Ministère des affaires étrangèresConseil aux voyageurs

COLOMBIE

Numéros utiles

Ambassade de France à Bogota :

Tél : (57.1) 638 14 00 ou, en cas d’urgence, (57.1) 638 15 64. Télécopie : (57.1) 638 14 30.

Section consulaire :

Tél : (57.1) 638 14 48. Télécopie : (57.1) 638 14 55.

Sept consuls honoraires sont accrédités dans le pays. Ils peuvent donner des renseignements sur la situation dans leur ville et département de résidence.

Cali : (572) ou (592) 883 59 04.

Barranquilla : (575) ou (595) 350 93 88.

Bucaramanga : (577) ou (597) 645 93 93.

Pereira : (576) ou (596) 323 11 31.

Carthagène : (575) ou (595) 664 67 14 ou 660 01 67.

Medellin : (574) ou (594) 373 47 71.

Santa Marta : (575) 420 10 88

Dernière Minute

Grippe A/H1N1

L’ensemble du continent américain est considéré comme zone à risque par les autorités sanitaires compte tenu du nombre important de cas rapportés.

Pour plus de précisions, cliquez ici.

Insécurité
Trois ressortissants français ont été tués en Colombie depuis le début de l’année et une forte augmentation de l’insécurité et de la délinquance est relevée depuis quelques mois (homicides, atteintes aux personnes, cambriolages...), particulièrement dans les grands centres urbains. Il convient donc de faire preuve de prudence, y compris dans les zones réputées sûres.

Sécurité

Risques liés à la violence

La sécurité en Colombie s’est considérablement améliorée depuis 2001. Toutefois, la Colombie reste un pays dangereux (16.140 homicides en 2008). S’il convient de distinguer les risques liés à la violence politique (surtout dans les campagnes isolées, par ailleurs affectées par les mines anti-personnel) de la criminalité de droit commun, les délinquants locaux n’hésitent pas à s’en prendre, parfois violemment, aux ressortissants étrangers.

D’une façon générale, la plupart des agressions visant nos compatriotes et signalées à notre ambassade ces dernières années avaient été exécutées à main armée. Qui plus est, la majorité de ces incidents se sont produits dans des zones du pays que les victimes considéraient comme sûres. Il convient donc de ne jamais perdre de vue que la situation sécuritaire évolue constamment en Colombie et que les étrangers y constituent des cibles de choix pour la délinquance, même dans des régions, dans des villes ou dans des quartiers réputés plus tranquilles que d’autres.

Certaines règles élémentaires de prudence sont donc de mise sur tout le territoire :

- ne jamais partir à l’aventure. Les adeptes du cyclotourisme, de l’auto-stop, du camping (et des camping-cars), des voyages inter-urbains par bus, comme tous les amateurs de sensations fortes et de terres vierges sont invités à choisir une autre destination. Ceux de nos compatriotes qui envisagent de traverser le Continent américain du nord au sud (ou l’inverse) sont également invités à bien planifier leur itinéraire : trop souvent, ils découvrent au dernier moment que leur périple les oblige à traverser toute la Colombie, en raison de l’indisponibilité des liaisons maritimes entre le Panama et l’Equateur ;
- toujours faire preuve de vigilance et rester attentif à son environnement immédiat ;
- ne jamais résister à une agression. Même un banal vol à l’arraché peut tourner à la tragédie si son auteur, souvent armé, prend peur ou s’irrite de la mauvaise volonté de sa victime. Il convient, autant que possible, de rester calme, de garder ses mains bien en évidence et de ne pas faire de geste brusque. Disposer en permanence sur soi d’une somme modique (l’équivalent en monnaie locale d’environ 50 euros) peut en outre éviter que la déception de l’agresseur se retourne contre sa victime trop désargentée ;
- limiter les déplacements nocturnes. Dans tous les cas, il convient d’éviter de se déplacer seul le soir, y compris dans les grandes villes et surtout dans les quartiers abritant restaurants et boîtes de nuit ;
- les déplacements inter-urbains sont à proscrire de nuit. De jour, ils sont envisageable sur les principaux axes de la zone andine et de la côte Caraïbe, mais à éviter dans les Llanos et dans les régions frontalières.
- ne jamais porter d’objet de valeur (bijoux, caméras, etc.). D’une manière générale, il convient d’observer la plus grande discrétion possible et de ne pas exhiber de signes extérieurs de richesse (y compris une simple carte de crédit) ;
- manier avec précaution ses moyens de paiement. Les chèques de voyage ne sont presque jamais acceptés en Colombie et il est dangereux de porter sur soi de trop grosses sommes d’argent liquide. Il est certes possible de payer par carte de crédit dans la plupart des commerces et des hôtels des grandes villes, mais il convient alors de prendre garde aux tentatives de « clonage », dont nos compatriotes sont régulièrement victimes, y compris dans des établissements a priori tout à fait respectables (il convient de ne jamais perdre de vue sa carte et de conserver tous les reçus de paiement). Il est conseillé de ne retirer de l’argent qu’en plein jour, dans des distributeurs installés dans des endroits fréquentés, de préférence des quartiers résidentiels et des centres commerciaux, notamment pour minimiser le risque d’ « enlèvement express » (cf. infra, Dans les grandes villes).
- ne jamais accorder sa confiance à mauvais escient. Les agressions et les vols les plus graves visant des étrangers dans ce pays sont commis par des délinquants connus, souvent de fraîche date, de la victime ;
- ne pas perdre de vue ses bagages, notamment dans les halls d’hôtels, les gares routières et les aéroports. Outre le risque d’un simple vol, il est toujours possible que des produits prohibés soient glissés dans les valises d’un voyageur négligent ;
- ne jamais consommer, acquérir et tenter d’importer ou d’exporter des produits stupéfiants. En Colombie, les peines de prison pour les candidats au trafic de drogue sont lourdes et les conditions d’incarcération sont rudes. On notera également que même si certains produits dérivés de la feuille de coca (notamment les sachets pour infusion) sont en vente libre dans ce pays, ils sont formellement interdits en France et dans de nombreux pays de la région. En 2004, deux de nos compatriotes en transit dans un aéroport sud-américain ont ainsi été détenus pendant plusieurs semaines parce qu’ils transportaient des feuilles de coca séchées ;
- Il est rappelé que les actes de pédophilie sont, en Colombie, comme en France, sévèrement réprimés. Pour mémoire, un Français qui commet un crime à l’étranger peut être poursuivi en France (art.113-6 et 227-27-1du Code pénal).
- être toujours porteur d’une photocopie de ses documents d’identité ;
- laisser ses coordonnées et son itinéraire à l’Ambassade de France, par le biais du formulaire disponible sur le site internet de cette dernière (http://www.ambafrance-co.org/article.php3?id_article=597).

Dans tous les cas, les Français de passage en Colombie sont invités à ne jamais hésiter à prendre l’attache de leur ambassade (joignable 24h/24 et 7 jours sur 7), notamment en cas de menace, d’agression et d’arrestation, au (57-1) 638 14 00 ou au (57-1) 638 15 64.

Pour le reste, les risques liés à la violence ne sont pas les mêmes dans les grandes villes et en campagne.

Dans les grandes villes

Si le taux de criminalité dans les zones résidentielles de quelques grandes villes colombiennes se rapproche désormais, parfois, des standards mondiaux, il est toujours beaucoup plus élevé dans les arrondissements plus populaires. Il est donc formellement déconseillé de visiter ces quartiers pauvres.

