Accès rapide :

Cameroun

Cameroun

Certification ISO
Dernière mise à jour le: 22 juillet 2014 - Information toujours valide le: 23 août 2014

Dernière minute

Suite aux enlèvements dans la région Extrême-Nord, le 19 février 2013, le 14 novembre 2013 et le 4 avril 2014, il est demandé à tous les Français encore présents dans la zone de la quitter dans les meilleurs délais. Tout déplacement dans la zone est formellement déconseillé, la sécurité des Français n’étant plus assurée. Par ailleurs, il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans les régions du Nord et de l’Adamaoua (cf. carte de la rubrique « Sécurité »).

RCA

Les événements en Centrafrique ont provoqué dans les régions frontalières des accrochages entre la Séléka et les forces de sécurité camerounaises ainsi qu’un mouvement de réfugiés, parmi lesquels pourraient se trouver des individus peu scrupuleux. Toute présence dans ces zones, notamment dans les villes de Garoua-Boulaï et de Gamboula, est formellement déconseillée (cf. carte de la rubrique "Sécurité").

Polyomiélite

Le Cameroun rapporte plusieurs cas de poliomyélite. Les autorités ont annoncé, pour éviter sa propagation, la mise en place, dans les aéroports, de mesures de contrôle et de vaccinations pour les personnes non à jour.

L’organisation mondiale de la santé recommande:

  • Aux voyageurs souhaitant se rendre au Cameroun de disposer d’un certificat de vaccination contre la poliomyélite datant de moins de 12 mois (à inscrire sur un certificat de vaccination internationale)
  • Aux voyageurs ou résidents présents au Cameroun depuis plus de 4 semaines (et n’ayant pas été vaccinés dans les 12 derniers mois) de bénéficier d’un rappel vaccinal contre la poliomyélite.

Le Haut conseil de santé publique français recommande l’utilisation du vaccin polio-inactivé injectable.

Sécurité

Le taux de criminalité au Cameroun demeure d’un niveau raisonnable. Cependant les Français peuvent constituer une cible privilégiée pour les délinquants de toutes sortes. Les agressions, principalement motivées par le vol de biens matériels ou d’objets de valeur, peuvent s’accompagner de violences graves pouvant aller jusqu’au meurtre. Le respect de consignes générales de sécurité, la vigilance et le bon sens permettent cependant de voyager dans les zones figurant en jaune sur la carte. Il est recommandé à toute personne se déplaçant hors de son lieu de résidence habituel de consulter régulièrement cette Fiche Conseils aux voyageurs, mise à jour grâce à des sources variées et fiables d’informations et de ne pas se fier au seul « bouche à oreille », nettement insuffisant. Par ailleurs, les voyageurs français sont fortement invités à s’inscrire sur le portail Ariane, afin de recevoir le cas échéant, des messages de sécurité.

