Ministère des affaires étrangèresConseil aux voyageurs

AFGHANISTAN

Numéros utiles

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Ambassade de France à Kaboul :

- Ambassade (Français en difficulté) :
00.93.799.61.72.63
00.93.799.53.96.03
00.93.798.39.77.25
00.93.798.39.77.26

- permanence téléphonique du poste de sécurité : 00.93.700.28.40.32

- Ambassade (télécopie) : 00.93.202.105.294

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires de la France à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Dernière minute

Dernière mise à jour : le 17 août 2010.

Dans la partie ouest de Kaboul, des affrontements ont eu lieu les 12 et 13 août entre membres de différentes ethnies, faisant quatre morts et une trentaine de blessés. Si les heurts entre communautés sont fréquents en zone rurale, leur occurrence dans la capitale est un phénomène nouveau et préoccupant.

Le 4 août, dix médecins et travailleurs humanitaires dont 6 Américains, une Britannique, une Allemande, ont été assassinés dans la province du Badakhshan, dans le Nord-est du pays, alors qu’ils rentraient sur Kaboul au terme d’une mission d’aide médicale.

Le 30 juillet, de vives échauffourées, vite maîtrisées par la police, se sont produites sur les axes routiers Nord-est de Kaboul après un accident de circulation meurtrier impliquant une voiture blindée américaine. De nombreux véhicules 4 X 4 occidentaux ont fait l’objet de jets de pierre par des émeutiers qui cherchaient à en extraire les occupants.

Ces incidents rappellent que la situation de sécurité à Kaboul comme en province reste extrêmement volatile dans un pays où les violences sont récurrentes et où tout étranger, quel que soit le motif de sa présence, peut devenir une cible.

De nombreux attentats ou attaques ainsi que les poses d’engins explosifs improvisés le long des axes routiers continuent de se produire régulièrement en province. A Kaboul, la situation reste relativement stable, une attaque suicide s’est néanmoins encore produite le 18 juillet et des tirs de roquette ont eu lieu dans le secteur de l’aéroport le 19 juillet. D’autres tirs de roquette avaient eu lieu lors de la Jirga de la paix, le 2 juin, faisant suite à un important attentat le 18 mai dans le Sud de la ville au passage d’un convoi de l’OTAN. Ces attaques viennent s’ajouter à plusieurs autres, spectaculaires autant que meurtrières, commises au début de l’année 2010. Une recrudescence des activités de la rébellion armée est par ailleurs observée depuis plusieurs mois dans toutes les régions où existent de fortes communautés pachtounes. Dans le Sud et l’Est du pays, dans le Nord, à Kunduz, Baghlan et Bagdhis notamment, la situation se tend.

Au-delà du risque sécuritaire immédiat, le risque d’enlèvement (politique ou crapuleux) demeure important, y compris dans la capitale. A partir de Kaboul, toutes les routes sont devenues très dangereuses et les déplacements en voiture ou en transports collectifs doivent être absolument proscrits.

Dans ces conditions, il est recommandé de proscrire tout projet de voyage en Afghanistan.

Pour les personnes qui se trouveraient à Kaboul, il est recommandé de maintenir une grande vigilance en raison des risques liés au terrorisme et au banditisme, et en particulier de ne pas sortir après la tombée de la nuit, de ne pas fréquenter les lieux à forte concentration d’étrangers, de ne pas se déplacer seul, de ne pas se déplacer à pied, y compris dans les quartiers tenus pour les plus sécurisés de Kaboul.

Sécurité

1/ Consignes générales

Les voyages individuels ou collectifs en Afghanistan sont formellement déconseillés dans tous les cas.

Les administrations et entreprises ne peuvent envisager de déplacement professionnel qu’en liaison avec l’ambassade, après information des services français compétents, et dans le respect le plus strict des règles de sécurité communiquées par l’ambassade et précisément spécifiées pour chaque mission. Ces règles couvrent la sécurisation des déplacements, qui doit commencer dès l’arrivée à l’aéroport, la détermination des itinéraires et des dates des missions, les formats des équipes et le choix de modalités d’hébergement présentant la plus haute sécurité possible. Les missionnaires opérant pour le compte de l’Etat ou de programmes multilatéraux en Afghanistan doivent suivre le même type de règles. Si leur respect le plus strict ne peut garantir que soit écarté tout risque sécuritaire, il ne fait en revanche aucun doute que leur non-respect ne peut que conduire à s’exposer inutilement et dangereusement.

