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Dernière mise à jour le: 17 avril 2014 - Information toujours valide le: 20 avril 2014

Dernière minute

Les voyages touristiques dans l’État de Bahia et particulièrement dans la ville de Salvador sont déconseillés tant que la grève de la police militaire perdure et que la situation de l’ordre public n’est pas revenue à la normale.

Pour les voyageurs déjà sur place ou qui ne pourraient différer leur voyage pour des raisons impératives, il est recommandé d’être particulièrement vigilant, de ne pas s’éloigner des axes sécurisés, de limiter autant que possible les déplacements, et si ces derniers sont nécessaires, de privilégier les déplacements en taxi.

Sécurité

Agressions

En raison des risques avérés d’agression à main armée sur les axes routiers reliant Sao Paulo aux villes du littoral de l’Etat de Sao Paulo, il est recommandé aux Français empruntant ces routes d’exercer la plus grande vigilance à l’égard d’individus positionnés au niveau des ralentisseurs routiers.

En raison d’une augmentation sensible des agressions à l’encontre de touristes, la plus grande prudence est désormais demandée aux voyageurs qui se rendent à Rio de Janeiro. Cet avertissement vaut pour tous les quartiers, et plus particulièrement celui de Copacabana, où sont concentrés plus de 50% des cas de vols à la tire ou à main armée déclarés à la police.

La même prudence est requise de la part des Français qui se rendent à Sao Paulo et sur les plages du littoral paulistain, où les agressions sont de plus en plus fréquentes.

Conseils généraux de sécurité à respecter

  • faire preuve de vigilance et de discrétion (éviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux et tenues vestimentaires de valeur qui attirent l’attention et la convoitise)
  • se méfier de tout stratagème visant à détourner votre attention
  • recourir éventuellement au leurre, en utilisant un deuxième portefeuille (contenant des espèces) et/ou dans la voiture, un deuxième sac à main.
  • éviter aussi les attitudes de touristes, ne pas exhiber appareils photo et caméscopes.
  • être vigilant lors des retraits d’argent.
  • surveiller son verre dans les discothèques.
  • choisir toujours son taxi et éviter ceux qui racolent.
  • En cas d’agression, ne pas résister à l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme.
  • faire preuve de la plus grande vigilance dans l’utilisation des cartes de crédit (détruire les carbones, éviter de la perdre de vue lors d’un paiement, vérifier que vous n’êtes pas suivi avant d’approcher un distributeur de billets. Privilégiez ceux qui sont à l’intérieur d’une banque et effectuez de préférence vos retraits de jour).
  • en ville, circuler vitres fermées et portières bloquées. Hors agglomération, ne pas circuler la nuit.
  • ne pas faire de tourisme dans les favelas.
  • faire des photocopies des documents officiels et laisser les originaux dans le coffre de l’hôtel.
  • ne pas avoir sur soi d’importantes sommes d’argent, mais disposer toujours sur soi d’un billet de 50 réals à remettre, sans hésiter, et sans délai, en cas d’agression.
  • aborder avec prudence les nouvelles fréquentations ou amitiés locales.
  • faire attention aux effets personnels dans les transports en commun.
  • avoir toujours sur soi le numéro du consulat ou de la personne à prévenir en cas d’urgence.
  • à la plage, n’emporter que le minimum.

Il est formellement déconseillé de prendre des taxis à la volée dans la plupart des grandes villes. Dans les aéroports, il est recommandé de s’adresser aux guichets des compagnies de radio taxi installés en salle de livraison des bagages. Ces compagnies délivrent un bon de réservation à présenter à la sortie de l’aéroport au représentant de la compagnie. Le double de ce bon précise le numéro d’immatriculation du véhicule, l’heure du départ de l’aéroport ainsi que la destination en ville. Il est conservé par la compagnie.

Un phénomène d’extorsion de rançons par téléphone portable devient de plus en plus important au Brésil. Les malfaiteurs qui, dans un premier temps, se font passer pour la police pour obtenir des informations, font croire à la victime qu’un membre de sa famille a été enlevé et exigent le versement d’une rançon par voie bancaire. Il convient donc de ne pas divulguer d’informations personnelles au téléphone et de demander le numéro de la station de police afin de l’appeler et vérifier le caractère authentique de la communication initiale.

Il est aussi conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Brasilia

(District fédéral, Etats d’Amapa, Acre, Amazonas, Goias, Mato Grosso, Para, Rondonia, Roraima et Tocantins)

Les enlèvements "éclairs", destinés à forcer les victimes à retirer de l’argent liquide sous la menace, peuvent avoir lieu à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, dans n’importe quel quartier de la capitale fédérale. Cette violence, principalement présente dans les quartiers périphériques de Brasilia, parmi les plus violents du Brésil, se répand désormais dans les quartiers mieux protégés et plus résidentiels de la ville où résident les expatriés.

