Ministère des affaires étrangèresConseil aux voyageurs

ARGENTINE

Numéros utiles

Numéros utiles

- Consulat Général : (54) 11. 45.15 28.00, depuis l’étranger. Fax : (54) 11.45.15.28.51.
- Permanence consulaire (jours fériés et fins de semaine) : (54) 9.11.44.70 32.02 (et 15. 44.70.32.02, depuis l’Argentine).
- Permanence de l’Ambassade : (54) 9.11.62.56.97.43.
- Agence consulaire à Bahia Blanca : (54) 291.455.45.25.
- Agence consulaire à Cordoba : (54) 351.422.11.29.
- Agence consulaire à General Roca : (54) 2972.42.01.66
- Agence consulaire à La Plata : (54) 221.483.92.50.
- Agence consulaire à Mar Del Plata : (54) 223.156.85.02.32.
- Agence consulaire à Mendoza : (54) 261.423.15.42.
- Agence consulaire à Resistencia : (54) 3722.437.299.
- Agence consulaire à Rosario : (54)341.426.30.21.
- Agence consulaire à Bariloche : (54) 2944. 441.960.
- Agence consulaire à Tucuman : (54) 381.421.82.02.
- Agence consulaire à Salta : (54) 387.423.57.97.
- Agence consulaire à Ushuaia : (54) 2901.430.025.
- Agence consulaire à Rio Gallegos : (54) 2966.43.50.58
- Agence consulaire à Posadas : (54) 3752.42.35.19
- Agence consulaire à Santa Fe : (54) 342.459.11.61.

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Numéro d’urgence d’assistance aux touristes (gratuit - 24h/24 - 7j/7) : 0800.999.5000

Dernière minute

Grippe A/H1N1

De très nombreux cas de grippe A (type H1N1) touchent la totalité du territoire argentin. Au 7 juillet, on dénombre 72 cas mortels. Certaines provinces, dont celle de Buenos Aires, ont pris des mesures de restrictions des activités publiques. Les services de l’ambassade et du consulat général se tiennent en contact permanent avec les autorités argentines compétentes.
Un contrôle sanitaire (assez léger) a lieu à l’arrivée des voyageurs, à l’aéroport international de Buenos Aires (Ezeiza).

Pendant votre séjour en Argentine :

  • limitez la fréquentation des lieux de rassemblement non aérés,
  • veillez à un lavage soigneux et régulier des mains et à l’aératio, des pièces dans lesquelles vous séjournez,
  • accordez une attention particulière aux personnes les plus vulnérables, en particulier les enfants et les personnes âgées ou fragiles,
  • consultez sur place un médecin en cas de fièvre ou de symptômes grippaux,
  • consultez régulièrement les sites Internet d’"information de l’INVS, de la Direction Générale de la Santé (des informations conernant des mesures de protection y sont disponibles), de l’Organisation Mondiale de la Santé, et le site d’informations "pandémie grippale".

Après votre retour, pendant une période de 7 jours :

  • évitez les contacts rapprochés avec les enfants de moins d’un an,
  • en cas de fièvre ou de symptômes grippaux, prenez contact avec votre médecin traitant ou le Centre 15 (téléphone : 15) en précisant votre voyage et les Etats visités.

Sécurité

Point principal d’entrée en Argentine, Buenos Aires, parce qu’elle ressemble sous bien des aspects à Paris ou à Madrid, peut susciter un sentiment relatif de sécurité. Pour éviter tout désagrément, cette première impression doit être dépassée. L’insécurité est bien réelle en Argentine, en particulier dans la capitale et les grands centres urbains dont le niveau de délinquance générale demeure élevé sans toutefois être comparable à celui d’autres grandes métropoles sud-américaines.

1. La violence routière est la première source d’insécurité en Argentine qui détient dans ce domaine le triste record mondial de mortalité. Absence de formation initiale, réseau routier inadapté, mauvais état des véhicules, comportement agressif, prévention et répression insuffisantes provoquent la mort de plus de 11 000 personnes chaque année. L’attention du voyageur est donc particulièrement attirée sur la prudence requise pour tout déplacement routier, la conduite de nuit étant fortement déconseillée. En cas d’accident de la circulation, aucun constat n’est à remplir sur place. Seules sont échangées les coordonnées des compagnies d’assurances qui traitent ensuite le dossier. En ville, et tout particulièrement à Buenos Aires, le risque est également très élevé. La plus grande vigilance est recommandée aux piétons et cyclistes dans leurs déplacements.

2. L’autre source d’insécurité est la petite et moyenne délinquance, les auteurs de vol étant souvent toxicomanes. Cette délinquance sévit à Buenos Aires, mais également dans les villes de province, notamment à Mendoza, voire même dans les zones rurales. Les vols sans violence se multiplient dans les hôtels, restaurants, « locutorios », bars, gares, aéroports... La surveillance dans les lieux publics des sacs de voyage est donc vivement recommandée. Il est conseillé de déposer dans les coffres d’hôtels passeports, cartes de crédit, liquidités et billets d’avion, tout en conservant sur soi une photocopie de son passeport et de ne se déplacer qu’avec le strict nécessaire. De même, il convient de ne pas regrouper dans un seul sac les valeurs et documents administratifs.

