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Afghanistan

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Dernière mise à jour le: 15 juillet 2014 - Information toujours valide le: 30 août 2014

Dernière minute

Le deuxième tour des élections présidentielles, le 14 juin, s’est déroulé dans des conditions de sécurité globalement satisfaisantes.

Toutefois, les prochaines semaines resteront marquées par un niveau de risque élevé. D’une part, on peut craindre des actions terroristes à forte visibilité. D’autre part, l’annonce progressive des résultats du deuxième tour peut conduire à de brusques poussées de tension.

Tout déplacement vers l’Afghanistan reste donc plus que jamais à proscrire. Les résidents sont par ailleurs invités à observer la plus grande vigilance.

Sécurité

Consignes générales

Les voyages individuels ou collectifs en Afghanistan sont formellement déconseillés dans tous les cas.

  • Les administrations et entreprises ne peuvent envisager de déplacement professionnel dans le cadre des actions appuyées par l’ambassade et les organismes multilatéraux présents sur place qu’en liaison avec l’ambassade, après information des services français compétents, et dans le respect le plus strict des règles de sécurité communiquées par l’ambassade et précisément spécifiées pour chaque mission. Ces règles couvrent la sécurisation des déplacements, qui doit commencer dès l’arrivée à l’aéroport, la détermination des itinéraires et des dates des missions, les formats des équipes et le choix de modalités d’hébergement présentant la plus haute sécurité possible. Les missionnaires opérant pour le compte de l’Etat ou de programmes multilatéraux en Afghanistan doivent suivre le même type de règles. Si leur respect le plus strict ne peut garantir que soit écarté tout risque sécuritaire, il ne fait en revanche aucun doute que leur non-respect ne peut que conduire à s’exposer inutilement et dangereusement.
  • Les organisations non gouvernementales qui choisissent d’être présentes en Afghanistan limitent la présence du personnel expatrié basé en permanence sur site et ont recours en priorité à des collaborateurs afghans pour toutes leurs missions sur le terrain. Les principales organisations présentes ont une sécurité stricte et utilisent le système d’alertes automatisé ANSO (Afghanistan Ngo Safety Office) pour alerter leurs collaborateurs des menaces. Leurs collaborateurs ne doivent faire aucune exception à ces règles et mesurer que, même en les respectant, leur séjour en Afghanistan comporte toujours des risques, et que le caractère humanitaire de leur action ne les protège aucunement des risques de terrorisme, de violence criminelle ou d’enlèvement.
  • Les ressortissants français civils employés par les organismes multilatéraux présents sur place (Nations unies et leurs agences, Union européenne, OTAN, grandes agences de développement) sont soumis aux protocoles de sécurités de ces organismes et doivent s’y conformer strictement.
  • Il convient, en tout état de cause, de signaler son arrivée à l’ambassade de France (section consulaire) dès les premiers jours du séjour aux fins d’inscription au registre des Français établis hors de France, et pour la diffusion des consignes de sécurité de l’ambassade par SMS ou courriel. Les personnes qui quittent le pays au terme de leur séjour professionnel doivent de même signaler leur départ à l’ambassade afin que les services consulaires puissent les radier de leurs listes. Ce geste est nécessaire à la sécurité de tous : il évite l’engorgement des messageries et permet de concentrer l’action sécuritaire de l’ambassade sur les seuls ressortissants effectivement présents.
Situation sécuritaire : risques encourus

De manière générale, la situation sécuritaire est extrêmement mauvaise et combine plusieurs risques :

