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Equateur

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Dernière mise à jour le: 1er novembre 2014 - Information toujours valide le: 27 novembre 2014

Dernière Minute

Activité volcanique

En raison d’un brusque regain d’activité des volcans Chiles et Cerro Negro, qui entraîne de nombreuses et violentes secousses sismiques, les autorités équatoriennes viennent de déclarer l’alerte orange dans les zones considérées à hauts risques dans la province de Carchi (nord du pays, frontière avec la Colombie).

Une éruption volcanique n’est pas écartée : la plus grande vigilance est de rigueur. Pour mémoire, la zone qui figure en rouge sur la carte de l’onglet « Sécurité » de la présente fiche est formellement déconseillée.

Par ailleurs, l’activité importante et aléatoire des volcans Reventador (Est de Quito) et Tungurahua (ville touristique de Banos) fait l’objet d’une surveillance accrue.

Il est recommandé aux Français présents sur place de faire preuve de la plus grande prudence et de respecter les mesures de sécurité prises par les autorités locales. Il leur est également conseillé de visiter le site de l’Institut géophysique équatorien consacré aux volcans avant de se déplacer dans ces zones.

Sécurité

Les déplacements en Équateur, en raison du niveau de la délinquance, nécessitent de demeurer vigilant face aux risques de vol et d’agression.

Les voyages sont formellement déconseillés dans la région frontalière avec la Colombie de la province d’Esmeraldas ainsi qu’à l’Est de Nueva-Lojas (province de Sucumbios, dans la région amazonienne, en raison de la présence de groupes armés.

Restez branché

La mise en place d’un système unique de gestion des risques en Equateur offre la possibilité aux touristes qui visitent le pays de s’enregistrer dans une base de données, dès leur arrivée sur le territoire, à l’aide d’une application (ECU911) leur permettant de reporter aux autorités un problème de toute nature (agression, accident…). L’application, téléchargeable sur ordiphone, existe en langue anglaise ou espagnole.

Pour les déplacements, l’utilisation de taxis et de bus sécurisés, repérables par des autocollants sur les côtés et le pare-brise du véhicule, est fortement recommandée ; ces moyens de transports, équipés de caméras et de GPS, permettent aux autorités locales d’intervenir très rapidement en cas de problème.

Compte-tenu de la conduite dangereuse des automobilistes et des transports publics, les piétons sont invités à la plus grande prudence au moment de traverser les axes de circulation, y compris sur les passages protégés.

Délinquance / criminalité / agressions

La grande criminalité est en diminution depuis plusieurs années en Equateur. La délinquance reste toutefois importante.

1. Les transports publics sont régulièrement le lieu d’agressions et de vols. Les recommandations suivantes sont préconisées :

  • En cas d’attaque, il convient de ne jamais regarder les agresseurs dans les yeux et d’obtempérer à leurs ordres sans tenter de résister ;
  • Eviter au maximum d’emprunter les bus de nuit, notamment dans les régions de Manabí et Guayas où des agressions ont été signalées ;
  • Eviter de prendre les taxis dans la rue et privilégier d’emprunter les véhicules des hôtels ou d’appeler directement une centrale de taxis conseillée par l’hôtel;
  • Dans les taxis, fermer les portières (des agressions et vols sont fréquemment perpétrés par des individus lorsque le véhicule est à l’arrêt).

2. L’agression dite "Saca Pinta" consiste à attaquer à la sortie d’une banque un touriste venant d’effectuer un retrait. Les malfaiteurs sont prévenus par un complice pouvant être un employé de la banque ou un client faisant la queue. En cas d’agression à main armée, il est absolument recommandé de ne pas tenter de résister. Il est donc déconseillé de retirer de fortes sommes d’argent au DAB ou même aux guichets des banques. Préférer les retraits plus fréquents et moins importants.

