Ministère des affaires étrangèresConseil aux voyageurs

Piraterie maritime

CES CONSEILS S’ADRESSENT A TOUS LES VOYAGEURS ET EXPATRIES QUI SEJOURNENT DANS UNE ZONE À RISQUE.

SI VOUS ÊTES RéSIDENT DANS LE PAYS : PENSEZ À VOUS FAIRE ENREGISTRER DÈS VOTRE INSTALLATION AUPRÈS DU CONSULAT DE FRANCE OU DE LA SECTION CONSULAIRE DE L’AMBASSADE DE FRANCE.

CES CONSEILS S’ADRESSENT A TOUS LES VOYAGEURS ET EXPATRIES QUI SÉJOURNENT DANS UNE ZONE À RISQUE.

SI VOUS ÊTES RÉSIDENT DANS LE PAYS : PENSEZ À VOUS FAIRE ENREGISTRER DÈS VOTRE INSTALLATION AUPRÈS DU CONSULAT DE FRANCE OU DE LA SECTION CONSULAIRE DE L’AMBASSADE DE FRANCE.

La piraterie maritime moderne prend indifféremment pour cible des navires de commerce ou de pêche que des bateaux de plaisance, dont des voiliers, particulièrement lents et vulnérables, sans attention particulière pour le pavillon (la nationalité) du navire attaqué. Ces actions sont la plupart du temps violentes, les pirates n’hésitent pas à se servir de fusils d’assaut ou de lance-roquettes, et se produisent aussi bien dans les ports et points de mouillage qu’en pleine mer. Le but des pirates est de prendre le contrôle du navire attaqué pour ensuite s’approprier tout ou partie des cargaisons et surtout négocier une rançon pour le navire et son équipage. Les périodes de captivité durent plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et sont très éprouvantes. En océan Indien (Golfe d’Aden, bassin somalien, embouchure du canal du Mozambique, jusqu’aux approches de l’archipel des Seychelles, et même parfois au delà), les prises en otage des équipages de commerce et des plaisanciers sont devenues systématiques.

En 2008, l’Organisation Maritime Internationale (rattachée aux Nations Unies) a recensé 293 actes de piraterie et de vols à main armée dans le monde. De très nombreux actes demeurent cependant non-déclarés.

Conseils généraux
Les navigateurs doivent :
- s’informer auprès des ambassades et consulats français et des autorités portuaires ou maritimes compétentes avant d’entreprendre une navigation ou une traversée ;
- s’assurer que leurs moyens de communications (valises satellites, radio hf...) et que les moyens électroniques du bord (GPS, balise d’alerte, radar...) fonctionnent de façon optimale ;
- informer une personne restant à terre de la route qu’ils comptent emprunter, lui laisser un document qui présente le voyage initialement prévu ; tenir régulièrement informée cette personne restée à terre de la position et convenir des jours et heures des contacts téléphoniques ou par courriel ; laisser une consigne claire visant à prévenir la gendarmerie ou la police nationale ;
- maintenir une veille permanente anti-piraterie 24h sur 24 ;
- ne pas mouiller trop près des côtes dans les zones sensibles ;
- éviter le cabotage de nuit et la navigation isolée ;
- assurer des tours de garde dans les ports les plus sensibles.

Géographie des incidents :

Asie du sud-est, sous-continent indien Bangladesh : 74 incidents ont été répertoriés depuis janvier 2006. La plupart des attaques se concentre sur les points de mouillages autour de Chittagong. Bien que le nombre des attaques ait chuté récemment, la zone reste à haut risque.

Indonésie : Balongan (Java), Balikpapan (Kalimantan) et Belawan (Sumatra) sont les ports les plus risqués. Beaucoup d’attaques dans la zone ne sont pas rapportées.

Détroits de Singapour et Malacca : Le nombre d’attaques a chuté dans la zone suite à la mise en place depuis 2005 de patrouilles régulières par les états bordant le détroit. Il est cependant recommandé aux navires de maintenir une vigilance constante lors de leur passage dans le détroit.

Afrique et Péninsule arabique Côtes du Nigeria : Les attaques sont particulièrement violentes. Elles ont pour but de piller les navires aussi bien que de kidnapper les équipages, et peuvent se produire le long des côtes ou en remontant les fleuves. 40 actes de brigandage ont été rapportés pour le Nigeria en 2008, principalement dans les eaux territoriales, notamment les zones portuaires (Lagos, Port-Harcourt).

Côtes de Tanzanie : 34 incidents rapportés depuis juin 2006, principalement des navires de fret.