La plupart des agressions enregistrées en Colombie contre des Français sont commises dans les grandes villes. Il s’agit, par exemple :

- de vols à l’arraché (de sacs, de téléphones portables...) ;
- de vols avec ruse (les touristes sont attirés sous un prétexte fallacieux, souvent par de faux policiers, dans un lieu écarté où ils sont dépouillés sous la menace d’une arme ou d’une arrestation) ;
- d’agression à la scopolamine ou toute autre drogue similaire qui, versée dans une boisson ou sur de la nourriture, glissée dans une cigarette, une gomme à mâcher, voire soufflée au visage (souvent par un passant qui demande son chemin), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire ;
- d’attaques à main armée, par exemple aux feux rouges, mais aussi dans les hôtels (des délinquants se mêlent aux clients en prenant une chambre, puis, de jour comme de nuit, neutralisent les vigiles et les dispositifs de sécurité pour dépouiller tous les hôtes de l’établissement) ;
- d’enlèvements express, au cours duquel la victime est dépouillée, puis contrainte à faire le tour des distributeurs automatiques de billets pour épuiser le crédit de sa carte bancaire, voire à conduire ses ravisseurs à son domicile ou sur son lieu de travail. Ces agressions sont commises le plus souvent à la faveur d’un trajet en taxi hélé dans la rue ou après un retrait d’argent liquide.
- d’enlèvements, certes moins fréquents que par le passé, mais toujours nombreux en Colombie (437 en 2008). Plusieurs citoyens français ont été enlevés dans ce pays au cours des dernières années.

A ces phénomènes provoqués par la criminalité de droit commun viennent s’ajouter ceux engendrés par la violence politique.

-  toutes les grandes villes colombiennes ont été la cible d’attentats à l’explosif au cours des dernières années, y compris Bogota et Cali (cf. infra). Ces incidents ont été particulièrement fréquents à Neiva.
- les manifestations ne sont pas rares dans les grandes villes, notamment aux abords des universités. Il arrive qu’elles dégénèrent (jets de grenade, etc).
Pour se prémunir de ces risques, il convient de respecter, en ville, quelques consignes élémentaires de sécurité, qui viennent s’ajouter aux recommandations générales citées ci-dessus :

- n’emprunter que des radio-taxis contactés par téléphone (ce système est parfaitement au point dans les grandes villes) et ne jamais héler un taxi dans la rue, même dans les quartiers considérés comme « sûrs ». Dans les aéroports, ne pas suivre les rabatteurs vers des taxis « pirates » et privilégier les services des compagnies agréées, dont les prix sont affichés et les guichets souvent installés dans les locaux mêmes de l’aérogare ;
- dans les cafés et les restaurants, ne pas laisser boissons et nourritures sans surveillance et ne jamais accepter de cigarette ou de gomme à mâcher d’un inconnu ;
- verrouiller systématiquement les portières et les fenêtres du véhicule emprunté, quelle que soit la durée du trajet ;
- éviter le stationnement dans les endroits isolés ou non gardés et, dans tous les cas, s’assurer de l’environnement du véhicule avant d’en descendre ;
- ne pas suivre les inconnus qui abordent les étrangers dans la rue (touristes prétendument perdus, négociants en pierres précieuses, etc.), y compris s’ils se présentent comme des agents des forces de l’ordre en civil. Les policiers colombiens chargés de la sécurité de la voie publique sont toujours en uniforme lorsqu’ils sont en service ;
- éviter les attroupements, les rassemblements et les manifestations.

Nos compatriotes trouveront ci-dessous un panorama rapide de la situation sécuritaire dans quelques unes des principales villes colombiennes.

Bogota

Métropole de 8 millions d’habitants adossée à la cordillère des Andes, Bogota présente un paysage sécuritaire contrasté : au sud, les quartiers populaires restent le théâtre de nombreuses violences et doivent être absolument évités par les touristes de passage (notamment Kennedy et Ciudad Bolivar, mais aussi et surtout les banlieues d’Altos de Cazuca et de Soacha, ainsi que les quartiers qui se trouvent autour de la Candelaria, même si cette dernière est bien plus sûre) ; au nord, quelques zones résidentielles et commerciales (Chapinero, Usaquen...) offrent une apparence plus tranquille.

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Il n’en reste pas moins que la plupart des agressions commises en Colombie contre des Français ont été enregistrées dans les quartiers « riches » de la capitale colombienne :
- Même aux abords des plus grands centres commerciaux de Bogota (Centro Comercial Andino, Unicentro...), et des zones abritant restaurants, bars et boîtes de nuit (« Zona T », Parc de la 93...), il faut être attentif aux risques d’enlèvements express, de promenades millionnaires et d’agressions à la scopolamine;
- les vols avec ruse (cf. supra) sont fréquents à Chapinero et El Chico, c’est-à-dire aux abords des grands hôtels et des ambassades. Leurs auteurs semblent en outre avoir une prédilection pour les jours de « ciclovia » (le dimanche et les jours fériés), lorsque certaines avenues sont fermées à la circulation automobile et ouvertes aux piétons comme aux cyclistes ;
- c’est également dans ces quartiers que sont le plus fréquemment commis des vols à main armée, notamment entre les rues 90 et 95 et entre les rues 72 et 85, au sud de l’avenue 11 (« carretera 11 »). On relèvera également que le nombre d’enlèvements classiques était en forte progression dans la capitale colombienne lors des cinq premiers mois de 2007 (23 cas) par rapport à la même période en 2006 (5 cas). On relèvera également que le nombre d’enlèvements a diminué en 2008 par rapport à 2007, mais que le nombre d’homicides a été à peu près stable. En outre, les stations de bus métropolitains (« Transmilenio ») attirent, notamment aux heures de pointes, pick-pockets.

De Bogota, il est possible d’effectuer des excursions à Villa de Leyva, Melgar et Girardot en circulant de jour sur les routes asphaltées.

Medellin

La capitale du département d’Antioquia et seconde ville de Colombie a connu une amélioration de sa situation sécuritaire au cours des dernières années. La tendance est toutefois inversée depuis 2008 et les niveaux de criminalité ont nettement progressé depuis plusieurs mois (le taux des homicides pour 100.000 habitants est passé de 34 en 2007 à 45,6 en 2008 et 53 sur le premier semestre 2009). Certains quartiers de Medellin doivent être absolument évités, de jour comme de nuit - par exemple Aranjuez, Guyabal, Castilla et Parque San Antonio. Les communes de Laureles Estadio, la Candelaria et Las Palmas peuvent être considérées comme les plus sûres de la ville ; il convient toutefois d’y respecter les consignes de sécurité générales énumérées ci-dessus.

Enfin, pour rejoindre ou quitter Medellin, il est préférable, la nuit, de transiter par l’aéroport national Olaya Herrera (situé en plein centre ville) plutôt que par l’aéroport international José Maria Cordoba (en grande banlieue).

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Cali

Avec plus de 1 000 meurtres par an, Cali reste une ville dangereuse. Plusieurs attentats à la bombe ont également été commis dans la capitale du Valle del Cauca ces dernières années. Dans ce contexte, les ressortissants français sont invités à la plus grande prudence, y compris dans les quartiers réputés résidentiels - qui, comme dans toutes les villes colombiennes, changent totalement de physionomie après la tombée de la nuit.

