Numéros utiles
Police secours : 17
Pompiers : 18
Commissariat central de police : 35.38.91.
Gendarmerie nationale : 35.10.03.
Ambassade de France (24h/24) : 35.09.63.
Consulat général de France : 35.25.03. (Permanence consulaire : ((00 253) 86.32.93). Messagerie : fsltdjib@intnet.dj . Site consulaire : consulfrance-djibouti.org
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour : 20 avril 2009.
De nombreux bateaux de diverses nationalités continuent de faire l’objet d’attaques violentes avec prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes. Les procédures adoptées par les pirates ont récemment évolué ; ils utilisent désormais des bateaux à fort tonnage qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. La violence et la brutalité des attaques est de plus en plus marquée. On constate une recrudescence des actes de piraterie maritime le long des côtes somaliennes et dans le golfe d’Aden jusqu’à l’embouchure de la mer Rouge. Ce danger s’est étendu à l’océan Indien, comme le prouve entre autres l’attaque d’un thonier français le 13 septembre 2008 à plus de 400 milles des côtes somaliennes et à 360 milles à peine du nord des Seychelles.
Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb et dans le Golfe d’Aden.
Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.
Des accrochages ayant fait plusieurs morts et des dizaines de blessés se sont produits les 10 et 11 juin 2008 sur la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, dans la zone côtière de Ras Doumeira. Ce différend n’est pas clos et la zone demeure fortement militarisée. Il est donc formellement déconseillé de l’approcher par voie maritime ou aérienne et, par voie terrestre, de se rendre au nord d’une ligne Godoria-Aidalou-Balho.
Voisine de l’Ethiopie, de la Somalie (province du Somaliland), de l’Erythrée et, par la mer, du Yémen, la République de Djibouti est située dans une zone sensible.
A la suite des opérations de déminage conduites notamment dans les districts du Nord, Djibouti vient d’être déclaré "pays ne présentant plus de risque de mines". Il reste toutefois recommandé d’observer les règles de prudence générales :
ne pas s’écarter des pistes, sauf avec le concours d’un guide expérimenté ;
emprunter de préférence les pistes les plus régulièrement fréquentées ;
en cas de besoin, n’emprunter d’autres pistes qu’après s’être renseigne sur leur état auprès de l’office national du tourisme de Djibouti (tél.: 35.28.00).
La bordure des frontières terrestres est à éviter, notamment celle de la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, ainsi que sa bordure côtière, en raison d’une tension dans la zone de Ras Doumeira (voir détails dans la rubrique dernière minute).
Recommandations :
Les déplacements à l’intérieur du pays doivent se faire en convois d’au moins deux véhicules 4X4 (prévoir une réserve d’eau de 8 litres par jour et par personne).
Il est conseillé, pour tout déplacement hors de Djibouti et au-delà de Weah, de se présenter à l’aller comme au retour au poste militaire français de Weah, afin de l’informer de l’itinéraire projeté ainsi que de la date et de l’heure envisagées de retour.
Il vaut mieux éviter de se rendre en fin d’après-midi sur les plages de Dorale et de Khor Ambado ou d’en revenir après 16 heures.
Il est préférable de ne pas porter de bijoux de valeur.
Il est interdit de photographier les personnes et plus particulièrement les femmes voilées sauf avec leur consentement exprès. La même interdiction vaut pour toutes les installations à caractère militaire.
La capitale compte de nombreux établissements nocturnes, fréquentés essentiellement par des militaires et des marins de toutes nationalités, qui sont parfois le théâtre de rixes, pouvant dégénérer.
Piraterie maritime :
La navigation dans le golfe d’Aden au large de la corne de l’Afrique est fortement déconseillée aux navires dont la vitesse est inférieure à 15 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur inférieure à 2 mètres). Ils représentent des proies de choix pour les pirates.
La piraterie sévit dans la partie sud de la mer rouge et dans le golfe d’Aden, zone classée "à risque" par l’International Maritime Bureau. Durant l’année 2008, ont été enregistrées 92 attaques de pirates contre des bateaux de plaisance, cargos, pétroliers, et porte-conteneurs, soit une augmentation de +200% par rapport à l’année 2007. La prudence est particulièrement recommandée en mer Rouge entre Hodeida et le détroit de Bab El Mandeb, au large des côtes sud du Yémen et des côtes somaliennes, troisième endroit le plus dangereux du monde pour le risque de piraterie. Avant de naviguer dans ces zones, il est conseillé de consulter les alertes piraterie mises en ligne par le site www.icc-css.org/prc/piracyreport.php
Les journalistes souhaitant se rendre à Djibouti pour raisons professionnelles doivent impérativement disposer, avant leur arrivée dans le pays, de l’accréditation requise par les autorités djiboutiennes.