A Buenos Aires, une vigilance accrue est nécessaire dans le quartier populaire de la Boca où il est vivement déconseillé de s’éloigner du Caminito, notamment les jours de match de football. De même, la rue Florida et le quartier de San Telmo, très fréquentés par les touristes, attirent nombre de voleurs à la tire. La nuit, la proximité des gares de Constitucion (lieu de prostitution) et de Retiro (voisine de la villa miseria 31) est fortement déconseillée. Enfin, il est fortement recommandé de ne pas s’aventurer dans les bidonvilles ou « villas miserias » de Buenos Aires sans être accompagné d’une personne de confiance.

A Mendoza, la gare routière est depuis plusieurs mois le théâtre de nombreux vols à la tire dont les victimes sont pour l’essentiel des touristes dans l’attente d’un bus pour le Chili ou pour Buenos Aires.

Aux Chutes d’Iguazu, les touristes se rendant dans cette région très touristique devront être vigilants lors de leur séjour dans la partie brésilienne. Les vols y sont fréquents. Ils peuvent être accompagnés de violences. Il est fortement recommandé aux voyageurs circulant par leurs propres moyens de ne pas passer la frontière de nuit en direction du Brésil ou du Paraguay avec des taxis ou des "remises" locales.

La consommation de drogues dures a considérablement augmenté. Celle-ci a généré une augmentation des agressions violentes, parfois pour quelques pesos. Ces agressions sont généralement le fait de personnes agissant sous l’effet de stupéfiants, donc particulièrement imprévisibles.

Le voyageur est donc invité à :

  • éviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux et tenues vestimentaires de valeur qui attirent l’attention et la convoitise ;
  • être particulièrement vigilant lors des opérations de retrait aux distributeurs de billets de jour comme de nuit ;
  • ne jamais changer de l’argent auprès d’un « changeur » dans la rue ;
  • ne pas résister à l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme ;
  • ne pas avoir sur soi d’importantes sommes d’argent, mais quelques pesos (100 maximum) à donner en cas d’agression ;
  • aborder avec prudence les nouvelles fréquentations ou amitiés locales ;
  • avoir toujours sur soi le numéro du consulat général de France ou de la personne à prévenir en cas d’urgence ;
  • ne prendre que les radio taxis (il existe en effet de nombreux faux taxis à Buenos Aires et dans les villes de province) en vérifiant bien que le chauffeur a bien mis en route le compteur et en étant attentif à la monnaie qu’il vous rend à la fin de la course.

Une ligne d’urgence spéciale centralisant les appels vers l’un des commissariats du tourisme de la police fédérale argentine a été ouverte à l’attention des touristes : 0800.999.5000 (appel gratuit et accessible et gratuit dans tout le pays, accueil en plusieurs langues 24h sur 24 et 7 jours sur 7). Autre numéro d’urgence accessible à Buenos Aires : le 911

3. Les petites escroqueries sont monnaie courante. Il peut s’agir de billets n’ayant plus cours rendus avec la monnaie dans les magasins, taxis, restaurants, hôtels ou par des agents de change peu scrupuleux, voire au guichet des banques. Elles se manifestent également par des tarifs variables « à la tête du client » ou des erreurs de facturation. L’attention du voyageur est attirée sur le fait que la monnaie officielle argentine est le peso argentin et que l’usage de tout autre monnaie, même s’il est de pratique courante, n’est pas autorisé. De même, tout achat doit faire l’objet d’une facture. N’hésitez pas à la réclamer.

La contrefaçon s’est accrue avec le développement du tourisme. Ainsi, Buenos Aires accueille la plus importante foire de produits contrefaits d’Amérique du Sud (Feria La Salada). Ce site est dangereux. Par ailleurs, l’attention du voyageur est attirée sur les risques auxquels il s’expose en acquérant des marchandises issues de ce trafic, tant vis-à-vis des autorités locales que des autorités de son pays de résidence.

4.Pour l’adepte des sports extrêmes ou d’aventure, l’Argentine offre de nombreuses opportunités. Cependant, les conditions particulières liées à la topographie ou au climat nécessitent une préparation attentive. La sécurité en montagne et en mer est avant tout une responsabilité individuelle.

La pratique de la haute montagne est épuisante et dangereuse, les sommets argentins étant beaucoup plus élevés que ceux d’Europe. L’ascension de l’Aconcagua, sommet des Amériques, d’apparence facile, attire chaque année davantage de touristes parfois mal entraînés. Les oedèmes pulmonaires ou cérébraux sont fréquents, surtout chez les touristes les moins entraînés. Il est recommandé d’observer les temps d’acclimatation à l’altitude. Un autre danger provient des changements climatiques particulièrement rapides dans cette région. Il est donc recommandé de respecter l’itinéraire obligatoire indiqué à l’entrée du parc et de s’y renseigner sur les conditions météo avant d’entreprendre toute ascension.

Qu’il s’agisse de s’attaquer aux parois du Fitz Roy ou d’atteindre le sommet de l’Aconcagua, il est essentiel de préparer ce défi avec la plus grande minutie et de se préparer physiquement. Une attention toute particulière devra également être portée à l’assurance, celle-ci pouvant parfois exclure les sommets de plus de 5.000 m.