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Carthagène

Destination privilégiée des touristes visitant la Colombie, Carthagène des Indes est aussi une capitale régionale d’un million d’habitants dont la plupart vivent dans des quartiers pauvres. La situation sécuritaire y est très inégale selon les quartiers.

Cette progression de la violence n’a pas épargné les étrangers : en janvier 2007, deux touristes européens âgés ont été assassinés de sang froid, en plein jour, sous les murailles du centre historique, par deux jeunes gens qui voulaient les dépouiller de leurs sacs et de leur caméra.

Nos compatriotes sont donc invités à ne séjourner que dans des hôtels sécurisés et à limiter leurs déplacements à l’intérieur des remparts de la vieille ville de Carthagène aux quartiers de Bocagrande et de Gethsemi et aux îles du Rosaire.

Santa Marta

La ville côtière et balnéaire de Santa Marta est le théâtre, depuis 2006, de fréquents et sanglants règlements de comptes entre mafias (142 meurtres entre janvier et septembre 2007). Jusqu’ici, ces violences n’ont pas affecté les étrangers de passage - mais nos compatriotes sont tout de même invités à éviter les quartiers les plus populaires de cette cité, comme les escapades nocturnes.

A l’est de la ville, la zone côtière du parc Tayrona peut être considérée comme plus sûre. De violents courants peuvent toutefois y surprendre les baigneurs : il convient de ne fréquenter que les plages autorisées et de suivre scrupuleusement les consignes des autorités.

En revanche, toute excursion sur les contreforts de la montagne et dans la « Sierra » elle-même est proscrite. Seules sont envisageables les randonnées jusqu’à la « Ville perdue » (Ciudad Perdida), en respectant un certain nombre de conditions : être accompagné d’un guide (obligatoire), les effectuer à la saison sèche qui attire un flux important de touristes et donc un renforcement de la surveillance (de décembre à février), être en bonne santé compte tenu de l’effort que signifie que signifie ce circuit (5 à 6 jours de marche dont 3 de montée, conditions d’hébergement très sommaires, dénivelé de 900m à partir de la base de départ située à 300m au-dessus du niveau de la mer).

Enfin, certains voyageurs sont parfois tentés de circuler entre Santa Marta et le Venezuela, soit à travers le Département de la Guajira (à l’est), soit via Bucaramanga (au sud). Ces deux itinéraires sont tout à fait déconseillés, notamment en bus.

Leticia

Située à l’extrême sud de la Colombie, Leticia est surtout un « camp de base » pour les voyageurs désireux de s’aventurer pendant quelques jours en Amazonie.

Ces excursions ne peuvent toutefois être envisagées qu’en groupe ; elles doivent aussi être soigneusement préparées, depuis l’Europe ou Bogota, avec des agences de voyage ayant pignon sur rue : en décembre 2003, un de nos compatriotes qui séjournait seul dans cette région a disparu après avoir emprunté une pirogue dans le port fluvial de Leticia.

Popayan et l’axe caféier

Aucune agression grave n’a été récemment signalée contre des Français dans les villes de l’axe caféier. Toutefois, il convient de ne jamais résider dans des « fincas » ou des hôtels situés en dehors des centres villes (cf. infra).

Les Français de passage à Popayan se voient souvent proposer une excursion au parc archéologique de San Agustin. Cette excursion est formellement déconseillé depuis Popayan (cf. infra). En revanche, une excursion depuis cette ville sur le site de Tierradentro est envisageable à condition de se renseigner auprès du Bureau de la Police touristique installé sur la Place principale de Popayan. La situation étant mouvante, il est indispensable de disposer d’une information actualisée et précise.
Le tourisme sur la côte pacifique est vivement déconseillé. En revanche, un déplacement au parc naturel de l’île de la Gorgone (département du Cauca) est possible depuis Guapi, à condition de rejoindre cette ville par voie aérienne.
Toute excursion dans la région du Nevado Del Ruiz, près de la ville martyre d’Armero doit se faire en observant les plus strictes mesures de prudence au regard tant des conditions naturelles que udu contexte sécuritaire.

Dans les campagnes

Il est formellement déconseillé, dans tous les cas :

- de visiter les zones rurales et les villes secondaires des départements du Bolivar, de la Guajira, du Cauca, du Huila, du Caqueta, du Guaviare, du Magdalena, du Valle del Cauca, du Choco, du Meta, du Cordoba, du Sucre, du Cesar, du Putumayo, de l’Arauca, du Nariño et du Norte Santander, ainsi que nord-est du Boyaca et les municipalités les plus périphériques de l’Antioquia, où la présence de groupes armés illégaux se fait encore sentir.

- Il est formellement déconseillé de pénétrer en Colombie par voie terrestre. Mafias et groupes armés abondent en effet dans toutes les zones frontalières. Tout déplacement par voie routière dans ces régions doit être évité, surtout de nuit : les barrages et enlèvements ont certes diminué récemment (9 séquestrés sur 5 barrages illégaux en 2008), mais le risque n’est pas nul. De ville à ville, il vaut mieux privilégier l’avion. Néanmoins, les déplacements par la route sont possibles dans les zones andines et Caraïbe, sur les principaux axes, de jour, en particulier au moment des fêtes de fin d’année, de la semaine sainte ou de quelques ponts durant lesquels la sécurité est renforcée.

Tout déplacement par voie routière dans ces régions doit être évité, surtout de nuit : barrages (79 en 2005, 180 en 2006) et enlèvements (800 en 2005, 687 en 2006) n’y sont en effet pas rares. Partout, nos compatriotes sont invités à limiter leurs déplacements de ville à ville, sauf par avion et avec des compagnies aériennes ayant pignon sur rue.

Les excursions sur le site archéologique de San Augustin sont déconseillées pour des raisons de sécurité. Si toutefois certains ressortissants français souhaitent se rendre sur ce site, il doivent le faire depuis Neiva où ils se rendront en avion. Un voyage par voie de terre depuis Popayan jusqu’au site est à proscrire. A Neiva, il faut recourir aux services d’une agence touristique qui puisse organiser le voyage par voie de terre jusqu’à San Agustin et la visite du site dans des conditions de sécurité acceptables.

La ville de Mompos est un des sites touristiques colombiens présentant une grande valeur culturelle. Il est exclu de s’y rendre par voie terrestre depuis Bogota. En revanche, un déplacement peut être envisagé par la route au départ de Carthagène, via Carmen de Bolivar et Magangue, à condition de ne rouler que de jour.

La région du haut Baudo, sur la côte pacifique du Choco (golfe de Tribuga et villes de Nuqui, d’Arusi ou de Bahia Solano-Ciuad Mutis) apparaît au catalogue de quelques agences de voyages spécialisées dans l’éco-tourisme. Cette zone doit pourtant être considérée comme extrêmement dangereuse ; plusieurs touristes dont un ressortissant européen, y ont été enlevés par les FARC en janvier 2008. Il n’est donc absolument pas conseillé de séjourner dans cette région.