Infrastructure routière
Peu de routes asphaltées, nombreuses pistes. Les principaux axes de communication sont asphaltés et desservent les chefs-lieux des régions de Tadjourah (à 173 km de Djibouti), d’Obock (à 235 km de Djibouti), d’Ali-Sabieh (à 95 km de Djibouti) et de Dikhil (à 118 km de Djibouti) jusqu’à la frontière éthiopienne.
La plupart des pistes sont en mauvais état quand elles ne sont pas défoncées, ce qui impose l’utilisation d’un véhicule quatre roues motrices.
Aucune difficulté d’approvisionnement en carburant. Cependant, en province, l’essence peut être plus difficile à trouver que le gazole. En outre, les points de vente de carburant sont espacés et regroupés dans les chefs lieux de région (Djibouti - Arta - Ali Sabieh - Dikhil - Tadjourah - Obock). Il est donc recommandé pour les longs trajets, surtout sur piste, d’emporter une réserve suffisante de carburant. En cas d’accident, il est indispensable d’attendre l’arrivée de la police ou de la gendarmerie, le rapport de police pouvant être fort utile en cas de litige.
Il est conseillé de souscrire une assurance « tous risques ».
Numéros utiles :
Commissariat central de police de Djibouti : 35.38.91.
Brigade gendarmerie d’Ali-Sabieh : 42.60.33.
Brigade gendarmerie de Dikhil : 42.00.81.
Brigade gendarmerie de Tadjoura : 42.40.56.
Brigade gendarmerie d’Obock : 42.81.68.
Brigade gendarmerie d’Arta : 42.20.69.
Réseau ferroviaire
Une seule ligne à voie unique relie Djibouti à Addis Abeba. Le trafic est majoritairement consacré au transport de marchandises, avec seulement un ou deux wagons voyageurs par convoi. Le taux d’accident est relativement élevé. Il est arrivé que les convois soient attaqués et pillés, et les passagers rançonnés dans la région éthiopienne de Dirre-Daoua. Le trajet Djibouti - ADDIS Abeba (environ 738 km) peut demander de 4 à 7 jours.
Transport aérien
Quatre compagnies assurent actuellement la liaison Paris-Djibouti-Paris.
Sans escale : Air France une fois par semaine et Daallo Airlines (compagnie somalienne utilisant des appareils affrétés), une fois par semaine.
Avec escale à Sanaa : Air Yemenia, deux fois par semaine.
Avec escale à Addis Abeba : Ethiopian Airlines, quatre fois par semaine.
Un visa de court séjour (d’une durée maximale de 3 mois) doit être sollicité auprès de l’Ambassade de Djibouti à Paris. Il est possible d’obtenir un visa (d’une durée de 1 mois) à l’arrivée à l’aéroport à Djibouti.
Tout étranger doit, s’il séjourne en République de Djibouti après l’expiration d’un délai de 3 mois, depuis son entrée sur le territoire, être muni d’une carte de séjour temporaire ou d’une carte de résident délivrée dans les conditions prévues par la loi N°201/AN/075ème fixant les conditions d’entrée et de séjour.
La durée de validité de la carte de séjour temporaire ne peut être supérieure à 1 an et ne peut dépasser la validité des documents de voyage. L’étranger doit quitter la République de Djibouti à l’expiration de la validité de sa carte à moins qu’il n’en obtienne le renouvellement. La carte de résident est délivrée aux étrangers salariés dans des sociétés de zone franche qui justifient être en possession d’un contrat de travail et fournissent la preuve de la régularité de leur entrée et séjour sur le territoire de la République de Djibouti.
Pour toute information complémentaire, prendre l’attache de l’Ambassade de Djibouti à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ:
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Paludisme:
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle : port de vêtements couvrants, sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc... A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, il convient de consulter votre médecin.