Les risques
  • Le risque terroriste ne peut être écarté, en particulier en zone rouge dans l’Extrême-Nord, formellement déconseillée (cf. infra), et dans les lieux fréquentés par les étrangers et dans les grandes villes.
  • La délinquance d’appropriation : Dans les grandes agglomérations, il est conseillé de prendre certaines précautions tant lors des déplacements à pied ou en véhicule, qu’à domicile (hôtel, appartement situé en étage, villa). Des rôdeurs isolés mais aussi des bandes organisées se livrent à des cambriolages et à des agressions nocturnes.
  • Les coupeurs de route :Des agressions ont régulièrement lieu, de jour comme de nuit, sur les routes. Il est donc vivement conseillé de se déplacer en convoi de jour, de ne pas rouler la nuit et d’éviter de transporter d’importantes sommes d’argent, mais d’avoir, en revanche, quelques billets qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression. Il est vivement conseillé de ne pas résister. Les axes routiers (routes goudronnées et pistes de brousse) dans les régions de l’Extrême Nord (formellement déconseillée), de l’Adamaoua et du Nord (déconseillées sauf raison impérative) et le long des frontières Est et Nord-Ouest (formellement déconseillées , sont de traditionnels lieux d’attaques périodiques par des bandes armées (coupeurs de route). Une recrudescence du phénomène est perceptible, ainsi qu’une extension des régions concernées. En conséquence, la prudence est recommandée dans l’ensemble du pays.
  • La piraterie maritime : la navigation de plaisance est formellement déconseillée dans le golfe de Guinée et a fortiori le mouillage près des côtes, compte tenu des risques liés à la piraterie maritime qui affecte cette zone.
  • Le risque routier : Sur les routes et les pistes, en tout premier lieu sur l’"axe lourd" Yaoundé-Douala, le comportement imprévisible de nombreux conducteurs entraîne une insécurité permanente et nécessite une attention de tous les instants. La circulation de nuit y est particulièrement dangereuse. .
  • Les risques naturels : Le mont Cameroun est un volcan toujours en activité. L’ascension est possible, mais il est nécessaire de se renseigner sur les conditions du moment peu de temps avant le départ. Des gaz mortels peuvent émaner des lacs volcaniques Nyos et Monoum. Des mesures d’évacuation des gaz ont été prises ces dernières années, atténuant le danger d’émanations soudaines. Il est cependant conseillé de se renseigner avant d’entreprendre des excursions aux alentours
Zones formellement déconseillées (rouge) :

Frontière nigériane : Toute la zone frontalière avec le Nigeria (du lac Tchad au golfe de Guinée) est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 kms, du fait d’incursions potentielles et avérées de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigeria.

Région Extrême-Nord : Toute la région Extrême-Nord du Cameroun, des rives du lac Tchad jusqu’au sud de Maroua, est formellement déconseillée du fait du risque terroriste et du risque d’enlèvements, attestés par les enlèvements de Français et d’autres occidentaux, survenus le 19 février 2013, le 14 novembre 2013 et le 4 avril 2014. Il est actuellement vivement recommandé aux Français de quitter la région.

Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad : Il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 kms le long de la frontière du Cameroun du lac Tchad jusqu’au sud de la localité de Yokadouma en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants en tous genres…). Des accrochages ont lieu régulièrement entre forces de l’ordre camerounaises et éléments armés. Les villes de Garoua-Boulaï et de Touboro sont particulièrement déconseillées. La traversée de la zone rouge par les personnes empruntant les routes reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï, ainsi que celles qui relient Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro, doit se faire sous escorte armée.

Il en est de même des déplacements par route dans le sud-est du Cameroun impliquant de passer par Yokadouma.

Pour toutes ces traversées de zone rouge, qui ne sauraient être entreprises que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél : 22 22 79 17 ou 79 18).

Sud-Ouest : Tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers, qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigeria en 2008.

Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière. Il convient donc de ne pas s’y rendre. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte (contact à établir avec le consulat général ou l’ambassade).

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange) :

Régions Nord et Adamaoua : Dans les régions du Nord (capitale : Garoua) et de l’Adamaoua (capitale : N’Gaoundéré), le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. Des tensions croissantes sont perceptibles et des incidents de sécurité régulièrement signalés : coupeurs de route, découvertes de caches d’armes, infiltration d’éléments armés incontrôlés venus de l’extérieur.

Il est recommandé aux Français se rendant à Garoua de signaler leur présence et de communiquer leurs coordonnées à l’Agence consulaire de France de cette ville (http://www.alliancefrancaisegaroua.org/).

En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection armée est recommandée (contacter la gendarmerie).

Frontière sud-est avec la RCA : la partie sud de la frontière avec la RCA à partir du sud de la localité de Yakodouma est déconseillée sauf raison impérative en raison des accrochages qui peuvent y avoir lieu.

Zones à vigilance particulièrement renforcée (jaune) :

La plus grande vigilance est recommandée lors de séjours dans les stations balnéaires (Kribi, Limbe). Des attaques sur les villes côtières par des pirates lourdement armés se déplaçant à bord de vedettes rapides ont déjà eu lieu (notamment à Bata, en Guinée équatoriale et contre des banques à Limbe en 2007.