Il est également recommandé de ne jamais résider, même à titre provisoire, dans des hôtels ou des villas situés en dehors des agglomérations, même à la périphérie des grandes villes : en août 2007, 22 de nos compatriotes ont ainsi été retenus en otages pendant plusieurs heures, puis volés par plusieurs hommes armés dans la propriété qu’ils avaient louée à une quinzaine de kilomètres de Pereira, dans l’axe caféier ; des enlèvements, des agressions sont régulièrement signalés dans des « fincas » ou des résidences hôtelières installées en campagne. Seuls les plus grands lotissements fermés et gardés en permanence (« compounds »), situés notamment dans le sud du département Cundinamarca, offrent des conditions de sécurité acceptables.

Carte des régions déconseillées en Colombie

Les régions indiquées en rouge sont formellement déconseillées. Les régions indiquées en orange sont déconseillées sauf raison professionnelle impérative.

Catastrophes naturelles

Risques sismiques et volcaniques

La Colombie constitue une zone à fort risque sismique et volcanique.

Plusieurs dizaines de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter y sont enregistrés chaque année (39 au second semestre 2006, p. ex.). En 1999, un tremblement de terre avait fait plusieurs milliers de morts dans la région du café, au centre du pays.

Le 24 mai 2008, s’est produit un tremblement de terre de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter, dans le Meta, au sud-est de Bogota. Ce séisme, qui a été fortement ressenti à Bogota et dans d’autres villes, a causé la mort de plusieurs personnes, des blessés et des dégats matériels : maisons détruites ou endommagées dans la zone proche de l’épicentre, éboulement sur la route qui conduit de Villavencio à Bogota notamment. Cet évènement rappelle que le risque sismique est réel en Colombie. Chacun doit veiller à prendre des dispositions pour y faire face, notamment en appliquant les recommandations de la fiche réflexe consultable sur ce site.

Une douzaine de volcans colombiens sont actifs et peuvent être dangereux, notamment le "Nevado Del Huila" (situé à la frontière entre les départements du Cauca, du Huila et du Tolima), le "Galeras" (situé dans le département de Narino, à proximité de la ville de Pasto) et dont la dernière éruption remonte à février 2009, ou le "Machin" (département du Tolima à proximité de la ville d’Ibague). Des informations à jour sur l’activité de ces volcans peuvent être obtenues sur le site de l’Institut Colombien de Géologie (cliquez ici).

Pour obtenir plus d’information sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe consacrée à ce sujet et disponible sur ce site, dans la rubrique « A savoir ».

Ouragans

Les voyageurs sont invités à se tenir au courant des conditions météorologiques et à consulter la fiche réflexe consacrée à ce sujet et disponible sur ce site, dans la rubrique « A savoir ».

Transports

Infrastructures routières

Le piètre état des routes et les habitudes locales (excès de vitesse, alcool au volant, irrespect du code de la route) rendent la conduite dangereuse. Un permis de conduire international est nécessaire.

Les cars inter-urbains sont parfois la cible d’attaques par des groupes armés, notamment dans les régions périphériques du pays.

En cas d’accident

La législation colombienne interdit formellement aux conducteurs impliqués dans un accident de quitter les lieux ou de déplacer leur véhicule avant l’arrivée de la police. S’ils ne respectent pas cette consigne, ils peuvent être considérés par la justice locale comme étant les seuls responsables de l’incident.

Entrée / Séjour

Pour les touristes dotés d’un billet aller/retour, un visa de 30 à 90 jours, éventuellement renouvelable auprès de la « Direction des étrangers » (« dirección de extranjería ») après paiement d’une taxe, est apposé sur le passeport à l’arrivée dans les aéroports.

Pour plus d’information et pour pour tous les autres motifs de voyage, il convient de consulter l’Ambassade de Colombie en France (http://www.embcolfrancia.com).

Les autorités colombiennes sanctionnent par de lourdes amendes les voyageurs en situation irrégulière, y compris ceux qui se livrent à des activités lucratives alors qu’ils sont entrés dans le pays avec un visa de tourisme. On notera également qu’une taxe d’aéroport est exigée au départ des vols internationaux.

Enfin, les autorités brésiliennes exigent la production d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune à tous les voyageurs en provenance de Colombie.

Attention : les voyageurs qui transitent par un aéroport américain pour se rendre en Colombie doivent se tenir informés de la législation concernant les conditions d’entrée aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa consultable sur ce même site dans la rubrique « Entrée/Séjour » de la fiche Etats-Unis.

Santé

Avant le départ :

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Vaccinations :

Aucune vaccination n’est obligatoire pour entrer sur le territoire colombien. Cependant :

- La vaccination contre la Fièvre jaune est vivement recommandée à toute personne souhaitant se rendre dans les régions côtières de l’Atlantique, du Pacifique, dans la région amazonienne, dans la région des « Llanos » et dans le département de la Guajira (à la frontière avec le Venezuela). En outre, cette vaccination est exigée à l’entrée de la plupart des parcs naturels colombiens, mais aussi par les compagnies aériennes qui desservent les départements de Putumayo, du Meta et du Caqueta. Cette vaccination doit être pratiquée dans un centre de vaccinations internationales agréé au moins dix jours avant le départ.

- La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-polimyélite est également recommandée.

- Autres vaccinations pouvant être conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, rage.

- Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes :

- Paludisme : Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques, elle impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) et un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : L’Amazonie est classée en zone 3. Le reste du pays est classé en zone 2.

- Autres maladies transmises par les piqûres de moustiques : D’autres maladies (notamment virales) peuvent être transmises par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements) et ce y compris le journée.

Il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Hygiène alimentaire :

L’eau courante n’est généralement considérée comme potable qu’à Bogota et dans les plus grandes villes du pays. Cependant les contaminations digestives (virales ou parasitaires) ne sont pas rares. C’est pourquoi il est conseillé:

- de ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées,
- d’éviter l’ingestion de glaçons, de légumes crus, de salades et de fruits de mer,
- de s’assurer d’une cuisson suffisante des aliments,
- de veillez à un lavage soigneux des mains avant chaque repas.

Mal des montagnes :

Bogota étant située à 2700 mètres d’altitude, certains voyageurs peuvent y éprouver le mal des montagnes. Les personnes sujettes à des maladies respiratoires ou cardiaques ou souffrant d’une tension artérielle élevée, de prendre les précautions adéquates.

Quelques règles simples :

- Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)

- Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez

- Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)

- Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.

Sida : Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Infrastructures de santé:

Seules les plus grandes villes colombiennes disposent d’infrastructures de santé capables de prendre en charge à peu près tous les types d’urgence. Il s’agit le plus souvent de cliniques privées. Il faut toutefois garder à l’esprit que ces dernières n’admettent généralement que des patients qui ont payé d’avance.

A Bogota, les établissements hospitaliers de référence sont :

- la « Clinica del Country », tél. : (57.1) 530 04 70 et (57.1) 530.12.70
- la « Clinica Marly », tél. : (57.1) 343 66 00
- la « Fundacion Santa Fe », tél. : (57.1) 215 23 00. Cette dernière dispose d’un accord avec InterMutuelles Assistance (IMA) ce qui lui permet, dans certains cas, d’accepter la prise en charge au tiers payant des patients français couverts par cette dernière.

Ces établissements collaborent avec divers services d’ambulances privées, notamment Trasmedica, tél. : (57.1) 614 68 38.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter :

Le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr

Les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs : http://www.invs.sante.fr/beh/2007/24/beh_24_2007.pdf

Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr

Le site du CIMED : www.cimed.org

Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)

Le site de l’Institut Pasteur de Paris : www.pasteur.fr ou de Lille : www.pasteur-lille.fr

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Ambassade de France à Bogota :

Tél : (57.1) 638 14 00 ou, en cas d’urgence, (57.1) 638 15 64. Télécopie : (57.1) 638 14 30.