Les organisations non gouvernementales qui choisissent d’être présentes en Afghanistan limitent la présence du personnel expatrié basé en permanence sur site et ont recours en priorité à des collaborateurs afghans pour toutes leurs missions sur le terrain. Les principales organisations présentes ont une sécurité stricte et utilisent le système d’alertes automatisé ANSO (AFGHANISTAN NGO SAFETY OFFICE) pour alerter leurs collaborateurs des menaces. Leurs collaborateurs ne doivent faire aucune exception à ces règles et mesurer que même en les respectant, leur séjour en Afghanistan comporte toujours des risques, et que le caractère humanitaire de leur action ne les protège aucunement des risques de terrorisme, de violence criminelle ou d’enlèvement.

2/ Situation sécuritaire : risques encourus

De manière générale, la situation sécuritaire est extrêmement mauvaise et combine plusieurs risques :

  • Risque terroriste : des attentats-suicides spectaculaires se sont produits à un rythme régulier à Kaboul dont certains ont visé spécifiquement les étrangers. En province, les attentats perpétrés au moyen d’engins explosifs télécommandés (IED) ont fortement augmenté et sont devenus la principale menace. Les menaces de ce type visent aussi bien les institutions afghanes que les organisations occidentales, les programmes des Nations Unies et même les personnes travaillant dans l’aide humanitaire et le développement.
  • Criminalité : la production d’opium et le narco-trafic ont fortement augmenté ces dernières années et engendrent un risque pour quiconque s’approche de plantations de pavot et cannabis, ou croise la route d’un convoi de trafiquants. A cet égard, le quart sud/ouest du pays (à l’ouest de Kandahar et au sud de Herat à partir de Shindand), doit être soigneusement évité. Au nord, la contrebande se fait tout au long du cours moyen de l’amou Daria et les trafiquants sont armés et dangereux. La criminalité ordinaire est élevée notamment dans les régions rurales et les étrangers en ont souvent été victimes, notamment pour des vols ou des viols. Il est particulièrement dangereux d’exposer sa richesse, de porter sur soi de fortes sommes d’argent, de circuler seul, en particulier à pied et de nuit, y compris dans les quartiers tenus pour les plus sécurisés de Kaboul, ou sans avoir indiqué à un tiers son itinéraire et sans emporter de moyens de communication.
  • Enlèvements : les enlèvements, crapuleux ou politiques, sont une menace très sérieuse, surtout hors de la capitale, mais sans exclure Kaboul où ce risque persiste. Les enlèvements peuvent être planifiés, quand des personnes se font remarquer par des comportements réguliers qui permettent de repérer leurs habitudes, ou opportunistes, notamment dans les zones rurales, à la sortie de villages où l’arrêt d’un visiteur est aisément remarqué. Les enlèvements touchent tant les Occidentaux que les Afghans. Les premiers ravisseurs revendent souvent leurs prisonniers à des criminels ou à la rébellion armée, qui réclament ensuite d’énormes rançons ou la libération de taliban prisonniers. Les assassinats de personnes kidnappées sont nombreux.
  • Transport routier : les routes sont dangereuses et les déplacements en voiture non sécurisée ou en transports collectifs doivent être absolument proscrits. La route de Herat à Kaboul, via Kandahar et Ghazni, doit être considérée comme particulièrement dangereuse et ne doit pas être empruntée. Sous certaines conditions, la route de Kaboul à Jalalabad peut être empruntée, mais uniquement dans un transport sécurisé confié à des professionnels. Cette route fait l’objet d’une surveillance policière plus importante mais elle est très encombrée.
  • Transport aérien : seules la compagnie Safi Airways et la compagnie Kam Air ont rempli les critères d’admission de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OAIC) et ont obtenu la certification nécessaire pour atterrir dans l’Union européenne. A ce jour la compagnie Ariana figure toujours sur la liste de compagnies n’ayant pas obtenu cette certification (http://ec.europa.eu/transport/air-ban/doc/list_fr.pdf).
  • Risque sismique : les régions montagneuses de l’Afghanistan sont aussi soumises à une importante activité sismique. Une secousse de magnitude 5.1 dont l’épicentre se situait sous l’Hindu Kush a encore été ressentie le 28 mars 2010. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe de ce site qui est consacrée à ce sujet rubrique "A savoir".

