuve de la plus grande prudence et de respecter les mesures de sécurité prises par les autorités locales. Il leur est également conseillé de visiter le site de l’Institut géophysique équatorien consacré aux volcans avant de se déplacer dans ces deux zones.

Sécurité

Les voyages sont formellement déconseillés dans la région frontalière avec la Colombie. La zone frontalière fait l’objet d’opérations militaires pour contrer l’entrée en Équateur d’éléments des FARC et des groupes paramilitaires. Le nord de la province d’Esmeraldas est dangereux en raison de la présence de trafiquants de drogue, de tueurs à gage et de pirates. La partie amazonienne frontalière entre l’Équateur et la Colombie doit être également évitée en raison de la présence de groupes paramilitaires. Le risque d’enlèvement contre des rançons est élevé.

Les autres régions de l’Équateur sont accessibles. Toutefois, le niveau de la délinquance impose partout une vigilance renforcée face aux risques de vol et d’agression.

Délinquance / criminalité / agressions
  • De nombreux touristes français ont été agressés dans des bus de nuit circulant sur la "ruta del sol" à partir de Guayaquil. Il est donc recommandé de ne pas emprunter ce moyen de circulation la nuit. En cas d’attaque, il convient de ne jamais regarder les agresseurs dans les yeux et d’obtempérer à leurs ordres sans tenter de résister.
  • Le nombre d’enlèvements express à Guayaquil est estimé par la police locale à un toutes les neuf heures. Il est donc déconseillé de prendre un taxi dans la rue : il convient de le faire appeler par l’hôtel ou le restaurant et de noter sa plaque d’immatriculation.
  • Des attaques à main armée dirigées contre des véhicules particuliers et des autobus touristiques, notamment dans la région côtière (province de Manabi), ont été enregistrées en 2006 et 2007. Il est conseillé de n’opposer aucune résistance aux agresseurs.
  • L’agression dite "Saca Pinta" consiste à agresser à la sortie d’une banque un touriste venant d’effectuer un retrait. Les malfaiteurs sont prévenus par un complice pouvant être un employé de la banque ou un client faisant la queue. En cas d’agression à main armée, il est absolument recommandé de ne pas tenter de résister.
  • Plusieurs ambassades de l’Union européenne notent une augmentation des viols avec usage de la scopolamine communément appelés "drogue du violeur". C’est un parasympathilytique, similaire à l’atropine mais également sédatif central. Elle provoque en outre d’intenses hallucinations délirantes, de l’amnésie (amnésie lacunaire antérograde) et des pertes de conscience.
  • Les ambassades de l’Union européenne signalent des agressions dans des taxis jaunes. Les victimes, clients de restaurants avaient demandé à des serveurs de leur appeler un taxi pour rentrer chez eux. Une fois installé dans le taxi, le véhicule change subitement d’itinéraire et se dirige dans une rue peu fréquentée. Au coin de la rue, deux individus pénètrent dans le taxi par les portes arrières et agressent avec une grande violence le passager pour lui dérober ses affaires. Il est donc recommandé aux touristes d’appeler eux même une centrale de taxis.

De manière générale, il est recommandé de:

  • Circuler avec peu d’argent et une copie de son passeport, et ne pas résister en cas d’agression ;
  • Éviter absolument de circuler de nuit, en véhicule particulier comme dans les transports en commun: les autobus inter-provinciaux sont régulièrement rackettés par des bandes de malfaiteurs qui n’hésitent pas à faire usage de leurs armes sur les passagers ;
  • Redoubler de prudence au volant, la signalisation étant pratiquement inexistante ;
  • Surveiller ses bagages dans les transports en commun et les aéroports ;
  • Être prudent lors de rencontres dans les bars, les discothèques et les lieux publics, ne pas accepter de cigarette ou de boisson offerte par un inconnu. Une pratique tend en effet à se répandre, consistant à droguer des touristes au moyen d’une poudre à l’effet anesthésiant connue sous le nom de "scopolamine" (qui peut être diffusée par bombe aérosol, versée dans les boissons, contenue dans des cigarettes, ou même dans des dépliants publicitaires) pour ensuite les dévaliser. Des cas de viols ont été signalés.
  • Ne jamais faire de camping sauvage.