Le conseil supérieur d’hygiène de France recommande pour le paludisme la prise d’un traitement préventif tout au long de l’année. La diminution du nombre de cas de paludisme à Djibouti depuis quelques années fait adopter par certains médecins une attitude de traitement saisonnier au moment de la forte période de transmission : demandez l’avis de votre médecin ou d’un centre de vaccinations internationales.
Dengue :
Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques pouvant être utilisés sur la peau et sur les vêtements, etc...) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave (forme hémorragique), il convient de consulter un médecin en cas de fièvre et d’éviter la prise d’aspirine.
En cas de fièvre après votre retour en France, il convient de signaler à votre médecin votre voyage à Djibouti.
Tuberculose:
Maladie endémique à Djibouti, très fréquente chez les populations défavorisées. Sa transmission s’effectue par voie aérienne (postillons) lors de contacts prolongés avec une personne porteuse d’une tuberculose pulmonaire (tuberculose chronique).
Mesures de prévention :
visites médicales d’embauche pour le personnel de maison;
consultation devant une toux persistante de plus de quinze jours;
vaccination par le BCG en particulier pour les enfants.
VIH - SIDA:
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Le mode de transmission est essentiellement sanguin et sexuel. La prévention passe par une protection efficace lors des rapports sexuels occasionnels (préservatifs) et l’utilisation de matériel à usage unique stérile pour tout produit injectable.
Choléra:
Le choléra existe à l’état endémique saisonnier en Ethiopie. Pendant les périodes favorables, hivernales, et du fait de flux migratoires importants, le risque choléra est présent à Djibouti essentiellement sur les axes Yocobi - Balala, et Balala - Djibouti, ainsi que Balala - Tadjoura - Obock.
Elle se transmet par l’eau et les aliments contaminés (légumes et fruits), les fruits de mer crus,... Maladie très contagieuse, elle peut entraîner une déshydratation importante, surtout chez les enfants, les personnes âgées et les personnes porteuses de pathologies chroniques.
Recommandations :
lavage des mains plusieurs fois par jour;
nettoyage à l’eau de javel des plans de travail alimentaires, poignées de portes...
lavage des fruits et légumes dans une eau javellisée(10 minutes);
consommation d’eau en bouteille ;
s’assurer de la qualité du lavage de tous les aliments ;
éviter les crudités les fruits de mer.
Vaccinations:
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-polimyélite est indispensable.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Pour les enfants : ROR - hemophilus influenzae - BCG
Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Quelques règles simples:
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin
Numéros utiles:
Police secours : 17
Pompiers : 18
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivant:
le site internet du Consulat général de France à Djibouti
le site du ministère de la Santé
les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs
les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
le site du CIMED
le site de l’organisation mondiale de la santé (anglais et français)
le site de l’Institut Pasteur de Paris ou celui de Lille
Us et coutumes
Il convient d’observer, comme dans tout pays musulman, une certaine correction dans la tenue comme dans le comportement : pas de décolletés ou de mini-jupes pour les femmes, pas de shorts pour les hommes.
Législation locale
La consommation d’alcool est autorisée. Toutefois, la vente et la délivrance publique de boissons alcoolisées sont interdites dans toutes les circonscriptions de l’intérieur du pays et dans les quartiers populaires de la capitale (à l’exception des hôtels et des gîtes d’étapes) ainsi qu’aux mineurs. L’ivresse publique et manifeste est un délit puni de deux ans d’emprisonnement.
La consommation et le trafic de stupéfiants sont sévèrement punis par la loi (de 1 à 20 ans d’emprisonnement et des peines d’amendes).
Exposer publiquement, fabriquer, céder ou vendre des objets, images, films, enregistrements sonores ou visuels contraires aux bonnes moeurs est passible d’emprisonnement. Les délits de moeurs (viols, agressions sexuelles, proxénétisme) sont très sévèrement punis.
Divers
Climat tropical aride et chaud. Chaleur élevée de mai à octobre. Mai et septembre très humides. Pas de saison des pluies.
La saison chaude est éprouvante, la période allant de novembre à avril est agréable.
Direction de l’aviation civile et de la météorologie : 35.09.90. Poste 370.
Numéros utiles
Police secours : 17
Pompiers : 18
Commissariat central de police : 35.38.91.
Gendarmerie nationale : 35.10.03.
Ambassade de France (24h/24) : 35.09.63.