Les recommandations de base sont les suivantes :

A l’intérieur :

  • s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptibles de se renverser ;
  • s’abriter sous une table solide ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte ;

A l’extérieur :

  • s’efforcer d’atteindre un espace libre, loin des arbres, poteaux électriques, murs ou bâtiments ;
  • dans la voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.

Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.

En cas de tremblement de terre, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.

Image et carte du pays :

Illust:

AFGHANISTAN-I-Conv (...), 42.6 ko, 427x317

Les régions absolument déconseillées sont indiquées en rouge.

Santé

L’hygiène est préoccupante compte tenu de la destruction d’une partie des réseaux d’assainissement. Les conditions sanitaires sont précaires, le système hospitalier étant sinistré. Des antennes médicales existent au sein des forces de la FIAS et peuvent, le cas échéant, traiter les urgences avérées.

Les recommandations générales d’hygiène pour les voyageurs, qui visent à se protéger des infections microbiennes sont particulièrement utiles en Afghanistan. L’eau n’est potable pratiquement nulle part, ne boire que de l’eau en bouteille ou du thé à l’eau bouillie. Il convient d’éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les oeufs, et de se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’emporter dans ses bagages.

Vaccins généralement recommandés : Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite et Hépatite A (sous réserve d’un avis médical), typhoïde et rage (la Typhoïde, la rage, et la lèpre sont présentes à Kaboul, dans les camps de réfugiés). Il convient de consulter son médecin traitant et contracter une assurance rapatriement dont la compétence pour l’Afghanistan est confirmée.

Epidémie de grippe A/H1N1 : plusieurs centaines de cas de grippe A/H1N1 ont été rapportés en Afghanistan (780 cas et 11 décès comptabilisés au 21 novembre 2009). Les autorités afghanes ont pris des mesures pour lutter contre la propagation de l’épidémie (fermetures temporaires d’écoles, incitation au port de masques dans les transports). Pour de plus amples informations, il est recommandé de consulter les sites Internet suivants :

  • Ou de consulter la fiche réflexe consacrée à ce sujet (cliquez ici).

Grippe aviaire : onze cas d’infection de volailles par la grippe aviaire H5N1 ont été constatés par l’OMS en Afghanistan depuis mars 2007 (provinces de Nangahar, Kabul et Kunar). Aucun cas d’infection humaine n’a été rapporté.

Dans ces conditions, les recommandations formulées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE) à destination des visiteurs se rendant dans des pays où la grippe aviaire a été signalée doivent être suivies. Il convient notamment d’éviter les contacts avec les volatiles vivants ou avec leurs cadavres, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux. Il est également recommandé d’éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux. Il est enfin formellement déconseillé d’introduire en France des oiseaux en provenance d’Afghanistan.

Pour de plus amples renseignements concernant la grippe aviaire, consulter le site de l’OMS (www.who.int), celui du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr) et le site interministériel (www.grippeaviaire.gouv.fr).

Paludisme : il est endémique dans les régions cultivées de moyenne altitude de tout l’Afghanistan, en particulier dans le sud, région par ailleurs formellement déconseillée. En plus des traitements préventifs éventuellement prescrits par les médecins, dont il est impératif de se munir avant le départ, il est recommandé de se protéger des piqûres de moustique en couvrant toutes les parties exposées du corps de crèmes répulsives, et de tenir fermées les moustiquaires de fenêtres.

Les mêmes mesures peuvent être opportunes à Kaboul, uniquement en période estivale, contre d’autres maladies transmises par les moustiques.

Pour de plus amples renseignements sur l’état sanitaire de ce pays, vous pouvez consulter le site de l’Institut de Veille Sanitaire, de l’Organisation Mondiale de la Santé ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Les étrangers, résidents ou de passage, doivent respecter scrupuleusement les us et coutumes locales (ne pas se dévêtir dans les lieux publics, pour les femmes porter un foulard, pendant le mois de Ramadhan, ne pas manger, boire et fumer en public).