Par ailleurs, il est rappelé qu’il est strictement interdit de s’approcher à moins de 500m d’une plate-forme pétrolière ; cette interdiction pouvant être portée à 2 ou 3 milles nautiques dans certaines zones. Des renseignements peuvent être obtenus auprès de la capitainerie et des marinas.

A Limbe, compte tenu de plusieurs agressions survenues en février 2013 dans des hôtels, une prudence particulière doit être observée.

Région littoral

Bien qu’au cours des derniers mois aucune agression de touristes par des bandits armés n’ait été signalée à proximité des chutes d’Ekom (entre Bafang et Nkongsamba), il est vivement recommandé de ne s’y rendre qu’en groupe et de quitter les lieux avant la tombée de la nuit. Malgré les dispositions qui ont été prises pour renforcer très sensiblement la sécurité dans la région des "monts de Manengouba et des Lacs jumeaux" (situés près de la ville de Melong - nord de Douala), tant sur les lieux d’hébergement qu’en montagne, il est recommandé de prendre contact au préalable avec les gérants des établissements hôteliers concernés et le cas échéant de solliciter auprès d’eux une escorte armée en montagne.

Les précautions à prendre

Délinquance : il convient d’être vigilant quelle que soit la période mais il faut redoubler de vigilance aux périodes de l’année où la population est particulièrement en manque d’argent : décembre et janvier (autour des fêtes de fin d’année) ; septembre (rentrée scolaire).

  • Éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer la convoitise (sac à main, cellulaire, montre, bijoux, appareil photo…). Les sacs à main sont à proscrire sur les marchés et dans les quartiers sensibles. Il faut éviter d’y mettre des objets précieux (grosse somme d’argent, bijoux, téléphone…) et tous ses documents. Les vols à l’arraché sont fréquents.
  • Ne portez jamais sur vous d’importantes sommes d’argent, mais en revanche ayez quelques billets et pièces qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression.
  • Éviter formellement d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout si vous êtes seul. Les agressions en taxi sont fréquentes, surtout après la tombée de la nuit.
  • En ville, circulez en voiture vitres fermées et portières verrouillées et ne laissez jamais sacs, bagages ou objets de valeur visibles dans l’habitacle du véhicule. De nuit, arrêtez-vous uniquement dans des endroits animés et bien éclairés (ex. station service).
  • Ne tentez jamais de résister aux exigences des agresseurs, qui en général ne visent que les valeurs ou les biens.
  • Ne vous rendez pas dans les quartiers défavorisés et sur les marchés populaires sans être accompagné d’un guide ou d’une personne connaissant les lieux.
  • Se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont).
  • En cas de location d’un appartement ou d’une villa, veiller à embaucher un gardien de jour et de nuit et s’assurer de l’identité des personnels que l’on embauche (garder copie des pièces d’identité). Il est préférable à cet égard de s’adresser à une société de surveillance plutôt qu’à un employé privé. Gardez une copie des pièces d’identité de vos employés et vos biens les plus précieux en un lieu sûr si vous le pouvez.

Transports

Infrastructures routières

Les routes et les pistes sont en général dangereuses en raison du comportement de conducteurs, souvent non titulaires du permis de conduire, irresponsables ou en état d’ébriété. L’axe "lourd" reliant Douala à Yaoundé est réputé pour être l’un des plus meurtriers du monde.

Le danger y est omniprésent : sur la route (comportements, ornières,…) et aux abords (piétons, camions ou véhicules stationnés ou accidentés…). La vigilance requise consiste en particulier à anticiper les dépassements en dehors des zones autorisées et sans visibilité, dans les virages, à anticiper la présence devant soi de camions chargés (grumiers…) roulant avec peu ou pas d’éclairage à des allures parfois très lentes notamment en côte (environ 20 km/heure). Ces camions peuvent stationner en chevauchant la chaussée sans se signaler. Les conducteurs font régulièrement des écarts pour éviter une ornière sur la route et peuvent ainsi se retrouver face à vous. Il est vivement recommandé de boucler sa ceinture de sécurité à l’avant et à l’arrière de la voiture et de conduire prudemment en limitant sa vitesse. Les voyages de nuit (au-delà de 18 heures) sont absolument à proscrire en raison, notamment, de la circulation des poids lourds.