Pour plus de renseignements concernant l’Aconcagua :

  • Subsecretaria de Turismo, San Martin 1143, 5500 Mendoza; tel.: (54 261) 420.2800/2458/2357/2656; fax.: (54 261) 420.2243 www.turismo.mendoza.gov.ar
  • Agence consulaire de Mendoza, Houssay 790, 5500 Mendoza; tel./fax.: (54 261) 423.1542/423.4023/429.8339; mél: pburlot@infovia.com.ar

Pour plus de renseignement sur le Fitz Roy :

L’Argentine dispose d’une façade maritime et d’un réseau fluvial importants, propices à la navigation. Pour connaître les règles de navigation, consultez le site de la Préfecture Navale Argentine www.prefecturanaval.gov.ar L’attention des marins et des propriétaires de voiliers est attirée sur les risques de naufrage le long des côtes les plus australes de l’Argentine en raison des brusques changements météorologiques. Des accidents récents, parfois mortels, démontrent la nécessité de disposer d’un bateau et d’un équipement à même de faire face aux situations extrêmes qui prévalent dans cette région du globe.

5. La cordillère des Andes est une zone sismique. Les tremblements de terre y sont fréquents et oscillent entre 5 et 7 sur l’échelle de Richter. Mendoza et sa région, mais également Ushuaïa, sont classées en zone rouge. Si vous envisagez de vous y rendre, il est vivement conseillé de prendre connaissance des pages « En cas de séisme » du site www.ariane.int.ar ou celles du site de l’Institut National de Prévention Sismique (situé à San Juan, province de Mendoza), www.inpres.gov.ar.

6.La législation argentine prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.

Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 20 ans. La France n’ayant pas de convention de transfèrement de prisonniers avec l’Argentine, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit être purgée en Argentine.

Conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise en Argentine peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).

7. IL est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux d’une drogue, appeléee localement Burundanga. Mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), elle cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Transports

1. Sur la route, le nombre de tués et de blessés place l’Argentine dans le peloton de tête des pays à très forte insécurité routière. La plus grande prudence est donc recommandée si vous empruntez les routes argentines qui ne comptent pour la plupart que deux voies, ce qui multiplie les risques de collisions frontales particulièrement meurtrières. Les routes sont généralement asphaltées et en bon état sur les principaux axes. Le reste du réseau est constitué de «ripio», pistes non asphaltées plus ou moins bien entretenues, sur lesquelles il faut conduire très prudemment, le risque de perte de contrôle du véhicule étant élevé.

A Buenos Aires, la circulation est très dense et dangereuse en raison des comportements routiers des conducteurs. Pour se déplacer en ville, il est préférable d’emprunter les transports en commun (bus, train, métro) ou un radio taxi, le stationnement au centre-ville étant pratiquement impossible. L’assurance des véhicules est obligatoire et chère. L’ACA (Automobile Club Argentin) propose une bonne couverture et de nombreux services (assistance mécanique) et avantages (hôtels) sur l’ensemble du pays. Tél. : 4802 0827.

2. Le réseau ferroviaire interurbain est pratiquement inexistant et a été remplacé par des bus ou des combis, largement utilisés par les Argentins, souvent très confortables et peu coûteux. Ces derniers desservent les principales villes du pays mais également certaines grandes villes d’Amérique du Sud. Le grand Buenos Aires bénéficie d’un bon réseau de trains de banlieue.

3. Le transport aérien sur les lignes intérieures ne se caractérise pas par une grande régularité : nombreux vols retardés, voire annulés. Dans ces conditions, il est recommandé aux passagers qui doivent quitter l’Argentine d’arriver à Buenos-Aires la veille de leur vol de retour.

La principale compagnie aérienne pour les vols intérieurs est «AEROLINEAS ARGENTINAS». Cette compagnie ne disposant pas d’une flotte suffisante, des tensions existent sur les rotations qui se traduisent par de nombreux retards et annulations de dernière minute. Ces dysfonctionnements sont fréquents et sont généralement accompagnés d’une piètre gestion de l’information destinée au voyageur bloqué. D’autres compagnies existent telles que LAN ARGENTINA. Bien qu’offrant un réseau moins dense, elles semblent plus fiables et plus respectueuses du voyageur. Les liaisons entre la capitale et les principales villes de province sont fréquentes. Quelle que soit la compagnie, les liaisons reliant les différentes villes de province entre elles sont rares.

Entrée / Séjour

Le voyageur de nationalité française doit présenter un passeport en cours de validité à son arrivée sur le territoire argentin pour y séjourner moins de 3 mois.

ATTENTION : Les Français possédant également la nationalité argentine sont informés que, conformément au droit international, ils doivent allégeance aux lois et règlements de la République argentine dès qu’ils entrent et séjournent dans ce pays. A ce titre, il leur sera demandé de présenter un passeport argentin à l’entrée sur le territoire argentin. Afin d’éviter tout désagrément lors des formalités d’entrée et de sortie du territoire argentin, les Français possédant la nationalité argentine sont donc invités à se munir de ce document de voyage et à prendre contact avec l’Ambassade d’Argentine en France avant leur départ pour en connaître les modalités de délivrance.