La consommation d’alcool est limitée à certains restaurants pour occidentaux, qui ont encore récemment fait l’objet de descentes de police, et la consommation d’alcool en public est généralement mal vue des habitants.

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00.93.799.61.72.63
00.93.799.53.96.03
00.93.798.39.77.25
00.93.798.39.77.26

- permanence téléphonique du poste de sécurité : 00.93.700.28.40.32

- Ambassade (télécopie) : 00.93.202.105.294

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires de la France à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

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Dans la partie ouest de Kaboul, des affrontements ont eu lieu les 12 et 13 août entre membres de différentes ethnies, faisant quatre morts et une trentaine de blessés. Si les heurts entre communautés sont fréquents en zone rurale, leur occurrence dans la capitale est un phénomène nouveau et préoccupant.

Le 4 août, dix médecins et travailleurs humanitaires dont 6 Américains, une Britannique, une Allemande, ont été assassinés dans la province du Badakhshan, dans le Nord-est du pays, alors qu’ils rentraient sur Kaboul au terme d’une mission d’aide médicale.

Le 30 juillet, de vives échauffourées, vite maîtrisées par la police, se sont produites sur les axes routiers Nord-est de Kaboul après un accident de circulation meurtrier impliquant une voiture blindée américaine. De nombreux véhicules 4 X 4 occidentaux ont fait l’objet de jets de pierre par des émeutiers qui cherchaient à en extraire les occupants.

Ces incidents rappellent que la situation de sécurité à Kaboul comme en province reste extrêmement volatile dans un pays où les violences sont récurrentes et où tout étranger, quel que soit le motif de sa présence, peut devenir une cible.

De nombreux attentats ou attaques ainsi que les poses d’engins explosifs improvisés le long des axes routiers continuent de se produire régulièrement en province. A Kaboul, la situation reste relativement stable, une attaque suicide s’est néanmoins encore produite le 18 juillet et des tirs de roquette ont eu lieu dans le secteur de l’aéroport le 19 juillet. D’autres tirs de roquette avaient eu lieu lors de la Jirga de la paix, le 2 juin, faisant suite à un important attentat le 18 mai dans le Sud de la ville au passage d’un convoi de l’OTAN. Ces attaques viennent s’ajouter à plusieurs autres, spectaculaires autant que meurtrières, commises au début de l’année 2010. Une recrudescence des activités de la rébellion armée est par ailleurs observée depuis plusieurs mois dans toutes les régions où existent de fortes communautés pachtounes. Dans le Sud et l’Est du pays, dans le Nord, à Kunduz, Baghlan et Bagdhis notamment, la situation se tend.

Au-delà du risque sécuritaire immédiat, le risque d’enlèvement (politique ou crapuleux) demeure important, y compris dans la capitale. A partir de Kaboul, toutes les routes sont devenues très dangereuses et les déplacements en voiture ou en transports collectifs doivent être absolument proscrits.

Dans ces conditions, il est recommandé de proscrire tout projet de voyage en Afghanistan.

Pour les personnes qui se trouveraient à Kaboul, il est recommandé de maintenir une grande vigilance en raison des risques liés au terrorisme et au banditisme, et en particulier de ne pas sortir après la tombée de la nuit, de ne pas fréquenter les lieux à forte concentration d’étrangers, de ne pas se déplacer seul, de ne pas se déplacer à pied, y compris dans les quartiers tenus pour les plus sécurisés de Kaboul.

Sécurité

1/ Consignes générales

Les voyages individuels ou collectifs en Afghanistan sont formellement déconseillés dans tous les cas.

Les administrations et entreprises ne peuvent envisager de déplacement professionnel qu’en liaison avec l’ambassade, après information des services français compétents, et dans le respect le plus strict des règles de sécurité communiquées par l’ambassade et précisément spécifiées pour chaque mission. Ces règles couvrent la sécurisation des déplacements, qui doit commencer dès l’arrivée à l’aéroport, la détermination des itinéraires et des dates des missions, les formats des équipes et le choix de modalités d’hébergement présentant la plus haute sécurité possible. Les missionnaires opérant pour le compte de l’Etat ou de programmes multilatéraux en Afghanistan doivent suivre le même type de règles. Si leur respect le plus strict ne peut garantir que soit écarté tout risque sécuritaire, il ne fait en revanche aucun doute que leur non-respect ne peut que conduire à s’exposer inutilement et dangereusement.