Lorsqu’on emprunte des moyens de transports collectifs, il est prudent de vérifier les horaires d’arrivée à destination afin d’éviter de se trouver sur la route la nuit tombée.

Les ruptures d’approvisionnement en carburant sont rares mais il est conseillé de prévoir des réserves en raison des distances entre les points de distribution.

En cas d’accident matériel ou corporel, mettez-vous en sécurité puis faites appel au service de sécurité le plus proche (cf. Liste des appels d’urgence). Prêtez assistance aux personnes en danger mais restez vigilant.

Réseau ferroviaire

Compte tenu des incertitudes du transport aérien, un nombre croissant de touristes emprunte aujourd’hui le train de nuit qui circule entre Yaoundé et Ngaoundéré. Ce train fournit un service correct aux voyageurs, notamment en première classe et en wagon-lit (choix conseillé). La société Camrail a mis en service une liaison « InterCity » entre Yaoundé et Douala (pour plus d’information, consulter le site camrail.net). Faites attention cependant aux pickpockets et aux voleurs à l’arraché.

Transport aérien

Le transport aérien intérieur reste soumis à l’irrégularité des horaires. Se renseigner sur place.

Entrée / Séjour

  • Formalités d’entrée et de séjour au Cameroun : visa obligatoire.
  • Laisser, chaque fois que cela est possible, à l’hôtel ou chez les amis qui vous accueillent, des photocopies certifiées conforme des pièces d’identité et documents de voyage (carte nationale d’identité, passeports, titres de voyage) permettant aux services consulaires, en cas de perte ou de vol, de reconstituer les pièces originales dérobées ou perdues.
  • Le consulat général à Douala et la section consulaire de l’ambassade à Yaoundé sont à votre disposition pour vous permettre de réunir les informations utiles à vos projets et à vos déplacements, notamment s’agissant de la sécurité.
  • Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Cameroun en France.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Paludisme

Prévention du paludisme : Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

En raison du risque élevé de paludisme, le séjour d’une femme enceinte est fortement déconseillé.

Dengue et Chikungunya

Ces maladies virales transmises par les piqûres de moustiques imposent le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Ces affections pouvant prendre une forme potentiellement grave, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée.

Vaccinations

Au début de l’année 2012, les autorités sanitaires ont rapporté plusieurs cas suspects de fièvre jaune dans le nord du pays. Il est rappelé que la vaccination est obligatoire pour se rendre au Cameroun. Par ailleurs, comme souvent à cette période de l’année, plusieurs cas suspects de méningite à méningocoque sont signalés. La vaccination à méningo A+C+W135 est indispensable.

  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). Le carnet international de vaccination faisant mention de cette vaccination est exigé à l’entrée sur le territoire camerounais.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque (voir ci-dessous).
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Épidémie de méningite

Entre janvier et juin, le Nord Cameroun est régulièrement touché par des épidémies de méningite à méningocoques. La vaccination par le vaccin tétravalent (menomune ou mencevax) est vivement recommandée. Le vaccin bivalent (A + C) n’est pas suffisant car il n’est pas efficace contre certaines méningites à méningocoques (W135).

Épidémie de grippe aviaire

Le Cameroun a été touché par l’épizootie de grippe aviaire en 2006. Il est recommandé aux voyageurs souhaitant se rendre dans ce pays de consulter l’encart "grippe aviaire" figurant en page d’accueil de ce site. La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.

Épidémie de grippe A(H1N1)

Au Cameroun, très peu de cas de grippe A(H1N1) ont été répertoriés jusqu’à présent. Le vaccin n’étant pas disponible sur place, il est néanmoins conseillé aux personnes souffrant d’affections chroniques sous-jacentes et aux femmes enceintes de se faire vacciner 3 semaines avant leur départ.

Hygiène alimentaire - prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.

  • Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).

Régulièrement des épidémies de choléra sévissent dans plusieurs villes du Cameroun, notamment Douala. Pour les voyageurs, une hygiène alimentaire stricte et une propreté de base sont, en règle générale, suffisantes pour éviter une contamination.

VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles. Toute mesure de prévention est indispensable (préservatif).

Quelques règles simples
  • évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue. Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Numéros utiles
  • Cameroun Sanitaire Assistance à Douala : +237 33 42 14 14 / 33 42 15 15 / 33 42 37 48
  • Centre Pasteur de Garoua : +237 22 27 22 22
  • A Yaoundé, centre médico-social : +237 22 23 01 39

Infos utiles

Législation locale

Il y a lieu naturellement de prendre en compte les traditions et les coutumes locales. En particulier :

  • L’homosexualité, réprimée par la loi (article 347 bis du code pénal), peut valoir des condamnations allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, sans compter de fréquents sévices.
  • L’usage et la possession de drogues sont interdits et sévèrement réprimés.
  • Il est formellement interdit de photographier les sites militaires, les bâtiments publics, les aéroports et les ports. Les incidents sont fréquents et la plus grande circonspection est recommandée à cet égard, notamment dans les villes (en particulier à Yaoundé).
  • Il est indispensable d’avoir constamment sur soi ses documents d’identité (ou un permis de résidence ou une copie certifiée du passeport) et les références du contrat d’assurance rapatriement en cas d’accident.

Tout voyageur est tenu de respecter les lois et les règlements, ainsi que les représentants de la force publique. En revanche, il faut refuser de transiger en cas d’abus d’autorité. Si une infraction a été commise, il convient de demander aux membres de la police ou de la gendarmerie un exemplaire des actes de procédure.

Arnaques

Des arnaques sont régulièrement mises en œuvre et très bien organisées, parfois sur une très longue période pour gagner la confiance du « pigeon ». Elles peuvent porter sur des faux objets d’art, sur des associations à caractère professionnel, sur des prêts d’argent…

L’attention des ressortissants français est attirée sur les risques éventuels encourus suite à des contacts noués par voie de correspondance électronique (internet) ou postale, avec certains ressortissants camerounais qui cherchent à les rencontrer afin d’obtenir différents avantages de leur interlocuteur (mariage, acquisition d’une nationalité étrangère, reconnaissance d’enfants naturels ou adultérins…). Le Français, une fois attiré au Cameroun, peu parfois être confronté à des méthodes très coercitives. Des réseaux facilitent les mariages de convenance dans le seul but de contourner la réglementation sur les visas.

Les rencontres amoureuses sont l’occasion de tendre des pièges aux conséquences parfois très graves. Il est vivement conseillé de ne jamais confier ses papiers d’identité, billets d’avion, coordonnées bancaires à l’âme sœur et de donner régulièrement des nouvelles à ses proches.

Les risques financiers

La plus grande prudence est recommandée en matière économique et financière.

L’ambassade de France à Yaoundé a régulièrement connaissance de difficultés graves rencontrées par des Français venant au Cameroun pour répondre à une offre d’emploi. Il arrive trop fréquemment que les conditions évoquées à l’occasion des contacts établis avec le futur employeur (nature et forme du contrat de travail, rémunération et accessoires, obtention d’un visa de travail,…), ne soient pas respectées. Il est conseillé de faire préciser préalablement au départ et par écrit tous ces points et de ne pas s’engager sans garanties solides.

• En matière de partenariat d’affaires, renseignez-vous bien au préalable, notamment auprès de nos consulats et de la mission économique.
• Evitez l’utilisation des cartes de crédit hors des hôtels appartenant à des chaines internationales.
• Evitez de tirer des chèques sur une banque domiciliée hors du Cameroun.
• Evitez l’usage de la voie postale ordinaire pour l’envoi ou la réception de courriers bancaires.
• Soyez très vigilant lors de la consultation d’un compte en banque français sur internet depuis le Cameroun, l’ordinateur pouvant être piraté et le compte vidé.

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014