En cas de vol ou de perte d’objets ou de documents personnels :

  • Faire, dans les plus brefs délais, une déclaration auprès du Bureau de Police le plus proche ;
  • Pendant les heures de service, se rendre à l’Ambassade de France, section consulaire pour l’établissement d’un nouveau titre de voyage si nécessaire.

Dans les zones rurales éloignées, il convient de s’assurer de leur accord préalable avant de photographier des adultes ou des enfants autochtones, parfois méfiants. On peut s’attendre, dans certains cas, à une modeste demande d’argent en retour. Éviter, en particulier les fins de semaine, les groupes autochtones sous l’emprise de l’alcool.

A Quito

  • Des ressortissants français circulant en taxi ont été victimes d’attaques à main armée en pleine journée. Les agresseurs, fortement armés et se déplaçant en voitures, obligent les chauffeurs de taxi à s’arrêter dans des rues peu fréquentées et dévalisent leurs victimes en les menaçant avec des armes à feu. En cas d’attaque, il est recommandé de ne jamais regarder dans les yeux les agresseurs et d’obtempérer à leurs ordres sans tenter de résister.
  • Il est fortement déconseillé de passer aux abords des parcs, notamment celui de "La Carolina", une fois la nuit tombée (risques d’agressions, de vols et de viols).
  • De nombreuses agressions, survenues de jour et de nuit, ont été signalées dans des rues adjacentes de l’Ambassade de France (quartier de "La Mariscal"). Il est donc recommandé d’éviter ce quartier et d’être prudent aux abords du marché artisanal. Il est par ailleurs recommandé aux personnes devant se rendre à l’Ambassade de se faire déposer devant la porte d’entrée de l’Ambassade ou de garer leur véhicule dans le parking public situé en face de l’unité de police (calle Francisco Robles).
  • Au nord de la ville, les centres touristiques de la province d’Imbabura (notamment Otavalo et Cotacachi) sont relativement sûrs. On constate néanmoins une recrudescence des agressions à main armée aux abords des lacs de Mojanda et Cuicocha, dans la région d’Otavalo, en particulier sur les itinéraires peu fréquentés (routes forestières).

A Guayaquil

  • On déplore la multiplication des enlèvements express. Il est recommandé de ne pas choisir un taxi au hasard dans la rue, surtout la nuit, mais d’appeler directement des centrales de réservation de taxis. Il est vivement conseillé de limiter ses déplacements au boulevard bordant le fleuve (Malecon), au quartier Santa Ana et aux rues commerçantes du centre-ville.

A Esmeraldas

La sécurité est toute relative (agressions assez fréquentes au bord de mer). Il en va de même pour les visites en bateau de la forêt de palétuviers "manglares". Il est arrivé que des touristes soient dévalisés par des pirates.

Dans d’autres villes touristiques, dont Cuenca, les conditions de sécurité requièrent la prudence.

Dans les Iles Galapagos

Les conditions de sécurité sont bonnes. Avant d’entreprendre une croisière ou une promenade en bateau dans les îles Galapagos, les touristes sont invités à obtenir de leur tour opérateur ou de leur agence de voyage une confirmation écrite certifiant que le navire utilisé répond bien aux normes de la Marine équatorienne en matière de sécurité.

Activité volcanique

Les autorités équatoriennes déconseillent l’ascension des volcans Tungurahua, Reventador et Sangay, tous trois en activité.

Si l’ascension du Guagua Pichincha, situé à l’ouest de Quito, est possible, il est fortement déconseillé de descendre dans la caldeira et de s’approcher du dôme créé par l’éruption de 1999-2001.

Avec 9 volcans sur le continent et 7 dans les îles Galapagos ayant présenté au moins une éruption depuis l’arrivée des Espagnols (1532), l’Équateur est un pays qui montre une très forte activité volcanique. Les voyageurs doivent donc s’informer de la situation avant leur départ soit auprès du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international en consultant le présent site, soit auprès de leur agence de voyage. En cas d’éruption, ils doivent s’attendre à des modifications de leur programme ou de leur itinéraire.