Section consulaire :

Tél : (57.1) 638 14 48. Télécopie : (57.1) 638 14 55.

Sept consuls honoraires sont accrédités dans le pays. Ils peuvent donner des renseignements sur la situation dans leur ville et département de résidence.

Cali : (572) ou (592) 883 59 04.

Barranquilla : (575) ou (595) 350 93 88.

Bucaramanga : (577) ou (597) 645 93 93.

Pereira : (576) ou (596) 323 11 31.

Carthagène : (575) ou (595) 664 67 14 ou 660 01 67.

Medellin : (574) ou (594) 373 47 71.

Santa Marta : (575) 420 10 88

Dernière Minute

Grippe A/H1N1

L’ensemble du continent américain est considéré comme zone à risque par les autorités sanitaires compte tenu du nombre important de cas rapportés.

Pour plus de précisions, cliquez ici.

Insécurité
Trois ressortissants français ont été tués en Colombie depuis le début de l’année et une forte augmentation de l’insécurité et de la délinquance est relevée depuis quelques mois (homicides, atteintes aux personnes, cambriolages...), particulièrement dans les grands centres urbains. Il convient donc de faire preuve de prudence, y compris dans les zones réputées sûres.

Sécurité

Risques liés à la violence

La sécurité en Colombie s’est considérablement améliorée depuis 2001. Toutefois, la Colombie reste un pays dangereux (16.140 homicides en 2008). S’il convient de distinguer les risques liés à la violence politique (surtout dans les campagnes isolées, par ailleurs affectées par les mines anti-personnel) de la criminalité de droit commun, les délinquants locaux n’hésitent pas à s’en prendre, parfois violemment, aux ressortissants étrangers.

D’une façon générale, la plupart des agressions visant nos compatriotes et signalées à notre ambassade ces dernières années avaient été exécutées à main armée. Qui plus est, la majorité de ces incidents se sont produits dans des zones du pays que les victimes considéraient comme sûres. Il convient donc de ne jamais perdre de vue que la situation sécuritaire évolue constamment en Colombie et que les étrangers y constituent des cibles de choix pour la délinquance, même dans des régions, dans des villes ou dans des quartiers réputés plus tranquilles que d’autres.

Certaines règles élémentaires de prudence sont donc de mise sur tout le territoire :

- ne jamais partir à l’aventure. Les adeptes du cyclotourisme, de l’auto-stop, du camping (et des camping-cars), des voyages inter-urbains par bus, comme tous les amateurs de sensations fortes et de terres vierges sont invités à choisir une autre destination. Ceux de nos compatriotes qui envisagent de traverser le Continent américain du nord au sud (ou l’inverse) sont également invités à bien planifier leur itinéraire : trop souvent, ils découvrent au dernier moment que leur périple les oblige à traverser toute la Colombie, en raison de l’indisponibilité des liaisons maritimes entre le Panama et l’Equateur ;
- toujours faire preuve de vigilance et rester attentif à son environnement immédiat ;
- ne jamais résister à une agression. Même un banal vol à l’arraché peut tourner à la tragédie si son auteur, souvent armé, prend peur ou s’irrite de la mauvaise volonté de sa victime. Il convient, autant que possible, de rester calme, de garder ses mains bien en évidence et de ne pas faire de geste brusque. Disposer en permanence sur soi d’une somme modique (l’équivalent en monnaie locale d’environ 50 euros) peut en outre éviter que la déception de l’agresseur se retourne contre sa victime trop désargentée ;
- limiter les déplacements nocturnes. Dans tous les cas, il convient d’éviter de se déplacer seul le soir, y compris dans les grandes villes et surtout dans les quartiers abritant restaurants et boîtes de nuit ;
- les déplacements inter-urbains sont à proscrire de nuit. De jour, ils sont envisageable sur les principaux axes de la zone andine et de la côte Caraïbe, mais à éviter dans les Llanos et dans les régions frontalières.
- ne jamais porter d’objet de valeur (bijoux, caméras, etc.). D’une manière générale, il convient d’observer la plus grande discrétion possible et de ne pas exhiber de signes extérieurs de richesse (y compris une simple carte de crédit) ;
- manier avec précaution ses moyens de paiement. Les chèques de voyage ne sont presque jamais acceptés en Colombie et il est dangereux de porter sur soi de trop grosses sommes d’argent liquide. Il est certes possible de payer par carte de crédit dans la plupart des commerces et des hôtels des grandes villes, mais il convient alors de prendre garde aux tentatives de « clonage », dont nos compatriotes sont régulièrement victimes, y compris dans des établissements a priori tout à fait respectables (il convient de ne jamais perdre de vue sa carte et de conserver tous les reçus de paiement). Il est conseillé de ne retirer de l’argent qu’en plein jour, dans des distributeurs installés dans des endroits fréquentés, de préférence des quartiers résidentiels et des centres commerciaux, notamment pour minimiser le risque d’ « enlèvement express » (cf. infra, Dans les grandes villes).
- ne jamais accorder sa confiance à mauvais escient. Les agressions et les vols les plus graves visant des étrangers dans ce pays sont commis par des délinquants connus, souvent de fraîche date, de la victime ;
- ne pas perdre de vue ses bagages, notamment dans les halls d’hôtels, les gares routières et les aéroports. Outre le risque d’un simple vol, il est toujours possible que des produits prohibés soient glissés dans les valises d’un voyageur négligent ;
- ne jamais consommer, acquérir et tenter d’importer ou d’exporter des produits stupéfiants. En Colombie, les peines de prison pour les candidats au trafic de drogue sont lourdes et les conditions d’incarcération sont rudes. On notera également que même si certains produits dérivés de la feuille de coca (notamment les sachets pour infusion) sont en vente libre dans ce pays, ils sont formellement interdits en France et dans de nombreux pays de la région. En 2004, deux de nos compatriotes en transit dans un aéroport sud-américain ont ainsi été détenus pendant plusieurs semaines parce qu’ils transportaient des feuilles de coca séchées ;
- Il est rappelé que les actes de pédophilie sont, en Colombie, comme en France, sévèrement réprimés. Pour mémoire, un Français qui commet un crime à l’étranger peut être poursuivi en France (art.113-6 et 227-27-1du Code pénal).
- être toujours porteur d’une photocopie de ses documents d’identité ;
- laisser ses coordonnées et son itinéraire à l’Ambassade de France, par le biais du formulaire disponible sur le site internet de cette dernière (http://www.ambafrance-co.org/article.php3?id_article=597).

Dans tous les cas, les Français de passage en Colombie sont invités à ne jamais hésiter à prendre l’attache de leur ambassade (joignable 24h/24 et 7 jours sur 7), notamment en cas de menace, d’agression et d’arrestation, au (57-1) 638 14 00 ou au (57-1) 638 15 64.

Pour le reste, les risques liés à la violence ne sont pas les mêmes dans les grandes villes et en campagne.

Dans les grandes villes

Si le taux de criminalité dans les zones résidentielles de quelques grandes villes colombiennes se rapproche désormais, parfois, des standards mondiaux, il est toujours beaucoup plus élevé dans les arrondissements plus populaires. Il est donc formellement déconseillé de visiter ces quartiers pauvres.