  • Enlèvements : les indications sur les risques d’enlèvements, crapuleux ou politiques, sont particulièrement sérieuses en ce moment avec des alertes précises et répétées. Les enlèvements peuvent être planifiés, quand des personnes se font remarquer par des comportements réguliers qui permettent de repérer leurs habitudes, ou opportunistes, notamment dans les zones rurales, à la sortie de villages où l’arrêt d’un visiteur est aisément remarqué. Les enlèvements touchent tant les Occidentaux que les Afghans. Les premiers ravisseurs revendent souvent leurs prisonniers à des criminels ou à la rébellion armée, qui réclament ensuite d’énormes rançons ou la libération de talibans prisonniers. Les assassinats de personnes kidnappées sont nombreux.
  • Risque terroriste : des attentats-suicides spectaculaires se sont produits à un rythme régulier à Kaboul dont certains ont visé spécifiquement les étrangers. En province, les attentats perpétrés au moyen d’engins explosifs télécommandés (IED) ont fortement augmenté et sont devenus la principale menace. Les menaces de ce type visent aussi bien les institutions afghanes que les organisations occidentales, les programmes des Nations Unies et même les personnes travaillant dans l’aide humanitaire et le développement.
  • Criminalité : la production d’opium et le narco-trafic ont fortement augmenté ces dernières années et engendrent un risque pour quiconque s’approche de plantations de pavot et cannabis, ou croise la route d’un convoi de trafiquants. A cet égard, le quart sud/ouest du pays (à l’ouest de Kandahar et au sud de Herat à partir de Shindand), doit être soigneusement évité. Au nord, la contrebande se fait tout au long du cours moyen de l’Amou Daria et les trafiquants sont armés et dangereux. La criminalité ordinaire est élevée notamment dans les régions rurales et les étrangers en ont souvent été victimes, notamment pour des vols ou des viols. Il est particulièrement dangereux d’exposer sa richesse, de porter sur soi de fortes sommes d’argent, de circuler seul, en particulier à pied et de nuit, y compris dans les quartiers tenus pour les plus sécurisés de Kaboul. En outre, il est formellement déconseillé de se déplacer seul dans Kaboul en voiture, de jour comme de nuit, sans avoir indiqué à un tiers son itinéraire et sans moyens de communication adaptés.
  • Transport routier : les routes sont dangereuses et les déplacements en voiture non sécurisée ou en transports collectifs doivent être absolument proscrits. La route de Herat à Kaboul, via Kandahar et Ghazni, doit être considérée comme particulièrement dangereuse et ne doit pas être empruntée. La route de Kaboul à Jalalabad, en dépit d’une surveillance policière très importante, a elle aussi fait l’objet d’attaques récentes. Les attaques par engins explosifs improvisés restent très nombreuses dans tout le pays.
  • Transport aérien : l’ensemble des compagnies aériennes afghanes (Ariana, Safi, Pamir, Kam Air) fait à présent l’objet d’une mesure d’interdiction d’atterrir dans l’Union européenne. Ces compagnies continuent à effectuer des liaisons depuis les pays de la région et des vols intérieurs. Les compagnies non listées par l’Union européenne et desservant Kaboul sont Fly Dubai (depuis Dubai), Indian airlines (depuis Delhi) et PIA (depuis Islamabad), Gulf air (depuis Bahrain) et Turkish Airlines (depuis Istanbul). Les appareils de la compagnie Ariana opérant la liaison sur la Turquie sont par ailleurs enregistrés en Turquie et soumis aux contrôles de l’aviation civile turque. Il existe sur certaines lignes intérieures afghanes des vols des Nations Unies, d’accès restreint.
  • Risque sismique : les régions montagneuses de l’Afghanistan sont aussi soumises à une importante activité sismique. Des secousses notables ont encore été ressenties le 28 mars 2010, le 17 septembre 2010 et le 15 novembre 2010. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche "Séismes".

En cas de tremblement de terre, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.

Santé

Conditions sanitaires

L’hygiène est préoccupante compte tenu de la destruction d’une partie des réseaux d’assainissement. Les conditions sanitaires sont précaires, le système hospitalier étant sinistré. Des antennes médicales existent au sein des forces de la FIAS et peuvent, le cas échéant, traiter les urgences avérées.