Les conseils à suivre pour éviter de se faire attaquer sont les suivants :

  • évitez de stationner votre véhicule dans des endroits peu fréquentés ou mal illuminés; au moment de prendre ou de sortir de votre véhicule, examinez les alentours;
  • si vous reprenez ou sortez de votre véhicule, faites le rapidement sans perdre de temps et sans parler, par exemple, au téléphone portable;
  • recherchez les stationements dotés de voituriers;
  • évitez d’utiliser les ditributeurs automatiques de billets la nuit;

En cas d’agression, ne tentez pas de réagir ou de vous enfuir, tâchez de conserver votre calme. Obtempérez et abstenez-vous de toute provocation.

A Brasilia, éviter la périphérie.

Dans les zones frontalières, l’insécurité est liée au narcotrafic et à divers mouvements insurrectionnels. Des exactions ne sont pas à exclure, par débordement, sur certaines voies de communication ou agglomérations, dans les Etats brésiliens limitrophes d’Amazonas, Acre, Rondonia et Mato Grosso.

En raison de récentes et récurrentes exactions, notamment dans les Etats du Mato Grosso, Tocantins et Para, le tourisme sportif ou écologique est à pratiquer avec prudence et vigilance. Le camping n’est pas recommandé.

Rio de Janeiro

En raison d’une augmentation sensible et régulière de la fraude relative aux cartes bancaires à Rio de Janeiro, la plus grande vigilance est recommandée au moment des retraits en liquide.

En effet, on constate que les cartes bancaires internationales sont clonées à l’occasion de retraits dans les distributeurs automatiques de billets. Les dispositifs installés par les fraudeurs dans les distributeurs enregistrent les données inscrites dans la puce électronique de la carte bancaire et un deuxième procédé (caméra, appareil photo, téléphone portable,…) est utilisé pour filmer le détenteur de la carte au moment où il tape son code secret.  

Pour éviter ces ennuis, il est conseillé de privilégier les agences pourvues de gardes de sécurité à l’entrée de l’établissement mais également de redoubler d’attention au moment de taper le code secret et de le cacher avec tout moyen à disposition afin que personne ne puisse l’enregistrer par le biais d’une caméra, appareil photo ou téléphone portable.

La plupart des sites touristiques sont à fréquenter avec précaution, en particulier le parc naturel de Tijuca et dans le centre, les quartiers de Santa Teresa, Lapa et Cinelândia. La plus grande vigilance est conseillée aux abords de la "Rodoviaria", gare routière de Rio, où sévissent des bandes non armées, mais très habiles.

Il est recommandé de ne se rendre au site du Corcovado qu’en groupe et d’éviter ses alentours. En revanche, l’accès au Pain de Sucre par télécabine est sécurisé. Eviter les quartiers historiques et commerciaux du centre ville qui sont déserts le soir et le dimanche. Eviter de longer, dès la tombée du jour, de nuit, au petit matin ou par mauvais temps, soit lorsqu’elles sont peu fréquentées, les plages de Flamengo, Botafogo, Copacabana, Ipanema et Leblon. Le bord de mer de Copacabana, là où la plage est le plus large, est particulièrement exposé, dans la mesure où la visibilité est médiocre pour les passants de l’avenue Atlantica.

Rechercher de préférence les hôtels dont le standing est suffisant pour offrir un service de sécurité fiable.

Il est rappelé qu’il est extrêmement dangereux de s’aventurer dans les favelas ou de s’en approcher.

Dans la mesure du possible, ne pas emprunter de nuit, les voies rapides desservant le centre (Avenida Brasil, Linha Amarela, ainsi que la Linha Vermellha qui relie Rio de Janeiro à l’aéroport international). En outre, il est recommandé d’éviter les transferts nocturnes entre Barra da Tijuca et le reste de la ville.

Recife

(Ville de Recife, Etats de Pernambuco, Alagoas, Bahia, Ceara, Maranhao, Paraiba, Piaui, Rio Grande do Norte et Sergipe).

A Salvador et Recife ainsi que dans les autres agglomérations, l’insécurité est grandissante. Les vols de valeurs et de documents d’identité commis avec violence sur les touristes sont fréquents. Il est donc recommandé de faire preuve de la plus grande prudence et de suivre les conseils généraux de sécurité.