L’entrée et la sortie d’enfants mineurs nés ou résidant en Argentine fait l’objet de restriction. L’obtention d’un permis délivré par les autorités argentines est obligatoire lorsque le mineur voyage seul ou en compagnie d’un seul parent.

Le voyageur qui souhaite s’établir en Argentine est invité à consulter les pages « Argentine » du site de la Maison des Français de l’Etranger www.mfe.org

Santé

Des maladies infectieuses présentant parfois un taux létal élevé telles que l’hantavirus ou le virus Junin sont présentes en Argentine. Le risque d’infection est faible mais réel (quelques cas par an).

1. Risque épidémiologique

La mise à jour de la vaccination Diphtérie-tétanos-poliomyélite (DT-Polio) est indispensable. Les vaccinations contre l’hépatite A et la typhoïde sont recommandées. De même, la vaccination contre l’hépatite B peut être conseillée par votre médecin. Enfin, plusieurs cas de fièvre jaune ayant été recensés au Paraguay et dans le sud du Brésil (dans la zone frontalière avec l’Argentine) la vaccination contre la fièvre jaune est conseillée, notamment pour les déplacements dans la province de Misiones (nord du pays), où se trouve notamment la zone touristique des chutes d’Iguazu.

Dengue : Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques et se manifeste le plus souvent par un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires, parfois éruption cutanée). Il convient donc de respecter les mesures individuelles de protection et ce, y compris la journée : vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques. La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée. Par ailleurs, il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif contre la dengue.

Le nord du pays est classé en zone 1 s’agissant du paludisme. 4 cas d’infection par le Virus du Nil ont été signalés en Argentine. Il est donc indispensable d’avoir recours à des mesures de protection individuelle contre les moustiques (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) quel que soit le lieu du séjour.

Plus de 1 500 cas de syndrome pulmonaire par Hantavirus ont été recensés en Amérique du Sud entre 1993 et 2004. Ce virus, véhiculé par un petit rongeur et transmis par voie aérienne ou par contact, est présent en Patagonie notamment dans le sud de la région de San Carlos de Bariloche. L’infection, qui peut être mortelle dans un délai très court, se caractérise par l’apparition subite de fièvres accompagnées de douleurs lombaires et/ou abdominales, vomissements, céphalées...

La fièvre hémorragique argentine est une grave maladie provoquée par le virus Junin. L’aire endémique est localisée dans les provinces de Buenos Aires, Santa Fe, Cordoba et La Pampa. Elle est également transmise par voie aérienne ou par contact par un rongeur présent dans cette région. Douleurs musculaires, maux de tête, perte d’appétit, nausée, douleurs dans la zone lombaire sont les principaux symptômes de cette infection qui peut être mortelle. Il est important de ne pas prendre d’aspirine, mais du paracétamol.

Il est vivement conseillé de consulter un médecin sans tarder en cas de manifestation de l’un ou de plusieurs de ces symptômes.

S’agissant du SIDA, la consommation de drogues injectables et les rapports sexuels à risque continuent d’être les moteurs de la propagation du virus en Argentine, en particulier dans les zones urbaines des provinces de Buenos Aires, de Córdoba et de Santa Fe où l’on estime que 80 % des cas de SIDA sont survenus. Lors de tests effectués dans la ville de Buenos Aires, quelque 44 % des consommateurs de drogues injectables se sont révélés séropositifs, alors que diverses études ont mis en évidence une prévalence du VIH allant de 7 % à 15 % chez les homosexuels de sexe masculin. (source OMS).

2. La santé au quotidien en Argentine requiert quelques précautions d’usage. Il est fortement conseillé aux voyageurs suivant un traitement régulier de se munir de médicaments en quantité suffisante pour la durée de leur séjour. Les frais d’hospitalisation et de soins médicaux sont extrêmement élevés en Argentine. Les médecins et les hôpitaux exigent des ressortissants étrangers le paiement en espèces de l’intégralité de ces dépenses préalablement à toute intervention. Aussi est-il vivement recommandé aux touristes de souscrire une assurance avant leur départ couvrant les frais d’hospitalisation sur place ainsi que les frais de rapatriement.

Numéros utiles :

Deux établissements hospitaliers privés de Buenos Aires jouissent d’une bonne réputation :

  • Hôpital ALEMAN, Pueyrredon 1640, BUENOS AIRES Tél. : (54.11.) 48.21.17.00 Fax : (54.11.) 48.27.70.14
  • Clinica SUIZO-ARGENTINA, Pueyrredon 1461, BUENOS AIRES Tél. : (54.11.) 48.21.13.13 Fax : (54.11.) 48.21.32.33

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site du Comité d’Informations Médicales (CIMED) qui vous renseignera sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Législation locale :

Risques encourus consécutifs à la consommation d’alcool et de stupéfiants : réglementation semblable à celle de la France.

Attention : avant votre départ d’Argentine, veillez à vous renseigner auprès des autorités douanières, sur les conditions particulières d’exportation de certains produits tels que : objets culturels, toute pièce d’art originale (indépendamment de leur valeur marchande), espèces de la faune et de la flore menacées d’extinction, médicaments et végétaux etc.

Deux cas de tentative d’exportation de biens de ce type (fossile et canard appartenant à une espèce protégée) ont été récemment signalés et ont même conduit à une mise en détention provisoire.