La plupart des agressions enregistrées en Colombie contre des Français sont commises dans les grandes villes. Il s’agit, par exemple :

- de vols à l’arraché (de sacs, de téléphones portables...) ;
- de vols avec ruse (les touristes sont attirés sous un prétexte fallacieux, souvent par de faux policiers, dans un lieu écarté où ils sont dépouillés sous la menace d’une arme ou d’une arrestation) ;
- d’agression à la scopolamine ou toute autre drogue similaire qui, versée dans une boisson ou sur de la nourriture, glissée dans une cigarette, une gomme à mâcher, voire soufflée au visage (souvent par un passant qui demande son chemin), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire ;
- d’attaques à main armée, par exemple aux feux rouges, mais aussi dans les hôtels (des délinquants se mêlent aux clients en prenant une chambre, puis, de jour comme de nuit, neutralisent les vigiles et les dispositifs de sécurité pour dépouiller tous les hôtes de l’établissement) ;
- d’enlèvements express, au cours duquel la victime est dépouillée, puis contrainte à faire le tour des distributeurs automatiques de billets pour épuiser le crédit de sa carte bancaire, voire à conduire ses ravisseurs à son domicile ou sur son lieu de travail. Ces agressions sont commises le plus souvent à la faveur d’un trajet en taxi hélé dans la rue ou après un retrait d’argent liquide.
- d’enlèvements, certes moins fréquents que par le passé, mais toujours nombreux en Colombie (437 en 2008). Plusieurs citoyens français ont été enlevés dans ce pays au cours des dernières années.

A ces phénomènes provoqués par la criminalité de droit commun viennent s’ajouter ceux engendrés par la violence politique.

-  toutes les grandes villes colombiennes ont été la cible d’attentats à l’explosif au cours des dernières années, y compris Bogota et Cali (cf. infra). Ces incidents ont été particulièrement fréquents à Neiva.
- les manifestations ne sont pas rares dans les grandes villes, notamment aux abords des universités. Il arrive qu’elles dégénèrent (jets de grenade, etc).
Pour se prémunir de ces risques, il convient de respecter, en ville, quelques consignes élémentaires de sécurité, qui viennent s’ajouter aux recommandations générales citées ci-dessus :

- n’emprunter que des radio-taxis contactés par téléphone (ce système est parfaitement au point dans les grandes villes) et ne jamais héler un taxi dans la rue, même dans les quartiers considérés comme « sûrs ». Dans les aéroports, ne pas suivre les rabatteurs vers des taxis « pirates » et privilégier les services des compagnies agréées, dont les prix sont affichés et les guichets souvent installés dans les locaux mêmes de l’aérogare ;
- dans les cafés et les restaurants, ne pas laisser boissons et nourritures sans surveillance et ne jamais accepter de cigarette ou de gomme à mâcher d’un inconnu ;
- verrouiller systématiquement les portières et les fenêtres du véhicule emprunté, quelle que soit la durée du trajet ;
- éviter le stationnement dans les endroits isolés ou non gardés et, dans tous les cas, s’assurer de l’environnement du véhicule avant d’en descendre ;
- ne pas suivre les inconnus qui abordent les étrangers dans la rue (touristes prétendument perdus, négociants en pierres précieuses, etc.), y compris s’ils se présentent comme des agents des forces de l’ordre en civil. Les policiers colombiens chargés de la sécurité de la voie publique sont toujours en uniforme lorsqu’ils sont en service ;
- éviter les attroupements, les rassemblements et les manifestations.

Nos compatriotes trouveront ci-dessous un panorama rapide de la situation sécuritaire dans quelques unes des principales villes colombiennes.

Bogota

Métropole de 8 millions d’habitants adossée à la cordillère des Andes, Bogota présente un paysage sécuritaire contrasté : au sud, les quartiers populaires restent le théâtre de nombreuses violences et doivent être absolument évités par les touristes de passage (notamment Kennedy et Ciudad Bolivar, mais aussi et surtout les banlieues d’Altos de Cazuca et de Soacha, ainsi que les quartiers qui se trouvent autour de la Candelaria, même si cette dernière est bien plus sûre) ; au nord, quelques zones résidentielles et commerciales (Chapinero, Usaquen...) offrent une apparence plus tranquille.

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Il n’en reste pas moins que la plupart des agressions commises en Colombie contre des Français ont été enregistrées dans les quartiers « riches » de la capitale colombienne :
- Même aux abords des plus grands centres commerciaux de Bogota (Centro Comercial Andino, Unicentro...), et des zones abritant restaurants, bars et boîtes de nuit (« Zona T », Parc de la 93...), il faut être attentif aux risques d’enlèvements express, de promenades millionnaires et d’agressions à la scopolamine;
- les vols avec ruse (cf. supra) sont fréquents à Chapinero et El Chico, c’est-à-dire aux abords des grands hôtels et des ambassades. Leurs auteurs semblent en outre avoir une prédilection pour les jours de « ciclovia » (le dimanche et les jours fériés), lorsque certaines avenues sont fermées à la circulation automobile et ouvertes aux piétons comme aux cyclistes ;
- c’est également dans ces quartiers que sont le plus fréquemment commis des vols à main armée, notamment entre les rues 90 et 95 et entre les rues 72 et 85, au sud de l’avenue 11 (« carretera 11 »). On relèvera également que le nombre d’enlèvements classiques était en forte progression dans la capitale colombienne lors des cinq premiers mois de 2007 (23 cas) par rapport à la même période en 2006 (5 cas). On relèvera également que le nombre d’enlèvements a diminué en 2008 par rapport à 2007, mais que le nombre d’homicides a été à peu près stable. En outre, les stations de bus métropolitains (« Transmilenio ») attirent, notamment aux heures de pointes, pick-pockets.

De Bogota, il est possible d’effectuer des excursions à Villa de Leyva, Melgar et Girardot en circulant de jour sur les routes asphaltées.

Medellin

La capitale du département d’Antioquia et seconde ville de Colombie a connu une amélioration de sa situation sécuritaire au cours des dernières années. La tendance est toutefois inversée depuis 2008 et les niveaux de criminalité ont nettement progressé depuis plusieurs mois (le taux des homicides pour 100.000 habitants est passé de 34 en 2007 à 45,6 en 2008 et 53 sur le premier semestre 2009). Certains quartiers de Medellin doivent être absolument évités, de jour comme de nuit - par exemple Aranjuez, Guyabal, Castilla et Parque San Antonio. Les communes de Laureles Estadio, la Candelaria et Las Palmas peuvent être considérées comme les plus sûres de la ville ; il convient toutefois d’y respecter les consignes de sécurité générales énumérées ci-dessus.

Enfin, pour rejoindre ou quitter Medellin, il est préférable, la nuit, de transiter par l’aéroport national Olaya Herrera (situé en plein centre ville) plutôt que par l’aéroport international José Maria Cordoba (en grande banlieue).

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Cali

Avec plus de 1 000 meurtres par an, Cali reste une ville dangereuse. Plusieurs attentats à la bombe ont également été commis dans la capitale du Valle del Cauca ces dernières années. Dans ce contexte, les ressortissants français sont invités à la plus grande prudence, y compris dans les quartiers réputés résidentiels - qui, comme dans toutes les villes colombiennes, changent totalement de physionomie après la tombée de la nuit.