Consulat général de France : 35.25.03. (Permanence consulaire : ((00 253) 86.32.93). Messagerie : fsltdjib@intnet.dj . Site consulaire : consulfrance-djibouti.org
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Dernière mise à jour : 20 avril 2009.
De nombreux bateaux de diverses nationalités continuent de faire l’objet d’attaques violentes avec prises d’otages. Ces actions sont le fait de pirates majoritairement venus des côtes somaliennes. Les procédures adoptées par les pirates ont récemment évolué ; ils utilisent désormais des bateaux à fort tonnage qui, une fois au large, déploient des petites vedettes rapides et fortement armées. La violence et la brutalité des attaques est de plus en plus marquée. On constate une recrudescence des actes de piraterie maritime le long des côtes somaliennes et dans le golfe d’Aden jusqu’à l’embouchure de la mer Rouge. Ce danger s’est étendu à l’océan Indien, comme le prouve entre autres l’attaque d’un thonier français le 13 septembre 2008 à plus de 400 milles des côtes somaliennes et à 360 milles à peine du nord des Seychelles.
Il est donc formellement déconseillé de naviguer le long des côtes somaliennes et il est recommandé d’observer la plus grande prudence dans tout le nord-ouest de l’océan Indien, au large de la Corne de l’Afrique, dans le détroit de Bab el Mandeb et dans le Golfe d’Aden.
Voir également la fiche réflexe Piraterie maritime de ce site.
Des accrochages ayant fait plusieurs morts et des dizaines de blessés se sont produits les 10 et 11 juin 2008 sur la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, dans la zone côtière de Ras Doumeira. Ce différend n’est pas clos et la zone demeure fortement militarisée. Il est donc formellement déconseillé de l’approcher par voie maritime ou aérienne et, par voie terrestre, de se rendre au nord d’une ligne Godoria-Aidalou-Balho.
Voisine de l’Ethiopie, de la Somalie (province du Somaliland), de l’Erythrée et, par la mer, du Yémen, la République de Djibouti est située dans une zone sensible.
A la suite des opérations de déminage conduites notamment dans les districts du Nord, Djibouti vient d’être déclaré "pays ne présentant plus de risque de mines". Il reste toutefois recommandé d’observer les règles de prudence générales :
ne pas s’écarter des pistes, sauf avec le concours d’un guide expérimenté ;
emprunter de préférence les pistes les plus régulièrement fréquentées ;
en cas de besoin, n’emprunter d’autres pistes qu’après s’être renseigne sur leur état auprès de l’office national du tourisme de Djibouti (tél.: 35.28.00).
La bordure des frontières terrestres est à éviter, notamment celle de la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, ainsi que sa bordure côtière, en raison d’une tension dans la zone de Ras Doumeira (voir détails dans la rubrique dernière minute).
Recommandations :
Les déplacements à l’intérieur du pays doivent se faire en convois d’au moins deux véhicules 4X4 (prévoir une réserve d’eau de 8 litres par jour et par personne).
Il est conseillé, pour tout déplacement hors de Djibouti et au-delà de Weah, de se présenter à l’aller comme au retour au poste militaire français de Weah, afin de l’informer de l’itinéraire projeté ainsi que de la date et de l’heure envisagées de retour.
Il vaut mieux éviter de se rendre en fin d’après-midi sur les plages de Dorale et de Khor Ambado ou d’en revenir après 16 heures.
Il est préférable de ne pas porter de bijoux de valeur.
Il est interdit de photographier les personnes et plus particulièrement les femmes voilées sauf avec leur consentement exprès. La même interdiction vaut pour toutes les installations à caractère militaire.
La capitale compte de nombreux établissements nocturnes, fréquentés essentiellement par des militaires et des marins de toutes nationalités, qui sont parfois le théâtre de rixes, pouvant dégénérer.
Piraterie maritime :
La navigation dans le golfe d’Aden au large de la corne de l’Afrique est fortement déconseillée aux navires dont la vitesse est inférieure à 15 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur inférieure à 2 mètres). Ils représentent des proies de choix pour les pirates.