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Santé
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- Consulat Général : (54) 11. 45.15 28.00, depuis l’étranger. Fax : (54) 11.45.15.28.51.
- Permanence consulaire (jours fériés et fins de semaine) : (54) 9.11.44.70 32.02 (et 15. 44.70.32.02, depuis l’Argentine).
- Permanence de l’Ambassade : (54) 9.11.62.56.97.43.
- Agence consulaire à Bahia Blanca : (54) 291.455.45.25.
- Agence consulaire à Cordoba : (54) 351.422.11.29.
- Agence consulaire à General Roca : (54) 2972.42.01.66
- Agence consulaire à La Plata : (54) 221.483.92.50.
- Agence consulaire à Mar Del Plata : (54) 223.156.85.02.32.
- Agence consulaire à Mendoza : (54) 261.423.15.42.
- Agence consulaire à Resistencia : (54) 3722.437.299.
- Agence consulaire à Rosario : (54)341.426.30.21.
- Agence consulaire à Bariloche : (54) 2944. 441.960.
- Agence consulaire à Tucuman : (54) 381.421.82.02.
- Agence consulaire à Salta : (54) 387.423.57.97.
- Agence consulaire à Ushuaia : (54) 2901.430.025.
- Agence consulaire à Rio Gallegos : (54) 2966.43.50.58
- Agence consulaire à Posadas : (54) 3752.42.35.19
- Agence consulaire à Santa Fe : (54) 342.459.11.61.

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Numéro d’urgence d’assistance aux touristes (gratuit - 24h/24 - 7j/7) : 0800.999.5000

Dernière minute

Grippe A/H1N1

De très nombreux cas de grippe A (type H1N1) touchent la totalité du territoire argentin. Au 7 juillet, on dénombre 72 cas mortels. Certaines provinces, dont celle de Buenos Aires, ont pris des mesures de restrictions des activités publiques. Les services de l’ambassade et du consulat général se tiennent en contact permanent avec les autorités argentines compétentes.
Un contrôle sanitaire (assez léger) a lieu à l’arrivée des voyageurs, à l’aéroport international de Buenos Aires (Ezeiza).

Pendant votre séjour en Argentine :

  • limitez la fréquentation des lieux de rassemblement non aérés,
  • veillez à un lavage soigneux et régulier des mains et à l’aératio, des pièces dans lesquelles vous séjournez,
  • accordez une attention particulière aux personnes les plus vulnérables, en particulier les enfants et les personnes âgées ou fragiles,
  • consultez sur place un médecin en cas de fièvre ou de symptômes grippaux,
  • consultez régulièrement les sites Internet d’"information de l’INVS, de la Direction Générale de la Santé (des informations conernant des mesures de protection y sont disponibles), de l’Organisation Mondiale de la Santé, et le site d’informations "pandémie grippale".

Après votre retour, pendant une période de 7 jours :

  • évitez les contacts rapprochés avec les enfants de moins d’un an,
  • en cas de fièvre ou de symptômes grippaux, prenez contact avec votre médecin traitant ou le Centre 15 (téléphone : 15) en précisant votre voyage et les Etats visités.

Sécurité

Point principal d’entrée en Argentine, Buenos Aires, parce qu’elle ressemble sous bien des aspects à Paris ou à Madrid, peut susciter un sentiment relatif de sécurité. Pour éviter tout désagrément, cette première impression doit être dépassée. L’insécurité est bien réelle en Argentine, en particulier dans la capitale et les grands centres urbains dont le niveau de délinquance générale demeure élevé sans toutefois être comparable à celui d’autres grandes métropoles sud-américaines.

1. La violence routière est la première source d’insécurité en Argentine qui détient dans ce domaine le triste record mondial de mortalité. Absence de formation initiale, réseau routier inadapté, mauvais état des véhicules, comportement agressif, prévention et répression insuffisantes provoquent la mort de plus de 11 000 personnes chaque année. L’attention du voyageur est donc particulièrement attirée sur la prudence requise pour tout déplacement routier, la conduite de nuit étant fortement déconseillée. En cas d’accident de la circulation, aucun constat n’est à remplir sur place. Seules sont échangées les coordonnées des compagnies d’assurances qui traitent ensuite le dossier. En ville, et tout particulièrement à Buenos Aires, le risque est également très élevé. La plus grande vigilance est recommandée aux piétons et cyclistes dans leurs déplacements.

2. L’autre source d’insécurité est la petite et moyenne délinquance, les auteurs de vol étant souvent toxicomanes. Cette délinquance sévit à Buenos Aires, mais également dans les villes de province, notamment à Mendoza, voire même dans les zones rurales. Les vols sans violence se multiplient dans les hôtels, restaurants, « locutorios », bars, gares, aéroports... La surveillance dans les lieux publics des sacs de voyage est donc vivement recommandée. Il est conseillé de déposer dans les coffres d’hôtels passeports, cartes de crédit, liquidités et billets d’avion, tout en conservant sur soi une photocopie de son passeport et de ne se déplacer qu’avec le strict nécessaire. De même, il convient de ne pas regrouper dans un seul sac les valeurs et documents administratifs.