Les recommandations générales d’hygiène pour les voyageurs, qui visent à se protéger des infections microbiennes sont particulièrement utiles en Afghanistan. L’eau n’est potable pratiquement nulle part, ne boire que de l’eau en bouteille ou du thé à l’eau bouillie. Il convient d’éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les oeufs, et de se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’emporter dans ses bagages.

Un cas de fièvre Q a récemment été signalé. Cette maladie bactérienne, transmise le plus souvent par voie aérienne auprès de certains animaux est à l’origine d’un syndrome grippal potentiellement grave. La transmission se fait le plus souvent par voie aérienne mais également au contact du lait ou de la viande de l’animal malade. La prévention repose essentiellement sur la limitation des contacts avec les animaux, en particulier les ovins et bovins.

Afin de bénéficier d’un traitement efficace, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre.

Des cas de choléra ont été signalés au cours de l’été 2011 par les Nations unies dans les provinces du nord-est touchées par la sécheresse.

Vaccins généralement recommandés

Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite et Hépatite A (sous réserve d’un avis médical), typhoïde et rage (la Typhoïde, la rage, et la lèpre sont présentes à Kaboul, dans les camps de réfugiés). Il convient de consulter son médecin traitant et contracter une assurance rapatriement dont la compétence pour l’Afghanistan est confirmée.

On observe en Afghanistan une circulation du virus de la poliomyélite. Il est donc vivement recommandé de mettre à jour sa vaccination.

Epidémie de grippe A/H1N1

Plusieurs centaines de cas de grippe A/H1N1 ont été rapportés en Afghanistan (780 cas et 11 décès comptabilisés au 21 novembre 2009). Les autorités afghanes ont pris des mesures pour lutter contre la propagation de l’épidémie (fermetures temporaires d’écoles, incitation au port de masques dans les transports).

Pour de plus amples informations, il est recommandé de consulter le site Internet suivant : www.pandemie-grippale.gouv.fr

Grippe aviaire

Onze cas d’infection de volailles par la grippe aviaire H5N1 ont été constatés par l’OMS en Afghanistan depuis mars 2007 (provinces de Nangahar, Kabul et Kunar). Aucun cas d’infection humaine n’a été rapporté.

Dans ces conditions, les recommandations formulées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE) à destination des visiteurs se rendant dans des pays où la grippe aviaire a été signalée doivent être suivies. Il convient notamment d’éviter les contacts avec les volatiles vivants ou avec leurs cadavres, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages et sur les marchés aux volailles et aux oiseaux. Il est également recommandé d’éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d’animaux. Il est enfin formellement déconseillé d’introduire en France des oiseaux en provenance d’Afghanistan.

Pour de plus amples renseignements concernant la grippe aviaire, consulter :

Paludisme

Il est endémique dans les régions cultivées de moyenne altitude de tout l’Afghanistan, en particulier dans le sud. En plus des traitements préventifs éventuellement prescrits par les médecins, dont il est impératif de se munir avant le départ, il est recommandé de se protéger des piqûres de moustique en couvrant toutes les parties exposées du corps de crèmes répulsives, et de tenir fermées les moustiquaires de fenêtres.

Les mêmes mesures peuvent être opportunes à Kaboul, uniquement en période estivale, contre d’autres maladies transmises par les moustiques.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

Les étrangers, résidents ou de passage, doivent respecter scrupuleusement les us et coutumes locales (ne pas se dévêtir dans les lieux publics, pour les femmes porter un foulard, pendant le mois de Ramadan, ne pas manger, boire et fumer en public).

La consommation d’alcool est illégale même si certains restaurants pour Occidentaux en vendent. La possession ou le commerce d’alcool est susceptible d’entrainer des poursuites policières sérieuses, la loi afghane tendant à assimiler alcool et stupéfiants. La consommation d’alcool en public est généralement mal vue des habitants, en particulier dans les zones rurales.

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