La piraterie sévit dans la partie sud de la mer rouge et dans le golfe d’Aden, zone classée "à risque" par l’International Maritime Bureau. Durant l’année 2008, ont été enregistrées 92 attaques de pirates contre des bateaux de plaisance, cargos, pétroliers, et porte-conteneurs, soit une augmentation de +200% par rapport à l’année 2007. La prudence est particulièrement recommandée en mer Rouge entre Hodeida et le détroit de Bab El Mandeb, au large des côtes sud du Yémen et des côtes somaliennes, troisième endroit le plus dangereux du monde pour le risque de piraterie. Avant de naviguer dans ces zones, il est conseillé de consulter les alertes piraterie mises en ligne par le site www.icc-css.org/prc/piracyreport.php
Les journalistes souhaitant se rendre à Djibouti pour raisons professionnelles doivent impérativement disposer, avant leur arrivée dans le pays, de l’accréditation requise par les autorités djiboutiennes.
Infrastructure routière
Peu de routes asphaltées, nombreuses pistes. Les principaux axes de communication sont asphaltés et desservent les chefs-lieux des régions de Tadjourah (à 173 km de Djibouti), d’Obock (à 235 km de Djibouti), d’Ali-Sabieh (à 95 km de Djibouti) et de Dikhil (à 118 km de Djibouti) jusqu’à la frontière éthiopienne.
La plupart des pistes sont en mauvais état quand elles ne sont pas défoncées, ce qui impose l’utilisation d’un véhicule quatre roues motrices.
Aucune difficulté d’approvisionnement en carburant. Cependant, en province, l’essence peut être plus difficile à trouver que le gazole. En outre, les points de vente de carburant sont espacés et regroupés dans les chefs lieux de région (Djibouti - Arta - Ali Sabieh - Dikhil - Tadjourah - Obock). Il est donc recommandé pour les longs trajets, surtout sur piste, d’emporter une réserve suffisante de carburant. En cas d’accident, il est indispensable d’attendre l’arrivée de la police ou de la gendarmerie, le rapport de police pouvant être fort utile en cas de litige.
Il est conseillé de souscrire une assurance « tous risques ».
Numéros utiles :
Commissariat central de police de Djibouti : 35.38.91.
Brigade gendarmerie d’Ali-Sabieh : 42.60.33.
Brigade gendarmerie de Dikhil : 42.00.81.
Brigade gendarmerie de Tadjoura : 42.40.56.
Brigade gendarmerie d’Obock : 42.81.68.
Brigade gendarmerie d’Arta : 42.20.69.
Réseau ferroviaire
Une seule ligne à voie unique relie Djibouti à Addis Abeba. Le trafic est majoritairement consacré au transport de marchandises, avec seulement un ou deux wagons voyageurs par convoi. Le taux d’accident est relativement élevé. Il est arrivé que les convois soient attaqués et pillés, et les passagers rançonnés dans la région éthiopienne de Dirre-Daoua. Le trajet Djibouti - ADDIS Abeba (environ 738 km) peut demander de 4 à 7 jours.
Transport aérien
Quatre compagnies assurent actuellement la liaison Paris-Djibouti-Paris.
Sans escale : Air France une fois par semaine et Daallo Airlines (compagnie somalienne utilisant des appareils affrétés), une fois par semaine.
Avec escale à Sanaa : Air Yemenia, deux fois par semaine.
Avec escale à Addis Abeba : Ethiopian Airlines, quatre fois par semaine.
Un visa de court séjour (d’une durée maximale de 3 mois) doit être sollicité auprès de l’Ambassade de Djibouti à Paris. Il est possible d’obtenir un visa (d’une durée de 1 mois) à l’arrivée à l’aéroport à Djibouti.
Tout étranger doit, s’il séjourne en République de Djibouti après l’expiration d’un délai de 3 mois, depuis son entrée sur le territoire, être muni d’une carte de séjour temporaire ou d’une carte de résident délivrée dans les conditions prévues par la loi N°201/AN/075ème fixant les conditions d’entrée et de séjour.
La durée de validité de la carte de séjour temporaire ne peut être supérieure à 1 an et ne peut dépasser la validité des documents de voyage. L’étranger doit quitter la République de Djibouti à l’expiration de la validité de sa carte à moins qu’il n’en obtienne le renouvellement. La carte de résident est délivrée aux étrangers salariés dans des sociétés de zone franche qui justifient être en possession d’un contrat de travail et fournissent la preuve de la régularité de leur entrée et séjour sur le territoire de la République de Djibouti.