En raison de nombreux cas de touristes drogués par des substances versées dans leurs boissons, il est recommandé de ne pas laisser son verre sans surveillance.

Baignades en mer - attaques de requins

L’attention des voyageurs est appelée sur les risques courus lors de baignades sur les 8 à 10 km des plages urbaines de Recife (Pina, Boa Viagem, Piedade, Candeias), en raison de la recrudescence des attaques de requins, même en eau peu profonde.

Il convient de respecter absolument les recommandations suivantes :

  • ne pas pratiquer le surf (même en l’absence de panneaux d’interdiction, trop peu nombreux),
  • ne pas se baigner en cas de blessure et, de manière générale, de perte de sang,
  • ne pas nager seul, à marée haute, après la pluie, en eau trouble et à proximité d’activités de pêche.

Depuis 1990, l’institut médico-légal de l’Etat du Pernambuco a dénombré 63 personnes victimes fatales d’attaques de requins sur les seules plages de la ville de Recife.

Sao Paulo

A Sao Paulo, les zones à risques sont en particulier: Praça da Republica, Praça da Se, Estaçao da Luz. De nuit, il convient d’être prudent, quel que soit le quartier. Y suivre scrupuleusement tous les conseils généraux de sécurité. L’attention des ressortissants français est également appelée sur la prudence dont ils doivent faire preuve sur les plages du littoral paulistain. Bien que moins fréquentées par les touristes étrangers que les plages de Rio de Janeiro, elles sont aussi très dangereuses. Les agressions s’y sont multipliées ces derniers mois.

Carnaval

La période du Carnaval est traditionnellement festive et violente au Brésil. Même si la nature des fêtes et spectacles change selon qu’on est dans le Nordeste (Recife, Olinda, Macéio), dans la Bahia (Salvador, villes de la côte), à Rio ou São Paulo, elles mobilisent population et forces de l’ordre pendant plusieurs jours, réunissent des foules considérables et attirent de nombreux touristes, brésiliens et étrangers. La forte concentration de populations en liesse s’accompagne inévitablement d’un risque encore plus élevé que d’ordinaire de débordements et d’incivilités.

Transports

Infrastructure routière

Brasilia

Le réseau routier est de bonne qualité mais le tronçon Brasilia/Anapolis via Goiânia est dangereux. La conduite est disciplinée à Brasilia mais parfois rendue difficile par l’encombrement dû aux autobus.

Belem

Réseau routier en mauvais état. Conduite indisciplinée et violente. Nombreux accidents en ville

Macapa

Une trentaine de kilomètres asphaltés autour de la ville et une route fédérale de 140 kms vers le nord. Pas de liaison routière avec le reste du pays ni avec la Guyane. Conduite indisciplinée aussi bien en ville qu’à l’extérieur.

Cuiaba

L’état des routes est moyen. Les pistes y sont encore nombreuses. L’approvisionnement en carburant n’y pose pas de problèmes particuliers, excepté dans les régions reculées.

Manaus

L’état des routes est moyen. La route Manaus/Porto Velho est encore impraticable, mais en cours de réparation.

La route Manaus/Boa Vista (RR)/Caracas vient d’être achevée. Elle traverse sur environ 200 km la réserve indienne des Yanomani où il est interdit de s’arrêter. En cas d’accident, il faut exiger un constat et appeler la police militaire: 642.6708.

Recife

Les routes sont en mauvais état général. Il est préférable de ne pas circuler la nuit (entre 17h30 et 5h30).

Rio de Janeiro

Les routes principales sont généralement correctes mais peuvent être endommagées, notamment à la suite d’orages violents. L’état des routes secondaires est très moyen. La conduite est quelque peu anarchique. Il est déconseillé de circuler la nuit sur les routes principales et secondaires. Dans la ville de Rio de Janeiro, il convient d’être particulièrement vigilant la nuit en raison du non-respect des feux tricolores.

Sao Paulo

L’état des routes est très moyen. Le tronçon routier Sao Paulo/Curitiba est particulièrement dangereux.

Curitiba

La route jusqu’au littoral est très moyenne.

Florianopolis

La «rodoviara 401» est très dangereuse. Dans tous les cas, lors d’un accident, si les dégâts ne sont que matériels, un constat est établi. S’il y a des blessés, l’intervention de la police est impérative. Quelles que soient les circonstances, une déposition «boletim de ocorrência» doit être effectuée au commissariat le plus proche dans les 48 heures.

Transport aérien

Le voyageur quittant le Brésil par voie aérienne doit afin d’obtenir la carte d’embarquement s’acquitter d’une taxe d’embarquement de 30 USD, payable en monnaie locale au taux du jour, en dollars ou en euros s’il s’agit de la compagnie Air France.