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Carthagène

Destination privilégiée des touristes visitant la Colombie, Carthagène des Indes est aussi une capitale régionale d’un million d’habitants dont la plupart vivent dans des quartiers pauvres. La situation sécuritaire y est très inégale selon les quartiers.

Cette progression de la violence n’a pas épargné les étrangers : en janvier 2007, deux touristes européens âgés ont été assassinés de sang froid, en plein jour, sous les murailles du centre historique, par deux jeunes gens qui voulaient les dépouiller de leurs sacs et de leur caméra.

Nos compatriotes sont donc invités à ne séjourner que dans des hôtels sécurisés et à limiter leurs déplacements à l’intérieur des remparts de la vieille ville de Carthagène aux quartiers de Bocagrande et de Gethsemi et aux îles du Rosaire.

Santa Marta

La ville côtière et balnéaire de Santa Marta est le théâtre, depuis 2006, de fréquents et sanglants règlements de comptes entre mafias (142 meurtres entre janvier et septembre 2007). Jusqu’ici, ces violences n’ont pas affecté les étrangers de passage - mais nos compatriotes sont tout de même invités à éviter les quartiers les plus populaires de cette cité, comme les escapades nocturnes.

A l’est de la ville, la zone côtière du parc Tayrona peut être considérée comme plus sûre. De violents courants peuvent toutefois y surprendre les baigneurs : il convient de ne fréquenter que les plages autorisées et de suivre scrupuleusement les consignes des autorités.

En revanche, toute excursion sur les contreforts de la montagne et dans la « Sierra » elle-même est proscrite. Seules sont envisageables les randonnées jusqu’à la « Ville perdue » (Ciudad Perdida), en respectant un certain nombre de conditions : être accompagné d’un guide (obligatoire), les effectuer à la saison sèche qui attire un flux important de touristes et donc un renforcement de la surveillance (de décembre à février), être en bonne santé compte tenu de l’effort que signifie que signifie ce circuit (5 à 6 jours de marche dont 3 de montée, conditions d’hébergement très sommaires, dénivelé de 900m à partir de la base de départ située à 300m au-dessus du niveau de la mer).

Enfin, certains voyageurs sont parfois tentés de circuler entre Santa Marta et le Venezuela, soit à travers le Département de la Guajira (à l’est), soit via Bucaramanga (au sud). Ces deux itinéraires sont tout à fait déconseillés, notamment en bus.

Leticia

Située à l’extrême sud de la Colombie, Leticia est surtout un « camp de base » pour les voyageurs désireux de s’aventurer pendant quelques jours en Amazonie.

Ces excursions ne peuvent toutefois être envisagées qu’en groupe ; elles doivent aussi être soigneusement préparées, depuis l’Europe ou Bogota, avec des agences de voyage ayant pignon sur rue : en décembre 2003, un de nos compatriotes qui séjournait seul dans cette région a disparu après avoir emprunté une pirogue dans le port fluvial de Leticia.

Popayan et l’axe caféier

Aucune agression grave n’a été récemment signalée contre des Français dans les villes de l’axe caféier. Toutefois, il convient de ne jamais résider dans des « fincas » ou des hôtels situés en dehors des centres villes (cf. infra).

Les Français de passage à Popayan se voient souvent proposer une excursion au parc archéologique de San Agustin. Cette excursion est formellement déconseillé depuis Popayan (cf. infra). En revanche, une excursion depuis cette ville sur le site de Tierradentro est envisageable à condition de se renseigner auprès du Bureau de la Police touristique installé sur la Place principale de Popayan. La situation étant mouvante, il est indispensable de disposer d’une information actualisée et précise.
Le tourisme sur la côte pacifique est vivement déconseillé. En revanche, un déplacement au parc naturel de l’île de la Gorgone (département du Cauca) est possible depuis Guapi, à condition de rejoindre cette ville par voie aérienne.
Toute excursion dans la région du Nevado Del Ruiz, près de la ville martyre d’Armero doit se faire en observant les plus strictes mesures de prudence au regard tant des conditions naturelles que udu contexte sécuritaire.

Dans les campagnes

Il est formellement déconseillé, dans tous les cas :

- de visiter les zones rurales et les villes secondaires des départements du Bolivar, de la Guajira, du Cauca, du Huila, du Caqueta, du Guaviare, du Magdalena, du Valle del Cauca, du Choco, du Meta, du Cordoba, du Sucre, du Cesar, du Putumayo, de l’Arauca, du Nariño et du Norte Santander, ainsi que nord-est du Boyaca et les municipalités les plus périphériques de l’Antioquia, où la présence de groupes armés illégaux se fait encore sentir.

- Il est formellement déconseillé de pénétrer en Colombie par voie terrestre. Mafias et groupes armés abondent en effet dans toutes les zones frontalières. Tout déplacement par voie routière dans ces régions doit être évité, surtout de nuit : les barrages et enlèvements ont certes diminué récemment (9 séquestrés sur 5 barrages illégaux en 2008), mais le risque n’est pas nul. De ville à ville, il vaut mieux privilégier l’avion. Néanmoins, les déplacements par la route sont possibles dans les zones andines et Caraïbe, sur les principaux axes, de jour, en particulier au moment des fêtes de fin d’année, de la semaine sainte ou de quelques ponts durant lesquels la sécurité est renforcée.

Tout déplacement par voie routière dans ces régions doit être évité, surtout de nuit : barrages (79 en 2005, 180 en 2006) et enlèvements (800 en 2005, 687 en 2006) n’y sont en effet pas rares. Partout, nos compatriotes sont invités à limiter leurs déplacements de ville à ville, sauf par avion et avec des compagnies aériennes ayant pignon sur rue.

Les excursions sur le site archéologique de San Augustin sont déconseillées pour des raisons de sécurité. Si toutefois certains ressortissants français souhaitent se rendre sur ce site, il doivent le faire depuis Neiva où ils se rendront en avion. Un voyage par voie de terre depuis Popayan jusqu’au site est à proscrire. A Neiva, il faut recourir aux services d’une agence touristique qui puisse organiser le voyage par voie de terre jusqu’à San Agustin et la visite du site dans des conditions de sécurité acceptables.

La ville de Mompos est un des sites touristiques colombiens présentant une grande valeur culturelle. Il est exclu de s’y rendre par voie terrestre depuis Bogota. En revanche, un déplacement peut être envisagé par la route au départ de Carthagène, via Carmen de Bolivar et Magangue, à condition de ne rouler que de jour.

La région du haut Baudo, sur la côte pacifique du Choco (golfe de Tribuga et villes de Nuqui, d’Arusi ou de Bahia Solano-Ciuad Mutis) apparaît au catalogue de quelques agences de voyages spécialisées dans l’éco-tourisme. Cette zone doit pourtant être considérée comme extrêmement dangereuse ; plusieurs touristes dont un ressortissant européen, y ont été enlevés par les FARC en janvier 2008. Il n’est donc absolument pas conseillé de séjourner dans cette région.

Il est également recommandé de ne jamais résider, même à titre provisoire, dans des hôtels ou des villas situés en dehors des agglomérations, même à la périphérie des grandes villes : en août 2007, 22 de nos compatriotes ont ainsi été retenus en otages pendant plusieurs heures, puis volés par plusieurs hommes armés dans la propriété qu’ils avaient louée à une quinzaine de kilomètres de Pereira, dans l’axe caféier ; des enlèvements, des agressions sont régulièrement signalés dans des « fincas » ou des résidences hôtelières installées en campagne. Seuls les plus grands lotissements fermés et gardés en permanence (« compounds »), situés notamment dans le sud du département Cundinamarca, offrent des conditions de sécurité acceptables.