A Buenos Aires, une vigilance accrue est nécessaire dans le quartier populaire de la Boca où il est vivement déconseillé de s’éloigner du Caminito, notamment les jours de match de football. De même, la rue Florida et le quartier de San Telmo, très fréquentés par les touristes, attirent nombre de voleurs à la tire. La nuit, la proximité des gares de Constitucion (lieu de prostitution) et de Retiro (voisine de la villa miseria 31) est fortement déconseillée. Enfin, il est fortement recommandé de ne pas s’aventurer dans les bidonvilles ou « villas miserias » de Buenos Aires sans être accompagné d’une personne de confiance.

A Mendoza, la gare routière est depuis plusieurs mois le théâtre de nombreux vols à la tire dont les victimes sont pour l’essentiel des touristes dans l’attente d’un bus pour le Chili ou pour Buenos Aires.

Aux Chutes d’Iguazu, les touristes se rendant dans cette région très touristique devront être vigilants lors de leur séjour dans la partie brésilienne. Les vols y sont fréquents. Ils peuvent être accompagnés de violences. Il est fortement recommandé aux voyageurs circulant par leurs propres moyens de ne pas passer la frontière de nuit en direction du Brésil ou du Paraguay avec des taxis ou des "remises" locales.

La consommation de drogues dures a considérablement augmenté. Celle-ci a généré une augmentation des agressions violentes, parfois pour quelques pesos. Ces agressions sont généralement le fait de personnes agissant sous l’effet de stupéfiants, donc particulièrement imprévisibles.

Le voyageur est donc invité à :

  • éviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux et tenues vestimentaires de valeur qui attirent l’attention et la convoitise ;
  • être particulièrement vigilant lors des opérations de retrait aux distributeurs de billets de jour comme de nuit ;
  • ne jamais changer de l’argent auprès d’un « changeur » dans la rue ;
  • ne pas résister à l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme ;
  • ne pas avoir sur soi d’importantes sommes d’argent, mais quelques pesos (100 maximum) à donner en cas d’agression ;
  • aborder avec prudence les nouvelles fréquentations ou amitiés locales ;
  • avoir toujours sur soi le numéro du consulat général de France ou de la personne à prévenir en cas d’urgence ;
  • ne prendre que les radio taxis (il existe en effet de nombreux faux taxis à Buenos Aires et dans les villes de province) en vérifiant bien que le chauffeur a bien mis en route le compteur et en étant attentif à la monnaie qu’il vous rend à la fin de la course.

Une ligne d’urgence spéciale centralisant les appels vers l’un des commissariats du tourisme de la police fédérale argentine a été ouverte à l’attention des touristes : 0800.999.5000 (appel gratuit et accessible et gratuit dans tout le pays, accueil en plusieurs langues 24h sur 24 et 7 jours sur 7). Autre numéro d’urgence accessible à Buenos Aires : le 911

3. Les petites escroqueries sont monnaie courante. Il peut s’agir de billets n’ayant plus cours rendus avec la monnaie dans les magasins, taxis, restaurants, hôtels ou par des agents de change peu scrupuleux, voire au guichet des banques. Elles se manifestent également par des tarifs variables « à la tête du client » ou des erreurs de facturation. L’attention du voyageur est attirée sur le fait que la monnaie officielle argentine est le peso argentin et que l’usage de tout autre monnaie, même s’il est de pratique courante, n’est pas autorisé. De même, tout achat doit faire l’objet d’une facture. N’hésitez pas à la réclamer.

La contrefaçon s’est accrue avec le développement du tourisme. Ainsi, Buenos Aires accueille la plus importante foire de produits contrefaits d’Amérique du Sud (Feria La Salada). Ce site est dangereux. Par ailleurs, l’attention du voyageur est attirée sur les risques auxquels il s’expose en acquérant des marchandises issues de ce trafic, tant vis-à-vis des autorités locales que des autorités de son pays de résidence.

4.Pour l’adepte des sports extrêmes ou d’aventure, l’Argentine offre de nombreuses opportunités. Cependant, les conditions particulières liées à la topographie ou au climat nécessitent une préparation attentive. La sécurité en montagne et en mer est avant tout une responsabilité individuelle.

La pratique de la haute montagne est épuisante et dangereuse, les sommets argentins étant beaucoup plus élevés que ceux d’Europe. L’ascension de l’Aconcagua, sommet des Amériques, d’apparence facile, attire chaque année davantage de touristes parfois mal entraînés. Les oedèmes pulmonaires ou cérébraux sont fréquents, surtout chez les touristes les moins entraînés. Il est recommandé d’observer les temps d’acclimatation à l’altitude. Un autre danger provient des changements climatiques particulièrement rapides dans cette région. Il est donc recommandé de respecter l’itinéraire obligatoire indiqué à l’entrée du parc et de s’y renseigner sur les conditions météo avant d’entreprendre toute ascension.

Qu’il s’agisse de s’attaquer aux parois du Fitz Roy ou d’atteindre le sommet de l’Aconcagua, il est essentiel de préparer ce défi avec la plus grande minutie et de se préparer physiquement. Une attention toute particulière devra également être portée à l’assurance, celle-ci pouvant parfois exclure les sommets de plus de 5.000 m.