L’entretien des flottes aériennes, qui sont nombreuses, n’appelle pas de remarque particulière. Toutefois, il est recommandé de s’assurer de la bonne renommée de la compagnie aérienne, et si possible de la fiabilité des avions. Pendant les périodes de congés, le trafic aérien peut être, toutes compagnies confondues, soumis à des perturbations ponctuelles.

Entrée / Séjour

Le passeport doit avoir toujours une validité égale ou supérieur à six mois a compter du départ vers le Brésil.

Mineurs

Compte tenu des difficultés auxquelles sont régulièrement confrontés les mineurs voyageant seuls, accompagnés d’un seul des deux parents ou accompagnés par un tiers, au moment de quitter le territoire brésilien, il est rappelé qu’il est désormais obligatoire que les enfants et les adolescents soient munis, lors de leurs déplacements, d’une autorisation parentale signée du père et de la mère. Cette autorisation (formulario de autorizaçao de viagem para crianca ou adolescente) signée par les deux parents doit être authentifiée auprès d’un notaire au Brésil (cartorio) ou auprès du consulat pour les Brésiliens résidents hors du Brésil. Par ailleurs, les mineurs bi-nationaux doivent présenter leur passeport brésilien pour quitter le territoire brésilien.

Fièvre jaune

L’entrée au Brésil est désormais soumise à l’obligation de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance des régions ou pays suivants : Guyane Française, Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou et Vénézuela. L’original du certificat de vaccination est nécessaire.

Animaux

Si vous avez l’intention de voyager au Brésil avec un animal domestique (chien, chat, furet) et l’intention de le réimporter sur le territoire de l’Union Européenne, outre l’identification (tatouage ou micropuce), la vaccination antirabique, le certificat sanitaire ou passeport de l’animal, vous devez procéder aussi au titrage sérique des anticorps antirabiques.

Ce titrage sérique, effectué dans un laboratoire agréé par l’Union Européenne, est un prélèvement sanguin permettant de s’assurer de l’efficacité de la vaccination de l’animal contre la rage.

Ce prélèvement devra avoir été réalisé au moins trois mois avant l’importation sur un animal identifié dont la vaccination est en cours de validité au moment de la prise de sang. Ce délai ne s’applique pas en cas de réintroduction si le titrage a été réalisé avec un résultat favorable avant que l’animal n’ait quitté le territoire de l’Union Européenne. Le résultat du titrage sérique sera valide durant toute la vie de l’animal sous réserve que la vaccination contre la rage soit constamment maintenue en cours de validité.

Il existe deux laboratoires agréés par l’Union Européenne au Brésil, tous deux se trouvent à Sao Paulo :

  • Instituto Pasteur : avenida Paulista, 393 - Sao Paulo SP / Tél : 55 11 3289 7738 / Fax : 55 11 3289 0831 / pasteur@pasteur.saude.sp.gov.br
  • Laboratorio de zoonoses e doencas transmitidas por vetores : rua Santa Eulalia, 86 Santana - Sao Paulo SP / Tél : 55 11 6224 55 46 / Fax : 55 11 6251 2249 / zoonoses@prefeturia.sp.gov.br

Si vous vous rendez dans une autre ville, l’envoi des prélèvements biologiques vers les laboratoires autorisés s’avérant aléatoire, il est fortement conseillé de procéder au titrage sérique dans un des quatre laboratoires actuellement agréés en France avant de voyager avec l’animal :

  • Laboratoire départemental d’analyses du Pas-de-Calais : Parc de hautes technologies des Bonnettes, 2, rue Génévrier, 62022 ARRAS CEDEX 2, Tél/Fax : 03 21 51 46 54 / 71 48 55.
  • AFSSA Nancy : Domaine de Pixerecourt, BP9 , 54220 MALZEVILLE, Tél/Fax : 03 83 29 89 50 / 89 59.
  • Laboratoire vétérinaire départemental : 76, chemin Boudou, 31140 LAUNAGUET, Tél/Fax : 05 62 79 94 20 / 94 30.
  • Laboratoire départemental de la Sarthe : 128, rue de Beauge, 72018 LE MANS CEDEX 2, Tél/Fax : 02 43 39 95 70 / 95 80.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Brésil à Paris.