Les organisations non gouvernementales qui choisissent d’être présentes en Afghanistan limitent la présence du personnel expatrié basé en permanence sur site et ont recours en priorité à des collaborateurs afghans pour toutes leurs missions sur le terrain. Les principales organisations présentes ont une sécurité stricte et utilisent le système d’alertes automatisé ANSO (AFGHANISTAN NGO SAFETY OFFICE) pour alerter leurs collaborateurs des menaces. Leurs collaborateurs ne doivent faire aucune exception à ces règles et mesurer que même en les respectant, leur séjour en Afghanistan comporte toujours des risques, et que le caractère humanitaire de leur action ne les protège aucunement des risques de terrorisme, de violence criminelle ou d’enlèvement.

2/ Situation sécuritaire : risques encourus

De manière générale, la situation sécuritaire est extrêmement mauvaise et combine plusieurs risques :

  • Risque terroriste : des attentats-suicides spectaculaires se sont produits à un rythme régulier à Kaboul dont certains ont visé spécifiquement les étrangers. En province, les attentats perpétrés au moyen d’engins explosifs télécommandés (IED) ont fortement augmenté et sont devenus la principale menace. Les menaces de ce type visent aussi bien les institutions afghanes que les organisations occidentales, les programmes des Nations Unies et même les personnes travaillant dans l’aide humanitaire et le développement.
  • Criminalité : la production d’opium et le narco-trafic ont fortement augmenté ces dernières années et engendrent un risque pour quiconque s’approche de plantations de pavot et cannabis, ou croise la route d’un convoi de trafiquants. A cet égard, le quart sud/ouest du pays (à l’ouest de Kandahar et au sud de Herat à partir de Shindand), doit être soigneusement évité. Au nord, la contrebande se fait tout au long du cours moyen de l’amou Daria et les trafiquants sont armés et dangereux. La criminalité ordinaire est élevée notamment dans les régions rurales et les étrangers en ont souvent été victimes, notamment pour des vols ou des viols. Il est particulièrement dangereux d’exposer sa richesse, de porter sur soi de fortes sommes d’argent, de circuler seul, en particulier à pied et de nuit, y compris dans les quartiers tenus pour les plus sécurisés de Kaboul, ou sans avoir indiqué à un tiers son itinéraire et sans emporter de moyens de communication.
  • Enlèvements : les enlèvements, crapuleux ou politiques, sont une menace très sérieuse, surtout hors de la capitale, mais sans exclure Kaboul où ce risque persiste. Les enlèvements peuvent être planifiés, quand des personnes se font remarquer par des comportements réguliers qui permettent de repérer leurs habitudes, ou opportunistes, notamment dans les zones rurales, à la sortie de villages où l’arrêt d’un visiteur est aisément remarqué. Les enlèvements touchent tant les Occidentaux que les Afghans. Les premiers ravisseurs revendent souvent leurs prisonniers à des criminels ou à la rébellion armée, qui réclament ensuite d’énormes rançons ou la libération de taliban prisonniers. Les assassinats de personnes kidnappées sont nombreux.
  • Transport routier : les routes sont dangereuses et les déplacements en voiture non sécurisée ou en transports collectifs doivent être absolument proscrits. La route de Herat à Kaboul, via Kandahar et Ghazni, doit être considérée comme particulièrement dangereuse et ne doit pas être empruntée. Sous certaines conditions, la route de Kaboul à Jalalabad peut être empruntée, mais uniquement dans un transport sécurisé confié à des professionnels. Cette route fait l’objet d’une surveillance policière plus importante mais elle est très encombrée.
  • Transport aérien : seules la compagnie Safi Airways et la compagnie Kam Air ont rempli les critères d’admission de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OAIC) et ont obtenu la certification nécessaire pour atterrir dans l’Union européenne. A ce jour la compagnie Ariana figure toujours sur la liste de compagnies n’ayant pas obtenu cette certification (http://ec.europa.eu/transport/air-ban/doc/list_fr.pdf).
  • Risque sismique : les régions montagneuses de l’Afghanistan sont aussi soumises à une importante activité sismique. Une secousse de magnitude 5.1 dont l’épicentre se situait sous l’Hindu Kush a encore été ressentie le 28 mars 2010. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe de ce site qui est consacrée à ce sujet rubrique "A savoir".