Pour plus de renseignements concernant l’Aconcagua :

  • Subsecretaria de Turismo, San Martin 1143, 5500 Mendoza; tel.: (54 261) 420.2800/2458/2357/2656; fax.: (54 261) 420.2243 www.turismo.mendoza.gov.ar
  • Agence consulaire de Mendoza, Houssay 790, 5500 Mendoza; tel./fax.: (54 261) 423.1542/423.4023/429.8339; mél: pburlot@infovia.com.ar

Pour plus de renseignement sur le Fitz Roy :

L’Argentine dispose d’une façade maritime et d’un réseau fluvial importants, propices à la navigation. Pour connaître les règles de navigation, consultez le site de la Préfecture Navale Argentine www.prefecturanaval.gov.ar L’attention des marins et des propriétaires de voiliers est attirée sur les risques de naufrage le long des côtes les plus australes de l’Argentine en raison des brusques changements météorologiques. Des accidents récents, parfois mortels, démontrent la nécessité de disposer d’un bateau et d’un équipement à même de faire face aux situations extrêmes qui prévalent dans cette région du globe.

5. La cordillère des Andes est une zone sismique. Les tremblements de terre y sont fréquents et oscillent entre 5 et 7 sur l’échelle de Richter. Mendoza et sa région, mais également Ushuaïa, sont classées en zone rouge. Si vous envisagez de vous y rendre, il est vivement conseillé de prendre connaissance des pages « En cas de séisme » du site www.ariane.int.ar ou celles du site de l’Institut National de Prévention Sismique (situé à San Juan, province de Mendoza), www.inpres.gov.ar.

6.La législation argentine prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.

Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 20 ans. La France n’ayant pas de convention de transfèrement de prisonniers avec l’Argentine, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit être purgée en Argentine.

Conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise en Argentine peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).

7. IL est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux d’une drogue, appeléee localement Burundanga. Mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), elle cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Transports

1. Sur la route, le nombre de tués et de blessés place l’Argentine dans le peloton de tête des pays à très forte insécurité routière. La plus grande prudence est donc recommandée si vous empruntez les routes argentines qui ne comptent pour la plupart que deux voies, ce qui multiplie les risques de collisions frontales particulièrement meurtrières. Les routes sont généralement asphaltées et en bon état sur les principaux axes. Le reste du réseau est constitué de «ripio», pistes non asphaltées plus ou moins bien entretenues, sur lesquelles il faut conduire très prudemment, le risque de perte de contrôle du véhicule étant élevé.

A Buenos Aires, la circulation est très dense et dangereuse en raison des comportements routiers des conducteurs. Pour se déplacer en ville, il est préférable d’emprunter les transports en commun (bus, train, métro) ou un radio taxi, le stationnement au centre-ville étant pratiquement impossible. L’assurance des véhicules est obligatoire et chère. L’ACA (Automobile Club Argentin) propose une bonne couverture et de nombreux services (assistance mécanique) et avantages (hôtels) sur l’ensemble du pays. Tél. : 4802 0827.

2. Le réseau ferroviaire interurbain est pratiquement inexistant et a été remplacé par des bus ou des combis, largement utilisés par les Argentins, souvent très confortables et peu coûteux. Ces derniers desservent les principales villes du pays mais également certaines grandes villes d’Amérique du Sud. Le grand Buenos Aires bénéficie d’un bon réseau de trains de banlieue.

3. Le transport aérien sur les lignes intérieures ne se caractérise pas par une grande régularité : nombreux vols retardés, voire annulés. Dans ces conditions, il est recommandé aux passagers qui doivent quitter l’Argentine d’arriver à Buenos-Aires la veille de leur vol de retour.

La principale compagnie aérienne pour les vols intérieurs est «AEROLINEAS ARGENTINAS». Cette compagnie ne disposant pas d’une flotte suffisante, des tensions existent sur les rotations qui se traduisent par de nombreux retards et annulations de dernière minute. Ces dysfonctionnements sont fréquents et sont généralement accompagnés d’une piètre gestion de l’information destinée au voyageur bloqué. D’autres compagnies existent telles que LAN ARGENTINA. Bien qu’offrant un réseau moins dense, elles semblent plus fiables et plus respectueuses du voyageur. Les liaisons entre la capitale et les principales villes de province sont fréquentes. Quelle que soit la compagnie, les liaisons reliant les différentes villes de province entre elles sont rares.

Entrée / Séjour

Le voyageur de nationalité française doit présenter un passeport en cours de validité à son arrivée sur le territoire argentin pour y séjourner moins de 3 mois.

ATTENTION : Les Français possédant également la nationalité argentine sont informés que, conformément au droit international, ils doivent allégeance aux lois et règlements de la République argentine dès qu’ils entrent et séjournent dans ce pays. A ce titre, il leur sera demandé de présenter un passeport argentin à l’entrée sur le territoire argentin. Afin d’éviter tout désagrément lors des formalités d’entrée et de sortie du territoire argentin, les Français possédant la nationalité argentine sont donc invités à se munir de ce document de voyage et à prendre contact avec l’Ambassade d’Argentine en France avant leur départ pour en connaître les modalités de délivrance.