Pour de plus amples renseignements sur l’activité volcanique : www.igepn.edu.ec.

Risque sismique - L’Équateur est situé sur une zone d’activité sismique. Des séismes d’intensité 4 à 4,5 sur l’échelle de Richter se produisent régulièrement le long de la côte et dans la sierra. Les recommandations de base sont donc d’usage (cf. Fiche séisme).

Risque de Tsunami - En raison de l’activité sismique constatée le long de la côte, des risques de tsunami sont à prendre en compte.

Transports

Infrastructure routière

Sur les principaux axes, les routes sont généralement asphaltées et en bon état. Le reste du réseau est constitué de "ripio", pistes non asphaltées plus ou moins bien entretenues, sur lesquelles il convient d’adopter une conduite prudente.

Le nombre de tués et de blessés sur les routes place l’Equateur dans le peloton de tête des pays à très forte insécurité routière. La plus grande prudence est donc recommandée si vous empruntez les routes équatoriennes qui ne comptent pour la plupart que deux voies, ce qui multiplie les risques de collisions frontales particulièrement meurtrières.

Le transport interurbain en commun n’est pas fiable et reste très fortement déconseillé.

En ville, notamment à Quito et à Guayaquil, la circulation est particulièrement dense et dangereuse et le stationnement s’avère difficile.

Pour une location de véhicule, il est fortement conseillé de s’adresser aux agences connues et de bien vérifier les termes du contrat d’assurance.

En cas d’accident, les procédures de négociation sont longues et difficiles et contraignent de faire appel à un avocat, afin de réduire les frais, voire le temps de détention en général inévitable lors de dommages corporels.

Entrée / Séjour

Passeport et visas

A son arrivée sur le territoire, le voyageur doit être en possession d’un passeport dont la validité est de plus de 6 mois après la date de sortie. En cas de non respect de cette condition, le voyageur risque de se voir refuser l’entrée sur le territoire.

Le visa n’est pas nécessaire pour un séjour touristique d’une durée égale ou inférieure à 90 jours.

En cas de dépassement du temps de séjour autorisé en Équateur (90 jours), tout ressortissant français peut se voir placé en rétention administrative dans un centre de détention provisoire dans des conditions d’emprisonnement. Il est recommandé au voyageur de respecter les temps de séjour et, si nécessaire, de solliciter, avant l’expiration du délai de 90 jours, une prolongation du séjour auprès du Ministère des Relations Extérieures équatorien.

A l’entrée et à la sortie du pays le montant d’argent liquide effectivement détenu sur soi doit être correctement déclaré. En cas d’absence de déclaration ou de fausse déclaration, le voyageur s’expose à une forte amende et à une peine d’emprisonnement.

Réglementation en vigueur pour l’accès des bateaux étrangers au parc national Galapagos
  • Les bateaux étrangers non commerciaux en transit, avec moins de 10 personnes à bord, pourront visiter tous les ports habités du parc national pendant un maximum de 20 jours, délai de rigueur. Pour effectuer une visite sur les lieux touristiques, les intéressés pourront laisser leur embarcation dans le port choisi et utiliser les services d’un canot local.
  • Dans le cas où les intéressés désirent visiter des lieux touristiques situés dans une zone du parc national des Galapagos avec leur propre embarcation, ils devront obtenir, avec un préavis minimum de 60 jours, un permis d’entrée dans les eaux territoriales, à travers les organismes appropriés (Chancellerie, qui peut être relayée par une ambassade de l’Equateur, Marine et Ministère de la Défense). A leur arrivée dans les îles, ils devront en avertir la capitainerie du port et acquitter les droits applicables. Ils devront remplir en même temps diverses formalités auprès de la police de l’immigration. Enfin, ils devront se rapprocher des bureaux du parc national pour obtenir l’autorisation d’accès. Toutes les embarcations qui désirent visiter les zones du parc dans ces conditions devront adopter un itinéraire respectant le plan de charge des sites de visite. Elles devront utiliser, par ailleurs, les services d’un guide naturalisé agréé.
  • Toutes les embarcations qui entrent aux Galapagos doivent se soumettre à des inspections de quarantaine et présenter des certificats de fumigation du dernier port visité.
  • Le changement d’équipage d’origine n’est pas permis, sauf en cas de force majeur.
  • Pour de plus amples informations, consultez le site internet du parc.