Santé

Avant le départ

Il est recommandé de consulter votre médecin et il est fortement conseillé de souscrire une assurance voyage auprès d’une compagnie d’assistance qui garantit la prise en charge des frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Les personnes qui bénéficient d’une assurance voyage associée à un autre contrat (assurance habitation ou automobile, carte de crédit, mutuelle, etc.) doivent veiller à se munir du nom et du numéro de téléphone d’urgence de la compagnie d’assistance correspondante.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

Paludisme (malaria) :
Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. L’Amazonie est classée en zone 3. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Dengue :

Le Ministère fédéral de la santé du Brésil fait état d’une très importante recrudescence de cette maladie au cours des 11 premiers mois de l’année 2013.

Le sud-est du pays serait le plus touché, notamment les États du Minas Gerais et de Sao Paulo. Dans le Parana, le nombre de personnes déclarées atteintes du virus à été multiplié par 30 par rapport à 2012, par 5 et par 6 dans les états de Santa Catarina et du Rio Grande do Sul sur la même période.

Les régions du Centre-Ouest ont, elles aussi, enregistré sur presque un an une croissance très élevée du nombre de cas suspectés ou avérés. Dans le Nord, le Nord-Ouest et le Nord-Est, la contamination reste plus contenue, sauf dans les États de Roraima et d’Acre.

La dengue est transmise par plusieurs variétés de moustiques, de jour comme de nuit, mais surtout dans les deux heures suivant le lever du soleil et au moment du couchant.

La dengue se manifeste par un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires, maux de tête). Des complications hémorragiques sont possibles : la prise d’aspirine est à exclure dans tous les cas.

Des mesures de protection élémentaires s’imposent, telles que l’usage de produits anti-moustiques sur la peau et par imprégnation des vêtements. Il convient de même d’éviter tout séjour à proximité d’eaux stagnantes ou croupies.

Les chambres à coucher, lorsque cela est possible, doivent comporter des diffuseurs électriques de répulsifs. De même, le port de vêtements couvrant et l’utilisation de répulsifs en sprays sont recommandés. A ce jour il n’existe aucun vaccin.

Il importe de consulter un médecin en cas de fièvre durant le séjour ou après le retour en France, en faisant état dans ce dernier cas de votre voyage au Brésil.

La cartographie de la fièvre dengue au Brésil en 2012 et 2013 = en préparation = peut être consultée sur le site www.dengue.org.br.

Vaccinations Fièvre Jaune:

L’entrée au Brésil est désormais soumise à l’obligation de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance des régions ou pays suivants : Guyane Française, Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou et Venezuela. L’original du certificat de vaccination est nécessaire. La vaccination contre la fièvre jaune est par ailleurs conseillée aux voyageurs souhaitant se rendre en Amazonie ainsi que dans les États de Minas Gerais et de Rio de Janeiro. Demandez l’avis d’un centre agréé de vaccinations internationales.
Plusieurs cas de fièvre jaune ont été rapportés dans l’État de Goias ainsi que dans le district de Brasilia. La vaccination est donc indispensable avant tout déplacement dans ces régions. Cette vaccination est également recommandée aux voyageurs souhaitant se rendre en Amazonie ou dans les États suivants : nord du Brésil, Minas Gerais, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Rio Grande do Sul, Parana, Mato Grosso do Sul et État de Sao Paulo.

Autres vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire. Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B. La vaccination contre la rage peut également être proposée par votre médecin. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Infection virale à Hantavirus

La transmission du virus se fait principalement par inhalation (ou contact avec une plaie) de particules virales contenues dans les excrétions des rongeurs. Les symptômes sont semblables à ceux de la grippe (fièvre, des douleurs musculaires, maux de tête,…). Il semble que les personnes contaminées aient contracté l’infection à l’occasion de déplacements dans les campagnes entourant la capitale Brasilia. Il n’existe actuellement pas de vaccin.

Hygiène alimentaire

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée. Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits. Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.

VIH - Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Quelques règles simples
  • évitez les baignades dans les rivières ou lacs (possibles infections parasitaires).
  • évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale

Les peines d’emprisonnement encourues au Brésil pour simple consommation de drogue vont de 6 mois à 2 ans. Les peines encourues pour trafic de stupéfiant vont de 3 à 15 ans. A ces peines peuvent s’appliquer des amendes complémentaires.

Le Brésil a édicté une législation contre le tourisme sexuel, prévoyant des peines d’emprisonnement, notamment s’il implique des mineurs (garçons ou filles) et mène régulièrement des campagnes contre cette activité.

Divers
  • En saison sèche, nombreux incendies.
  • La poussière des pistes alliée au degré hygrométrique très bas peuvent être à l’origine de problèmes respiratoires.
  • Les pluies tropicales sont intenses et peuvent créer des inondations de petite proportion en saison humide.

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