Carte des régions déconseillées en Colombie

Les régions indiquées en rouge sont formellement déconseillées. Les régions indiquées en orange sont déconseillées sauf raison professionnelle impérative.

Catastrophes naturelles

Risques sismiques et volcaniques

La Colombie constitue une zone à fort risque sismique et volcanique.

Plusieurs dizaines de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter y sont enregistrés chaque année (39 au second semestre 2006, p. ex.). En 1999, un tremblement de terre avait fait plusieurs milliers de morts dans la région du café, au centre du pays.

Le 24 mai 2008, s’est produit un tremblement de terre de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter, dans le Meta, au sud-est de Bogota. Ce séisme, qui a été fortement ressenti à Bogota et dans d’autres villes, a causé la mort de plusieurs personnes, des blessés et des dégats matériels : maisons détruites ou endommagées dans la zone proche de l’épicentre, éboulement sur la route qui conduit de Villavencio à Bogota notamment. Cet évènement rappelle que le risque sismique est réel en Colombie. Chacun doit veiller à prendre des dispositions pour y faire face, notamment en appliquant les recommandations de la fiche réflexe consultable sur ce site.

Une douzaine de volcans colombiens sont actifs et peuvent être dangereux, notamment le "Nevado Del Huila" (situé à la frontière entre les départements du Cauca, du Huila et du Tolima), le "Galeras" (situé dans le département de Narino, à proximité de la ville de Pasto) et dont la dernière éruption remonte à février 2009, ou le "Machin" (département du Tolima à proximité de la ville d’Ibague). Des informations à jour sur l’activité de ces volcans peuvent être obtenues sur le site de l’Institut Colombien de Géologie (cliquez ici).

Pour obtenir plus d’information sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe consacrée à ce sujet et disponible sur ce site, dans la rubrique « A savoir ».

Ouragans

Les voyageurs sont invités à se tenir au courant des conditions météorologiques et à consulter la fiche réflexe consacrée à ce sujet et disponible sur ce site, dans la rubrique « A savoir ».

Transports

Infrastructures routières

Le piètre état des routes et les habitudes locales (excès de vitesse, alcool au volant, irrespect du code de la route) rendent la conduite dangereuse. Un permis de conduire international est nécessaire.

Les cars inter-urbains sont parfois la cible d’attaques par des groupes armés, notamment dans les régions périphériques du pays.

En cas d’accident

La législation colombienne interdit formellement aux conducteurs impliqués dans un accident de quitter les lieux ou de déplacer leur véhicule avant l’arrivée de la police. S’ils ne respectent pas cette consigne, ils peuvent être considérés par la justice locale comme étant les seuls responsables de l’incident.

Entrée / Séjour

Pour les touristes dotés d’un billet aller/retour, un visa de 30 à 90 jours, éventuellement renouvelable auprès de la « Direction des étrangers » (« dirección de extranjería ») après paiement d’une taxe, est apposé sur le passeport à l’arrivée dans les aéroports.

Pour plus d’information et pour pour tous les autres motifs de voyage, il convient de consulter l’Ambassade de Colombie en France (http://www.embcolfrancia.com).

Les autorités colombiennes sanctionnent par de lourdes amendes les voyageurs en situation irrégulière, y compris ceux qui se livrent à des activités lucratives alors qu’ils sont entrés dans le pays avec un visa de tourisme. On notera également qu’une taxe d’aéroport est exigée au départ des vols internationaux.

Enfin, les autorités brésiliennes exigent la production d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune à tous les voyageurs en provenance de Colombie.

Attention : les voyageurs qui transitent par un aéroport américain pour se rendre en Colombie doivent se tenir informés de la législation concernant les conditions d’entrée aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa consultable sur ce même site dans la rubrique « Entrée/Séjour » de la fiche Etats-Unis.

Santé

Avant le départ :

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Vaccinations :

Aucune vaccination n’est obligatoire pour entrer sur le territoire colombien. Cependant :

- La vaccination contre la Fièvre jaune est vivement recommandée à toute personne souhaitant se rendre dans les régions côtières de l’Atlantique, du Pacifique, dans la région amazonienne, dans la région des « Llanos » et dans le département de la Guajira (à la frontière avec le Venezuela). En outre, cette vaccination est exigée à l’entrée de la plupart des parcs naturels colombiens, mais aussi par les compagnies aériennes qui desservent les départements de Putumayo, du Meta et du Caqueta. Cette vaccination doit être pratiquée dans un centre de vaccinations internationales agréé au moins dix jours avant le départ.

- La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-polimyélite est également recommandée.

- Autres vaccinations pouvant être conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, rage.

- Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes :

- Paludisme : Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques, elle impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) et un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : L’Amazonie est classée en zone 3. Le reste du pays est classé en zone 2.

- Autres maladies transmises par les piqûres de moustiques : D’autres maladies (notamment virales) peuvent être transmises par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements) et ce y compris le journée.

Il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Hygiène alimentaire :

L’eau courante n’est généralement considérée comme potable qu’à Bogota et dans les plus grandes villes du pays. Cependant les contaminations digestives (virales ou parasitaires) ne sont pas rares. C’est pourquoi il est conseillé:

- de ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées,
- d’éviter l’ingestion de glaçons, de légumes crus, de salades et de fruits de mer,
- de s’assurer d’une cuisson suffisante des aliments,
- de veillez à un lavage soigneux des mains avant chaque repas.

Mal des montagnes :

Bogota étant située à 2700 mètres d’altitude, certains voyageurs peuvent y éprouver le mal des montagnes. Les personnes sujettes à des maladies respiratoires ou cardiaques ou souffrant d’une tension artérielle élevée, de prendre les précautions adéquates.

Quelques règles simples :

- Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)

- Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez

- Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)

- Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.

Sida : Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Infrastructures de santé:

Seules les plus grandes villes colombiennes disposent d’infrastructures de santé capables de prendre en charge à peu près tous les types d’urgence. Il s’agit le plus souvent de cliniques privées. Il faut toutefois garder à l’esprit que ces dernières n’admettent généralement que des patients qui ont payé d’avance.

A Bogota, les établissements hospitaliers de référence sont :

- la « Clinica del Country », tél. : (57.1) 530 04 70 et (57.1) 530.12.70
- la « Clinica Marly », tél. : (57.1) 343 66 00
- la « Fundacion Santa Fe », tél. : (57.1) 215 23 00. Cette dernière dispose d’un accord avec InterMutuelles Assistance (IMA) ce qui lui permet, dans certains cas, d’accepter la prise en charge au tiers payant des patients français couverts par cette dernière.

Ces établissements collaborent avec divers services d’ambulances privées, notamment Trasmedica, tél. : (57.1) 614 68 38.

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter :

Le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr

Les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs : http://www.invs.sante.fr/beh/2007/24/beh_24_2007.pdf

Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire : www.invs.sante.fr

Le site du CIMED : www.cimed.org

Le site de l’organisation mondiale de la santé : www.who.int (anglais et français)

Le site de l’Institut Pasteur de Paris : www.pasteur.fr ou de Lille : www.pasteur-lille.fr

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.