Santé

Bien que Quito et Guayaquil disposent d’une infrastructure hospitalière de bon niveau mais coûteuse où des examens approfondis et des interventions urgentes peuvent être pratiqués, l’attention du voyageur est appelée sur les problèmes graves et récurrents de prise en charge médicale. Outre que dans tous les cas les patients étrangers doivent préalablement régler l’intégralité des frais médicaux, en l’absence d’assurance, ceux-ci ne pourront de plus être admis que dans des hôpitaux publics manquant cruellement de moyens.

Avant le départ
  • consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste)
  • souscrivez une assurance
  • En cas de suivi d’un traitement régulier, munissez-vous de médicaments en quantité suffisante pour la durée du séjour.
Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas obligatoire, mais est vivement recommandée (à pratiquer dans un centre de vaccinations agréé).
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (+/- coqueluche) est conseillée. De même, selon conditions d’hygiène et durée du séjour, la vaccination contre les hépatites virales A et B, et la fièvre typhoïde.
Enfin, dans certaines conditions de voyage, la vaccination préventive contre la rage peut-être conseillée.
Dans tous les cas prenez l’avis de votre médecin ou d’un centre de vaccinations internationales.

Iles Galapagos

Le décès d’un ressortissant français survenu en décembre 2011 sur les îles Galapagos a mis en évidence le manque de structure médicale de bon niveau sur ces îles et les difficultés rencontrées par les compagnies d’assistance et de rapatriement pour faire hospitaliser les malades sur le continent.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) A ces mesures, peut s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : Amazonie zone 3 ; ailleurs zone 1.

Le paludisme est endémique au-dessous de 1500 mètres dans les provinces d’El Oro, Esmeraldas, Guayas, Manabi, Los Rios, Morona-Santiago, Napo, Pastaza, Sucumbios et Zamora-Chinchipe. Traitement préventif conseillé : mefloquine. Quito, les Galapagos et le centre du pays ne sont pas concernés par le paludisme.

Endémies

Des cas de dengue, de choléra, de leptospirose, de leishmaniose et de méningite cérébro-spinale sont régulièrement signalés par les autorités sanitaires dans les provinces du littoral (Guayas, Los Rios, Manabi et Esmeraldas), ainsi qu’en Amazonie. Il est recommandé d’être vigilant lors des déplacements, en particulier durant la période des pluies, propice au développement de foyers infectieux.

Suite au décès, en décembre 2011, de personnes victimes de morsures mortelles de chauves-souris atteintes de la rage, il convient d’éviter la province amazonienne de Morona Santiago située au sud-est de l’Equateur et en particulier le village de Taisha. Par ailleurs, d’autres foyers de rage existent et l’approvisionnement en vaccin est irrégulier.

Hygiène alimentaire
  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet.
  • Évitez la consommation d’aliments insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
    VIH-Sida

    Prévalence non négligeable du VIH - Sida. Les mesures de prévention sont indispensables.
    Médecins et hôpitaux

    Coordonnées.

    Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Infos utiles

Législation en matière de stupéfiants

Les contrôles et les sanctions liés à la consommation, la détention et le trafic de drogues ont été considérablement accrus récemment par les autorités équatoriennes.

La législation équatorienne, qui s’est encore renforcée en 2002, est particulièrement sévère pour tous les délits relatifs aux stupéfiants : (consommation, détention, trafic). Elle n’établit en outre aucune distinction entre drogues dites douces ou dures.

Les contrôles opérés dans les aéroports sont minutieux et la découverte d’une dose de drogue même minime entraîne une mise en détention préventive immédiate. Les peines encourues pour transport, trafic et détention peuvent aller jusqu’à 16 ans de prison. Les conditions carcérales en Équateur (Quito comme Guayaquil) sont particulièrement difficiles.

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