3. Les viols et/ou extorsions avec usage de la scopolamine, communément appelés "drogue du violeur" bien qu’en diminution existent encore. Cette drogue entraîne l’obéissance aux « consignes » données par l’agresseur, ainsi que d’intenses hallucinations délirantes, de l’amnésie et des pertes de conscience. Il est donc fortement déconseillé d’accepter une boisson de la part d’un inconnu et de bien surveiller son verre afin qu’une personne malveillante ne puisse y déverser de la scopolamine. En ville, surtout pour une personne seule, il est recommandé de ne pas toucher des objets ou papiers tendus par un inconnu vous demandant un service. (par exemple une personne vous demandant de lui lire un papier car il ne sait pas lire, ou vous tendant un plan en vous expliquant qu’elle est perdue : les papiers sont imprégnés de scopolamine et la drogue peut alors agir au travers de la peau).

4. Partout et notamment dans les zones rurales éloignées, il convient de s’assurer de leur accord préalable avant de photographier des adultes ou des enfants indigènes. On peut s’attendre, dans certains cas, à une modeste demande d’argent en retour. Rester attentif, en particulier les fins de semaine, où de nombreuses personnes peuvent se retrouver sous l’emprise de l’alcool.

De manière générale, il est recommandé de :

  • Circuler avec peu d’argent et une copie de son passeport, et ne pas résister en cas d’agression ;
  • Éviter de circuler de nuit, en véhicule particulier comme en transports en commun
  • Redoubler de prudence au volant, la conduite étant dangereuse;
  • Surveiller ses bagages dans les transports en commun et les aéroports ;
  • Être prudent lors de rencontres dans les bars, les discothèques et les lieux publics, ne pas accepter de cigarette ou de boisson offerte par un inconnu.
  • Ne jamais faire de camping sauvage.
  • En cas de vol ou de perte d’objets ou de documents personnels : Faire, dans les plus brefs délais, une déclaration auprès du Bureau de Police le plus proche ;
  • Pendant les heures de service, se rendre à la section consulaire de l’Ambassade de France pour l’établissement d’un nouveau titre de voyage si nécessaire.

A Quito

Des ressortissants français circulant en taxi ont été victimes d’agressions, y compris en pleine journée. En cas d’attaque, il est recommandé de ne jamais regarder dans les yeux les agresseurs et d’obtempérer à leurs ordres sans tenter de résister. Les conducteurs de taxis peuvent également être complices de ces attaques et il convient donc de se montrer prudent au moment d’en choisir un. Il est déconseillé de traverser les parcs une fois la nuit tombée (risques d’agressions, de vols et de viols).

Le quartier de la Mariscal, surtout de nuit, peut-être dangereux et il convient de se montrer prudent. Il est déconseillé de se promener de nuit dans les rues adjacentes à cette place, haut lieu de la vie nocturne à Quito.

A Guayaquil

Bien que les enlèvements express soient en diminution, il convient de se montrer très prudent face à ce risque. Il est recommandé de ne pas choisir un taxi au hasard dans la rue, surtout la nuit, mais d’appeler directement des centrales de réservation de taxis. Il est conseillé de limiter ses déplacements au boulevard bordant le fleuve (Malecon), au quartier Santa Ana et aux rues commerçantes du centre-ville.

A Esmeraldas

La sécurité est toute relative (agressions assez fréquentes au bord de mer). Il convient de rester prudent.

Activité volcanique et risques naturels

Les autorités équatoriennes déconseillent l’ascension des volcans Tungurahua, Reventador et Sangay, tous trois en activité.

Si l’ascension du Guagua Pichincha, situé à l’ouest de Quito, est possible, il est fortement déconseillé de descendre dans la caldeira et de s’approcher du dôme créé par l’éruption de 1999-2001. Avec 9 volcans sur le continent et 7 dans les îles Galapagos ayant présenté au moins une éruption depuis l’arrivée des Espagnols (1532), l’Équateur est un pays qui montre une très forte activité volcanique. Les voyageurs doivent donc s’informer de la situation avant leur départ soit auprès du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international en consultant le présent site, soit auprès de leur agence de voyage. En cas d’éruption, ils doivent s’attendre à des modifications de leur programme ou de leur itinéraire.