Pour toute information complémentaire, prendre l’attache de l’Ambassade de Djibouti à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ:
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Paludisme:
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle : port de vêtements couvrants, sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc... A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, il convient de consulter votre médecin.
Le conseil supérieur d’hygiène de France recommande pour le paludisme la prise d’un traitement préventif tout au long de l’année. La diminution du nombre de cas de paludisme à Djibouti depuis quelques années fait adopter par certains médecins une attitude de traitement saisonnier au moment de la forte période de transmission : demandez l’avis de votre médecin ou d’un centre de vaccinations internationales.
Dengue :
Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques pouvant être utilisés sur la peau et sur les vêtements, etc...) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave (forme hémorragique), il convient de consulter un médecin en cas de fièvre et d’éviter la prise d’aspirine.
En cas de fièvre après votre retour en France, il convient de signaler à votre médecin votre voyage à Djibouti.
Tuberculose:
Maladie endémique à Djibouti, très fréquente chez les populations défavorisées. Sa transmission s’effectue par voie aérienne (postillons) lors de contacts prolongés avec une personne porteuse d’une tuberculose pulmonaire (tuberculose chronique).
Mesures de prévention :
visites médicales d’embauche pour le personnel de maison;
consultation devant une toux persistante de plus de quinze jours;
vaccination par le BCG en particulier pour les enfants.
VIH - SIDA:
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Le mode de transmission est essentiellement sanguin et sexuel. La prévention passe par une protection efficace lors des rapports sexuels occasionnels (préservatifs) et l’utilisation de matériel à usage unique stérile pour tout produit injectable.
Choléra:
Le choléra existe à l’état endémique saisonnier en Ethiopie. Pendant les périodes favorables, hivernales, et du fait de flux migratoires importants, le risque choléra est présent à Djibouti essentiellement sur les axes Yocobi - Balala, et Balala - Djibouti, ainsi que Balala - Tadjoura - Obock.
Elle se transmet par l’eau et les aliments contaminés (légumes et fruits), les fruits de mer crus,... Maladie très contagieuse, elle peut entraîner une déshydratation importante, surtout chez les enfants, les personnes âgées et les personnes porteuses de pathologies chroniques.
Recommandations :
lavage des mains plusieurs fois par jour;
nettoyage à l’eau de javel des plans de travail alimentaires, poignées de portes...
lavage des fruits et légumes dans une eau javellisée(10 minutes);
consommation d’eau en bouteille ;
s’assurer de la qualité du lavage de tous les aliments ;
éviter les crudités les fruits de mer.
Vaccinations:
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-polimyélite est indispensable.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Pour les enfants : ROR - hemophilus influenzae - BCG
Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Quelques règles simples:
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin
Numéros utiles:
Police secours : 17
Pompiers : 18
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivant:
le site internet du Consulat général de France à Djibouti
le site du ministère de la Santé
les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs
les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
le site du CIMED
le site de l’organisation mondiale de la santé (anglais et français)
le site de l’Institut Pasteur de Paris ou celui de Lille
Us et coutumes
Il convient d’observer, comme dans tout pays musulman, une certaine correction dans la tenue comme dans le comportement : pas de décolletés ou de mini-jupes pour les femmes, pas de shorts pour les hommes.
Législation locale
La consommation d’alcool est autorisée. Toutefois, la vente et la délivrance publique de boissons alcoolisées sont interdites dans toutes les circonscriptions de l’intérieur du pays et dans les quartiers populaires de la capitale (à l’exception des hôtels et des gîtes d’étapes) ainsi qu’aux mineurs. L’ivresse publique et manifeste est un délit puni de deux ans d’emprisonnement.
La consommation et le trafic de stupéfiants sont sévèrement punis par la loi (de 1 à 20 ans d’emprisonnement et des peines d’amendes).
Exposer publiquement, fabriquer, céder ou vendre des objets, images, films, enregistrements sonores ou visuels contraires aux bonnes moeurs est passible d’emprisonnement. Les délits de moeurs (viols, agressions sexuelles, proxénétisme) sont très sévèrement punis.
Divers
Climat tropical aride et chaud. Chaleur élevée de mai à octobre. Mai et septembre très humides. Pas de saison des pluies.
La saison chaude est éprouvante, la période allant de novembre à avril est agréable.
Direction de l’aviation civile et de la météorologie : 35.09.90. Poste 370.