L’entrée et la sortie d’enfants mineurs nés ou résidant en Argentine fait l’objet de restriction. L’obtention d’un permis délivré par les autorités argentines est obligatoire lorsque le mineur voyage seul ou en compagnie d’un seul parent.

Le voyageur qui souhaite s’établir en Argentine est invité à consulter les pages « Argentine » du site de la Maison des Français de l’Etranger www.mfe.org

Santé

Des maladies infectieuses présentant parfois un taux létal élevé telles que l’hantavirus ou le virus Junin sont présentes en Argentine. Le risque d’infection est faible mais réel (quelques cas par an).

1. Risque épidémiologique

La mise à jour de la vaccination Diphtérie-tétanos-poliomyélite (DT-Polio) est indispensable. Les vaccinations contre l’hépatite A et la typhoïde sont recommandées. De même, la vaccination contre l’hépatite B peut être conseillée par votre médecin. Enfin, plusieurs cas de fièvre jaune ayant été recensés au Paraguay et dans le sud du Brésil (dans la zone frontalière avec l’Argentine) la vaccination contre la fièvre jaune est conseillée, notamment pour les déplacements dans la province de Misiones (nord du pays), où se trouve notamment la zone touristique des chutes d’Iguazu.

Dengue : Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques et se manifeste le plus souvent par un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires, parfois éruption cutanée). Il convient donc de respecter les mesures individuelles de protection et ce, y compris la journée : vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques. La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée. Par ailleurs, il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif contre la dengue.

Le nord du pays est classé en zone 1 s’agissant du paludisme. 4 cas d’infection par le Virus du Nil ont été signalés en Argentine. Il est donc indispensable d’avoir recours à des mesures de protection individuelle contre les moustiques (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires...) quel que soit le lieu du séjour.

Plus de 1 500 cas de syndrome pulmonaire par Hantavirus ont été recensés en Amérique du Sud entre 1993 et 2004. Ce virus, véhiculé par un petit rongeur et transmis par voie aérienne ou par contact, est présent en Patagonie notamment dans le sud de la région de San Carlos de Bariloche. L’infection, qui peut être mortelle dans un délai très court, se caractérise par l’apparition subite de fièvres accompagnées de douleurs lombaires et/ou abdominales, vomissements, céphalées...

La fièvre hémorragique argentine est une grave maladie provoquée par le virus Junin. L’aire endémique est localisée dans les provinces de Buenos Aires, Santa Fe, Cordoba et La Pampa. Elle est également transmise par voie aérienne ou par contact par un rongeur présent dans cette région. Douleurs musculaires, maux de tête, perte d’appétit, nausée, douleurs dans la zone lombaire sont les principaux symptômes de cette infection qui peut être mortelle. Il est important de ne pas prendre d’aspirine, mais du paracétamol.

Il est vivement conseillé de consulter un médecin sans tarder en cas de manifestation de l’un ou de plusieurs de ces symptômes.

S’agissant du SIDA, la consommation de drogues injectables et les rapports sexuels à risque continuent d’être les moteurs de la propagation du virus en Argentine, en particulier dans les zones urbaines des provinces de Buenos Aires, de Córdoba et de Santa Fe où l’on estime que 80 % des cas de SIDA sont survenus. Lors de tests effectués dans la ville de Buenos Aires, quelque 44 % des consommateurs de drogues injectables se sont révélés séropositifs, alors que diverses études ont mis en évidence une prévalence du VIH allant de 7 % à 15 % chez les homosexuels de sexe masculin. (source OMS).

2. La santé au quotidien en Argentine requiert quelques précautions d’usage. Il est fortement conseillé aux voyageurs suivant un traitement régulier de se munir de médicaments en quantité suffisante pour la durée de leur séjour. Les frais d’hospitalisation et de soins médicaux sont extrêmement élevés en Argentine. Les médecins et les hôpitaux exigent des ressortissants étrangers le paiement en espèces de l’intégralité de ces dépenses préalablement à toute intervention. Aussi est-il vivement recommandé aux touristes de souscrire une assurance avant leur départ couvrant les frais d’hospitalisation sur place ainsi que les frais de rapatriement.

Numéros utiles :

Deux établissements hospitaliers privés de Buenos Aires jouissent d’une bonne réputation :

  • Hôpital ALEMAN, Pueyrredon 1640, BUENOS AIRES Tél. : (54.11.) 48.21.17.00 Fax : (54.11.) 48.27.70.14
  • Clinica SUIZO-ARGENTINA, Pueyrredon 1461, BUENOS AIRES Tél. : (54.11.) 48.21.13.13 Fax : (54.11.) 48.21.32.33

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site du Comité d’Informations Médicales (CIMED) qui vous renseignera sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Législation locale :

Risques encourus consécutifs à la consommation d’alcool et de stupéfiants : réglementation semblable à celle de la France.

Attention : avant votre départ d’Argentine, veillez à vous renseigner auprès des autorités douanières, sur les conditions particulières d’exportation de certains produits tels que : objets culturels, toute pièce d’art originale (indépendamment de leur valeur marchande), espèces de la faune et de la flore menacées d’extinction, médicaments et végétaux etc.

Deux cas de tentative d’exportation de biens de ce type (fossile et canard appartenant à une espèce protégée) ont été récemment signalés et ont même conduit à une mise en détention provisoire.

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.