Pour de plus amples renseignements sur l’activité volcanique : www.igepn.edu.ec.

Risque sismique

L’Équateur est situé sur une zone de forte et régulière activité sismique. Les recommandations de base sont donc d’usage (cf. Fiche séisme) ainsi que l’inscription sur « Ariane ».

Risque de tsunami

En raison de l’activité sismique constatée le long de la côte, des risques de tsunami sont à prendre en compte, y compris à la suite de séismes qui interviendraient dans d’autres régions (Amérique Centrale). L’inscription sur « Ariane » est donc recommandée.

Tourisme d’altitude

Du fait de l’altitude, les voyageurs entamant des ascensions sont invités à la prudence. Il est recommandé de prendre l’avis de son médecin au préalable, particulièrement pour les enfants, les seniors et les personnes peu habituées aux efforts. Dans tous les cas, une bonne forme physique est nécessaire. Il convient également de prévoir le matériel et l’équipement adaptés et de se prémunir des brusques changements du climat et des températures. Il est conseillé d’informer au préalable son entourage (ou son hôtel) afin de faciliter d’éventuels secours.

Le manque de moyens et d’équipements des secours, particulièrement dans les régions isolées ou de haute montagne, entraîne des délais d’intervention qui peuvent être longs.

Transports

Infrastructure routière

Le réseau routier est en constante amélioration, tant sur les axes principaux (autoroutes) que sur le réseau secondaire. Toutefois, tant du fait du comportement risqué et imprévisible des automobilistes que de l’absence de contrôles de police dans le domaine de la circulation, il est dangereux de conduire en Equateur.

Le nombre de tués et de blessés sur les routes place l’Equateur dans le peloton de tête des pays à très forte insécurité routière. Le transport interurbain en commun n’est pas fiable et reste déconseillé : les chauffeurs de bus conduisent de manière dangereuse, occasionnant de nombreux et graves accidents de la route. Egalement, les piétons sont invités à la plus grande prudence, y compris sur les passages protégés.

En ville, notamment à Quito et à Guayaquil, la circulation est particulièrement dense et dangereuse et le stationnement s’avère difficile.

Pour une location de véhicule, il est fortement conseillé de s’adresser aux agences connues et de bien vérifier les termes du contrat d’assurance.

En cas d’accident, les procédures de négociation sont longues et difficiles et obligent à faire appel à un avocat, afin de réduire les frais, voire le temps de détention (en général inévitable lors de dommages corporels).

Entrée / Séjour

Passeport et visas

A son arrivée sur le territoire, le voyageur doit être en possession d’un passeport dont la validité est de plus de 6 mois après la date de sortie. En cas de non respect de cette condition, le voyageur risque de se voir refuser l’entrée dans le pays. Le visa n’est pas nécessaire pour un séjour touristique d’une durée égale ou inférieure à 90 jours (cette période maximum est calculée sur douze mois glissants). En cas de dépassement du temps de séjour autorisé (90 jours), tout étranger peut se voir placé en rétention administrative.

A l’entrée et à la sortie du pays les montant d’argent liquide d’au moins 10.000 usd doivent être déclarés. En cas d’absence de déclaration ou de fausse déclaration, le voyageur s’expose à une forte amende et à une peine d’emprisonnement.