Les recommandations de base sont les suivantes :

A l’intérieur :

  • s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptibles de se renverser ;
  • s’abriter sous une table solide ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte ;

A l’extérieur :

  • s’efforcer d’atteindre un espace libre, loin des arbres, poteaux électriques, murs ou bâtiments ;
  • dans la voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.

Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.

En cas de tremblement de terre, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.

Image et carte du pays :

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AFGHANISTAN-I-Conv (...), 42.6 ko, 427x317

Les régions absolument déconseillées sont indiquées en rouge.

Santé

L’hygiène est préoccupante compte tenu de la destruction d’une partie des réseaux d’assainissement. Les conditions sanitaires sont précaires, le système hospitalier étant sinistré. Des antennes médicales existent au sein des forces de la FIAS et peuvent, le cas échéant, traiter les urgences avérées.

Les recommandations générales d’hygiène pour les voyageurs, qui visent à se protéger des infections microbiennes sont particulièrement utiles en Afghanistan. L’eau n’est potable pratiquement nulle part, ne boire que de l’eau en bouteille ou du thé à l’eau bouillie. Il convient d’éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les oeufs, et de se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’emporter dans ses bagages.

Vaccins généralement recommandés : Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite et Hépatite A (sous réserve d’un avis médical), typhoïde et rage (la Typhoïde, la rage, et la lèpre sont présentes à Kaboul, dans les camps de réfugiés). Il convient de consulter son médecin traitant et contracter une assurance rapatriement dont la compétence pour l’Afghanistan est confirmée.

Epidémie de grippe A/H1N1 : plusieurs centaines de cas de grippe A/H1N1 ont été rapportés en Afghanistan (780 cas et 11 décès comptabilisés au 21 novembre 2009). Les autorités afghanes ont pris des mesures pour lutter contre la propagation de l’épidémie (fermetures temporaires d’écoles, incitation au port de masques dans les transports). Pour de plus amples informations, il est recommandé de consulter les sites Internet suivants :

  • Ou de consulter la fiche réflexe consacrée à ce sujet (cliquez ici).

Grippe aviaire : onze cas d’infection de volailles par la grippe aviaire H5N1 ont été constatés par l’OMS en Afghanistan depuis mars 2007 (provinces de Nangahar, Kabul et Kunar). Aucun cas d’infection humaine n’a été rapporté.

Dans ces conditions, les recommandations formulées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE) à destination des visiteurs se rendant dans des pays où la grippe aviaire a été signalée doivent être suivies. Il convient notamment d’éviter les contacts avec les volatiles vivants ou avec leurs cadavres, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux. Il est également recommandé d’éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux. Il est enfin formellement déconseillé d’introduire en France des oiseaux en provenance d’Afghanistan.

Pour de plus amples renseignements concernant la grippe aviaire, consulter le site de l’OMS (www.who.int), celui du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr) et le site interministériel (www.grippeaviaire.gouv.fr).

Paludisme : il est endémique dans les régions cultivées de moyenne altitude de tout l’Afghanistan, en particulier dans le sud, région par ailleurs formellement déconseillée. En plus des traitements préventifs éventuellement prescrits par les médecins, dont il est impératif de se munir avant le départ, il est recommandé de se protéger des piqûres de moustique en couvrant toutes les parties exposées du corps de crèmes répulsives, et de tenir fermées les moustiquaires de fenêtres.

Les mêmes mesures peuvent être opportunes à Kaboul, uniquement en période estivale, contre d’autres maladies transmises par les moustiques.

Pour de plus amples renseignements sur l’état sanitaire de ce pays, vous pouvez consulter le site de l’Institut de Veille Sanitaire, de l’Organisation Mondiale de la Santé ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.

Compléments

Les étrangers, résidents ou de passage, doivent respecter scrupuleusement les us et coutumes locales (ne pas se dévêtir dans les lieux publics, pour les femmes porter un foulard, pendant le mois de Ramadhan, ne pas manger, boire et fumer en public).

La consommation d’alcool est limitée à certains restaurants pour occidentaux, qui ont encore récemment fait l’objet de descentes de police, et la consommation d’alcool en public est généralement mal vue des habitants.

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.
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