Golfe d’Aden - Somalie - Ouest et Nord Seychelles

Trafic maritime commercial : Les armateurs et commandants de bâtiments doivent impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalanta et auprès du Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien. Les navires marchands doivent également s’inscrire auprès du MS-CHoA et transiter par le corridor internationalement reconnu.

Navigation de voiliers : elle est formellement déconseillée dans la zone.

Au cours de l’année 2009, 240 attaques de pirates ont été recensées et 41 navires ont été capturés, dont des voiliers. Certaines attaques ont eu lieu à plus de 900 milles nautiques des côtes. Les navires bas et lents sur l’eau sont les plus vulnérables à des actions d’abordage hostile.

Somalie - Golfe d’Aden : la zone est le théâtre de nombreuses attaques sur navires de commerce aussi bien que des bateaux de plaisance. Les attaques sont violentes (mitraillage et tirs de roquettes) et les prises d’otage sont systématiques. Sur l’année 2009, 130 attaques ont étés enregistrées, dont 16 ont réussi.

Ouest et Nord - Est Seychelles : depuis le mois de février 2009, les pirates somaliens se sont à nouveau montrés capables de menacer et de capturer des navires jusqu’au nord du canal du Mozambique et vers l’Est, jusqu’aux abords de l’archipel des Seychelles.

Les pirates opèrent jusqu’à plus de 900nq de leurs camps sur la côte somalienne grâce au support de « mother ships » (boutres traditionnels et petits caboteurs, dont certains contraints par la force de les aider). Ces navires sont capables de naviguer plusieurs semaines en haute mer et de se camoufler dans le trafic maritime régional, avant de déployer des « skiffs » armés et rapides pour attaquer.

Tout transit entre le cap Guardafui et Socotra est par ailleurs à proscrire.

- Il est impératif de répondre à toute interrogation sur VHF émanant d’un bâtiment ou d’un aéronef militaire et de suivre les éventuelles consignes de cinématique, celles-ci tiennent compte des dernières attaques recensées.
- A bord des grands voiliers, les mesures préventives (lance à incendie, dispositif sonore, entraves pour l’accès à bord...) doivent être activées, en veillant à ne pas exposer le personnel à portée de tir des pirates.
- L’alerte doit être donnée par tous les moyens de transmission disponibles. Outre l’appel sur la VHF 16 ou l’activation d’une balise de détresse, le navigateur doit chercher à contacter ses correspondants par téléphone cellulaire ou satellite ou encore par courriel.

Compte tenu des risques considérables d’attaque dans ces zones, la principale recommandation émise est une ferme incitation à ne pas naviguer en voilier dans ce secteur (Golfe d’Aden, Est-Somalie).

L’acheminement par navire de transport de commerce spécialisé reste le mode le plus sûr pour le transit de voiliers dans le golfe d’Aden et le long des côtes orientales de la Somalie.

- Contacts « urgence » pour la navigation dans le golfe d’Aden et l’est de la Somalie :

Opération Atalanta : 00.39.06.36.80.86.43

Union Européenne : 00.44.(0).1923.958.520

postmaster@mschoa.org / www.mschoa.org ou www.mschoa.eu

Etat-major de l’amiral commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN) Téléphone : 00.33.4.94.02.89.49 Télécopie : 00.33.4.34.23.30.32 Inmarsat F : 00.870.764.828.838 ou 00.870.600.918.872 Mail : alindien@free.fr

Golfe persique : Couramment, des signaux et appels sont émis par de petites embarcations. Certains navires ont été poursuivis sur de courtes distances. Amérique du sud et centrale, mer des Caraïbes Brésil : Le nombre d’attaques a décru dans la région de Santos. La vigilance doit cependant être maintenue. Pérou : Des attaques peuvent avoir lieu, essentiellement contre des navires de frêt faisant escale au port de Callao. Mer des Caraïbes : les bateaux de plaisance sont des cibles privilégiées. Des actes de piraterie, parfois violents, ont été enregistrés ces dernières années. Leur diminution en 2009 est due à la prise en compte du risque élevé encouru par les navigateurs dans les eaux vénézueliennes dans lesquelles la navigation de plaisance est déconseillée.

Illust:

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Carte de la répartition des actes de piraterie maritime

Pour plus d’informations : Vous pouvez consulter les fiches "conseils aux voyageurs" de ce site des pays qui vous intéressent, le site de la Chambre de Commerce Internationale ou le site de l’Organisation Maritime Internationale

Le Ministère des Affaires étrangères et européennes ne peut, en aucun cas, être tenu responsable d'incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu'aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l'abri du risque terroriste.