Réglementation en vigueur pour l’accès des bateaux étrangers au parc national Galapagos

  • Les bateaux étrangers non commerciaux en transit, avec moins de 10 personnes à bord, pourront visiter tous les ports habités du parc national pendant un maximum de 20 jours, délai de rigueur. Pour effectuer une visite sur les lieux touristiques, les intéressés pourront laisser leur embarcation dans le port choisi et utiliser les services d’un canot local.
  • Dans le cas où les intéressés désirent visiter des lieux touristiques situés dans une zone du parc national des Galapagos avec leur propre embarcation, ils devront obtenir, avec un préavis minimum de 60 jours, un permis d’entrée dans les eaux territoriales, à travers les organismes appropriés (Ministère des Relations Extèrieures, qui peut être relayée par une ambassade de l’Equateur, Marine et Ministère de la Défense). A leur arrivée dans les îles, ils devront en avertir la capitainerie du port et acquitter les droits applicables. Ils devront remplir en même temps diverses formalités auprès de la police de l’immigration. Enfin, ils devront se rapprocher des bureaux du parc national pour obtenir l’autorisation d’accès.
  • Toutes les embarcations qui désirent visiter les zones du parc dans ces conditions devront adopter un itinéraire respectant le plan de charge des sites de visite. Elles devront utiliser, par ailleurs, les services d’un guide naturalisé agréé.
  • Toutes les embarcations qui entrent aux Galapagos doivent se soumettre à des inspections de quarantaine et présenter des certificats de fumigation du dernier port visité. Le changement d’équipage d’origine n’est pas permis, sauf en cas de force majeure.
  • Pour de plus amples informations, consultez le site internet du parc.

Santé

Quito, Guayaquil et Cuenca disposent d’une infrastructure hospitalière de bon niveau où des examens approfondis et des interventions urgentes peuvent être pratiqués. L’attention du voyageur est appelée sur le coût des interventions hospitalières et les problèmes graves et récurrents de prise en charge médicale. Une caution est toujours exigée. Une assurance est fortement recommandée (se renseigner au préalable sur les conditions de prise en charge en Equateur ainsi que les établissements hospitaliers autorités/conventionnés).

Avant le départ

  • consultez votre médecin
  • souscrivez une assurance
  • En cas de suivi d’un traitement régulier, munissez-vous de médicaments en quantité suffisante pour la durée du séjour.

Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas obligatoire, mais est vivement recommandée.

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (+/- coqueluche) est conseillée. De même, selon conditions d’hygiène et de durée du séjour, la vaccination contre les hépatites virales A et B, et la fièvre typhoïde.

Enfin, dans certaines conditions de voyage, la vaccination préventive contre la rage peut être conseillée.

Dans tous les cas prenez l’avis de votre médecin ou d’un centre de vaccinations internationales.

Iles Galapagos

L’attention doit être appelée sur le manque de structure médicale de bon niveau dans l’archipel et les difficultés rencontrées par les compagnies d’assistance et de rapatriement pour faire hospitaliser les malades sur le continent. Paludisme Le paludisme est endémique au-dessous de 1500 mètres dans les provinces d’El Oro, Esmeraldas, Guayas, Manabi, Los Rios, Morona-Santiago, Napo, Pastaza, Sucumbios et Zamora-Chinchipe. Un avis médical et éventuellement un traitement préventif sont conseillés. Quito, les Galapagos et le centre du pays (zone andine d’altitude) ne sont pas concernés par le paludisme. Endémies

Des cas de dengue, de choléra, de leptospirose, de leishmaniose et de méningite cérébro-spinale sont régulièrement signalés par les autorités sanitaires dans les provinces du littoral (Guayas, Los Rios, Manabi et Esmeraldas), ainsi qu’en Amazonie. Il est recommandé d’être vigilant lors des déplacements, en particulier durant la période des pluies, propice au développement de foyers infectieux.

Hygiène alimentaire

  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet.
  • Évitez la consommation d’aliments insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.

VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH - Sida. Les mesures de prévention sont indispensables.

Médecins et hôpitaux

Coordonnées

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’Institut Pasteur de Lille et de l’Institut Pasteur de Paris.

Infos utiles

Législation en matière de stupéfiants

Les contrôles concernant la détention, l’usage ou le trafic de drogue sont très fréquents en tous lieux, systématiques et minutieux dans les aéroports. Les sanctions prévues par la loi peuvent atteindre 19 ans de prison. Les conditions carcérales en Équateur sont particulièrement difficiles.

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